Chronique

Sorcière de chair de Sarah Buschmann

couv45271753.jpgSorcière de chair de Sarah Buschmann

Australie, 2016. 

Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée. Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ? Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

 

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Edition : Noir d’Absinthe  Genre : Policier/Fantasy ◈ 359 pages ◈ Sortie : 6 Octobre 2018 ◈ Ma note : 14/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Sarah Buschmann est une autrice française. Elle aime voyager à travers les livres et dans le monde, avec une pile de romans dans son sac à dos. Grande amatrice de fantastique, son appétit littéraire s’est peu à peu élargi à tous les mauvais genres, avec une prédilection pour les romans sombres et dérangeants. Ses différents penchants se sont rencontrés dans Sorcière de chair, publié chez Noir d’Absinthe. Il s’agit d’un polar fantasy, se déroulant en Australie, où Sarah a passé un an sur les routes.

Source

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Arabella Malvo est lieutenant de police à la criminelle mais elle est aussi une Sorcière de Chair. Alors que le corps d’une jeune femme est retrouvée atrocement mutilé, Arabella est troublée par le physique de la victime qui ressemble étrangement au sien. Comprenant rapidement que le tueur essaye de lui faire passer un message, elle va devoir replonger dans son passé très sombre, qu’elle a maintes fois essayé d’oublier, afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Mais elle doit faire attention à ne rien laisser paraître devant Nolan, son coéquipier, qui ne doit en aucun cas savoir qu’elle est en réalité une Sorcière.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce livre. Grâce à eux, et à l’autrice bien sûr, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie d’Arabella. Ici, Sarah Buschmann nous plonge dans l’univers très sombre et très macabre des Sorcières de Chair. Autant le dire tout de suite, nous n’avons pas à faire à de simples sorcières comme nous avons l’habitude de voir dans les romans de fantasy mais bien à des sorcières très puissantes qui ont « soif de sang ». L’auteure n’hésite pas à taper dans l’originalité en bousculant un peu les codes du genre. Elle nous présente un monde morbide, sanglant qui peut heurter la sensibilité des plus jeunes. Tout est décrit dans ses moindres détails, l’auteure ne va pas avec le dos de la cuillère n’hésitant pas à utiliser un vocabulaire un peu dur, parfois. Vous l’aurez compris Sorcière de chair n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains donc âmes sensibles s’abstenir !

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Une fois la mise en garde faite je peux enfin vous dire ce que j’ai pensé de cette lecture. Je n’ai qu’un seul mot à dire c’est : Waaouh ! Mais quelle histoire ! Quelle imagination ! J’ai été bluffé du début à la fin ! Dès les premières pages, Sarah Buschmann a réussi à capter mon attention et à rendre la lecture addictive. Dans ce bouquin, le lecteur oscille entre le passé et le présent de notre personnage principal : le lieutenant Arabella Malvo. Rapidement on va apprendre qu’elle est une Sorcière de chair et qu’avant de travailler dans la police elle n’a pas fait que des choses biens. C’est donc avec plaisir que je me suis laissée embarquer dans le récit et que j’ai découvert le passé sombre de notre héroïne à travers des flashbacks.

La plume de l’autrice est fluide et bien qu’elle décrive parfois des scènes plutôt violentes et gores j’ai ressentie comme une forme de poésie dans tout cela. Elle arrive très bien à maintenir le lecteur en haleine au fur et à mesure que les pages défilent. A tel point que cela m’a été difficile de poser le livre et de faire une pause dans ma lecture. Je l’ai donc lu d’une seule traite ! Il fallait absolument que je sache le fin mot de l’histoire car, tout comme notre héroïne, le lecteur est un peu dans le flou et ne voit pas très bien qui se cache derrière ces crimes atroces. Et je peux vous dire que la fin m’a scotché ! Sarah Buschmann m’a bluffé par sa façon de mener un peu le lecteur par le bout du nez car à aucun moment je ne m’attendais à une telle révélation ! J’ai pensé à plein de choses mais pas à ça et je dois avouer que je me suis prise une belle claque ! L’intrigue est très bien menée et très bien ficelée, à aucun moment je n’ai eu l’impression que cela retombait comme un soufflet bien au contraire. Le suspense monte crescendo, les détails ne sont à aucun moment superflus et il n’y a pas de longueurs qui sont présents dans cette histoire. Toutes ces choses font que ce roman est dynamique, fascinant, rythmé et qu’on ne s’y ennuie pas une seule seconde. 

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Pour ce qui est des personnages là encore l’auteure a bien fait le travail. Arabella est une personnage très noir, rempli d’aigreur et de rage, possédant un passé très sombre également et, même si au début elle peut nous apparaître comme une femme sans coeur, au fil des pages on finit par comprendre le pourquoi du comment. Par conséquent, bien qu’elle soit un peu considérée comme un « antihéros » et qu’elle ait fait des choses horribles je me suis quand même surprise à avoir de la compassion pour elle. C’est une femme au fort caractère qui est fascinante et agréable à suivre. 

Pour conclure je dirai que Sorcière de chair est un roman que je conseille aux personnes qui n’ont pas une âme sensible, aux personnes qui aiment le gore et qui aiment ce genre là (dark fantasy). Je tiens également à souligner l’extraordinaire travail d’imagination de l’auteure ainsi que la façon qu’elle a de mener le lecteur par le bout de nez. Elle a su maintenir un très bon niveau de suspense dans son roman. Je me suis pas ennuyée une seconde et la fin m’a bluffé ! Je n’en reviens toujours pas d’ailleurs. Laissez-vous tenter par ce livre qui, j’en suis certaine, ne vous laissera pas de marbre !

