Chronique

Notre Dame des Loups d’Adrien Tomas

couv23990847Notre-Dame des loups d’Adrien Tomas

En 1868, Jack, Würm, Evangeline, Jonas et les autres sont des Veneurs, des chasseurs de loups-garous. Ils ne peuvent plus être définis autrement, ils ont renoncé à tout le reste afin d’accomplir leur devoir : décimer les meutes, protéger les colons, et surtout, pourchasser celle par qui tout a commencé, la légendaire Notre-Dame des Loups. A travers une Amérique glaciale, battue par les vents et couverte de neige, insensibles au froid, à la fatigue et au découragement, les Veneurs avancent, encore et toujours. Guidés par des chiens de guerre, équipés d’armes crachant des balles d’argent, protégés du Mal par la mystérieuse sorcellerie de leurs amulettes, ils pourchassent, malmènent, et acculent les loups-garous, qui n’ont d’autre choix que les affronter… et mourir. Mais l’ennemi n’est pas le seul à dissimuler sa véritable nature…

 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Mnemos  Genre : Western – Fantastique ◈ 256 pages ◈ Sortie : 4 Septembre 2015 (dans cette édition) ◈ Ma note : 16/20

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Adrien Tomas est un auteur de fantasy français né en 1986. Il a fait des études d’écologie. Il a été éleveur d’anémones, chasseur de tortues, cuisinier dans un restaurant de flammekuches avant de se consacrer à l’écriture. Ses auteurs de référence sont J.R.R. Tolkien, David Gemmell, Orson Scott Card ou David Eddings. Il assume être un geek : il est rôliste, fan de séries télévisées, de jeu vidéo et d’informatique. Son premier roman « La Geste du sixième royaume » a obtenu le prix Imaginales 2012. Il a ensuite écrit « La Maison des mages » qui se déroule après la Geste et un western fantastique intitulé « Notre-Dame des Loups », avant de revenir dans le passé de la Geste avec « Le Royaume Rêvé : Le Chant des épines ».

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Notre-Dame des loups on va suivre un groupe d’hommes et de femmes qui se font appeler les Veneurs. Depuis plusieurs années ils parcourent les forêts du pays afin de traquer les Wendigos qui sont des sortes de loups-garou. Leur but premier étant de protéger la population de ces créatures assoiffées de sang quitte à y laisser leur vie mais ils ont aussi un autre objectif : trouver La Dame. Elle serait à l’origine de la création des loups-garou et il faut la tuer afin qu’elle cesse de créer des monstres.

La lecture de ce livre a été très bonne ! J’ai été captivée par l’histoire des Veneurs chassant des Wendigos durant les années 1868. J’ai trouvé très osé de la part de l’auteur de mélanger le fantastique, le paranormal et le western dans une même histoire. J’avais un peu peur que cela fasse un peu fouillis, un peu trop décaler mais non, ça a plutôt bien fonctionné. Ce qui a rendu cette lecture si intéressant et si captivante, en dehors de l’intrigue bien entendu, c’est la façon dont est écrit le roman. On a 8 chapitres dans le livre. Et chacun de ces chapitres est raconté du point de vue d’un des personnages de l’histoire. Par conséquent, à chaque chapitre le lecteur se glisse dans la peau d’un des personnages et en apprend un peu sur lui, sa vie, son passé et sur le pourquoi et le comment ils sont devenus des Veneurs. Le tout mis bout à bout correspond à l’intrigue global du roman. Cela donne vraiment un aspect addictif et dynamique à la lecture. Surtout qu’à la fin de chaque chapitre il y a une sorte de « rebondissement » qui donne du suspens à la suite de l’histoire. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

L’action est omniprésente dans ce roman ainsi que le mystère et aussi une certaine forme de paranoïa puisqu’au fil des pages, des événements touchent nos personnages de près et ils finissent tous par douter des membres du groupe. Mais ce qui fait également la force de ce roman ce sont les personnages eux même. Ils sont tous plus différents les uns que les autres. On a des jeunes, des vieillards, un cowboy, un Européen, une Indienne, une « sorcière » etc… Ils ont chacun leur personnalité mais aussi leur histoire et leur secrets que l’on va s’amuser à découvrir au fil des pages. Je les ai tous adoré même si je dois avouer qu’il est un peu difficile de s’attacher à eux conte tenu de la forme dans laquelle le roman est présenté, à savoir 1 chapitre = 1 personnage. Aussitôt qu’un chapitre se termine on passé radicalement à un autre personnage et l’auteur ne revient pas vraiment sur les autres protagonistes par la suite. Tout au long de l’histoire, le lecteur est témoins des liens qui se tissent entre nos personnages. On comprend rapidement qu’ils forment un groupe certes mais ils ne sont pas très unis. Ils font équipe plus par nécessité et par obligation que par envie. Ce qui est intéressant également c’est que l’auteur n’en n’a pas fait des héros. Ils sont même tout le contraire. Ils sauvent des gens oui, c’est vrai, mais ils n’hésitent pas non plus à les tuer si jamais l’un d’entre eux présente une quelconque menace pour les Veneurs ou pour le reste de la population.

Quant à la plume d’Adrien Tomas elle est agréable à découvrir et je trouve que c’est un auteur de talent. Il arrive à nous captiver de la première à la dernière page de son roman et ses choix narratifs sont plutôt surprenant (je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas trop vous spoiler). J’avoue que je ne m’attendais pas à de tels choix qui sont plutôt radicaux. La mythologie des lycanthropes utilisée par l’auteur est bien traité et assez approfondis. Il n’a pas hésité a aller au plus profond des choses et à nous proposer une histoire qui tient la route et qui répond à toutes nos questions. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

C’est donc avec plaisir que je vous recommande ce roman. Le mélange fantastique, paranormal et western est bien dosé et la forme du roman est plutôt addictive. C’est un livre remplit de surprise à l’ambiance sombre et macabre qui ne vous laissera pas indifférent. L’action et les rebondissements sont présents et s’enchaînent plutôt bien, il n’y a donc pas de temps mort ni de longueurs présentes dans l’intrigue. Les personnages sont fascinants et agréables à découvrir. C’est un bon roman que nous propose Adrien Tomas et il serait dommage de passer à côté. 

