Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

Nosfera2 – Joe Hill

couv29284704Nosfera2 de Joe Hill

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive. Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix… Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

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Edition : J’ai Lu  Genre : Horreur/Fantastique ◈ 763 pages ◈ Sortie : 2015 (en poche) ◈ Ma note :  15/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Joe Hill, nom de plume de Joseph Hillstrom King, né le , est un écrivain de fantastique et d’horreur américain. Fils du célèbre écrivain Stephen King, il s’est fait remarquer par le public et la critique dès ses deux premiers livres, qui ont également reçu plusieurs récompenses littéraires. Son second roman Cornes est adapté au cinéma en 2014 par Alexandre Aja. Son premier roman, Le Costume du mort, paraît en 2007. Il reçoit le prix Locus du meilleur premier roman 2008, le prix Bram-Stoker du meilleur premier roman 2008 et atteint la 8ème place de la liste des best-sellers du New York TimesIl scénarise également la série de comics Locke & Key. Son troisième roman, NOS4A2, est publié en 2013 et se classe à la 5ème place de la liste des best-sellers du New York Times.

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Nosfera2 c’est l’histoire de Charles Manx, tueur en série et kidnappeur d’enfants qui se réveille brutalement de son coma à l’hôpital, agresse l’infirmière présente à ses côtés et replonge directement. A coté de ça, on va suivre Victoria McQueen, une fillette dont les parents ne s’entendent plus et ne font que s’engueuler toute la journée, qui découvre un jour, par hasard, qu’elle possède un don particulier : celui de créer un pont qui à pour pouvoir de l’emmener partout où elle le désire. Ce dont lui sera très utilise pour rechercher des objets perdus pour sa famille et ses amis. Mais durant un de ses voyages, Victoria va rencontrer Maggie, une bibliothécaire qui possède les mêmes pouvoirs qu’elle et qui va la mettre en garde. En effet, son pouvoir à un prix il n’est pas gratuit, elle doit en faire bon usage. Elle va également la supplier de rester loin de Charles Manx, également connu sous le nom de l’Apparition, et de ne surtout pas chercher à le retrouver. Quelques années plus tard Victoria tombera nez à nez face au tueur.

Avant toute chose je tiens à dire que je suis fière d’avoir enfin sorti ce beau bébé de ma PAL. C’est un des livres les plus anciens de ma PAL, avec Dracula de Bram Stocker, plus de 2 ans et demi qu’il traîne sur les étagères de ma bibliothèque, donc voilà petit fierté personnelle de l’avoir enfin dépoussiéré. 

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Ensuite, il faut que je vous avoue que cela a été hyper compliqué pour moi de vous faire un résumé « potable » de ce livre et qu’il sera probablement difficile pour moi de vous chroniquer ce roman convenablement car l’univers proposé ici par Joe Hill est très complexe et très riche. C’est une bonne comme une mauvaise chose pour ma part. Bon, déjà commençons par ce qui est évident : ce livre est vraiment un beau petit pavé, donc autant vous dire qu’il vous faudra de la motivation et du courage pour franchir le cap et vous y plonger. Mais une fois que ce sera fait, vous y découvrirez un univers riche, bien ficelé et hyper développé. Dans ce bouquin, l’auteur va osciller entre le passé et « le présent » puisqu’on va suivre le personnage de Victoria de l’enfance à l’âge adulte. Autant être honnête avec vous cela rend l’intrigue très (trop) longue. C’est pour cette raison qu’il faudra vous accrocher car disons que l’on pourrait dire : tel père, tel fils ! Et oui mes chers lecteurs, Joe Hill, comme son père Stephen King, n’hésite pas à développer ses personnages, leur vie et leur psychologie jusque dans les moindre détails. Armez-vous donc de patience car, personnellement, j’ai trouvé que vers la fin, tous ces passages très détaillés commençaient à peser un peu sur mon rythme de lecture. Quand l’action commence à apparaître et que les choses commencent à s’enchaîner l’auteur nous parachute des années plus tard et nous raconte tout le chemin parcouru depuis par Victoria et j’avoue que ça en devenait laçant à la longue.

Malgré ces passages hyper long et à la limite de l’ennuie, il y a, et fort heureusement d’ailleurs, un univers original qui sort vraiment des sentiers battus. Un univers qui tire ses origines du pouvoir de l’imagination. Et Joe Hill, de l’imagination lui c’est sur il n’en manque pas ! Faut dire que dans Nosfera2 on est quand même dans un monde ou Noel et tous ce qui s’en dégage est perverti par l’esprit d’un homme qui pourrait s’apparenter à un vampire. J’ai beaucoup aimé cet univers, honnêtement, j’ai été bluffé par le réalisme que l’auteur apporte à ce monde imaginaire à travers sa plume et ses mots, c’est impressionnant. C’était comme si tout était logique, évident, limite réel. C’est ce qui a rendu, en tout cas en grande partie, la lecture si fluide. Puisque, oui, malgré les longueurs et la taille du bouquin, je me suis surprise à le lire rapidement. Les chapitres étant relativement courts, cela facilite la lecture ainsi que notre avancement dans l’histoire. 

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Pour ce qui est des personnages, je pense que vous ne serez pas surpris si je vous dis qu’ils sont très complets, très détaillés et qu’ils dégagent tous sans exception une forme de réalisme. Charles Manx est vraiment un homme qui fait froid dans le dos sans pour autant virer jusque dans le terrifiant ou bien l’horreur. Décrit comme un tueur d’enfant, on apprendra au fil des pages qu’il est, en fait, bien plus que ça et que son sadisme va au delà de ce que l’on peut imaginer. Son co-équipier n’est pas mal non plus dans le genre psychopathe. Quant à Victoria, j’ai aimé la suivre bien que je n’ai pas réussi à m’attacher à elle (à Charles Manx non plus d’ailleurs et en y réfléchissant bien, à aucun personnage en particulier). La suivre de l’enfance à l’âge adulte était intéressant à certain moment et redondant à d’autre. Dans tous les cas, que ce soit Charles, Vic ou les autres personnages ils sont vraiment très crédibles aux yeux des lecteurs et c’est un bon point.

En conclusion,  je dirai que Nosfera2 a beaucoup de qualité. C’est un roman original, avec une version de Noel un peu horrifique, un univers peu banal et bien exploité et avec des personnages très bien développé et qui, pour certains, font même froid dans le dos. Mais cela reste quand même un petit pavé qui comprenant quelques longueurs qui peuvent, à la longue, alourdir le rythme de lecture et créer un peu d’ennuie. Le passage de l’enfance à l’âge adulte de Victoria arrive brutalement et peut, je pense, en perturber plus d’un. J’aurai peut-être aimé en savoir un peu plus sur l’origine du don de Victoria et de Charles Manx mais on va dire que ce que l’auteur en dit dans son roman peut suffire. La plume de Joe Hille est fluide et les chapitres sont courts. Je n’irai pas jusqu’à dire que Nosfera2 est un page-turner mais il faut reconnaître que les pages se tournent assez bien dans l’ensemble.