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« La vessie d’Erynn lâcha. Le liquide chaud coula le long de ses cuisses et une odeur âcre imprégna l’air épais, stagnant. Elle n’y porta pas plus attention qu’à celui, salé, qui dévalait ses joues. Son cœur se serra, petite chose informe qui ne prenait plus assez de place dans sa cage thoracique. La mort venait, mais elle n’était pas prête. La terreur lui lacéra les entrailles. Cette insupportable douleur, provenait-elle de la sorcellerie ou était-elle inhérente à la perte ? Perte de sa famille. Perte de sa vie avortée. Erynn ferma les yeux et supplia la mort de lui épargner la souffrance. »

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Chronique

Ma fille de Jane Shemilt

couv17293465Ma fille de Jane Shemilt

Jenny est médecin, mariée à un neurochirurgien célèbre. Ensemble, ils ont élevé trois superbes enfants. Un soir, la plus jeune, Naomi, 15 ans, ne rentre pas à la maison. Les recherches lancées à travers tout le pays restent vaines. L’adolescente a disparu. La famille est brisée. Plus d’un an a passé et les pires scénarios envisagés – enlèvement, assassinat – semblent de moins en moins plausibles. L’enquête s’essouffle… Cependant, Jenny, désespérée et obsessionnelle, n’a pas renoncé. Elle continue à chercher. Elle sent qu’elle ne retrouvera pas sa fille si elle ne sait pas tout de sa vie. Mais faut-il vraiment vouloir tout savoir de ceux qui nous sont le plus proche ? Car les vérités qu’elle va découvrir sont loin d’être celles auxquelles elle s’attendait.

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Edition : Pocket  Genre : Thriller ◈ 480 pages ◈ Sortie : 2017 ◈ Ma note : 11/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Jane Shemilt est médecin. Elle vit avec son mari, neurochirurgien, et leurs cinq enfants à Bristol en Angleterre. Ma Fille est son premier roman. Dès sa publication en Angleterre, il s’est installé pendant de longues semaines en tête de la liste des meilleures ventes.

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Jenny est une femme brillante et a une vie de rêve. Elle est médecin, mariée à un très grand chirurgien et mère de trois enfants qui semblent épanouies et assez autonome. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour cette famille jusqu’au jour où, Naomi, la seule fille de la fratrie, disparaît. Alors qu’elle devait aller à une fête et être rentrée pour 23h30, Naomi ne rentre pas et pire encore ne donne pas de signe de vie. Kidnapping, assassinat, fugue ? Jenny imagine le pire et pas plonger dans ses souvenirs les plus profonds afin de comprendre ce qu’il a bien pu arriver à sa fille cette nuit là.

Alors, que dire de ce roman ? Hum… J’ai un avis très mitigé pour cette lecture. Tout d’abord j’aimerai souligner un point qui me paraît très important. Ce livre est considéré comme un thriller alors que, clairement, ça n’en est pas un. Encore un bouquin placé dans la mauvaise « catégorie » par conséquent le lecteur se fait avoir. On est ici plus dans un drame que dans un thriller. Jenny, la mère de famille, ressasse la disparition de sa fille un an plus tôt et revient sur ses souvenirs datant de quelques jours avant le drame et c’est tout. L’enquête est limite inexistante, la police piétine, n’avance pas et ne se foule pas trop pour les recherches. 

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Comme je l’ai dit, on est ici dans la tête de Jenny qui ressasse la disparition de sa fille et du coup il n’y a aucun suspense, aucun rebondissement et aucune action. Le récit est plat et le schéma narratif embrouille le lecteur plus qu’autre chose. L’auteure alterne le passé et le présent mais j’ai trouvé que c’était toujours mal amené, c’était brouillon et plutôt maladroit, alors qu’à la base c’est un schéma narratif qui me convient et que j’aime. Là, j’ai même eu tendance à sauter des pages. Les longueurs sont bien présentes et parfois certains passages (certains chapitres même) sont redondants. J’ai eu plusieurs fois la sensation de lire et relire la même chose et que l’auteure se répétait sans arrêt et par conséquent on n’avance pas ! Ce que Jenny découvre sur sa fille au fil du temps n’est pas spectaculaire et je n’ai pas été convaincue par le fait qu’elle ne se doutait réellement de rien car quand même c’était gros comme une maison. 

Les personnages ne sont pas spécialement attachants ni passionnants à découvrir. Malheureusement je n’ai pas ressenti de compassion pour Jenny tout simplement parce que c’est un personnage avec lequel je n’ai pas accroché. Quant à son mari, c’est sans commentaire pour moi. J’ai eu le sentiment que le monde ne tournait qu’autour de sa petite personne et que la disparition de sa fille ne l’avait pas plus touché que ça. D’un côté on a Jenny qui est effondrée et ne se sent plus capable de reprendre le cours de sa vie. Elle n’a plus goût à rien, seule la disparition de sa fille occupe de son esprit et elle ne lâche rien car elle veut des réponses. Et de l’autre on a son mari (d’ailleurs je n’ai même pas retenu son nom… voilà, voilà) qui semble dévasté mais qui malgré tout continu sa petite vie, trompe sa femme, va au boulot etc… Bon vous voyez le genre. Et pour ce qui est de Naomi et de ses frères, difficile de se faire une idée d’eux car finalement on n’est pas réellement dans leur tête. Les frères de Naomi m’ont paru hermétiques et indifférents à ce qu’il est arrivé à leur soeur et Naomi je ne l’ai pas comprise tout simplement. Et j’avoue qu’une fois la dernière page tournée je n’ai toujours pas compris ce personnage.

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Le seul point positif, peut-être, pour moi dans ce roman réside dans l’aspect réaliste de la tristesse de la famille. Jenny culpabilise de n’avoir rien vu, de ne pas avoir réussi à remonter la pente et d’avoir un peu abandonné ses fils. Ce côté là du roman est bien décrit et l’auteure a réussi à retranscrire les émotions des personnages, c’est quand même un bon point, même si personnellement je n’ai pas réussi à être touchée. Mais cela n’engage que moi.

Pour conclure je dirai que je me suis faite avoir par ce livre. Le résumé avait tout pour me plaire, il est classé parmi les thrillers donc forcément je me suis jetée dessus et j’ai été grandement déçue. C’est un livre qui ne restera pas gravé dans ma mémoire. Cela dit, comme toujours, ce n’est que mon avis et si vous il vous tente alors n’hésitez pas lisez-le et faites-vous votre propre opinion.