Sans titre-2

« Ce type est un malade obsédé par la Dame et aussi agréable qu’un putois dérangé en pleine sieste. Mais je comprends soudain qui il est réellement. Il n’est pas le salopard intraitable et tyrannique qui commande une bande de guerriers fanatiques. Il n’est pas la victime rendue ivre de rage par la mort d’êtres aimés, et dévoré vivant par le désir de vengeance. Il est un être fait de volonté pure, de maîtrise parfaite, capable de mobiliser toute son énergie, tout son savoir, en un unique objectif. Il est un véritable guerrier. Comme moi. »

« Le silence reprend peu à peu ses droits, effaçant l’écho des tirs des armes à feu. Le tapis, de neige a perdu sa virginité, transformé en bouillie infâme de sang et de boue. »

Publicités
Chronique

Mort sur le Nil d’Agatha Christie

9782253029342-001-T.jpegMort sur le Nil d’Agatha Christie

Un soir, Hercule Poirot dîne dans un restaurant londonien. Sa table jouxte celle d’un jeune couple apparemment très épris, Jackie de Bellefort et Simon Doyle. Quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une croisière sur le Nil, le grand détective a la surprise de retrouver Simon Doyle marié à Linett Ridgeway. S’apercevant que Jackie s’ingénie à croiser le chemin du jeune couple, Hercule Poirot sent la tragédie venir à grand pas et il a peur…

.

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Le Livre de Poche  Genre : Policier ◈ 288 pages ◈ Sortie : En 2009 dans cette édition ◈ Ma note : 14/20

…….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’autrice…

Agatha Christie, née le  et morte le , est une femme de lettres d’origine britannique, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; cela fait d’elle l’un des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott. Elle fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l’auteur le plus lu de l’histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites dans le monde entier. La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d’essayer de deviner l’identité du coupable avant la fin du récit. Plusieurs de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, en particulier Le Crime de l’Orient-ExpressDix petits nègresMort sur le NilLe Train de 16 h 50 et Témoin à charge.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Agatha Christe est une autrice très célèbre, qu’on ne présente même plus. Et pourtant, je n’avais jamais réellement pris le temps de lire ses oeuvres auparavant. Je me suis lancée dans la lecture du Crime de l’Orient-Express, suite au film événement qui était sorti, et j’avais apprécié le travail et la plume d’Agatha Christie. C’est donc tout naturellement que je me suis à nouveau laissée tenter par l’un de ses romans. J’ai lu récemment Mort sur le Nil qui avait des critiques plutôt positives sur le net mais malheureusement je n’ai pas été autant emballée que cette majorité. 

Dans Mort sur le Nil on va suivre Hercule Poirot qui va enquêter sur la vie et le meurtre de Linett Ridgeway, une femme d’affaire fraîchement mariée à Simon Doyle et, entre autre, considérée comme la femme la plus riche du pays. Pourquoi l’a-t-on tuée ? Pourquoi beaucoup de gens de l’appréciait guerre ? C’est ce que notre enquêteur tentera de découvrir dans ce roman. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

J’ai trouvé le début plutôt intéressant. La plume d’Agatha Christie est vraiment fluide et cela rend la lecture rapide et agréable. J’aime beaucoup la façon qu’elle a de façonner ses personnages. Ils ont tous une personnalité bien ancrer et sont toujours aussi passionnant à découvrir. C’était un point que j’avais également relevé dans Le Crime de l’Orient-Express. Cependant, même si Mort sur le Nil est bien écrit et possède des personnages forts et passionnants j’ai trouvé l’intrigue très longue. Au bout de 100 pages, l’histoire n’est toujours pas posée. Le lecteur tourne un peu en rond et on ne sait pas s’il va réellement y avoir un meurtre. Contrairement à « Le Crime de l’Orient-Express » où l’intrigue été dynamique et où l’autrice avait posé les bases assez rapidement ici, je l’avoue, ici, j’ai fini par m’ennuyer et par me lasser de ma lecture à tel point que j’ai mis 10 jours à le lire (un pauvre livre de 288 pages !)

Tout bonnement ce livre ne m’a pas percuté et Agatha Christie n’a, pour le coup, pas réussi à capter mon attention. C’était beaucoup trop lent, trop plat, il a fallu attendre 150 pages pour qu’un des personnages se fasse assassiné. Je trouve ça long pour un livre aussi court. C’est dommage car l’histoire et le décor étaient originaux. Mais toutes ces longueurs ont malheureusement eu raison de moi. J’ai fini par m’ennuyer un petit peu et je ne trouve pas que Mort sur le Nil soit meilleur que Le Crime de l’Orient-Express. Au contraire, j’ai eu le sentiment qu’on était un peu en dessous et par conséquent ça ne l’a pas fait avec moi. De plus, le dénouement de l’histoire n’a pas été une grosse claque pour moi. Je ne sais pas si c’est parce que je lis énormément de thriller et de livre policier, mais à aucun moment je n’ai été surprise. Je me souviens même avoir dit : « Tout ça pour ça ! ». Car, oui, pour moi il n’y a pas de suspense ni de surprise quant à l’identité du coupable. J’ai donc, là aussi, été un poil déçue. Que ce soit long c’est une chose mais à condition que la fin soit spectaculaire, que le dénouement final soit inattendu ! Mais non… pas de réaction de ma part de ce côté là, hormis de la déception. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Cela dit, j’ai été ravi de retrouver le personnage d’Hercule Poirot qui reste toujours aussi charismatique, qui s’impose et qui sait faire comprendre qu’il est là. C’est un personnage que j’aime beaucoup. Il y a une petite part de prétention en lui, qui pourrait finir par agacer le lecteur à la longue, mais non. Je ne m’en lasse pas et c’est pour cela que je ne m’avoue pas vaincue. Je lirai une autre enquête d’Hercule Poirot, voire même plusieurs autres, car ça reste quand même le genre de lecture que j’apprécie et la plume de l’autrice est vraiment bien, je l’aime beaucoup. 

