Chronique, Science Fiction, Thriller/Policier/Horreur

Marche ou crève de Stephen King alias Richard Bachman

couv8495925Marche ou crève de Stephen King alias Richard Bachman

Garraty, un adolescent natif du Maine, va concourir pour « La Longue Marche », une compétition qui compte cent participants. Cet évènement est très attendu. Il sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi… Garraty a tout intérêt à gagner. Le contraire pourrait lui coûter cher. Très cher…

 

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Edition : Le Livre de Poche  Genre : Science-Fiction/Horreur ◈ 379 pages ◈ Sortie : 2009 (cette édition) ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Stephen King est un écrivain américain né le  à Portland (Maine). Il publie son premier roman en 1974 et devient rapidement célèbre pour ses contributions dans le domaine de l’horreur mais écrit également des livres relevant d’autres genres comme le fantastique, la fantasy, la science-fiction et le roman policier. Tout au long de sa carrière, il écrit et publie plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles, dont plus de la moitié sont réunies dans dix recueils de nouvelles. 

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Marche ou crève raconte l’histoire de 100 jeunes garçons, dont Garraty, qui se sont inscrits à « La Longue Marche » dans le but d’obtenir l’ultime récompense promise au vainqueur. Le principe est simple : il faut marcher, au dessus des 6.5 km/h et ne jamais s’arrêter. 3 avertissements sont autorisés. Si vous en obtenez un quatrième, vous recevez votre ticket…

Marche ou crève est ma première rencontre avec Stephen King. Bien que je possède plusieurs de ses romans dans ma PAL, j’ai décidé de sortir celui-là car le résumé m’intéressait. L’idée de départ est simple, certes, mais elle a le mérite d’être concrète et d’aller droit au but. 100 adolescent volontaires vont traverser le pays en marchant et au bout de 3 avertissements celui qui a le malheur de ralentir, de s’arrêter ou de s’évanouir sera fusillé sous les yeux des autres. A la fin, il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur et ce dernier aura le droit de demander tous ce qu’il veut et aura la gloire éternelle. Nous allons donc suivre le périple de ces jeunes tout au long du roman à travers les yeux de Ray Garraty. Rapidement des liens vont commencer à se tisser entre les participants. Ils vont tantôt s’insulter et de disputer, tantôt se raconter leur vie mais en n’oubliant pas le fait qu’à la fin, un seul restera debout, un seul l’emportera. 

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Comme je le disais plus haut, l’idée d’écrire un roman de 379 pages (format poche) sur des adolescents qui marchent à travers le pays peut paraître un peu « bête » et simpliste mais dans son livre, Stephen King va bien au delà de ça. Il ne s’agit pas d’une simple compétition sportive, c’est carrément un divertissement morbide. Des journalistes, la télévision et des milliers de personnes sont là, à regarder ses jeunes passer devant chez eux, en ayant qu’une seule envie c’est d’en voir un mourir. Ces gens qui assistent à ce « spectacle », sont constamment présents tout au long de La Longue Marche. Au début on pourrait croire qu’ils sont un appui pour les garçons et qu’ils sont la pour les encourager mais pas du tout. Ils sont là car ils veulent voir le sang couler et assister au malheur des autres. Je pense que le côté horrifique du récit réside dans tout ça. L’horreur est présente dans ce récit puisque l’on assiste à l’exécution de plusieurs dizaines de garçons mais elle est surtout psychologique. On la ressent à travers cette foule en délire et avide de sang mais aussi dans le calvaire que subissent Garraty et les autres car ils ont conscience qu’un seul d’entre eux survivra et que s’ils ralentissent ou s’ils ont le moindre « coup de mou » ils sont morts. Ajouter à cela le fait que la folie s’installe progressivement parmi certains, je peux vous dire que ce que subissent ces jeunes est horrible et inhumain

Bien que les morts peuplent ce récit, il faut reconnaître que l’histoire reste quand même assez monotone. On ne change pratiquement jamais de décors (bien que les garçons marchent à travers le pays) et les rebondissements ne sont pas nombreux, voire même inexistants. Le schéma narratif n’est pas hyper développé donc on a parfois le sentiment que l’auteur tourne en rond et se répète. Aussi, peu de détails sont donnés au lecteur concernant La Longue Marche en elle-même. En effet, on ne sait pas pourquoi elle est organisée ni dans quel but. D’où vient cette idée ? Qui est le Commandant ? Quel est réellement le prix que l’on gagne à la fin ? Tant de questions qui restent sans réponses et c’est un peu dommage. Il en est de même pour les personnages. Pourquoi ils participent à la courses ? Quelles sont leurs réelles motivations ? Cela reste un mystère. Il faudra attendre les derniers chapitres pour en apprendre un peu (mais vraiment un tout petit peu) sur La Longue Marche. On finit par comprendre que l’on est dans un régime « totalitaire » et que c’est le Commandant qui gouverne le pays.