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« Hormis le fait que c’est normal et humain, s’excuser donne aux autres la possibilité de pardonner. »

« On imagine que les lieux et les gens auxquels on pense seront toujours là. Mais rien ne dure. Ni les lieux, ni les gens, ni l’amour, ni les enfants qui partent. Seul demeure le manque. »

« Tu devais changer depuis longtemps déjà. Sans bruit, devenir quelqu’un d’autre. Comment pouvais-je le deviner, alors que tu déployais tous ces efforts pour nous faire croire que tu étais encore une enfant ? Comment pouvais-je te protéger ? »

Book-Haul

Book-Haul de Septembre et Octobre [2018]

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Coucou tout le monde, j’espère que vous allez bien ?! 🙂

Je vous retrouve aujourd’hui pour le Book-Haul des mois de Septembre et d’Octobre. Il faut savoir qu’en fait en Septembre je n’ai acheté aucun livre, j’ai juste reçu en cadeau la trilogie l’Ame du temple et les 2 tomes de la femme parfaite est une connasse ! Du coup, j’ai craqué mon prote-feuille en Octobre avec 19 livres achetés. Et j’ai reçu 2 SP ce mois-ci qui sont, à l’heure où je vous parle, déjà lus ^^ 

3155078130_1_2_z9CpRDFm Saga l’âme du temple, T1, T2 et T3 de Robyn Young : 1260. Will Campbell n’a pas douze ans quand il quitte son Ecosse natale pour rejoindre un ordre du Temple puissant mais cerné d’ennemis. Volontaire et loyal, il espère se montrer un jour digne de son père en défendant comme lui cette Terre sainte appartenant aux Chrétiens. Will n’imaginait pas être si vite confronté au danger et au mystère en se retrouvant au cœur de la tourmente causée par la perte d’un manuscrit secret, l’Ame du Temple. Convoité de toutes parts, ce document compromettant pourrait faire vaciller la puissance des Templiers. Entre le bruissement des intrigues et le fracas des armes, Will va alors découvrir la face cachée de l’Ordre…

3155078130_1_4_9rwG8Z0q La femme parfaite est un connasse T1 et T2 d’Anne Sophie Girard et Marie Aldine Girard  : Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

3155078130_1_6_tb4i6Unv Another T1 et T2 de Yukito Ayatsuji : Collège de Yomiyama-Nord, 1972. Lorsque Misaki, élève de 3e-3, trouve la mort, les autres élèves de la classe refusent de l’accepter, et font « comme si Misaki était toujours en vie ». Tant et si bien que leur camarade apparaît, pâle mais avec le sourire, sur la photo de classe de fin d’année ! Depuis, la « classe maudite » est le théâtre d’accidents en série, terrifiant élèves aussi bien que professeurs. Et si la 3e-3 était devenue l’antichambre de la mort… ?

3155078130_1_8_NP7i3QQk Re/member de Welzard : Au lycée d’Ôma, une terrible légende circule parmi les élèves : la Rouge-Sang, une fillette de onze ans couverte du sang de ses victimes, hanterait les couloirs après la fin des cours. Celui qui aurait le malheur de croiser la revenante devrait, pour lui échapper, quitter l’établissement sans se retourner… Lorsqu’une lycéenne demande à Asuka de retrouver son corps, la jeune fille pense d’abord à une plaisanterie. Jusqu’à ce que minuit sonne et qu’elle se retrouve transportée, en compagnie de cinq de ses camarades, dans les corridors déserts de l’école. Pourchassés par la créature, les six amis se font littéralement massacrer… avant de se réveiller le matin suivant comme si rien ne s’était produit ! Prisonniers d’une boucle temporelle cauchemardesque, Asuka et ses compagnons comprennent vite que pour briser la malédiction, ils vont devoir retrouver les morceaux du cadavre d’une victime de la Rouge-Sang, cachés dans tout le lycée… Une chasse au trésor macabre est lancée : bienvenue dans le cauchemar sans fin de la Rouge-Sang… Faites-vous peur avec le nouveau thriller phénomène venu du Japon !

3155078130_1_2_z9CpRDFm Shades of magic T1 et T2 de V. E. Schwab : Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise. Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !

3155078130_1_4_9rwG8Z0q Cadaver Sancti de Jennifer Holparan : À Boston, un tueur en série laisse derrière lui des cadavres de femmes selon un rituel similaire au martyre des saintes. Gravé dans leur chair, un texte en hébreu… Interrogé dans le cadre de l’enquête, Tim, prêtre d’une trentaine d’années, a la surprise de retrouver dans la jeune inspectrice chargée de l’enquête, Darcy, la petite fille dont il était tombé amoureux enfant, un jour d’été. Celle-ci a grandi mais elle est restée le tourbillon incontrôlable qui l’avait charmé. Heureuse de pouvoir mettre à profit l’érudition religieuse de son ami, Darcy l’entraîne dans sa traque du tueur…

3155078130_1_6_tb4i6Unv Les extraordinaires et fantastiques enquête de Sylvo Sylvain, détective privé T1 et T2 de Raphael Albert :Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux… Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames… Jusqu’au jour où lors d’un banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

3155078130_1_2_z9CpRDFm Arcadia, intégrale de Fabrice Colin : « Votre âme s’est étourdie aux lumières de Londres, et vous avez oublié que Camelot était le coeur d’Arcadia… » Londres, 1872. Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d’étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d’art victorien entendent le même appel, et s’apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.

3155078130_1_4_9rwG8Z0q Neverwhere de Neal Gaiman  : Richard Mayhew vit à Londres une vie sans histoire, travaille dans un bureau, s’apprête à se marier, lorsqu’il sauve la vie de Porte, une jeune fille qui a le don de savoir ouvrir tout ce qui peut s’ouvrir. Cet évènement fait basculer sa vie. Sa fiancée le quitte, ses proches ne le voient plus, sa vie semble n’avoir jamais existé. Il découvre alors qu’il existe un Londres d’En Bas, souterrain, peuplé de mendiants qui parlent aux rats, et de toute une société féodale et magique. Il décide de suivre Porte à la recherche des assassins de son père, dans l’espoir de trouver un moyen de reprendre une vie normale.

3155078130_1_6_tb4i6Unv Colorado Kid de Stephen King : Sur la petite île de Moose-Lookit, au large du Maine, Dave Bowie et Vince Teague, les deux vieux briscards du journal local racontent à Stephanie McCann, une jeune stagiaire, l’histoire la plus mystérieuse de leur carrière : la découverte, en 1980, d’un cadavre avec un morceau de steak au fond de la gorge, un paquet de cigarettes avec un timbre fiscal du Colorado et une pièce russe dans la poche.