Pour conclure je dirai que Mort sur le Nil n’a pas été une lecture aussi bonne que celle du Crime de l’Orient-Express à cause des nombreuses longueurs présentes dans l’intrigue. La fin ne m’a pas surprise non plus du coup, c’était une lecture qui ne m’a pas procuré une très grande émotion. Je me suis un peu ennuyée et c’est dommage ! Cela dit, je compte continuer à lire du Agatha Chrisite car j’ai envie de découvrir les autres livres de la saga Hercule Poirot

Sans titre-2

« Regardez la lune, là-haut. Vous la voyez clairement, n’est-ce pas? Elle est bien là? Mais que le soleil vienne à briller, vous ne la verriez plus du tout. Eh bien, c’est un peu ce qui est arrivé. J’étais la lune… Quand le soleil est apparu, Simon a été ébloui. Il ne me voyait plus. Il ne voyait que le soleil… Que Linnet. »

« J’ai participé un jour à une expédition archéologique et cela m’a appris au moins une chose : quand tout à coup, au cours d’une fouille, un objet émerge de la terre, on fait soigneusement le ménage tout autour. On déblaye, on gratte tout autour avec un couteau et l’objet apparaît enfin, seul, prêt à être dessiné et photographié sans que rien d’étranger n’en déforme l’image. C’est ce que je cherche à faire ici : écarter tout ce qui est étranger à l’affaire de façon à ce que nous puissions voir la vérité – la vérité toute nue et dans son infinie splendeur. »

Chronique

Océania, T4 : le murmure des étoiles d’Hélène Montardre

9782700256499FS.gifOcéania, T4 : le murmure des étoiles d’Hélène Montardre

 

Chéries par Chris et Tommy, les jumelles Flavia et Amalia retrouvent leurs parents, mesurent leur amour et la fidélité du capitaine Blunt, qui les a trahies pour mieux les protéger…

 

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Rageot  Genre : Jeunesse/Aventure ◈ 352 pages ◈ Sortie : 2017 ◈ Ma note : 14/20

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

 

Quelques mots sur l’autrice…

Hélène Montardre est une femme de lettres française née le 12 novembre 1954 à Montreuil. Les principaux thèmes qu’elle aborde dans ses romans sont les animaux et la mythologie grecque. Elle est la fille de l’écrivain Georges Montforez. Après des études d’anglais à l’université de Clermont-Ferrand qu’elle poursuit jusqu’à une thèse de doctorat sur l’image des personnages féminins dans la littérature de jeunesse, Hélène Montardre est tour à tour enseignante, guide culturel, secrétaire et directrice éditoriale ce qui l’amène à voyager en Europe, Amérique du Nord et en Afrique. Mère de deux enfants, elle réside aujourd’hui à Toulouse.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Pour vous rafraîchir un peu la mémoire concernant le résumé de cette saga, je vous renvoie à mes chroniques concernant les trois premiers tomes. 

Chronique du Tome 1 : La prophétie des oiseaux

Chronique du Tome 2 : Horizon Blanc

Chronique du Tome 3 : Sur les ailes du vent

Il faut savoir, qu’à l’origine Sur les ailes du vent, est un tome qui n’était pas prévu. La saga Océania ne devait comporter que trois tomes et donc être une trilogie mais l’autrice a décidé d’écrire un quatrième et dernier tome pour conclure définitivement son histoire. 

Je dois avouer que la première fois que j’ai vu le tome 1 (La prophétie des oiseaux) en librairie, édité chez les éditions Rageot, je n’ai pas tout de suite été emballée par le résumé et par l’histoire. J’ai donc longuement hésité avant de me lancer dans cette Saga. Après avoir lu le premier tome, j’ai été conquise par l’intrigue (pas pleinement conquise je le reconnais mais j’avais bien aimé les idées de l’autrice) et je voulais absolument lire la suite. Les tomes 2 et 3 m’avaient séduite également et récemment je suis tombée sur le tome 4 et j’ai foncé. Je n’avais qu’une envie c’était de connaître la fin de toute cette histoire. Et je dois dire que je suis globalement satisfaite de ce dernier tome même si je l’ai trouvé un peu plus « mou » que les trois premiers

Cela dit, j’été quand même contente de retrouver Flavia ainsi que ses amis Chris, Anatole, Tommy, Anita, Amalia, Roberto, etc… L’histoire est toujours aussi centrée sur des sujets d’actualité, qui interpellent à savoir : l’environnement, l’écologie, le réchauffement climatique mais aussi la vie des sans-papiers dans un pays qui n’est pas le leur et le rôle des médias et des politiques dans la société. Ce quatrième tome est donc aussi intéressant que les trois autres mais je l’ai trouvé beaucoup plus lent. L’action et les rebondissements sont peu présents puisqu’on arrive à la conclusion de l’intrigue, qui soit dit en passant à le temps d’être vue et comprise par le lecteur bien avant la dernière page.  Mais cela ne m’a pas empêché de lire ce bouquin d’une seule traite. Car s’il y a bien une chose que j’aime beaucoup chez Hélène Montardre c’est sa plume. Je la trouve très fluide et avec des mots simples elle arrive à vous créer une belle intrigue qui finit par vous captiver au fil de votre lecture. Sa plume est ensorcelante et très addictive et ce malgré les petits coups mou que l’on peut relever dans le livre. 