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« Croyez-vous en un endroit appelé CHRISTMASLAND? Que feriez vous pour vivre dans un endroit ou c’est noël tous les matins? Ne renoncez pas à la magie, ne renoncez pas à vos rêves! »

« Elle possédait un don pervers pour décevoir ceux qui prenaient le risque de l’aimer, une faculté innée de mettre le doigt là où ça faisait mal et d’appuyer jusqu’à ce qu’ils n’aient d’autres choix que la fuite. »

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Chronique, Fantasy/Fantastique

Le secret des Morriganes – Florence Cochet

couv26475729Le secret des Morriganes de Florence Cochet

Jeune détective au sein de l’Agence de Recherche Paranormale, Loren a un véritable don… pour s’attirer des ennuis ! Et la nouvelle affaire sur laquelle elle travaille ne va pas faire exception. Sa mission ? Traquer un esprit harceleur dans un vieux château perdu dans les forêts du Gévaudan. A priori, rien de bien compliqué pour la jeune médium qui en a vu d’autres. Mais une fois sur place, Loren déchante. Les murs du château renferment de terribles secrets et des forces obscures et vengeresses déferlent sur ses habitants. Même si elle l’ignore encore, Loren est la seule à pouvoir les combattre. Cette mission va lui révéler ses pouvoirs et sa destinée exceptionnelle en tant qu’ultime descendante d’une longue lignée de combattants du Mal…

 

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Edition : DreamLand  Genre : Fantastique ◈ 320 pages ◈ Sortie : Septembre 2018 ◈ Ma note :  8/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Florence Cochet vit en Suisse où elle est enseignante. Romans fantastiques, thrillers, romance, elle s’est essayée à tous les genres avec bonheur. Elle est notamment l’auteur de la Proie Dragon et de La Domination des sens

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Enquêtrice dans le paranormal au sein d’une agence spécialisée, Loren est un jour contactée par un certain Mr. Anderson. Ce dernier est notaire et travaille pour un certain Sir Andrew Telmoore, un homme richissime. Mr Telmoore vient d’acheter un immense château et il est actuellement en train de le rénover mais tout ne se passe pas comme prévu. En effet, depuis plusieurs mois des phénomènes paranormaux ont lieu au sein de la bâtisse. Des objets qui se déplacent, des zones glaciales qui apparaissent, des bruits étranges… Pas de doute pour le millionnaire, sa future demeure est hantée et il souhaite que Loren vienne y jeter un coup d’oeil. Sous la pression de son patron, la jeune femme finit par accepter l’offre et fait route vers les forêts du Gévaudan, là où se situe le château. Sur place, des choses étranges vont se produire et la jeune femme est sujette à des visions qui ont lieu à l’époque du Moyen-Age. Elle doit à présent démêler toute cette histoire et comprendre ce qui se passe. 

Ce livre… Honnêtement, je n’ai pas grand chose à dire à son sujet. Je n’ai pas particulièrement adhéré à l’histoire et aux personnages. Pourtant la couverture (sublime, soit dit en passant) et le résumé m’avaient conquise mais voilà ça ne l’a pas fait. C’est le deuxième livre des éditions DreamLand que je lis, le premier avait été Dreamers et souvenez-vous la couverture et le résumé m’avaient également vendu du rêve mais au final j’ai abandonné ma lecture, chose que je ne fais pratiquement jamais. Et ici, avec Le secret des Morriganes j’ai failli plusieurs fois poser mon livre et jamais le reprendre. Je ne sais pas mais les livres de la maison d’édition DreamLand n’ont pas l’air de me réussir. Les couvertures sont sublimes, les résumés pleins de mystères mais au final on est à des années lumières de ce que l’on pensait. Du coup, par précaution je réfléchirai à deux fois la prochaine fois.

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Bref, revenons-en au livre. On est ici dans du paranormal et plus précisément avec des fantômes et de la magie. En règle générale, ce genre d’ambiance et d’intrigue me comblent de joie puisque j’adore tout ce qui touche au paranormal et à l’ésotérisme. Mais alors là… J’ai trouvé l’intrigue d’un plat comme ce n’est pas permis ! A aucun moment j’ai trouvé que l’histoire était intéressante et pour preuve, j’ai quand même mis plus de trois jours à terminer ce roman qui ne fait que 320 pages. Chaque fois que je le posais, je me disais : Bon laisse tomber, ce n’est pas passionnant. Mais je le reprenais à chaque fois dans l’espoir que dans le chapitre suivant les choses allaient enfin devenir palpitantes. Ce ne fût pas le cas, malheureusement. Après cela n’engage que moi bien entendu. Pour finir, si je devais être honnête j’ai sauté des pages et des pages pour ne finir que par lire les dialogues. Et même en faisant ça, j’ai trouvé le temps long en compagnie de tous ces personnages tous aussi plats et creux les uns que les autres. Rien d’extraordinaire ne découle d’eux, d’ailleurs j’ai déjà oublié une bonne partie d’entre eux.

Clairement, je n’ai pas été satisfaite de cette lecture. En dehors du fait que ce soit long et dénué de rythme, j’ai trouvé, Loren, le personnage principal, agaçante à souhait ! Pour une enquêtrice, engagée incognito, j’ai envie de dire : Bonjour la discrétion quoi ! Zéro crédibilité pour moi de la part de ce personnage. Seule femme au milieu d’un troupeau d’hommes elle va déambuler dans les couloirs du château et poser des questions à tout le monde en prenant bien soin d’insister. C’est une héroïne, décrite comme étant forte, courageuse, c’est une motarde, bref une badass soit disant et pourtant elle passe son temps à tomber dans les pommes. Tous les deux trois chapitres elle s’évanoui. Si si je vous jure ! Alors autant vous dire qu’au bout d’un moment on a clairement l’impression de lire et relire sans arrêt la même chose. On n’avance pas en fait ! L’auteure veut nous faire croire qu’il a un véritable mystère la dessous mais ne va jamais au coeur du sujet, on tourne en rond plus qu’autre chose s’en est réellement pénible !

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Et quand, enfin, l’auteure se décide à dévoiler des petites choses… Pff, c’est désolant en fait. On n’y croit pas, y’a pas d’explication, ça nous tombe dessus comme ça sans raison apparente, c’est trop facile, y’a pas de fil conducteur dans tout ça. Et puis, autre chose qui m’a fait rire, c’est que rapidement on passe d’une héroïne, en apparence badass (je dis bien en apparence) à une héroïne complètement idiote ! Et je souhaite insister sur le mot « idiote ». Loren devient facilement manipulable et crédule comme ce n’est pas permis de l’être, elle fait des choix que je n’ai pas compris, sans se poser davantage de questions et même lorsqu’elle a la preuve qu’il y a anguille sous roche, on dirait qu’elle s’en fou ! C’est pas grave allez on continue à chercher le fantôme *sifflote*. Non mais sérieusement… 

Pour conclure je dirai que Le secret des Morriganes est une grosse déception pour moi ! Je ne vous dirai pas de passer votre chemin car après tout chacun doit se faire sa propre opinion. Moi personnellement je n’ai pas adhéré ni à l’histoire, ni aux personnages. Ce livre, je l’ai déjà en parti oublié, il ne restera pas gravé dans ma mémoire. Je ne sais pas s’il s’agit d’un one-shot ou d’un premier tome, ce qui est sûre c’est que je ne lirai pas la suite, si suite il y a. La fin qui se veut cliffhanger ne l’est pas du tout. Les seules choses intéressantes de ce bouquin ont étaient les visions et les rêves de Loren ainsi que le personnage du Gardien. Mais cela ne suffit pas à mes yeux. 

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« Mes recherches sur les expériences de mort imminente attendraient. Si je voulais appliquer la règle des deux P (ponctuelle et présentable), j’avais intérêt à me dépêcher. »

« Ce froid, capable de tuer si on lui accordait trop d’importance, m’enveloppait, pressait ma chair pour l’écraser. A chaque inspiration, des aiguilles de givre labouraient mes poumons. Mes membres étaient lourds, mes extrémités et mes lèvres, bleues. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

[Saga] Elia, la passeuse d’âmes – Marie Vareille

Trilogie Elia, la passeuse d’âmes de Marie Vareille.