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Concernant les personnages, là encore, malheureusement il y a peu de choses à dire puisque Stephen King ne s’attarde pas forcément sur leur vécu. On distingue que certains sont agressifs et provocateurs et n’hésitent pas à pousser des participants à la faute pour qu’ils meurent. D’autres sont très solitaires, ne parlent à personnes et ne se mêlent pas aux autres, ils se contentent de marcher. D’autres encore sont plutôt amicaux et essaient tant bien que mal de faire connaissance avec les autres. Il est difficile pour le lecteur de s’identifier à ces garçons et de les sonder car on ne connaît pas vraiment leurs motivations. Pourquoi ont-il participé à cette course ? On ne sait pas. J’ai parfois eu le sentiment qu’ils étaient tous là car ils voulaient mourir, c’était un choix, une sorte de suicide. Mais cela reste hypothétique. Même Garranty, notre personnage principal, ne semple pas avoir de raisons pour avoir accepté de participer à cette course. Il va s’intégrer à un petit groupe, parmi lequel il y a McVries avec qui il va sympathiser. Il est difficile de parler d’amitié dans ce roman car même si des liens se tissent parmi les participants, tous gardent à l’esprit qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur et qu’un seul survivant. Comment se soutenir ? Comment s’entraider et s’apprécier alors que la mort de l’un fait, malheureusement, le bonheur des autres ? Et pourtant, malgré ce contexte horrible l’auteur a réussi à intégrer quelques passages émouvants dans son roman. 

Pour ce qui est de la fin, je ne dirai qu’une chose : elle est ouverte et chacun l’interprète à sa façon. J’ai moi-même ma petite idée (que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas vous spoiler) mais je reconnais qu’elle est beaucoup trop ouverte à mon goût et surtout pour une histoire pareille. 

Pour un premier Stephen King, je suis globalement satisfaite et ce malgré les quelques points négatifs que j’ai pu rencontrer durant ma lecture. Marche ou crève est un livre qui se lit très vite, qui est, d’une certaine manière, addictif et qui vaut quand même le détour. Même si les rebondissements ne sont pas présents, cela n’empêche pas le fait que le lecteur ait envie d’avancer dans l’histoire et d’en connaître la fin. Je n’ai pas été conquise à 100%, je l’avoue, car pour moi il reste quand même des points à éclaircir et des questions qui sont restées sans réponses et j’ai trouvé ça dommage. Cela dit, l’idée de base est originale et je vous recommande cette lecture.

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« Les conversations cessaient avec le jour. Le silence devint oppressant. La nuit proche, la brume de terre amassée en courtes nappes … tout paraissait parfaitement réel et à la fois absolument irréel. Il avait besoin de Jan ou de sa mère, d’une femme, et se demandait ce que diable il faisait là et comment il avait pu s’y engager. Il ne pouvait même pas se trouver des excuses en prétextant que tout ,n’avait pas été clair, parce que cela l’avait été. Et il n’était pas le seul non plus. Il y avait actuellement quatre-vingt quinze autres imbéciles dans ce défilé. Il se sentait de nouveau une boule dans la gorge, qui l’empêchait de bien avaler. Il s’aperçut qu’un garçon, devant lui, sanglotait doucement. Il ne l’avait pas entendu commencer et personne ne le lui avait fait remarquer ; c’était comme si ce bruit avait toujours existé. »

« Un des soldats arriva en trottinant et lui tendit un bidon plein. Garraty sentit que les yeux impassibles du soldat prenaient sa mesure.
– Allez-vous-en, dit-il grossièrement, en prenant le bidon. Vous êtes payé pour me fusiller, pas pour me regarder. »