3155078130_1_8_NP7i3QQk Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar : Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs. La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n’a-t-il pas sa contrepartie ?

3155078130_1_10_0Uyh1hJ4 Mr Mercedes de Stephen King :Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

3155078130_1_12_t33DtYnx La dernière fée de Bourbon d’Ophélie Bruneau : Empire Britannique, 1873, sur l’île Bourbon hantée par les diwas, des créatures magiques, imprévisibles et dangereuses. Lisha Payet, retirée toute petite à sa famille, a grandi sur l’île Maurice voisine. Quatorze ans plus tard, elle revient à Bourbon pour y devenir une parfaite épouse victorienne, sous l’œil critique de la bonne société saint-pauloise. C’est sans compter le conflit qui éclate sur l’île. Prise malgré elle dans ce soulèvement, Lisha devra choisir son camp. Famille adoptive ou liens du sang ? Obéissance ou transgression ? Ami d’enfance ou officier à la beauté troublante ? Si encore elle ne jouait que sa propre vie ! Mais l’île Bourbon, à travers sa dernière fée, lui a confié son destin et celui de toutes les créatures qui l’habitent. Du battant des lames au sommet des montagnes, Lisha en apprendra plus qu’elle ne l’aurait souhaité sur les diwas, les hommes et sur elle-même.

3155078130_1_14_CqdtAFQo Meg Corbyn, T4 et T5 d’Anne Bishop : Pas de résumé pour ne pas spoiler

3155078130_1_2_z9CpRDFm Ceux des limbes de Camille Brissot :Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

Ces deux derniers mois j’ai reçu 2 Services Presses

3155078130_1_14_CqdtAFQo Le sceau des maîtres, T1 : le manoir d’Etherian Lore : Lorsque leur fête d’amis est interrompue par un drame, ils se dispersent tous dans les bois. Pourchassés par des bêtes, Isabelle est séparée de son copain dans leur course. Maintenant seule face à ce manoir étrange, elle devra tenter de retrouver ses amis et de rester en vie. Les découvertes qu’elle fera seront aussi inquiétantes… qu’intrigantes. Tout en cherchant le moyen de s’échapper de cet endroit labyrinthique, elle comprendra pour quelle raison le manoir est caché au fond des bois. Ce qui existe en ces lieux n’aurait pas dû être découvert. Un document trouvé lui donnera des indices et l’un de ses amis la conduira à une ressource, qui pourrait leur révéler les mystères du manoir.

3155078130_1_2_z9CpRDFm Sorcière de chair de Sarah Buschmann :Australie, 2016. Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée. Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ? Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

Et vous ? Qu’avez-vous acheté ? 🙂

Chronique

Le sceau des maîtres, tome 1 : Le manoir d’Etherian Lore

couv55635119Le sceau des maîtres, tome 1 : Le manoir d’Etherian Lore

Lorsque leur fête d’amis est interrompue par un drame, ils se dispersent tous dans les bois. Pourchassés par des bêtes, Isabelle est séparée de son copain dans leur course. Maintenant seule face à ce manoir étrange, elle devra tenter de retrouver ses amis et de rester en vie. Les découvertes qu’elle fera seront aussi inquiétantes… qu’intrigantes. Tout en cherchant le moyen de s’échapper de cet endroit labyrinthique, elle comprendra pour quelle raison le manoir est caché au fond des bois. Ce qui existe en ces lieux n’aurait pas dû être découvert. Un document trouvé lui donnera des indices et l’un de ses amis la conduira à une ressource, qui pourrait leur révéler les mystères du manoir.

 

 

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Edition : Solarianne  Genre : Fantastique ◈ 165 pages ◈ Sortie : 2017 ◈ Ma note : 15/20

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dQuelques mots sur l’auteur…

Etherian Lore est un rédacteur attitré aux archives éthériques dans le système d’Astérion. En tant qu’archiviste, il consigne avec soin les récits véritables d’univers distants et parallèles, provenant du passé, du présent ou encore de l’avenir. Ces écrivains et historiens sont complètement détachés de leurs récits. Ils signent donc leurs œuvres avec le nom de leur département, plutôt qu’avec leur nom véritable. Les Archives d’Astérion sont vastes, mais la section éthérique figure parmi les plus captivantes.

Source : Couverture du livre.

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Dans le sceau des maîtres, tome 1 : le manoir on va suivre Isabelle et ses amis qui décident d’aller faire la fête sur une propriété privée qui ne leur appartient pas. Tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où l’un d’entre d’eux décide de s’éloigner du groupe pour se soulager. Quelques minutes plus tard, il revient, recouvert de sang, un trou béant au niveau du cou. Isabelle et Matt, son petit ami, s’enfuient  vers la forêt et sont pourchassés par ce qui semble être des chiens enragés. Durant leur fuite ils sont malheureusement séparés et Isabelle se retrouve piégée dans un mystérieux manoir où des choses étranges semblent s’y passer.

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard en regardant les SP disponibles sur la plateforme SimplementPro. La couverture m’a tout de suite attirée ! J’aime ce genre de couverture, mystérieuse, sombre avec une petite ambiance angoissante et par conséquent j’ai lu le résumé. J’ai été intriguée par ce dernier, il a attisé ma curiosité et c’est donc tout naturellement que je l’ai demandé en SP. J’ai été très contente que les éditions Solarianne acceptent ma demande et d’ailleurs je tiens à les remercier !

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Bon, entrons dans le vif du sujet : Qu’ai-je pensé de cette lecture ? Dans l’ensemble ce fût une bonne lecture. J’ai bien aimé l’univers qu’a proposé Etherian Lore, bien qu’il reste encore un peu flou pour le moment à mes yeux. Cela dit, il y a quelques petites choses qui sont à souligner. Tout d’abord les personnages, j’espère en apprendre plus sur eux dans les prochains tomes car j’avoue qu’Isabelle et Matt sont de véritables inconnus à mes yeux et ce même après avoir refermé le bouquin. C’est un sentiment qui, personnellement, me dérange un petit peu lorsque je lis un livre car j’aime bien avoir des détails sur le caractère des personnages, sur leur passé etc… Or, ici, on a très peu d’informations les concernant. Cela dit, l’auteur peut toujours se rattraper dans les prochains tomes, ce qui, je pense sera le cas vu comment tournent les choses vers la fin du roman. Ensuite, là où j’ai un peu tiqué c’est au niveau de la description du manoir. Alors oui, j’adore les descriptions mais là j’avoue, lorsqu’Isabelle se retrouve dans le sous-sol de la bâtisse, je me suis sentie perdue parmi toutes ces portes qu’elle a en face d’elle, sans parler des escaliers. Je n’ai pas réussi à suivre malheureusement. Cela est sûrement dû au fait que le roman soit assez court. La description des lieux est là mais annoncée de manière trop brutale et trop rapide. L’auteur aurait dû prendre un peu plus son temps et cela serait passé comme une lettre à la poste. Et enfin, mais là c’est quelque part lié à ce que je viens de dire, la vitesse à laquelle les choses s’enchaînent est assez déstabilisante. Là encore c’est lié au fait que le livre soit court.