Je ne peux pas vous en dire beaucoup sur ce dernier tome car je risquerai de vous spoiler. Mais retenez surtout qu’Océania est une saga qui mérite qu’on s’y intéresse. Si vous la croisez à la bibliothèque ou en librairie laissez-vous tenter. Hélène Montardre y parle de sujet intéressants, qui nous concernent d’une certaine façon tout en y intégrant une part de fantastique et d’aventure. Certes, ce n’est pas la grosse saga bourrée d’action et de révélation toutes les 10 pages mais l’intrigue suscite la curiosité, la plume de l’autrice est fluide et addictive et chaque tome vous fera voyager. Car oui, la particularité de cette saga c’est que chaque tome correspond à un pays ou un endroit sur une carte. Le tome 1 se passe aux Etats-Unis, le tome 2 en France, le tome 3 dans le Pacifique et le tome 4 est un mixte de tous ces endroits. Il faut souligner aussi le fait que le récit à la troisième personne et l’alternance des points de vue des personnages donnent un aspect dynamique à l’intrigue. Flavia est un personnage qui ne cessent d’évoluer à chaque tome et qui est intéressante à suivre également. En bref, laissez-vous tenter par cette quadrilogie. 

Sans titre-2

Guillaume leva les yeux vers Flavia qui posa un doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence. Les icebergs craquaient, l’un répondant à l’autre qui transmettait à son tour le bruit secret, comme s’ils communiquaient, comme si une chaîne de messages circulait dans le silence de la mer, et longtemps Flavia, Chris et Guillaume tendirent l’oreille vers cette étrange conversation.

Quand les derniers rayons du soleil balayèrent les flots, les icebergs se turent.

– Qu’est-ce que c’était ? chuchota Guillaume.

– Je ne suis pas sûre, répliqua Flavia sur le même ton. Mais je crois que c’est le murmure des étoiles.

– Le murmure des étoiles, répéta Guillaume, ébloui.

Bilan

Bilan de Juillet, Août et Septembre [2018]

cldubilan

Coucou tout le monde, j’espère que vous allez bien ?! 🙂

Je viens de me rendre compte que je n’ai pas fait de bilan lecture depuis le mois de juin. J’ai donc énormément de retard à rattraper. C’est pour cela qu’aujourd’hui je viens vers vous pour un article (qui sera long je pense) bilan des mois de Juillet, Août et Septembre. Il faut savoir qu’en ce moment je lis très peu, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, je bosse beaucoup, par conséquent la lecture est mise de côté pour le moment. 

Ces trois derniers mois j’ai lu 16 livres :

couv20535614couv70661287La femme parfaite est une connasse (T1 et T2) d’Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

●Une lecture décevante et sans aucune originalité. Pour un livre qui se voulait humoristique ça ne l’a pas fait avec moi. J’ai trouvé que c’était rempli de clichés tous plus débiles les uns que les autres. Une lecture sans importance que je ne recommande pas. Passez votre chemin !

 

couv56559428Le mal en soi d’Antonio Lanzetta

● Une bonne lecture ! J’ai bien aimé l’intrigue et la manière dont l’auteur l’a amenée. Dans ce bouquin on a deux narrations qui se font à deux époques différentes : de nos jours et l’année 1985. C’est très bien exécuté. Bien qu’il n’y ait pas d’enquête à proprement parler dans ce bouquin, l’auteur a quand même réussi à me captiver grâce à la psychologie des personnages. La plume de l’auteur est fluide et les chapitres sont addictif. Le seul petit bémol pour moi réside dans le fait que j’aurai aimé qu’on en sache beaucoup plus sur les motivations du tueur. Cette partie est selon moi très peu développée et manque d’explication.

 

9782253029342-001-T Mort sur le Nil d’Agatha Christie

● J’ai une requête à faire avant d’aller plus loin : Pitié ! Ne me frappez pas et ne me lancez pas de tomates à la figure, Merci ! Malheureusement, je n’ai pas été conquise par cette lecture. Moi qui veut absolument lire tous les Agatha Christie et qui avait été charmée par Le Crime de l’Orient Express, là j’ai été un poil déçu. L’histoire est longue à démarrer, il faut attendre 150 pages avant d’avoir enfin un peu d’action. C’était beaucoup trop long pour moi surtout pour un livre aussi petit. Et en plus, je n’ai pas été surprise par le dénouement final qui, pour moi, était une évidence. Mais je ne baisse pas les bras et je compte bien lire d’autres livre d’Agatha Christie !

couv23990847Notre-Dame des Loups d’Adrien Tomas

● La chronique de ce bouquin sera bientôt en ligne (à moins qu’elle ne le soit déjà je ne sais pas) donc je ne vais pas trop m’étaler. Ce que je peux vous dire c’est que : mon dieu c’est une tuerie ! J’ai adoré ! C’est bien écrit, c’est rempli de suspens et de mystère et l’intrigue est extrêmement bien ficelée. Il n’y a rien de négatif à dire à propos de ce roman, je vous le recommande à 100%. Lisez-le, vous ne serez pas déçus.

 

couv8495925Marche ou crève de Stephen King

● L’idée de départ est excellente et bien amenée. Cela dit je regrette le manque d’informations concernant les motivations des concurrents et sur le pourquoi du comment l’Etat organise cette marche morbide. Certains passages sont aussi un peu redondants et pour ce qui est de la fin elle est beaucoup trop ouverte pour moi, j’attendais vraiment plus d’explication de la part de l’auteur. Mais c’était quand même une bonne lecture car il y a un bon travail qui a été fait sur la psychologie des personnages.