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Chronique, Science Fiction

La maison des morts de Sarah Pinborough

couv29246373La maison des morts de Sarah Pinborough

La vie de Toby bascule suite à un simple test sanguin. Au beau milieu d’une île déserte, une poignée d’enfants mène une existence hors du temps, sous la surveillance impassible d’une équipe d’infirmières. Arrachés à leurs familles, les Déficients vivent dans la crainte du moindre symptôme indiquant qu’il est temps pour eux d’être conduits au sanatorium, là d’où personne ne revient. Loin des siens, replié sur lui-même, Toby attend la mort et lutte contre la peur et le désespoir. Mais l’arrivée d’une nouvelle patiente lui redonne brusquement une raison de vivre et d’espérer…

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Edition : Milady  Genre : Science Fiction ◈ 384 pages ◈ Sortie :  21 Octobre 2016 ◈ Ma note : 8/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Sarah Pinborough est née à Milton Keynes, en 1972. C’est une romancière britannique de fantasy et d’horreur. Son père étant diplomate, elle a beaucoup voyagé dans le Moyen-Orient. De l’âge de 8 ans jusqu’à se majorité, elle est resté en internat. Elle raconte que cela a beaucoup influencé sa manière d’écrire. Elle a commencé à écrire des romans alors qu’elle était enseignante au collège. Sarah Pinborough a écrit de la fantasy pour la jeunesse, sous le nom de Sarah Silverwood, et a travaillé pour la BBC.

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La maison des morts raconte l’histoire de Toby, un adolescent qui a été envoyé dans une maison coupée du monde pour y vivre ses derniers jours sur Terre. En effet, Toby et plusieurs autres de ses camarades ont le gène Déficient. Ils sont donc malades et ont été arrachés à leur famille et lâchés dans une maison perdue au milieu de nulle part. Ayant accepté le fait qu’il va bientôt mourir, Toby n’a plus goût à rien. Ses journées sont monotones, il ne veut pas se faire d’amis et son comportement de « grincheux » ne l’aide en rien. Il attend la mort et rien de plus. Mais sa vie va basculer lorsqu’il va faire la connaissance de Clara, une Déficiente qui vient d’arriver dans ce camp.

Vous aussi vous trouvez que mon résumé n’est pas terrible ? C’est normal car ce livre, je ne l’ai tout bonnement pas lu en entier. Je ne peux pas parler d’abandon car j’ai été jusqu’au bout mais je peux vous dire que des pages, des chapitres même, j’en ai sautés pas mal. J’imagine que cela vous donne déjà un petit avant-goût de mon avis sur ce bouquin. Il peut se résumer en un mot : ENNUYEUX ! 

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Ennuyeux : Qui cause de la lassitude, du désintérêt. Voilà comment je pourrai résumer ma chronique. J’ai mis plus d’une semaine à lire ce livre. Mais quelle perte de temps ! Je n’ai pas du tout accroché à cette lecture et pour pouvoir arriver au dernier chapitre je me suis forcée. C’est triste ce que je vais dire mais avec ce livre on se fait avoir comme des pigeons. La couverture et le résumé promettent une histoire sombre, mystérieuse, un bon truc de science-fiction (vu que ce livre est classé comme étant de la science-fiction) alors que pas du tout. On est dans de la romance pure et dure. Et la romance et moi nous ne sommes pas copains !

Et la science-fiction dans tout ça ? Et bien il n’y en a pas. On vous parle de Déficient dans le résumé. Oui et ? J’attends toujours de savoir ce qu’est réellement un Déficient. Quelle est cette mystérieuse maladie, ce mystérieux gène qui fait que l’on est condamné et que l’on ne peut plus vivre avec les autres personnes dites « normales ». Comment se fait-il que certaines personnes l’ont et d’autres non ? Vous voulez le savoir n’est-ce-pas ? Et bien c’est peine perdue, l’autrice nous dit rien du tout là dessus. Et le fameux sanatorium ? L’endroit où nulle personne n’en revient. Oui, là encore j’attends de savoir ce que c’est exactement et ce qu’il s’y passe. Vous vous posez des questions en lisant le résumé ? Je vous arrête tout de suite vous n’aurez aucunes réponses. L’histoire tourne autour du quotidien ennuyeux à mourir de Toby et de sa Love Story avec Clara, qui soit dit en passant n’est pas du tout crédible. 