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Mais, je vous rassure en dehors de ça le livre est plutôt bien. J’ai aimé l’univers proposé par l’auteur. Dans ce premier tome, on reste vraiment dans le flou, tout comme nos personnages. On ne comprend rien à ce qu’il se passe et l’auteur est avare dans les explications. Je tiens à le préciser, ce premier tome est, selon moi, un tome introductif. Il ne faut pas que vous vous attendiez à avoir des réponses à ce qu’il se passe autour de nos personnages car l’auteur ne dit rien. Après, cela n’est pas un mal c’est plutôt un bien selon moi car malgré la fin qui se termine en cliffhanger je n’ai pas ressenti de frustration. Certes, j’ai des questions qui sont restées sans réponses, mais cela ne m’a pas dérangé. Je suis curieuse de connaître la suite des événements et j’espère que l’auteur nous préparera quelque chose de grandiose, à la hauteur de cette fin remplie de suspense. Concernant la narration, elle est relativement bonne dans l’ensemble mais si j’avoue avoir été un peu surprise au début de ma lecture. 

Pour conclure je dirai que le tome 1 du Sceau des maîtres est un tome introductif, intéressant malgré la vitesse à laquelle l’action s’enchaîne et évoluant dans un univers qui promet d’être attractif et original. L’ambiance du roman est très mystérieuse et durant toute sa lecture le lecteur reste dans le flou. Très peu d’explications et d’informations sont apportées par l’auteur mais cela n’est en rien gênant. C’était pour moi une bonne lecture dans l’ensemble, j’ai bien aimé et je lirai la suite avec plaisir car la fin du livre se termine en cliffhanger et que j’ai envie de connaître la suite des événements et de savoir ce qui se passe réellement dans ce manoir. C’est un livre court, qui se lit vite et bien et c’est une lecture qui peut intéresser donc si le résumé vous tente n’hésitez pas. Bien entendu, il y a quelques petits points noirs concernant le livre mais ne soyez pas trop exigeant, c’est un univers qui intrigue et qui, bien exploité, peut-être pas mal. 

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« Je sais que, lorsque je lis, je me laisse emporter et j’oublie tout ce qui est autour. C’est comme sombrer dans un autre univers, traverser un portail et vivre pendant un moment dans une autre dimension. Même lorsqu’il y a un tapage constant, je réussis à rester concentrée. Ce n’est vraiment pas le moment de tomber dans cet état d’esprit. « 

« Je me sens mieux. Je me sens parfois instable mentalement, mais physiquement, c’est pas mal. À part peut-être quelques picotements dans le dos par moments, je suis généralement plus fort et énergique. J’ai les bras couverts de traces d’injection. Pour l’aspect esthétique, ce n’est pas vraiment charmant. »

« Constatant que sa colère obtient un certain succès, il s’en donne à cœur joie et déverse sa rage en un flot de violence déchainée. La plante atténue la force de son étreinte, alors j’utilise ma main gauche pour tenter de retirer la tige. Il réagit au bon moment et nous la brisons en deux elle aussi. C’est alors qu’il me prend par la main et m’attire à lui, avant même que j’aie le temps de dire un mot. »

Chronique

Le mal en soi d’Antonio Lanzetta

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Le petit bourg de Castellaccio, dans la région du Cilento, au sud de l’Italie, abrite un très vieux saule. À la fin de l’été 1985, on a retrouvé le corps de la jeune Claudia pendu à ses branches, sa tête décapitée gisant entre les racines. Trente et un an plus tard, pendue au même arbre, torturée de la même façon, la dépouille grouillante de vers d’une autre jeune fille contemple Damiano Valente, le Chacal, un célèbre écrivain de true crime. L’Homme du saule est revenu à Castellaccio. Hypersensible, méthodique et acharné, le visage rongé de cicatrices et condamné à traîner sa jambe brisée, tenant grâce à la morphine, Valente est hanté par cet été de la peur où lui et ses amis Claudia, Flavio et Stefano ont été fauchés par la haine, la folie et la mort. Quand le commissaire De Vivo l’appelle sur l’enquête, la traque peut commencer.

 

 

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Edition : Bragelonne  Genre : Thriller ◈ 288 pages ◈ Sortie : 14 Mars 2018 ◈ Ma note : 16/20

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Écrivain, musicien, chroniqueur littéraire, influencé par ses lectures de Mark Twain, Joe Lansdale, Stephen King et Jo Nesbø, surnommé le « Stephen King italien », Antonio Lanzetta fait partie du renouveau qui s’amorce dans la littérature de son pays. Il alterne les points de vue et les époques avec beaucoup de rythme et un sens affûté de l’intrigue pour mieux semer le doute au cœur d’une Italie rurale, profonde, tour à tour cuite par le soleil et détrempée par la pluie – l’Italie du Sud, où il a grandi et vit aujourd’hui. Son roman « Le Mal en soi » est publié en mars 2018 chez Bragelonne.

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Dans Le mal en soi on va suivre Damiano Valente, écrivain de polars, qui est appelé sur les lieux d’un crime. Une fois sur place il découvre le corps mutilé d’une jeune femme qui a été décapité et dont le corps a été abonné près d’un saule. Damiano n’en croit pas ses yeux ! Ça y est, il est de retour ! La personne qui, 31 ans auparavant, avait assassiné sa meilleure amie Claudia, est de retour. L’écrivain est sûr de lui, il s’agit du même mode opératoire. Totalement déstabilisé, c’est avec peine qu’il va tenter de découvrir qui est l’auteur du meurtre de Claudia mais aussi de cette jeune fille. Et surtout, pourquoi il a attendu 31 ans avant de se manifester à nouveau ? 