 

 

9782700256499FSOcéania T4 d’Hélène Montardre

● Je ne vais pas entrer dans les détails car il s’agit du dernier tome de la saga. Je l’ai trouvé un poil moins réussi que les autres mais ça m’a fait plaisir de voire comment les choses se terminaient pour nos protagonistes. Je recommande cette saga centrée sur l’environnement et l’écologie à ceux qui sont intéressés par ce thème.

 

 

couv40073040Fille des cauchemars T1 : Anna de Kendare Blake

● Un bon premier tome dans l’ensemble même si deux ou trois petites choses m’ont fait tiquer comme par exemple l’histoire d’amour entre Cas et Anna. Bof, on pourrait faire un livre jeunesse, sur des fantômes sans pour autant que sa parte en romance je trouve. M’enfin ! C’était une bonne lecture et j’ai hâte de lire le tome 2.

 

Livres déjà chroniqués sur le blog 

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian ● Vue pour la dernière fois de Nina Laurin ● Les ténèbres d’Hiram de Grégory Chevignon ● Les loups chantants d’Aurélie Wellenstein ● Ecoute nous de Liz Coley ● La perfidie d’un ange d’Evelyne Sants ● L’honneur des ombres de Nicolas Cluzeau Abraham Lincoln, chasseur de vampire de Seth Grahame Smith

3124717799_1_7_qTr1GXBe

Chronique

Marche ou crève de Stephen King alias Richard Bachman

couv8495925Marche ou crève de Stephen King alias Richard Bachman

Garraty, un adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet évènement est très attendu. Il sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi… Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher…

 

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Le Livre de Poche  Genre : Science-Fiction/Horreur ◈ 379 pages ◈ Sortie : 2009 (cette édition) ◈ Ma note : 15/20

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Stephen King est un écrivain américain né le  à Portland (Maine). Il publie son premier roman en 1974 et devient rapidement célèbre pour ses contributions dans le domaine de l’horreur mais écrit également des livres relevant d’autres genres comme le fantastique, la fantasy, la science-fiction et le roman policier. Tout au long de sa carrière, il écrit et publie plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Marche ou crève raconte l’histoire de 100 jeunes garçons, dont Garraty, qui se sont inscrits à « La Longue Marche » dans le but d’obtenir l’ultime récompense promise au vainqueur. Le principe est simple : il faut marcher, au dessus des 6.5 km/h et ne jamais s’arrêter. 3 avertissements sont autorisés. Si vous en obtenez un quatrième, vous recevez votre ticket…

Marche ou crève est ma première rencontre avec Stephen King. Bien que je possède plusieurs de ses romans dans ma PAL, j’ai décidé de sortir celui-là car le résumé m’intéressait. L’idée de départ est simple, certes, mais elle a le mérite d’être concrète et d’aller droit au but. 100 adolescent volontaires vont traverser le pays en marchant et au bout de 3 avertissements celui qui a le malheur de ralentir, de s’arrêter ou de s’évanouir sera fusillé sous les yeux des autres. A la fin, il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur et ce dernier aura le droit de demander tous ce qu’il veut et aura la gloire éternelle. Nous allons donc suivre le périple de ces jeunes tout au long du roman à travers les yeux de Ray Garraty. Rapidement des liens vont commencer à se tisser entre les participants. Ils vont tantôt s’insulter et de disputer, tantôt se raconter leur vie mais en n’oubliant pas le fait qu’à la fin, un seul restera debout, un seul l’emportera. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Comme je le disais plus haut, l’idée d’écrire un roman de 379 pages (format poche) sur des adolescents qui marchent à travers le pays peut paraître un peu « bête » et simpliste mais dans son livre, Stephen King va bien au delà de ça. Il ne s’agit pas d’une simple compétition sportive, c’est carrément un divertissement morbide. Des journalistes, la télévision et des milliers de personnes sont là, à regarder ses jeunes passer devant chez eux, en ayant qu’une seule envie c’est d’en voir un mourir. Ces gens qui assistent à ce « spectacle », sont constamment présents tout au long de La Longue Marche. Au début on pourrait croire qu’ils sont un appui pour les garçons et qu’ils sont la pour les encourager mais pas du tout. Ils sont là car ils veulent voir le sang couler et assister au malheur des autres. Je pense que le côté horrifique du récit réside dans tout ça. L’horreur est présente dans ce récit puisque l’on assiste à l’exécution de plusieurs dizaines de garçons mais elle est surtout psychologique. On la ressent à travers cette foule en délire et avide de sang mais aussi dans le calvaire que subissent Garraty et les autres car ils ont conscience qu’un seul d’entre eux survivra et que s’ils ralentissent ou s’ils ont le moindre « coup de mou » ils sont morts. Ajouter à cela le fait que la folie s’installe progressivement parmi certains, je peux vous dire que ce que subissent ces jeunes est horrible et inhumain