“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”. Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

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Edition : Belfond  Genre : Fantasy/Jeunesse ◈ Sortie : Entre 2017 et 2019 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Marie Vareille, née le , est une romancière française. Ancienne élève du Lycée Hoche. Elle est diplômée de l’ESCP Europe et de l’Université Cornell. Son troisième ouvrage, Elia, la passeuse d’âmes, sort en . Elle se voit attribuer l’étoile 2016 du meilleur roman jeunesse par le quotidien Le Parisien en , est lauréate 2017 du Prix Pierre Bottero décerné par le festival Les Oniriques, du Prix Les Dévoreurs de Livres, et du Prix de la Peep Maroc. Le tome 2 de cette trilogie, Elia, la passeuse d’âmes Tome 2 : Saison Froide est publié en . La trilogie s’achève avec le dernier tome, Elia, la passeuse d’âmes Tome 3 : Saison Chaude, publié en mars 2019. Elle est également auteur d’un guide pratique Ecrire un roman: Comment devenir écrivain, écrire un livre et le faire publier décrivant méthodes et conseils d’écriture, paru en , et inspiré de sa propre expérience d’écrivain.

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Elia, la passeuse d’âmes T1.

Dans cette trilogie, on va suivre Elia, une passeuse d’âmes, qui vit dans un monde où la société est divisée en trois castes. On a les Kornésiens qui représentent l’élite de la société, les Askaris et les Nosoba qui sont ce que l’on peut plus communément appeler les « esclaves » de la société. Elia est, quelque part, une adolescente chanceuse puisqu’elle est Kornésienne. Depuis petite elle baigne dans la richesse et la luxure. Son travail dans la vie est d’être une passeuse d’âmes, autrement dit elle euthanasie les personnes qui ne sont plus utiles à la communauté (personnes âgées, personnes jugées dangereuses etc…). Bien que cette tâche nécessite d’être totalement dénués de sentiments et d’émotions, Elia, l’exécute non sans ressentir une pointe de tristesse. Un jour, on lui demande d’exécuter un jeune Nosoba qui doit avoir son âge. Lorsque le garçon arrive sur un brancard dans sa salle d’euthanasie, elle ne peut s’empêcher de trouver cela injuste. Au moment de procéder à sa mort, le jeune homme se réveille et finira par la convaincre de l’aider à s’échapper. Accusée par la suite de trahison envers sa Communauté, son père, l’aidera à fuir la ville et lui ordonnera de fuir chez les Nosobas.  

Elia et la passeuse d’âmes a été une très bonne lecture pour moi. Ce premier tome était palpitant à souhait et promettait une belle histoire derrière, remplie de rebondissements, de trahisons et de conflits. J’ai tout simplement adoré ! Et j’avoue que je ne m’attendais pas à aimer autant. L’univers proposé par Marie Vareille est simple dans son ensemble. On revient ici au temps où la société était divisée en castes et les habitants y étaient répartis en fonction de leur richesse (référence au Clergé, la Noblesse et le Tiers-Etats). Dans cette saga c’est la même chose, sauf que l’on rajoute en plus la modernité de notre monde actuel. Et cela fonctionne très bien ! L’auteure a su amener ses idées de façon intelligente puisque, petit à petit, au fil des pages, l’on se prend au jeu et l’on plonge totalement dans le quotidien de notre héroïne.

Découvrir l’organisation de cette société assez particulière a été, pour moi, un vrai régal même si, je dois le reconnaître, j’ai eu un peu de mal au début. Je pense que c’est là le petit point noir du roman. J’ai trouvé que Marie Vareille nous plongeait de manière trop brutale dans son univers. Le décor est planté dès la première page. Des mots dont la signification nous parle absolument pas, sont employés par l’auteure et le lecteur se sent un peu perdu. En tout cas, c’est ce que, personnellement, j’ai ressenti. Le début du roman a été un peu compliqué pour moi. L’auteure savait très bien où elle voulait en venir, elle savait très bien de quoi elle parlait, en revanche moi je ne comprenais pas. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation. Une fois cela fait, j’ai littéralement bouffé ce premier tome. Quelle histoire ! Si vous recherchez de l’action et des rebondissements vous êtes au bon endroit. Autant vous dire que le récit est rythmé et dynamique à souhait. L’univers est très complexe mais cohérent du début à la fin.

Ajouter à cela une héroïne agréable à suivre et à découvrir, ce premier tome est donc forcément une réussite ! En effet, Elia est une jeune femme qui, tout au long du récit ne cesse d’évoluer. C’est une adolescente certes, mais elle est très mature et ne se laisse pas faire. Elle est courageuse, forte et autant vous dire que ces deux qualités ne sont pas superflues quand on voit les épreuves qu’elle va subir. Elle va également découvrir la vie des Nosobas et va se rendre compte qu’il y a une réelle injustice entre leurs deux mondes. Elle va elle même devoir vivre comme une Nosobas, comme une pestiférée, elle qui, à la base est après tout une Kornésienne, une passeuse d’âmes. Elle va rencontrer des personnes toutes aussi intéressantes à suivre les unes que les autres et bien entendu elle va revoir le jeune homme qu’elle a aidé, Solstan, à cause de qui elle a dû dire adieu à son ancienne vie. Je suis contente de voir que dés le premier tome il n’y a pas de romance entre les différents protagonistes. La romance est quelque chose que je n’affectionne pas particulièrement, encore moins si celle-ci n’est pas crédible. Et là, pas de romance ! Oh joie ! Bien qu’elle finira sûrement par arriver, au moins Marie Vareille a eu l’intelligence de ne pas reproduire ce schéma qui ne cesse de m’agacer : coup de foudre dès le premier regard. Merci donc Marie Vareille pour ce choix qui me comble de bonheur ! 

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, elle est simple, fluide et efficace. Comme je l’ai dit plus haut, ce livre se bouffe à une vitesse, c’est hallucinant. Je n’ai pas vu le temps passer tellement j’étais absorbée par ma lecture et j’ai d’ailleurs enchaîné le tome 2 tout de suite après avoir terminer ce premier tome. La fin était, certes, prévisible mais le récit étant tellement addictif il me fallait absolument la suite. Après tout, l’issue reste quand même incertaine. J’avais besoin de retrouver le personnage d’Elia, auquel je me suis tout de suite attachée, et ses amis. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous ces personnages ainsi que l’univers de l’auteure. J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce premier tome est une très belle réussite. Action, rebondissement, trahison, castes, injustices, politiques, amitié, une petite partie des mots qui peuvent résumer ce bouquin prometteur. 

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Elia, la passeuse d’âmes T2, saison froide.

Evidemment, ne lisez pas la suite si vous n’avez pas lu le second tome ou même le premier, sinon vous risquerez d’être spoilé.

Dans ce deuxième tome, l’histoire reprend là où on l’avait laissé dans le tome précédent et l’on continue de suivre notre passeuse d’âmes, Elia. Après avoir intégré le Conclusar en compagnie de Solstan, Elia doit maintenant faire face à de nouvelles épreuves afin de retrouver sa soeur Edeline. Cela ne va pas être bien compliqué puisque dés le premier jour, elle va apercevoir sa petite soeur participant à un combat à mort. Elia n’aura pas le temps de sauver sa soeur qu’elle se fera kidnapper et torturer.