Ce qui m’a attiré dans ce bouquin c’est son résumé noir et limite un peu glauque. Je pense que depuis le temps vous commencez à le savoir mais j’adore les thrillers et les romans policiers, alors forcément quand celui-ci était à 0.99 cts lors de la Grosse OP, il ne m’a pas fallu longtemps pour l’acheter. Et je ne le regrette pas car ce fût une bonne lecture !

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La particularité de ce roman réside dans le fait qu’ici l’auteur oscille entre deux périodes : aujourd’hui et l’été de l’année 1985. De nos jours, Damiano essaie de démasquer qui est le tueur et la narration qui se passe durant l’été 1985 raconte plutôt l’enfance de Damiano, comment il a rencontré ses amis (Claudia, Stefano et Flavio) et surtout comment Claudia s’est fait enlever. Il faut reconnaître que cette façon d’amener l’intrigue a un côté addictif. La lecture est rythmée, les chapitres relativement courts, par conséquent le lecteur veut absolument en savoir un peu plus sur l’histoire. Je l’ai lu d’une seule traite ce bouquin et je l’ai adoré ! Mais l’auteur pousse l’originalité encore plus loin puisque le personnage dont on suit l’histoire de nos jours n’est pas le même que celui des années 1985 (j’espère que j’arrive à me faire comprendre). De nos jours on suit Damiano et dans les années 1985 on suit son ami Flavio. Et petit à petit ses deux personnages vont se retrouver à un moment clé de l’histoire mais je ne vous en dis pas plus.

Dans son roman, Antonio Lanzetta nous plonge dans une ambiance sombre, d’une noirceur effrayante et il le fait d’une façon plutôt convaincante. Il faut avouer qu’au tout début j’ai été un peu sceptique car l’auteur aborde un schéma narratif qui a été vu des dizaines de fois par les personnes ayant, comme moi, l’habitude de lire beaucoup de thriller. Le personnage de Damiano est un homme brisé par la mort de sa meilleure amie, il ne s’en est jamais réellement remis et se sent coupable de ce qu’il lui est arrivé. J’ai déjà vu cela plusieurs fois dans les thrillers et j’avais vraiment peur que l’on tombe dans ce genre de cliché. Et pourtant, cela n’a pas été le cas. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et le personnage de Damiano est plutôt réussi même si je dois le reconnaître il m’a semblé être un mélange de Dr House et de Richard Castle.

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Parlons maintenant de l’intrigue en elle-même. Je l’ai trouvé réussi et bien amenée. La force de ce roman ne se trouve pas dans l’enquête mener par les policiers mais dans les liens qui unissent les personnages et dans leurs personnalités respectives. Car oui, autant vous prévenir, dans Le mal en soi on a une pluralité de personnages qui amènent tous une pierre à l’intrigue. Ils sont tous importants et ont tous un rôle à jouer dans cette histoire. Cela dit, malgré des personnages bien travaillés j’ai trouvé que l’auteur aurait pu faire un petit effort sur les motivations du tueur. J’aurais aimé avoir un peu plus de réponses sur le mobile mais aussi sur le pourquoi du comment en 31 ans on n’a pas entendu parler de lui. M’enfin, en dehors de ça l’histoire est plutôt une réussite !

Pour ce qui est des personnages, comme dit plus haut ils sont tous différents les uns des autres et tout au long de son roman on va être dans la tête de certains d’entre eux et apprendre à les connaître. On va découvrir leur plus profond secret et leur plus profond sentiment qui, autant le dire, sont très sombres. L’atmosphère qui se dégage de ces protagonistes est lourde et pesante. Et c’est à travers leur enfance que l’intrigue va avancer petit à petit. J’ai trouvé que l’auteur avait globalement fait du bon travail sur ses personnages même si Damiano m’a un peu fait penser au Dr House et à Richard Castle, ce qui m’a un peu perturbé parfois. On avait d’un côté la froideur et le côté un peu rentre dedans du Dr House et de l’autre le côté écrivain (car Damiano est écrivain) de Richard Castle, qui se base sur des enquêtes policières pour écrire ses bouquins.

Pour conclure je dirai que Le mal en soi est un très bon thriller centré sur la psychologie et la noirceur des personnages. L’intrigue même-si elle est un peu prévisible est relativement bien ficelée. La plume de l’auteur et la façon qu’il amène l’histoire font de cette lecture une lecture addictive. 

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« La mort n’a pas de voix. La mort, c’est le silence, le froid, l’abandon. La mort, c’est une blessure ouverte, c’est le sang versé par une lame. La mort, c’est le temps qui ralentit sa course, c’est l’odeur de poudre, c’est un cri qui résonne indéfiniment. La mort, c’est la conscience, claire, lucide, que la fin survient quand elle l’a décidé. »

« Les yeux vitreux de la jeune fille le regardaient fixement à travers le voile de moucherons qui lui couvrait le visage. Deux iris bleus pleins de répulsion et de terreur. »

Chronique

Notre Dame des Loups d’Adrien Tomas

couv23990847Notre-Dame des loups d’Adrien Tomas

En 1868, Jack, Würm, Evangeline, Jonas et les autres sont des Veneurs, des chasseurs de loups-garous. Ils ne peuvent plus être définis autrement, ils ont renoncé à tout le reste afin d’accomplir leur devoir : décimer les meutes, protéger les colons, et surtout, pourchasser celle par qui tout a commencé, la légendaire Notre-Dame des Loups. A travers une Amérique glaciale, battue par les vents et couverte de neige, insensibles au froid, à la fatigue et au découragement, les Veneurs avancent, encore et toujours. Guidés par des chiens de guerre, équipés d’armes crachant des balles d’argent, protégés du Mal par la mystérieuse sorcellerie de leurs amulettes, ils pourchassent, malmènent, et acculent les loups-garous, qui n’ont d’autre choix que les affronter… et mourir. Mais l’ennemi n’est pas le seul à dissimuler sa véritable nature…

 

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Edition : Mnemos  Genre : Western – Fantastique ◈ 256 pages ◈ Sortie : 4 Septembre 2015 (dans cette édition) ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Adrien Tomas est un auteur de fantasy français né en 1986. Il a fait des études d’écologie. Il a été éleveur d’anémones, chasseur de tortues, cuisinier dans un restaurant de flammekuches avant de se consacrer à l’écriture. Ses auteurs de référence sont J.R.R. Tolkien, David Gemmell, Orson Scott Card ou David Eddings. Il assume être un geek : il est rôliste, fan de séries télévisées, de jeu vidéo et d’informatique. Son premier roman « La Geste du sixième royaume » a obtenu le prix Imaginales 2012. Il a ensuite écrit « La Maison des mages » qui se déroule après la Geste et un western fantastique intitulé « Notre-Dame des Loups », avant de revenir dans le passé de la Geste avec « Le Royaume Rêvé : Le Chant des épines ».

