Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Dans les brumes du mal de René Manzor

La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu. Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée. Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale. En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre. Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

  • Edition : Calmann Lévy
  • Genre : Thriller
  • 399 pages
  • One Shot
  • Lu le 03 novembre 2022
  • Une lecture en demi teinte

Attention cette chronique contient des spoils !

Dans les brumes du mal est le premier roman de René Manzor que je lis. J’en ai d’autres qui attendent sagement dans ma PAL et si j’ai bien aimé le style et l’écriture j’ai un peu moins adhéré à l’histoire en elle-même, qui pour moi, m’a parfois fait lever les yeux au ciel. Comme je l’ai dis j’apprécie l’écriture de l’auteur donc c’est avec plaisir que je tenterai ses autres romans. J’aime aussi l’univers sombre et peu joyeux qu’il propose, du mois dans ce roman ci, mais je pense qu’il a tendance à en faire trop. J’ai bien aimé les thématiques mises en avant dans ce roman, notamment : les enfants maltraités, les parents abusifs, les parents extrémistes dans leurs croyances religieuses etc. J’ai aimé que l’auteur dénonce ces choses, même si vous vous en doutez bien, avec des thématiques pareilles, on entre dans un roman pas très joyeux.

Et c’est également là le problème. Le soucis que j’ai eu avec ce roman c’est que l’auteur en faisait beaucoup trop. Trop de drame, trop de tortures physiques et psychologiques, trop dans l’extrême (de parents très religieux on va partir dans une secte de pédophile etc.) Il n’y a aucunes nuances, ce n’est pas bien dosé. Tous les personnages de ce romans ont une vie ou un passé horrible. Il n’y en a aucun qui a ou a eu une vie ne serait-ce normale, loin de ces horreurs. Que ce soit les victimes, les enquêteurs, la profileuse, les personnages secondaires, tous ont un passé horrible. Soit ils ont été battu par leurs parents, soient ont vécu dans la rue, soit ils ont été victime d’une secte pédophile/satanique, soit ils ont pris de la drogue j’en passe et des meilleurs. Il n’y a aucun recul dans cette histoire. On est en permanence dans cette ambiance pleine de noirceur. Et même si j’aime ce genre de roman, pour moi, là c’était trop.

Le début du roman est très captivant cela dit. L’auteur nous accroche tout de suite, dès les premières pages. Mais à la longue j’ai trouvé que l’on stagnait. On tournait trop autour du passé du personnage principal qui faisait, à mon goût, beaucoup trop écho à l’affaire actuelle. Le fait d’impliquer trop personnellement notre personnage principal dans les enlèvements d’enfants n’a pas été une idée très judicieuse de la part de l’auteur selon moi. Son passé et l’affaire en cours se faisaient beaucoup trop écho, c’était lourd et redondant à la longue. De plus, la révélation finale ne m’a en aucun cas surprise, je m’en suis même doutée dés la première moitié du roman. Justement parce qu’on a aucun recul sur cette histoire, cette dernière étant beaucoup trop centrée sur l’héroïne, la fin n’a rien d’exceptionnelle, elle était même évidente.

Enfin, quelque chose m’a un peu gênée dans ce roman, c’est cette pseudo ré écriture du conte de Peter Pan que l’auteur a voulu faire transparaitre dans son histoire. C’était irréaliste et maladroit selon moi. Déjà que le trop plein de malheur ne rendait pas l’histoire crédible, là, on a touché le gros lot. C’était donc une lecture en demi teinte pour moi. J’ai aimé l’écriture et le style de l’auteur. J’ai aimé les thématiques abordées. En revanche, pour moi ce roman manque de crédibilité et de recul.

Note : 2.5 sur 5.

CarolinaBouquine.

2 réflexions au sujet de “Dans les brumes du mal de René Manzor”

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