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Et les personnages ? Parlons-en tient. Toby est un adolescent mortellement ennuyeux à suivre (je l’ai déjà dit ? Oups désolé !). Ce n’est clairement pas un personnage agréable à découvrir. Il est contradictoire et agaçant à souhait ! Il dit détester les filles mais deux chapitres plus tard il tombe amoureux comme jamais de Clara à qui il n’a parlé que 3 fois à tout casser. Sérieusement, ce n’est pas agaçant ce genre de chose ? Il se proclame grand solitaire et répète à qui veut l’entendre qu’il souhaite être seul et ne pas se faire d’amis car selon lui cela ne sert à rien puisqu’il va bientôt mourir, mais il passe son temps à aider les autres et à régler leurs problèmes. Cherchez l’erreur ! Je pense fortement que ce côté intriguant que l’autrice a voulu donner à sa couverture et à son histoire ne sont qu’un prétexte pour que nos deux protagonistes puisse s’aimer comme deux fous avant que la mort ne les sépare. Agaçant plus qu’autre chose. Il n’y a dans ce livre aucun aspect sombre, aucun suspense, aucune atmosphère pesante, même si les 40 premières pages promettaient quelque chose de grandiose. Mais en fait non ! L’histoire n’a jamais décollée, elle a même carrément fait un gros PLOUF !

Pour conclure je dirai que, et c’est la première fois que je dis quelque chose comme ça, l’objet livre ne fait pas tout ! Ne vous laissez pas avoir par cette magnifique couverture, par le fait que ce livre soit un hard-back et par son résumé qui semble vous promettre une histoire glauque et sombre. Passez votre chemin car ce livre ne vaut, à mon sens, pas le coup ! Je suis peut-être dure dans mes propos mais ce livre est l’une de mes plus grosses déception et je n’ai pas envie de vous le conseiller alors que je l’ai profondément trouvé sans intérêt. Ce serait être malhonnête envers vous. Ce livre est pour moi une perte de temps. Il raconte une histoire d’amour niaise à souhait et sans aucune évolution possible ni crédibilité. C’est un livre beau à l’extérieur certes mais au contenu très pauvre ! Après, si vous aimez la romance alors oui vous allez peut-être aimer ce livre.

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« Je me demande parfois si je n’aime pas l’ennui parce que cette sensation donne l’impression que le temps passe plus lentement. »

« – C’est beau, non ? dit-elle en mastiquant.
– Ouais, c’est beau.
Elle me regarde et m’adresse un sourire, l’air heureux ; j’ai alors du mal à avaler ma bouchée. En réalité, je ne parlais ni de la plage, ni de l’eau, mais du spectacle qu’elle m’offre. Sa longue chevelure ruisselle en épaisses boucles cuivrées autour de son visage ; à cause du vent salé, on dirait presque des dreadlocks. Elle a les joues rouges, les yeux brillants, pleins de vie. Comment se fait-il que sa beauté ne m’ait pas frappé jusque-là ? »

Chronique, Jeunesse/Aventure, Science Fiction

Sirius de Stéphane Servant

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Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s’écoule doucement… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive !

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Edition : Editions du Rouergue  Genre : Jeunesse – SF ◈ 474 pages ◈ Sortie : 23 août 2017 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur les autrices…

Stéphane Servant est un auteur français né en 1975. Il écrit principalement des livres jeunesse et des albums illustrés. Il a suivi des études de littérature anglophone, puis a été intervenant artistique dans le milieu scolaire. Il publie ses premiers ouvrages jeunesse en 2007, dont l’un de ses plus célèbres, Le Machin, illustré par Cécile Bonbon. Il a écrit plusieurs dizaines d’ouvrages, romans ou albums illustrés, et il est publié par de nombreux éditeurs jeunesse réputés, dont les éditions du Rouergue. Parmi ses romans jeunesse publiés figurent Souviens-toi de la lune (2010), Le Cœur des louves (2013), La Langue des bêtes (2015) et Sirius (2017). Son roman ado Sirius paru en 2017 aux même éditions, est également « coup de cœur » du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Le roman est récompensé du Prix Sorcières en 2018.