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Dans Notre-Dame des loups on va suivre un groupe d’hommes et de femmes qui se font appeler les Veneurs. Depuis plusieurs années ils parcourent les forêts du pays afin de traquer les Wendigos qui sont des sortes de loups-garou. Leur but premier étant de protéger la population de ces créatures assoiffées de sang quitte à y laisser leur vie mais ils ont aussi un autre objectif : trouver La Dame. Elle serait à l’origine de la création des loups-garou et il faut la tuer afin qu’elle cesse de créer des monstres.

La lecture de ce livre a été très bonne ! J’ai été captivée par l’histoire des Veneurs chassant des Wendigos durant les années 1868. J’ai trouvé très osé de la part de l’auteur de mélanger le fantastique, le paranormal et le western dans une même histoire. J’avais un peu peur que cela fasse un peu fouillis, un peu trop décaler mais non, ça a plutôt bien fonctionné. Ce qui a rendu cette lecture si intéressant et si captivante, en dehors de l’intrigue bien entendu, c’est la façon dont est écrit le roman. On a 8 chapitres dans le livre. Et chacun de ces chapitres est raconté du point de vue d’un des personnages de l’histoire. Par conséquent, à chaque chapitre le lecteur se glisse dans la peau d’un des personnages et en apprend un peu sur lui, sa vie, son passé et sur le pourquoi et le comment ils sont devenus des Veneurs. Le tout mis bout à bout correspond à l’intrigue global du roman. Cela donne vraiment un aspect addictif et dynamique à la lecture. Surtout qu’à la fin de chaque chapitre il y a une sorte de « rebondissement » qui donne du suspens à la suite de l’histoire. 

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L’action est omniprésente dans ce roman ainsi que le mystère et aussi une certaine forme de paranoïa puisqu’au fil des pages, des événements touchent nos personnages de près et ils finissent tous par douter des membres du groupe. Mais ce qui fait également la force de ce roman ce sont les personnages eux même. Ils sont tous plus différents les uns que les autres. On a des jeunes, des vieillards, un cowboy, un Européen, une Indienne, une « sorcière » etc… Ils ont chacun leur personnalité mais aussi leur histoire et leur secrets que l’on va s’amuser à découvrir au fil des pages. Je les ai tous adoré même si je dois avouer qu’il est un peu difficile de s’attacher à eux conte tenu de la forme dans laquelle le roman est présenté, à savoir 1 chapitre = 1 personnage. Aussitôt qu’un chapitre se termine on passé radicalement à un autre personnage et l’auteur ne revient pas vraiment sur les autres protagonistes par la suite. Tout au long de l’histoire, le lecteur est témoins des liens qui se tissent entre nos personnages. On comprend rapidement qu’ils forment un groupe certes mais ils ne sont pas très unis. Ils font équipe plus par nécessité et par obligation que par envie. Ce qui est intéressant également c’est que l’auteur n’en n’a pas fait des héros. Ils sont même tout le contraire. Ils sauvent des gens oui, c’est vrai, mais ils n’hésitent pas non plus à les tuer si jamais l’un d’entre eux présente une quelconque menace pour les Veneurs ou pour le reste de la population.

Quant à la plume d’Adrien Tomas elle est agréable à découvrir et je trouve que c’est un auteur de talent. Il arrive à nous captiver de la première à la dernière page de son roman et ses choix narratifs sont plutôt surprenant (je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas trop vous spoiler). J’avoue que je ne m’attendais pas à de tels choix qui sont plutôt radicaux. La mythologie des lycanthropes utilisée par l’auteur est bien traité et assez approfondis. Il n’a pas hésité a aller au plus profond des choses et à nous proposer une histoire qui tient la route et qui répond à toutes nos questions. 

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C’est donc avec plaisir que je vous recommande ce roman. Le mélange fantastique, paranormal et western est bien dosé et la forme du roman est plutôt addictive. C’est un livre remplit de surprise à l’ambiance sombre et macabre qui ne vous laissera pas indifférent. L’action et les rebondissements sont présents et s’enchaînent plutôt bien, il n’y a donc pas de temps mort ni de longueurs présentes dans l’intrigue. Les personnages sont fascinants et agréables à découvrir. C’est un bon roman que nous propose Adrien Tomas et il serait dommage de passer à côté. 

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« Ce type est un malade obsédé par la Dame et aussi agréable qu’un putois dérangé en pleine sieste. Mais je comprends soudain qui il est réellement. Il n’est pas le salopard intraitable et tyrannique qui commande une bande de guerriers fanatiques. Il n’est pas la victime rendue ivre de rage par la mort d’êtres aimés, et dévoré vivant par le désir de vengeance. Il est un être fait de volonté pure, de maîtrise parfaite, capable de mobiliser toute son énergie, tout son savoir, en un unique objectif. Il est un véritable guerrier. Comme moi. »

« Le silence reprend peu à peu ses droits, effaçant l’écho des tirs des armes à feu. Le tapis, de neige a perdu sa virginité, transformé en bouillie infâme de sang et de boue. »

Chronique

Mort sur le Nil d’Agatha Christie

9782253029342-001-T.jpegMort sur le Nil d’Agatha Christie

Un soir, Hercule Poirot dîne dans un restaurant londonien. Sa table jouxte celle d’un jeune couple apparemment très épris, Jackie de Bellefort et Simon Doyle. Quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une croisière sur le Nil, le grand détective a la surprise de retrouver Simon Doyle marié à Linett Ridgeway. S’apercevant que Jackie s’ingénie à croiser le chemin du jeune couple, Hercule Poirot sent la tragédie venir à grand pas et il a peur…

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Edition : Le Livre de Poche  Genre : Policier ◈ 288 pages ◈ Sortie : En 2009 dans cette édition ◈ Ma note : 14/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Agatha Christie, née le  et morte le , est une femme de lettres d’origine britannique, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; cela fait d’elle l’un des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott. Elle fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l’auteur le plus lu de l’histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites dans le monde entier. La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d’essayer de deviner l’identité du coupable avant la fin du récit. Plusieurs de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, en particulier Le Crime de l’Orient-ExpressDix petits nègresMort sur le NilLe Train de 16 h 50 et Témoin à charge.