Bien que les morts peuplent ce récit, il faut reconnaître que l’histoire reste quand même assez monotone. On ne change pratiquement jamais de décors (bien que les garçons marchent à travers le pays) et les rebondissements ne sont pas nombreux, voire même inexistants. Le schéma narratif n’est pas hyper développé donc on a parfois le sentiment que l’auteur tourne en rond et se répète. Aussi, peu de détails sont donnés au lecteur concernant La Longue Marche en elle-même. En effet, on ne sait pas pourquoi elle est organisée ni dans quel but. D’où vient cette idée ? Qui est le Commandant ? Quel est réellement le prix que l’on gagne à la fin ? Tant de questions qui restent sans réponses et c’est un peu dommage. Il en est de même pour les personnages. Pourquoi ils participent à la courses ? Quelles sont leurs réelles motivations ? Cela reste un mystère. Il faudra attendre les derniers chapitres pour en apprendre un peu (mais vraiment un tout petit peu) sur La Longue Marche. On finit par comprendre que l’on est dans un régime « totalitaire » et que c’est le Commandant qui gouverne le pays.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Concernant les personnages, là encore, malheureusement il y a peu de choses à dire puisque Stephen King ne s’attarde pas forcément sur leur vécu. On distingue que certains sont agressifs et provocateurs et n’hésitent pas à pousser des participants à la faute pour qu’ils meurent. D’autres sont très solitaires, ne parlent à personnes et ne se mêlent pas aux autres, ils se contentent de marcher. D’autres encore sont plutôt amicaux et essaient tant bien que mal de faire connaissance avec les autres. Il est difficile pour le lecteur de s’identifier à ces garçons et de les sonder car on ne connaît pas vraiment leurs motivations. Pourquoi ont-il participé à cette course ? On ne sait pas. J’ai parfois eu le sentiment qu’ils étaient tous là car ils voulaient mourir, c’était un choix, une sorte de suicide. Mais cela reste hypothétique. Même Garranty, notre personnage principal, ne semple pas avoir de raisons pour avoir accepté de participer à cette course. Il va s’intégrer à un petit groupe, parmi lequel il y a McVries avec qui il va sympathiser. Il est difficile de parler d’amitié dans ce roman car même si des liens se tissent parmi les participants, tous gardent à l’esprit qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur et qu’un seul survivant. Comment se soutenir ? Comment s’entraider et s’apprécier alors que la mort de l’un fait, malheureusement, le bonheur des autres ? Et pourtant, malgré ce contexte horrible l’auteur a réussi à intégrer quelques passages émouvants dans son roman. 

Pour ce qui est de la fin, je ne dirai qu’une chose : elle est ouverte et chacun l’interprète à sa façon. J’ai moi-même ma petite idée (que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas vous spoiler) mais je reconnais qu’elle est beaucoup trop ouverte à mon goût et surtout pour une histoire pareille. 

Pour un premier Stephen King, je suis globalement satisfaite et ce malgré les quelques points négatifs que j’ai pu rencontrer durant ma lecture. Marche ou crève est un livre qui se lit très vite, qui est, d’une certaine manière, addictif et qui vaut quand même le détour. Même si les rebondissements ne sont pas présents, cela n’empêche pas le fait que le lecteur ait envie d’avancer dans l’histoire et d’en connaître la fin. Je n’ai pas été conquise à 100%, je l’avoue, car pour moi il reste quand même des points à éclaircir et des questions qui sont restées sans réponses et j’ai trouvé ça dommage. Cela dit, l’idée de base est originale et je vous recommande cette lecture.

Sans titre-2

« Les conversations cessaient avec le jour. Le silence devint oppressant. La nuit proche, la brume de terre amassée en courtes nappes … tout paraissait parfaitement réel et à la fois absolument irréel. Il avait besoin de Jan ou de sa mère, d’une femme, et se demandait ce que diable il faisait là et comment il avait pu s’y engager. Il ne pouvait même pas se trouver des excuses en prétextant que tout ,n’avait pas été clair, parce que cela l’avait été. Et il n’était pas le seul non plus. Il y avait actuellement quatre-vingt quinze autres imbéciles dans ce défilé. Il se sentait de nouveau une boule dans la gorge, qui l’empêchait de bien avaler. Il s’aperçut qu’un garçon, devant lui, sanglotait doucement. Il ne l’avait pas entendu commencer et personne ne le lui avait fait remarquer ; c’était comme si ce bruit avait toujours existé. »

« Un des soldats arriva en trottinant et lui tendit un bidon plein. Garraty sentit que les yeux impassibles du soldat prenaient sa mesure.
– Allez-vous-en, dit-il grossièrement, en prenant le bidon. Vous êtes payé pour me fusiller, pas pour me regarder. »

Chronique

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian

couv10985195La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian

La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Arielle et Jimmy parcourent le bitume au volant de leur vieille Ford. Mais quand le père et la fille tombent sur un barrage de police et sont obligés de passer la nuit sur place tout dérape… Ils se réveillent abandonnés, naufragés de l’asphalte, avec trois autres rescapés. A quelques kilomètres de là, deux immenses tours métalliques se dressent, cadavres rongés par la rouille et le temps. Quelques maisons en tôles froissé se serrent pour se protéger du vent. Cette ancienne mine sera leur refuge. Ou leur pire cauchemar… Mais ce voyage au .coeur des ténèbres est-il vraiment un hasard ?

……….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Pocket  Genre : Thriller ◈ 256 pages ◈ Sortie : 13 avril 2017 (poche) ◈ Ma note : 15/20

……….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Nicolas Tackian ou Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le  à Paris. Après des études de Droit et histoire de l’art, Nicolas Tackian a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse avant de devenir scénariste. Il devient auteur de bande dessinée et signe son premier projet aux éditions Semic, avant de rejoindre l’équipe de Soleil Productions avec laquelle il va signer plus de trente albums. Thriller ésotérique, science-fiction, dark fantasy, anticipation, polar, fantastique sont autant d’univers qu’il aime explorer en bande dessinée. En 2015, il crée avec Franck Thilliez, la série à succès Alex Hugo pour France 2. En 2015 il sort son premier roman Quelque part avant l’enfer aux éditions Scrinéo puis La nuit n’est jamais complète, un thriller en huis clos suffocant dans les sables brûlants du désert. 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans La nuit n’est jamais complète on retrouve Jimmy et sa fille Arielle qui sont coincés sur une route au beau milieu d’un désert nord-américain. La route est bloquée, il n’y a pas de ville dans les environs et l’essence ainsi que l’eau et la nourriture manquent. Jimmy, Arielle ainsi que trois autres hommes, qui sont coincés sur la route eux aussi, vont marcher pour essayer de trouver de l’aide. Ils vont finir par arriver dans une ville complètement déserte où les habitants semblent s’être mystérieusement volatilisés. Et pourtant, quelque chose rode dehors et nos protagonistes vont vite se rendre compte qu’ils ne sont pas vraiment seuls.