Oui bon, il s’agit d’un résumé plutôt sommaire, je l’avoue. Mais j’essaie de ne pas entrer dans les détails pour ne pas trop spoiler non plus. C’est avec grand plaisir que je me suis replongée dans cet univers qui m’avait tant plu. D’ailleurs je n’ai pas dû attendre longtemps puisque je l’ai enchaîné tout de suite après la fin de ma lecture du premier tome. La plume de Marie Vareille est toujours aussi fluide et addictive. Là, pour le coup, je me suis plongée pleinement dans l’histoire dés le premier chapitre. Dans ce deuxième tome l’univers est un peu plus développé et l’auteure rentre dans le coeur de l’intrigue. Gros point positif dans cette suite c’est que l’on va suivre plusieurs histoires à la fois. En effet, l’auteure alterne les points de vus, par conséquent on suit la vie au Conclusar avec le point de vue d’Elia et Solstan et la vie dans le Secteur Nord avec Tim et Arhia. Et bien évidement de nouveaux personnages vont faire leur apparition comme par exemple Alek et les deux histoires vont finir par se rejoindre d’une façon ou d’une autre. Cette alternance des points de vue n’a fait qu’accentuer l’aspect addictif du récit. Cela apporte de la richesse à l’intrigue et permet au lecteur d’avoir connaissance de tout ce qui se passe et de pouvoir faire des suppositions, de chercher qui sont les gentils et les méchants au final. J’ai adoré tout simplement. 

Pour ce qui est de l’ambiance, j’ai trouvé que Saison froide était beaucoup plus sombre que le premier tome qui posait les bases de l’histoire. Les personnages s’endurcissent et prennent de plus en plus conscience de l’inégalité du monde dans lequel ils vivent et du coup cela augmente leur colère et leur détermination. Les dialogues sont devenus plus froids et plus durs et l’auteure n’hésitent pas à malmener ses personnages. C’est pour cela que, pour moi, ce livre n’est pas à considérer comme un livre jeunesse mais comme uniquement un livre de dystopie. Je dis cela car une personne de mon entourage m’a dit qu’elle n’osait pas se lancer dans cette saga de peur qu’elle soit beaucoup trop jeunesse à son goût. Et je me suis dis qu’elle ne devait pas être la seule à penser ça, du coup je préfère le préciser : pour moi ce livre n’est pas à catégoriser comme étant un livre jeunesse. Ce deuxième tome est brutal et traite de sujets durs et pertinents comme par exemple : la politique, la façon de gouverner un pays, la dictature, la guerre, la révolution, la mort, la torture et j’en passe. Je doute que ce soit très jeunesse tout ça. Cette saga amène vraiment le lecteur à réfléchir et à se poser des questions.

Marie Vareille est vraiment une auteure à suivre. Je pense sincèrement me pencher ses autres romans comme par exemple Là où tu iras j’irai, même si c’est du contemporain et que ce n’est pas trop mon truc j’ai envie d’essayer parce que voilà, j’aime ce qu’elle fait et que son style m’intéresse beaucoup. Pour en revenir à Elia, la passeuse d’âmes, comme je le disais, dans ce deuxième tome l’histoire s’assombrit. Des morts commencent à apparaître et on entre davantage dans le vif du sujet. Des révélations pointent le bout de leur nez et elles sont plutôt excellentes, de quoi maintenir le lecteur dans l’incertitude quant à la suite des événements. Concernant la fin… Alors là… J’ai été plus que scotchée ! Non mais un conseil : ne lisez pas le tome 2 si vous n’avez pas le tome 3 déjà disponible prés de vous dans votre PAL, vous allez mourir sinon !

Pour conclure je dirai que ce deuxième tome est dans la même lancée du premier. L’univers est toujours aussi riche et plein de rebondissements, avec des personnages qui grandissent et qui s’endurcissent. L’atmosphère devient plus sombre et plus pesante. Des choix vont devoir être faits, le suspense est bien là et la fin est à vous arracher les cheveux (dans le bon sens naturellement). L’alternance des points vus donne du dynamisme au récit, pas le temps pour le lecteur de s’ennuyer. L’intrigue est toujours aussi addictive, on en redemande et c’est pour cela que j’ai enchaîné avec le troisième tome.

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Elia, la passeuse d’âmes T3 : Saison chaude

Une fois n’est pas coutume, on reprend l’histoire là où on l’avait laissée. Les méchants ont repris le pouvoir et nos héros essaient de mettre fin à la dictature qui s’est installée. Elia doute de plus en plus d’elle même. Elle constate que tous les gens qu’elle aime meurent chacun leur tour. Mais quand elle apprend que Sol n’est pas mort, l’espoir revient.

J’ai trouvé que ce dernier tome avait un début assez lent. En effet, Elia ayant baissé les bras, la jeune femme se laisse vivre et du coup elle perd peu à peu la rage et la force qui l’animaient auparavant. Elle erre dans les rues comme un fantôme, elle n’a plus d’objectif et vit au jour le jour. Cette partie là a été assez longue à lire mais heureusement l’auteure alterne les points de vues et par conséquent le récit garde quand même un bon rythme. Une fois ce petit passage à vide passé Elia retrouve du poil de la bête et notre héroïne courageuse et à l’esprit combatif refait son apparition. A partir de ce moment là, les choses s’accélèrent, s’enchaînent et l’histoire retrouve son côté addictif qui m’avait tant plu dans les deux tomes précédents.

Les personnages secondaires jouent un rôle de plus en plus important dans ce troisième tome. J’ai été plus que ravi de voir que Marie Vareille ne centrait pas tout sur son personnage principal car après tout Elia ne peut pas faire tout toute seule. Solstan, Arhia, Alek et Tim viennent donc, progressivement apporte leur pierre à l’édifice. Chacun va jouer un rôle plus ou moins déterminant dans la suite des événements. Le couple Arhia et Alek va être de plus en plus mis en avant sans pour autant tomber dans de la grosse romance digne d’une tragédie grecque et là encore j’ai envie de dire : Merci Marie Vareille (car oui je suis allergique à la romance trop cul-cul praline et au triangle amoureux). 

Vous l’aurez donc compris, ce troisième et dernier tome et riche et plein d’action. C’est un tome très addictif, comme les deux premiers d’ailleurs. Les choix narratifs fait par l’auteure m’ont énormément plus. J’ai beaucoup aimé cette trilogie, j’ai été surprise dans les trois tomes et j’ai adoré les personnages, tous sans exception. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que l’on alterne les points de vus. La plume de Marie Vareille est simple mais efficace. Ces romans sont dynamiques, pleins d’action, très addictifs, je les conseille à 1000%.

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En résumé…

Elia, la passeuse d’âme est une saga du genre dystopie que je recommande à tous ceux qui aiment ce genre là mais également à ceux qui souhaitent le découvrir. L’univers proposé par l’autrice est très bien amené et très bien construit. Les personnages sont attachants et passionnants à suivre. A aucun moment l’on s’ennuie. Marie Vareille a su garder un bon rythme durant toute son histoire. Il y a de l’action, des rebondissements et des révélations et même un brin de romance, le tout finement dosé, sans en faire des caisses et amené de façon progressive et intelligente. J’ai beaucoup aimé !

Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles – Eve Ruby Lenn

Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles – Eve Ruby Lenn

Londres, décembre 1843.
Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, l’inspecteur Dorian Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres.

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Edition : Librinova  Genre : Policier/Fantastique ◈ 236 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 14/20

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Je remercie Eve Ruby Lenn pour l’envoie de ce livre !

Dans ce roman on va suivre l’inspecteur Dorian Griffiths qui enquête sur un mystérieux tueur baptisé : l’assassin aux perles, qui s’en prend à des femmes, les torture et les tue. Plus les jours passent et plus les meurtres sont de plus en plus violents. De plus, Scotland Yard commence à mettre la pression à notre enquêteur. Se trouvant dans une impasse, il décide de faire appel au Dr Johnstone, dirigeant de pompes funèbres mais également expert dans le milieu médical. Grâce à lui et à sa fille l’inspecteur Dorian Griffiths espère bien attraper et stopper une bonne fois pour toute le tueur aux perles qui terrorise la ville de Londres. 