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Agatha Christe est une autrice très célèbre, qu’on ne présente même plus. Et pourtant, je n’avais jamais réellement pris le temps de lire ses oeuvres auparavant. Je me suis lancée dans la lecture du Crime de l’Orient-Express, suite au film événement qui était sorti, et j’avais apprécié le travail et la plume d’Agatha Christie. C’est donc tout naturellement que je me suis à nouveau laissée tenter par l’un de ses romans. J’ai lu récemment Mort sur le Nil qui avait des critiques plutôt positives sur le net mais malheureusement je n’ai pas été autant emballée que cette majorité. 

Dans Mort sur le Nil on va suivre Hercule Poirot qui va enquêter sur la vie et le meurtre de Linett Ridgeway, une femme d’affaire fraîchement mariée à Simon Doyle et, entre autre, considérée comme la femme la plus riche du pays. Pourquoi l’a-t-on tuée ? Pourquoi beaucoup de gens de l’appréciait guerre ? C’est ce que notre enquêteur tentera de découvrir dans ce roman. 

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J’ai trouvé le début plutôt intéressant. La plume d’Agatha Christie est vraiment fluide et cela rend la lecture rapide et agréable. J’aime beaucoup la façon qu’elle a de façonner ses personnages. Ils ont tous une personnalité bien ancrer et sont toujours aussi passionnant à découvrir. C’était un point que j’avais également relevé dans Le Crime de l’Orient-Express. Cependant, même si Mort sur le Nil est bien écrit et possède des personnages forts et passionnants j’ai trouvé l’intrigue très longue. Au bout de 100 pages, l’histoire n’est toujours pas posée. Le lecteur tourne un peu en rond et on ne sait pas s’il va réellement y avoir un meurtre. Contrairement à « Le Crime de l’Orient-Express » où l’intrigue été dynamique et où l’autrice avait posé les bases assez rapidement ici, je l’avoue, ici, j’ai fini par m’ennuyer et par me lasser de ma lecture à tel point que j’ai mis 10 jours à le lire (un pauvre livre de 288 pages !)

Tout bonnement ce livre ne m’a pas percuté et Agatha Christie n’a, pour le coup, pas réussi à capter mon attention. C’était beaucoup trop lent, trop plat, il a fallu attendre 150 pages pour qu’un des personnages se fasse assassiné. Je trouve ça long pour un livre aussi court. C’est dommage car l’histoire et le décor étaient originaux. Mais toutes ces longueurs ont malheureusement eu raison de moi. J’ai fini par m’ennuyer un petit peu et je ne trouve pas que Mort sur le Nil soit meilleur que Le Crime de l’Orient-Express. Au contraire, j’ai eu le sentiment qu’on était un peu en dessous et par conséquent ça ne l’a pas fait avec moi. De plus, le dénouement de l’histoire n’a pas été une grosse claque pour moi. Je ne sais pas si c’est parce que je lis énormément de thriller et de livre policier, mais à aucun moment je n’ai été surprise. Je me souviens même avoir dit : « Tout ça pour ça ! ». Car, oui, pour moi il n’y a pas de suspense ni de surprise quant à l’identité du coupable. J’ai donc, là aussi, été un poil déçue. Que ce soit long c’est une chose mais à condition que la fin soit spectaculaire, que le dénouement final soit inattendu ! Mais non… pas de réaction de ma part de ce côté là, hormis de la déception. 

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Cela dit, j’ai été ravi de retrouver le personnage d’Hercule Poirot qui reste toujours aussi charismatique, qui s’impose et qui sait faire comprendre qu’il est là. C’est un personnage que j’aime beaucoup. Il y a une petite part de prétention en lui, qui pourrait finir par agacer le lecteur à la longue, mais non. Je ne m’en lasse pas et c’est pour cela que je ne m’avoue pas vaincue. Je lirai une autre enquête d’Hercule Poirot, voire même plusieurs autres, car ça reste quand même le genre de lecture que j’apprécie et la plume de l’autrice est vraiment bien, je l’aime beaucoup. 

Pour conclure je dirai que Mort sur le Nil n’a pas été une lecture aussi bonne que celle du Crime de l’Orient-Express à cause des nombreuses longueurs présentes dans l’intrigue. La fin ne m’a pas surprise non plus du coup, c’était une lecture qui ne m’a pas procuré une très grande émotion. Je me suis un peu ennuyée et c’est dommage ! Cela dit, je compte continuer à lire du Agatha Chrisite car j’ai envie de découvrir les autres livres de la saga Hercule Poirot

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« Regardez la lune, là-haut. Vous la voyez clairement, n’est-ce pas? Elle est bien là? Mais que le soleil vienne à briller, vous ne la verriez plus du tout. Eh bien, c’est un peu ce qui est arrivé. J’étais la lune… Quand le soleil est apparu, Simon a été ébloui. Il ne me voyait plus. Il ne voyait que le soleil… Que Linnet. »

« J’ai participé un jour à une expédition archéologique et cela m’a appris au moins une chose : quand tout à coup, au cours d’une fouille, un objet émerge de la terre, on fait soigneusement le ménage tout autour. On déblaye, on gratte tout autour avec un couteau et l’objet apparaît enfin, seul, prêt à être dessiné et photographié sans que rien d’étranger n’en déforme l’image. C’est ce que je cherche à faire ici : écarter tout ce qui est étranger à l’affaire de façon à ce que nous puissions voir la vérité – la vérité toute nue et dans son infinie splendeur. »