Si vous connaissez le film La Colline a des yeux alors je peux vous dire que l’ambiance de ce livre est pratiquement la même que dans le film : oppressante, angoissante et mystérieuse. J’ai bien aimé cette lecture. Niko Tackian arrive dès les premières pages à nous plonger dans cette ambiance très sombre qui plane au dessus de nos personnages. C’est un livre très court, qui se lit rapidement donc autant vous dire que l’auteur ne s’attarde pas trop sur les détails. Par exemple on ne sait pas grand chose de nos personnages et le peu que l’on en apprend est résumé en un chapitre puis l’auteur enchaîne la suite de son intrigue. Cela ne m’a pas spécialement gênée dans la mesure où le récit est ponctué de suspense du début à la fin. C’est incroyable comme cette histoire était addictive. Les fins de chapitres finissent pratiquement à chaque fois sur un suspense et du coup le lecteur a envie de connaître la suite. Les pages défilent à une vitesse impressionnante.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tout comme les personnages, au début le lecteur ne comprend pas ce qu’il se passe et ne voit pas où l’auteur veut en venir. Pendant presque les 3/4 du livre je me suis demandée ce qu’il y avait réellement dans cette ville fantôme et je n’avais qu’une seule envie c’était de lire, lire et lire encore jusqu’à connaître le dénouement final. Puisque, autant que vous le sachiez, pendant la plus grosse partie du roman le lecteur est dans le flou total. On ne comprend pas ce qu’il se passe et comme les personnages on élabore toutes sorte de théories. Et quand enfin, l’auteur décide de conclure, je dois le reconnaître que c’est bluffant ! Je ne m’attendais absolument pas à ça et j’ai trouvé que c’était extrêmement bien fait et bien amener. L’idée sur le coup m’a paru un poil trop simple et trop facile mais ensuite on se dit : mais non ! C’est du génie en fait ! C’est vrai qu’à un moment j’ai pensé que, si Niko Tackian ne commençait pas à donner une explication ou des indices pour que l’on sache où il veut en venir le récit aller paraître très long. Mais au final pas du tout ! Je n’ai pas trouvé de longueur dans ce roman même si on a le sentiment que beaucoup de choses se répètent. Je pense que cela est fait exprès pour bien que le lecteur comprenne toute la subtilité et la beauté des derniers chapitres.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Pour ce qui est de la plume de l’auteur, je l’ai trouvé très fluide. Et pour les personnages, comme je l’ai dis, on n’a pas vraiment le temps de les apprécier et l’auteur ne donne pas énormément d’informations sur eux. Niko Tackian a surtout mis l’accent sur l’ambiance de son bouquin et sur la fin, pas vraiment sur la personnalité des personnages et cela n’est pas une mauvaise idée en soi. Jimmy reste tout de même un personnage intriguant et c’était vraiment très intéressant de percevoir l’histoire de son point de vue et d’être dans sa tête pour savoir comment il interprète ce qu’il se passe. Et pour ce qui est de la fin du roman, elle est bluffante, comme je l’ai déjà dit, mais aussi très touchante. D’un chapitre à l’autre l’auteur passe d’un climat très oppressant et morbide à un climat beaucoup plus doux et triste.

La nuit n’est jamais complète est un récit court, simple mais très efficace. C’est un bon huis-clos. J’ai adoré et je le recommande à tous ceux qui aiment les thrillers psychologiques. La fin saura, je l’espère, vous surprendre. J’ai été conquise par ce roman même si j’avoue qu’il y a quelques petits points noirs par ci par là mais c’est avec plaisir que je relirai un livre de Niko Tackian.

Sans titre-2

« Peut-être que c’est une chance ce barrage, peut-être qu’on serait tombés dans le trou si on l’avait raté. C’est ça qui est beau avec le destin, on ne peut jamais savoir ! »

« Jimmy, quant à lui, eut du mal à s’endormir et fut le seul à entendre les hurlements qui résonnaient dans la vallée. (…) Mais quelque chose en lui s’éveilla, comme une profonde angoisse qui remontait à la surface et criait à chacun de ses sens que ce n’étaient pas des chiens. Rien ne collait depuis qu’ils s’étaient arrêtés sur cette maudite route 33. C’était comme si quelque chose les avait guidés jusqu’à ce lieu oublié de tous. Et maintenant, les hurlements… »

Chronique

Ecoute nous de Liz Coley

couv26365014Ecoute nous de Liz Coley

En camp de vacances, Angie, 13 ans, disparaît… Elle revient chez elle, persuadée de s’être seulement égarée quelques heures. En réalité, trois ans se sont écoulés. Trois ans sans le moindre souvenir, si ce n’est de profondes cicatrices aux chevilles et aux poignets, et une étrange bague à l’annulaire. Tout laisse à penser qu’Angie a vécu l’enfer… Mais que s’est-il réellement passé ? Et pourquoi a-t-elle tout oublié ?

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Pocket  Genre : Policier ◈ 352 pages ◈ Sortie : 8 Février 2018 (Poche) ◈ Ma note : 17/20

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

.

.

Quelques mots sur l’auteure…

Liz Coley vit à Cincinnati, elle est une auteure américaine de romans pour adolescents. Ecoute-nous est son premier roman pour adultes et son septième roman tous genres confondus. Le livre a été traduit en plusieurs langues (allemand, espagnol, suédois, norvégien etc…).