Eve Ruby Lenn, je l’ai découverte grâce à son livre Les Ombres, tome 1 les Observateurs que j’avais adoré (d’ailleurs il faut que je lise la suite). J’avais beaucoup aimé les personnages, l’univers qu’elle avait construit, l’ambiance sombre et pesante qui régnait dans le roman, la plume etc… Vous l’aurez compris, ce livre avait fait l’objet d’une excellente lecture pour moi. Par conséquent, quand j’ai vu que son nouveau roman Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles était sorti, je ne pouvais pas passer à côté. Je l’ai donc demandé en service presse et je l’ai reçu de la part de l’auteure et j’en profite pour la remercier !

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Aussitôt reçu, aussitôt lu ! Et je dois avouer que j’ai un avis un brin mitigé sur ce roman et j’en suis la première désolée. Il faut savoir, dans un premier temps, que ce livre se lit tout seul. La plume d’Eve Ruby Lenn est toujours aussi fluide, elle est simple mais très efficace, j’aime beaucoup son style, personnellement. Ensuite, j’ai trouvé qu’au niveau de l’intrigue, ce roman était plutôt surprenant, surtout vers la fin lorsqu’enfin « les masques tombent », je ne m’attendais pas du tout à ce revirement de situation si l’on peut dire. J’ai été surprise pour le coup, j’ai trouvé que le chemin que prenait l’auteure était à la fois original et perturbant, tant je n’ai pas l’habitude de voir cela. Pour ce qui est de l’intrigue je l’ai trouvé, dans l’ensemble, relativement bien amenée et bien ficelée. L’auteure fait un peu traîner les choses et est avare en rebondissement mais ça va, cela ne m’a pas dérangé, ce n’est pas pour autant que j’ai trouvé que l’histoire comprenait des longueurs. Non. Le récit n’est pas très rythmé mais on est loin de s’ennuyer car il y a cette petite pointe de mystère qui tient le lecteur en haleine. Eve Ruby Lenn a réussi à maintenir un léger suspense dans son histoire sans en faire des caisses et sans que cela soit lourd et c’est plutôt plaisant. 

Alors, oui, je suis plutôt en train de vanter le livre, donc vous vous demandez pourquoi, après tous ces points positifs évoqués, j’ai un avis un poil mitigé sur ce roman ? Et bien c’est tout simplement, et en grande partie, à cause des personnages et à cause de certaines petites choses qui sont restées trop en surface pour moi et qui méritaient un peu plus de détails et de profondeur. De la profondeur justement c’est ce qui manque aux personnages de ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à ressentir un sentiment quelconque à leur égard et cela me frustre beaucoup. Je les ai malheureusement trouvé plats. Au début, le personnage de Trinity me plaisait énormément, mais j’ai été un peu triste de voir qu’au fil des chapitres elle passait au second plan et qu’elle perdait de sa force de caractère qui m’avait séduite au début de l’histoire. Pour l’époque (car je rappelle que l’histoire se déroule à Londres dans les années 1840), je trouvais qu’elle avait de l’audace, du peps et qu’elle ne se laissait pas marcher sur les pieds par les hommes. Mais, je ne sais pas pourquoi, j’ai constaté que plus on avançait dans l’intrigue plus Trinity s’effaçait et perdait de sa superbe. Quelle déception pour moi car c’était le seul personnage qui m’intéressait réellement. Le personnage de Trinity laisse donc la place à celui de l’inspecteur Griffiths qui ne m’a que peu convaincu. Toujours le même souci, ça manquait de profondeur. Il ne faut pas oublier qu’en dehors de l’intrigue il y a des personnages, ce sont quand même eux qui font l’histoire. S’ils ne sont pas développés correctement alors pour moi l’histoire n’est pas pleinement abouti. Et c’est ce sentiment qui ressort un peu de ma lecture. Car du potentiel et du talent il y en a, y’a pas de doute la dessus. L’univers et la plume de l’auteure sont très bien. L’ambiance est très bien géré mais voilà, il manquait des détails sur les protagonistes. J’aurai donc préféré que l’auteure écrive beaucoup plus de page et prenne le temps de nous présenter le passé et la vie de ses personnages afin que le lecteur puisse pleinement comprendre toutes les subtilités de l’histoire. 

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Pour ce qui est de la fin de l’histoire, comme je l’ai dit plus haut, je l’ai trouvé originale, surprenante certes mais également perturbante. Et je voulais revenir la dessus, sur le fait que j’ai été quelque peu perturbée par le dénouement final. Je persiste et signe, les révélations qui sont faites sont vraiment originales mais j’ai trouvé que cela arrivait trop subitement. En fait, comme on a des personnages qui ne sont pas énormément développés, à mes yeux, c’était un peu trop irréaliste en fait. Je vais essayer de ne pas spoiler mais comme on a très peu d’informations sur les personnages il m’a manqué la réponse à la question : pourquoi ? Même si l’auteure nous explique c’était trop peu à mon goût. J’avais besoin de beaucoup plus pour y croire pleinement. Plus de développement, plus d’anecdotes, plus de détails sur le passé des personnages etc… On était trop en surface à mes yeux. Il en va de même pour Trinity et la révélation qui nous ait fait à son sujet. C’était trop : c’est comme ça et pas autrement. Moi j’ai besoin de plus que ça. D’où ça vient ? Pourquoi elle ? Comment elle le vit ? Comment c’est arrivé ? Comment elle l’a appris ? Et là, je suis un peu restée sur ma faim. 

En tout cas pour conclure je dirai qu’il faut que vous vous fassiez votre propre opinion sur ce livre. Il a des qualités : l’ambiance, la plume de l’auteure, l’originalité de la fin, une intrigue peu rythmée mais bien amenée et bien ficelée, une petite pointe de mystère et de suspense qui plane quand même au dessus de cette enquête etc… Mais il a, et cela n’engage que moi, un petit défaut au niveau des personnages qui sont restés trop plats à mes yeux et à qui il manquait de profondeur. Il en va de même pour certaines révélations ou certains événements qui sont très intéressants mais qui nécessitaient plus de développement.

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« Assise sur un tabouret, elle déglutissait avec peine une préparation à base de citron, pour tenter de dissiper la nausée qui ne la quittait pas. Ce matin, les couleurs lui paraissaient plus fades que d’ordinaire, le monde plus cruel, la vie plus ingrate. A quelques pieds d’un cercueil ouvert, elle observait le corps de son amie avec désagrément. »

« Pour Trinity, ce matin-là ressemblait à des centaines d’autres matins, hormis une odeur intensément fétide et relativement obsédante lui torturait l’odorat. Par habitude, elle reconnaissait parfaitement cette effluve : celui de la chair humaine en décomposition. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

La voie des âmes – Laurent Scalese

couv53060227La voie des âmes de Laurent Scalese

Elles sont partout, elles sont invisibles, elles se sont emparées de nos corps et veulent nous posséder. Ce sont les âmes noires de nos ancêtres. Un seul homme pourra les combattre. Pour sauver la femme qu’il aime… Richard Neville est un flic français comme il en existe peu. En touchant la main d’une victime il parvient à reconstituer les derniers instants de la vie de celle-ci, et à identifier son assassin – ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité par les polices du monde entier. Cette fois à NY il est parti en mission accompagné de sa femme Clara… assassinée en pleine journée à Central Park. Lui, le super flic, n’a pas pu protéger l’amour de sa vie, la mère des ses enfants… Mais dès le soir du meurtre d’étranges incidents surviennent : Richard pense d’abord que Clara cherche à communiquer avec lui de l’au-delà. Jusqu’à ce qu’une femme étrange le visite pour lui proposer un marché incroyable : revenir quelques instants avant le meurtre de sa femme pour qu’il essaie de la sauver, en échange de son obéissance aveugle…

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Edition : Pocket  Genre : Thriller/Fantastique ◈ 736 pages ◈ Sortie : 10 Novembre 2016 (poche) ◈ Ma note : 14/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Né à Avignon en 1697, Laurent Scalese est auteur de romans policiers et scénariste pour la télévision et le cinéma. Il a une enfance sans histoire. Il ne porte pas l’école dans son coeur, même si il est loin d’être le plus mauvais élève de la classe. Il préféré les dictées et les rédactions aux mathématiques et aux sciences, physiques et naturelles. Attiré très vite par la lecture, il dévore Agatha Christie, Conan Doyle, Isaac Asimov ou encore Stephen King, fasciné par le côté effrayant des intrigues. Après quelques tentatives d’écriture tirant vers le fantastique, il entame une carrière professionnelle dans le prêt-à-porter mais la plume le démange toujours… En trois ans, il rédige quatre romans ainsi qu’un recueil de nouvelles d’anticipation. Heureux d’être classé parmi les dix premiers d’un concours de nouvelles policières, il décide d’approfondir et se lance dans la rédaction d’un polar : son premier roman, « Le Samouraï qui Pleure », paraît en 2000, puis dans la foulée « L’ombre de Janus », une histoire du tueur en série, qui le rapproche un peu plus des éditeurs et élargit son public. Il est aujourd’hui un scénariste reconnu pour la télévision. Il est le co-créateur de la série Chérif.

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Richard Neville est un policier français dont la renommée n’est plus à faire. Un jour où il est sur une scène de crime à New-York, son coéquipier, Mike Rosner, reçoit un coup de téléphone qui va détruire la vie de Richard. Sa femme, Clara vient d’être retrouvée dans un parc, assassinée. Afin de retrouver le meurtrier de l’amour de sa vie, Richard va utiliser son don. Il peut, par un simple touché, avoir un flash sur les derniers instants des victimes et par conséquent savoir qui les a tué. De retour dans son pays natal, Richard a du mal à se remettre de la mort de Clara. Et quand une mystérieuse femme du nom de Nancy lui propose de remonter le temps afin de sauver la femme de sa vie, il ne peut qu’accepter. Bien entendu, rien n’est jamais gratuit ! Richard va très vite comprendre que cette proposition en or cache en réalité un sombre secret.

Ce livre, je suis tombée dessus par hasard un jour alors que je déambulais dans les rayons de la Fnac. Le résumé m’avait intriguée, interpellée même et donc je l’ai pris. Mais malheureusement, comme bon nombre des livres que je possède, il est resté dans ma PAL pendant plus d’un an et demi. J’ai donc décidé de le sortir afin de le lire. Et j’avoue avoir un avis assez partagé sur ce roman.

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Tout d’abord, il faut l’admettre, la plume de l’auteur est vraiment très fluide. Les pages se tournent toutes seules, c’est vraiment agréable pour le lecteur. Et j’ai envie de dire : Heureusement ! Car, pour tout vous avouer, s’il n’y avait pas cette fluidité dans l’écriture j’aurai, je pense, abandonné ma lecture. Je vais vous expliquer pourquoi. La première partie du roman (qui représente environ 200 pages) est vraiment très bonne. L’auteur attise la curiosité du lecteur et le récit est vraiment prenant et addictif. Je me suis même dit que j’allais peut-être avoir mon premier coup de coeur de l’année 2019. Si, si je vous jure. J’étais happée par l’histoire, je la trouvais très rythmée, très mystérieuse. J’adorais la façon dont l’auteur avait de mélanger à la fois le thriller et le fantastique. Cette petite pointe de paranormal dans un roman policier c’est quelque chose qui m’attire et donc forcément je ne pouvais qu’être comblée. Et je l’étais.

Du moins jusqu’à un certain point car pour une raison que j’ignore encore jusqu’à présent, passé les 200 premières pages j’ai commencé à décrocher. Le livre m’apparaissait comme étant sans fin. J’avais le sentiment que je ne verrai jamais le bout de l’histoire. Une lenteur s’est installé petit à petit. J’avais le sentiment que l’auteur brodait des pages et des pages et par conséquent, à mes yeux, l’histoire n’avançait plus, elle stagnait. Les chapitres étaient difficiles à terminer. J’avais le sentiment qu’une sensation de lourdeur s’était installée dans l’intrigue. Je reposais sans cesse le bouquin, je lisais un chapitre par un chapitre. C’était lourd, c’était long, c’était pesant et par conséquent, l’attrait que j’avais pour l’histoire a complètement disparu. Si je devais être précise, je dirai que tout à commencé à partir en cacahuète lorsque le lecteur fait la connaissance du personnage de Nancy et quand cette dernière rencontre Richard. A partir de ce moment je me suis sentie, pas perdue mais presque. L’alternance des points de vue s’est enchaînée et j’étais comme déroutée par ma lecture, alors que, d’habitude, c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup dans une lecture. Mais là je ne sais pas pourquoi ça ne l’a pas fait. Peut-être parce que c’était mal amené ? En tout cas cela a rendu ma lecture très compliquée. J’avais vraiment du mal à me projeter dans ce roman. Je ne savais pas où l’auteur voulait en venir et c’était vraiment perturbant. 

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En revanche, j’ai aimé la fin. Les 50 dernières pages ainsi que l’épilogue m’ont beaucoup plu et j’étais surprise de voir le chemin qu’avait emprunté l’auteur pour conclure son histoire. J’ai trouvé que c’était plutôt bien penser et par conséquent je ne regrette pas d’avoir un peu fait le forcing pour terminer ce roman. C’est une fin à laquelle je ne m’y attendais pas vraiment (je parle surtout de l’épilogue), même si, en y réfléchissant c’était un poil invraisemblable. Mais bon, allez ça peut passer, ça peut le faire. Ce petit manque de crédibilité ne m’a en aucun cas gêné, au contraire, j’étais plutôt satisfaite que l’auteur choisisse ce genre de conclusion. Autre chose que j’ai aimé, car oui il y a des points positifs dans ce bouquin, c’est les différents thèmes que l’auteur aborde. A travers ces deux personnages que tout oppose, à savoir Richard et Mike, l’auteur en profite pour nous parler de vie de couple compliqué, d’amour, de trahison, d’aventure extraconjugale etc… mais surtout de la mort et du deuil. 

Pour conclure je dirai que « La voie des âmes », a été une lecture un peu en demi-teinte pour moi, avec des points forts et des points faibles. C’était une lecture qui avait bien démarrée mais qui s’est essoufflée au fil des pages. Cela dit, l’intrigue reste bien dans l’ensemble, la fin ainsi que les personnages sont intéressants. Ce livre, malgré ces petits problèmes de lourdeur et de longueur, mérite malgré tout que l’on s’y intéresse.

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« Si vous deviez choisir entre sauver l’amour de votre vie et sauver le monde, que choisiriez-vous ? »

« Le point faible de l’homme, c’est sa peur obsessionnelle de la mort. Les siècles n’y font rien, il n’arrive pas à accepter l’idée de disparaître. La mort lui gâche la vie, plaisantait-elle. »

« La mort est certaine. Seul le moment nous est inconnu. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Dreamers d’Ena Fitzbel

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Mila, lycéenne à Prague, vit chez sa grand-mère depuis la disparition de ses parents. Chaque nuit, elle rêve d’un manoir sur la lande écossaise. Un jour, elle raconte ce mystérieux rêve à ses camarades et le soir même, elle découvre qu’ils se sont glissés dans la peau de nouveaux domestiques. Mais, alors qu’une des domestiques est assassinée au manoir, une élève ne se réveille pas.