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Ecoute-nous raconte l’histoire d’Angie, une fillette de 13 ans qui part en camping, chez les scouts, avec ses amies. Lorsqu’elle rentre chez elle, trois années se sont écoulées. Trois années durant dont Angie n’a aucun souvenir. C’est donc une adolescente de 16 ans qui frappe à la porte de ses parents un matin. Que s’est-il passé pendant ces trois années ? Pourquoi Angie ne se rappelle-t-elle de rien ? Ajouter à cela le fait qu’elle a parfois des moments d’absence, c’est avec l’aide d’une psychologue et de séances d’hypnose elle va tenter de comprendre ce qu’il lui est arrivée.

Que j’ai adoré ce livre ! Ecoute-nous est un thriller psychologique d’une très grande originalité puisque l’histoire commence fort. On retrouve notre personnage principal, Angie, qui déambule dans les rues sans savoir comment elle a fait pour arriver jusque-là. C’est une ado de 16 ans qui frappe à la porte de ses parents et qui ne se souvient pas des 3 années qui viennent de s’écouler. Angie a été kidnappée mais elle n’en a gardé aucun souvenir et psychologiquement parlant elle est restée bloqué sur ses 13 ans. Impossible donc pour elle de comprendre et d’admettre qu’elle n’est plus une fillette mais une jeune adolescente. Quand vous avez un roman qui commence comme ça, vous n’avez qu’une seule envie c’est de tourner les pages afin de savoir ce qu’il est arrivé à notre protagoniste. C’est un procédé complètement addictif que nous avons là et aussi très original. Liz Coley nous offre une approche assez spéciale voire même assez particulière du kidnapping. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tout comme le personnage principal, ici le lecteur se retrouve déstabilisé par ce qu’il se passe. On ne comprend pas ce qui a pu arriver à Angie et c’est petit à petit et en même temps qu’elle que l’on va le découvrir. Les émotions de la jeune adolescente sont très bien retranscrites dans le roman, l’auteure a su utiliser les bons mots et les bonnes phrases pour communiquer au lecteur ce que ressent Angie. C’est donc avec facilité que l’on peut se mettre à sa place. Grâce aux séances d’hypnose on va très vite apprendre (donc je ne pense pas que ce soit spoilant de le dire) qu’Angie souffre de dédoublement de la personnalité. En effet, durant sa séquestration, pour se protéger, son cerveau a créé plusieurs « alters » qui ont permis à Angie de survivre à cette histoire horrible. Cela explique donc le fait qu’elle a parfois des absences et des réactions qu’elle n’a jamais eues. C’est donc à travers toutes ses différentes personnalités que l’on va découvrir que ce qu’il est réellement arrivé à notre adolescente.

Vous l’aurez donc compris c’est le côté psychologique qui est surtout développé et mis en avant dans ce roman. Il ne faut donc pas s’attendre à une enquête policière, une traque ou quoi que ce soit. C’est purement psychologique. Et mon Dieu que c’est bien fait ! Liz Coley a énormément de talent pour avoir réussi un tel exploit. Quand j’ai commencé à comprendre où elle voulait nous emmener j’ai eu peur que cela parte dans tous les sens et qu’à la fin on ne comprenne plus rien. J’avais peur de m’emmêler les pinceaux mais en fait, non pas du tout ! C’est extrêmement bien fait et bien amené. Vous pouvez y aller les yeux fermés. Quel plaisir ce fût pour moi de découvrir petit à petit, au fil des chapitres les différentes personnalités qui ont protégé Angie de ce monstre. Etre constamment dans son esprit tourmenté avait vraiment un côté palpitant et addictif. Chaque chapitre nous réservait son lot de rebondissements et de surprises et par conséquent à aucun moment je ne me suis ennuyée. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Pour ce qui est du personnage d’Angie, là j’avoue que parfois ça m’a fait un peu tiquer. J’ai globalement bien aimé ce personnage mais c’est vrai qu’à certains moments j’ai eu le sentiment qu’elle était beaucoup trop imperméable à ce qu’elle découvrait. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle était touchée par tous ce que ses « alters » avaient vécu. C’était comme si elle était hermétique à tout ça, comme si ça ne l’affectait pas. Après, cet aspect là n’est pas dérangeant en soi pour la lecture du bouquin et ça n’enlève pas le superbe travail que l’auteure a effectué sur ce roman. Mais, ça reste un point à soulever quand même, je trouve. Quant à la fin, j’ai été déçue après avoir refermé le livre. Je n’ai pas compris le choix d’Angie, j’ai trouvé que c’était d’une tristesse qui n’avait pas spécialement lieux d’être.

Pour conclure, je dirai que Ecoute-nous est un thriller psychologique très intéressant à découvrir. L’auteure, Liz Coley a fait un très gros travail sur la construction de son intrigue et sur la psychologie de son personnage principal. Et le plus important c’est que son histoire est convaincante et qu’elle tient la route. Tout est minutieusement bien pensé et bien ficelé. Je recommande cette lecture. Un coup coeur assuré pour pas mal d’entre vous j’en suis sûre !

Sans titre-2

« Quand elle était partie camper, elle était une enfant normale, une fillette de sitcom ou d’émission tous publics. Aujourd’hui, elle était devenue à son corps défendant la vedette d’un épisode d’une série policière bien trash. On était en train de réécrire le script de sa vie. Sans sa permission. »

« Ce sont de véritables personnes qui partagent ton espace mental et occupent différents neurones. Elles ont une réalité physique. Ce n’est pas le fruit de ton imagination. Vous partagez certaines choses, comme un corps, des parents, et cetera. Mais vos traits de caractère et vos désirs peuvent être diamétralement opposés. »