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Edition : DreamLand  Genre : Jeunesse/Fantasy ◈ 288 pages ◈ Sortie : Novembre 2018 ◈ Ma note :  Abandon

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Quelques mots sur l’auteure…

Ingénieure dans un centre de recherche, Ena Fitzbel aime pimenter ses romans d’une bonne dose de romance, d’une pincée d’humour et d’un soupçon de suspense.

Bon je suis navrée, je n’ai trouvé que ça sur le net…

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Dans Dreamers nous allons suivre Mila, jeune lycéenne, qui mène une vie presque normale en apparence. La journée, elle se rend à l’école, discute avec ses amis et sa grand-mère, va en cours etc… Mais le soir, lorsque Mila plonge dans un sommeil profond, elle devient Elsa, une étudiante Londonienne qui rend visite à sa meilleure visite Bridget dans son manoir en Ecosse. Voici le rêve que fait la jeune fille depuis plusieurs années. Tout se passait pour le mieux jusqu’au jour où Mila entraîne dans ses rêves ses amis du lycée.

Bon, je m’excuse mille fois si le résumé n’est pas terrible car, je vais être honnête avec vous, je n’ai pas terminé ce bouquin. Ceux qui me connaissent, savent que je n’aime pas abonner une lecture. En général, même si un livre ne me plaît pas j’essaie quand même d’aller jusqu’au bout pour ne pas regretter car j’ai trop peur de juger trop vite. Mais là… Comment dire… Je me suis littéralement faite avoir par le résumé et la couverture (sublime, soit dit en passant) de ce roman

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Ce livre, je n’avais personnellement jamais entendu parler. Je suis tombée dessus par hasard en librairie. La couverture m’a fait de l’oeil et j’ai pris la peine de lire le résumé qui m’avait beaucoup intéressé. Je m’attendais à une lecture spectaculaire, originale et au final je me retrouve avec une intrigue mal construite qui n’a fait que m’embrouiller l’esprit. Pourtant, le début était intéressant. On y découvrait Mila dans son quotidien de jeune lycéenne, l’on y faisait la connaissance de son amie Tif, que personnellement j’ai bien aimé. On y apprenait également des choses sur notre héroïne comme par exemple le fait qu’elle habite avec sa grand-mère, que ses parents sont décédés etc… Et en parallèle on suivait une histoire avec une certaine Elsa qui arrive chez sa meilleure amie Bridget dans son manoir en Ecosse et qui découvre sa famille. Franchement ça me plaisait. Je me doutais bien que ces deux intrigues allaient finir par se rejoindre donc pas de problème la dessus pour moi.

Le gros, gros, gros soucis avec ce roman pour moi, c’est que d’une page à l’autre, sans transition ni explications préalables, l’auteure nous balance la vérité, à savoir qu’en réalité Elsa n’est autre que Mila qui rêve (ouais, bon il faut suivre quoi !). Alors oui, je me doutais bien de ça vu que dans le résumé on en parle un peu quand même mais, comment vous expliquer… ? C’est vraiment, mais vraiment mal amené en fait ! On lit tranquillement et puis BIM, la page suivante on te balance ça ! Je vous jure, je me suis surprise à stopper ma lecture et à revenir en arrière pour voir si je n’avais pas sauter des phrases ou des paragraphes entiers sans faire exprès. Mais non. Je me suis même demandée si le livre était complet et s’il ne manquait pas des pages, c’est pour vous dire le choc que l’on a au moment où ça nous tombe dessus. Et je crois que le pire dans tous ça c’est que l’on a zéro explication. C’est limite normal ! Et l’on apprend, toujours de cette façon brutale et mal amené bien sur sinon ce n’est pas drôle, qu’en fait Tif fait partie du rêve et qu’elle le sait depuis des mois et voilà. Genre la meuf se balade dans le rêve de sa meilleure copine depuis des lustres et jamais elle ne se pose de questions. Ouais trop réaliste le truc quoi ! (ironique bien entendu !). Alors moi j’ai une question à vous poser : comment fait-on pour ne pas s’arracher les cheveux avec une intrigue pareille ? Vous avez 2 heures.

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Bon, si encore ce n’était que ça, j’ai envie de dire : Allez on ferme (très très fort) les yeux et on passe dessus. C’est ce que j’ai fais. J’ai surmonté ce rebondissement incohérent à mes yeux pour essayer d’avancer dans ma lecture avec l’espoir de comprendre plus tard. Mais quelle erreur, mes amis ! En avançant dans l’histoire je suis tombée sur un personnage mystérieux qui croit aux extraterrestres. Alors, je vous résume brièvement bien sûr, vous comprenez bien que c’est beaucoup plus compliqué (délirant) que ça. Allez, je me lance, GROS SPOILER : Dans le roman, lorsque l’on apprend que les camarades de classe de Mila se sont retrouvés dans son rêve sous la forme de personnages différents, l’une de ces amies (dont je n’ai pas du tout retenu le nom, sorry) s’enfuit en apprenant la vérité de la bouche de Lynn la servante alias Tif dans la vrai vie, et qui dans sa fuite, tombe sur le mec trop bizarre dont je vous ai parlé plus haut. Elle le suit, il finit par la repérer et elle le supplie de ne pas la tuer. Il accepte. Puis il part dans un monologue sur les extraterrestres, comme quoi ce sont eux qui sont à l’origine de ce monde parallèle. Bon alors… Peut-être que c’est mon cerveau qui n’a pas su comprendre la subtilité de ces révélations mais comment vous dire que je n’ai rien pigé et que j’ai fermé le bouquin tout de suite après avoir terminé ce chapitre hallucinant

Du coup, impossible pour moi de vous dire si au final toute cette histoire à un sens ou non. Impossible également pour moi de vous dire qui est cet étrange personnage et impossible pour moi de vous dire ce qui arrive à Mila et ses amis. En revanche si quelqu’un parmi vous a eu le courage d’aller jusqu’au bout de ce roman, j’aimerai avoir le fin mot de l’histoire. Et quand j’ai appris qu’en plus il s’agissait d’un tome 1, c’est bon j’ai refermé définitivement le bouquin sans aucun regret ! Impossible pour moi de me replonger dans un univers comme celui-ci, où je n’ai rien compris au tome 1.

Bref, je me rends compte que j’ai quand même bien descendu ce livre, je m’en excuse auprès de l’auteure mais voilà ça ne l’a pas fait avec moi. Cela ne veut pas pour autant dire que d’autres d’apprécieront pas ce bouquin. Après tout, c’est peut-être moi qui n’est pas compris où voulait en venir l’auteure et au final, je suis passée complètement à côté. En tout cas faites-vous votre propre idée sur ce livre si jamais il vous tente. Et je relance mon appel : si quelqu’un l’a lu jusqu’au bout, j’aimerai sincèrement connaître la fin de ce premier tome. Qui sait ? Cela me donnera peut-être envie de le reprendre un jour.

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

 

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

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Edition : Castelmore  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ Sortie : Entre 2017 et 2018 ◈ Ma note globale : 16/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Olivier Gay, né en  à Grenoble, est un écrivain français de roman policier, de fantasy et fantastique, pour les adultes et pour la jeunesse. Il écrit également des billets d’humeur dans le magazine féminin Cosmo et a collaboré à plus de cent romans pour la Bibliothèque Rose et la Bibliothèque Verte. Autrefois consultant en stratégie marketing à Paris, il vit désormais de sa plume dans le Sud. Son premier roman Les talons hauts rapprochent les filles du ciel remporte en 2012 le prix du premier roman policier du Festival du film policier de Beaune. Son premier roman de fantasy, Le Boucher, est nommé au prix Révélations Futuriales avant d’être repris en intégrale par les éditions Bragelonne. Sa série jeunesse est accueillie avec enthousiasme par la critique.

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Quand j’ai vu la trilogie complète à 0.99 cts le tome sur le site Kobo.com lors de la mini OP de décembre, je n’ai pas cherché plus loin et j’ai plongé sur l’occasion. J’avais tellement entendu parler de cette saga que je me suis dis que c’était le moment ou jamais de la découvrir. Et c’était une très belle découverte ! J’ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé et ses amis, à tel point que j’ai lu les trois tomes en deux jours, les uns après les autres. Je fais le choix de vous parler de la trilogie dans un seul et même article, vu que je les ai enchaînés.

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Tome 1 : Le coeur et le sabre.

Je ne vais pas vous refaire un résumé car je trouve que la quatrième de couverture du tome 1 en dit assez. J’ai trouvé ce premier tome très divertissant. L’univers mit en place par l’auteur dès les premières pages est intéressant et plaisant à découvrir. Ici, on est clairement dans un roman de magie, de cape et d’épée. Alors, dit comme ça on est en droit de penser : « Oh ! Mais c’est du déjà vu tout ça ! » Et bien… Non pas tout à fait ! 

Dans La magie de Paris, les goules existent et des Mages, comme Thomas, doivent veiller à ce qu’elles ne passent pas la frontière du monde des humains. Cela dit, un Mage, même s’il possède des pouvoirs magiques, ne peut pas à lui seul tuer les goules. Il a donc besoin d’un Chevalier. Un personnage qui lui sera entièrement dévoué, qui le protégera et a qui il sera à jamais lié. Notre Chevalier n’est autre que Chloé. Avouez quand même que, déjà là, on revisite un peu le genre non ? Une femme Chevalier qui protège un homme, c’est plutôt pas mal. Moi cela m’a tout de suite emballée ! L’auteur sort un peu des clichés en nous proposant une tout autre vision de la Chevalerie, une version beaucoup plus féminine. J’ai bien aimé le concept même si après sur le fond l’histoire n’est pas d’une très grande originalité. 

J’ai été également séduite par Chloé, qui là encore, n’a rien à voir avec les héroïnes que l’on a l’habitude de voir. Elle n’a pas une plastique de rêve, elle mesure 1m83, elle est plutôt musclée, endurante et pratique l’escrime depuis qu’elle est petite. Avec les garçons ça n’a jamais été le top tout simplement parce qu’elle les fait fuir, trop impressionnés par sa grande taille, et ils n’hésitent pas à la surnommer Le Tank. C’est une jeune fille vraiment spéciale et qui se démarque des autres bien malgré elle. Ajouter à cela un humour tordant, c’est un personnage vraiment attachant. Je l’ai trouvé vraiment intéressante à découvrir. Puis à côté de Chloé, on a Thomas, un lycéen avec un humour d’un gamin de 10 ans. Cela pourrait paraître agaçant à la longue mais bizarrement non. L’auteur a su doser comme il faut cet humour et a su faire de lui un personnage sérieux quand il le fallait et surtout très intelligent. Un petit point cependant m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois, c’est le fait qu’il cherche à tout prix à cacher la vérité à Chloé. Le début du roman est assez encré la-dessus et du coup cela peut vite devenir lassant. Et puis on a David, personnage assez mystérieux. On ne sait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est un Chevalier avec des pensées un poil machistes. Une femme Chevalier pour lui c’est une abomination, ça ne devrait pas exister et il passe la plupart de son temps à rabaisser Chloé

A côté de ça, on a une plume très simple, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de plus travaillée, mais qui reste assez fluide. L’humour occupe une grande place dans ce roman et cela n’est pas pour déplaire bien au contraire. Les pages défilent entre les mains du lecteur sans que ce dernier ne s’en rende compte. Au final, la lecture en devient addictive et plaisante. L’univers de l’auteur est pas mal, même si j’attendais un peu plus de fantaisie là dedans. Je sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose, un petit grain de folie pour rendre ma lecture sensationnelle. 

En résumé, j’ai beaucoup aimé ce premier tome et la fin m’a un peu surprise. Avec une fin pareille, il fallait absolument que je lise le tome 2 et c’est ce que j’ai fais dans la foulée. 

Tome 2 : Le calme et la tempête.

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Dans ce deuxième tome on reprend l’histoire là où l’avait laissée. J’ai encore une fois apprécié ce deuxième tome mais quelque chose m’a un peu titillée. Une chose qui, j’ai l’impression, devient un incontournable des romans pour adolescents et c’est bien dommage. 

Ce que je craignais est arrivé. Un triangle amoureux commence à se mettre en place. Alors quand bien même il est assez léger, cela m’a un peu agacée de voir Chloé tombant beaucoup trop facilement sous le charme de David, sans pour autant oublier Thomas, avec qui elle partage quelque chose de spéciale. Chloé pour moi c’était l’héroïne pas comme les autres, super « badass » qui défonçait tout. Et là… Elle se laisse envahir par ses sentiments et du coup, elle se retrouve dépasser par les événements et elle même ne sait plus où elle en est. C’était un poil décevant. Je ne suis pas une adepte des triangles amoureux, surtout quand je lis du fantastique ou de la fantasy donc autant vous dire que j’ai soupiré et levé les yeux au ciel plusieurs fois. A côté de ça, on a également les enfantillages de lycéen qui viennent un peu gâcher l’ambiance du roman et qui moi, personnellement, m’a agacé. 

Bon, malgré tout, l’histoire reste attractive. L’univers se met en place, on commence à avoir des réponses à nos questions et l’action est plus que présente. C’est un tome plus sombre que le premier, c’est sur et aussi beaucoup plus dynamique. L’intrigue progresse à grand pas et des révélations sont faites au fil des pages. Le personnage de Cassandre fait son apparition et autant vous dire que tel un ouragan, elle apporte un coup de fouet à l’histoire. On a également toujours cette plume simple mais tout de même efficace, remplit d’humour juste dosé comme il le faut. 

Ce tome 2 était tout aussi sympa que le premier. L’univers reste intéressant et l’intrigue prend petit à petit de l’ampleur, elle ne s’essouffle pas. On a une évolution au niveau des personnages, ils prennent tous en maturité. Petit bémol pour le triangle amoureux qui se forme quand même. En revanche, j’ai trouvé que la fin de ce deuxième tome n’était pas aussi « ouf » que celui du premier. Il appelle moins à la curiosité du lecteur du coup pas de suspense et pas cette sensation de vouloir à tout prix lire la suite.

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Tome 3 : Ici et ailleurs.

Un dernier tome que j’ai trouvé un peu en dessous des deux précédents. Je n’ai pas trop été emballée par les péripéties de nos personnages à savoir le basculement dans l’autre monde via la faille. J’ai trouvé que ce retournement de situation était beaucoup trop facile et rapide. Ma lecture a donc été un peu plus laborieuse avec ce troisième tome. L’auteur embarque les lecteurs dans un monde ancré dans la mythologie Égyptienne. J’ai trouvé cela moyen pour ma part. 

En revanche, je reconnais que l’auteur apporte ici des réponses à nos questions. Ce tome est plus complet en matière d’explication et de révélation que les deux précédents (logique en même temps vous allez me dire). Petit à petit les personnages se dévoilent et on apprend à les connaître. Ils évoluent également, notamment la relation entre Chloé et Thomas. L’amour s’installe progressivement entre eux, même si je ne suis pas une grande adepte de la romance, ici ça pouvait passer car on l’auteur ne dévie pas de sa trame principale. 

La conclusion du roman est bonne, même si j’avoue que j’en attendais un petit peu plus. Je ne l’ai pas trouvé bâclée mais elle a été un poil trop facile et trop rapide à mon goût. Mais en dehors de ça, La Magie de Paris reste une saga sympa, que j’ai aimé découvrir et que je recommande. Je préfère ne pas vous en dire plus et vous laisser découvrir cette saga.