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Dans Sirius on va suivre Avril et son petit frère Kid, dans un monde post-apocalyptique. Ces deux personnages vivent dans un arbre en plein coeur de la forêt, isolés de tout autre être vivant, y compris des Humains. Leur monde a été ravagé par les guerres, ainsi que la disparition de la faune et de la flore. Kid et Avril attendent le retour de Sirius depuis 5 ans, ce dernier étant censé venir les chercher afin de les conduire à la Montagne, une fois que la guerre sera fini, là où leurs parents les attendent. Alors que le passé d’Avril est en train de les rattraper petit à petit, Kid et sa soeur sont contraints de quitter leur maison dans l’arbre. Ils n’ont qu’un seul objectif c’est de se rendre à la Montagne. Commence alors pour eux un long voyage, semer d’obstacles et durant lequel ils vont faire la connaissance de plusieurs personnages.

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Stéphane Servant est un auteur que je voulais découvrir depuis un petit moment. J’aurai préféré commencer par lire Le coeur des louves ou encore La langue des bêtes mais voyant les critiques très positives de Sirius, je me le suis procuré. Moi qui suis une passionnée des animaux et qui, en plus, travaille dans ce domaine, cette lecture aurait donc du être pour moi un coup de coeur mais malheureusement cela n’a pas été le cas. Et je vais vous expliquer pourquoi.

En fait, tout dépend de la façon dont on « voit » le livre. Sirius est classé comme étant un livre jeunesse et c’est bien cela le problème. Moi, personnellement, quand je lis de la jeunesse c’est que j’ai envie de lire quelque chose de « simple » et surtout quelque chose de divertissant et sans prise de tête. Et, je trouve que de ce côté là, Sirius ne remplit pas vraiment le contrat. Pour moi, le mettre dans la catégorie jeunesse ce n’est pas le valoriser, puisque, pour être honnête je ne m’attendais pas à lire une histoire pareille. Alors peut-être que le soucis vient de moi, et c’est bien possible, mais clairement, je m’attendais vraiment à être embarquée dans une aventure et pas à me retrouver devant une histoire qui, dans le fond, est très « philosophique » (remarquez que j’utilise des guillemets). Je ne dis pas qu’il faut être adulte et mature pour lire ce livre mais une chose est sûre c’est que je ne le conseillerai pas à des enfants en dessous de 12 – 14 ans. Il faut clairement avoir un peu de recul pour comprendre et apprécier pleinement cette lecture, selon moi. 

A côté de ça, si on voit ce livre tel qu’il est, c’est-à-dire un cri d’amour aux animaux et à la nature, alors oui je confirme que c’est une histoire magnifique car elle amène le lecteur à se remettre en question sur son comportement. Quand on lit cette histoire de la bonne façon, on en ressort chamboulé, je l’avoue

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Mais ça n’empêche que j’ai eu un problème avec cette lecture. Je ne m’attendais pas à être plongée dans un récit qui demande autant de réflexion pour l’apprécier et le comprendre pleinement. Dans son roman, Stéphane Servant décortique vraiment la nature humaine ainsi que les répercussions que celle-ci peut avoir sur la nature. Dans Sirius, l’Homme a tellement abusé de la nature (faune et flore), que cette dernière décide de se venger en ne produisant plus rien. Les animaux et plantes ont disparu et la nourriture se fait de plus en plus rare. Alors, je ne dis pas que je n’ai pas aimé l’histoire, mais quand on ne s’attendait pas à lire ça, je peux vous dire que c’est un peu déstabilisant. Déstabilisant car, l’on s’attend, peut-être (en tout cas moi je m’attendais à ça) à être plongé dans une histoire palpitante, remplie de rebondissements mais réalité, pas vraiment. Sirius est un récit très contemplatif, très descriptif, centré principalement sur la nature qui, dans le livre, se meurt. Le voyage de nos deux personnages pour rejoindre la Montagne est très long et surtout très lent. Pendant presque plus de 200 pages rien d’extraordinaire ne se passe. L’auteur se concentre surtout sur la description de ce monde dépeuplé de fleurs, d’animaux, d’arbre etc… un monde triste, tout simplement. Une fois passée une bonne moitié du livre, l’intrigue devient plus rythmé puisque les choses commencent à s’accélérer pour nos deux héros. Le passé d’Avril la rattrape petit à petit et cela ajoute du piquant au récit. 

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Un mot quand même sur la plume de l’auteur et sur les personnages. J’ai été bluffée et agréablement surprise par lécriture de l’auteur. Stéphane Servant a vraiment une plume magnifique, très précise, très poétique. Il sait utiliser les bons mots, que ce soit pour décrire les paysages ou pour exprimer les émotions de ses personnages. Quel talent ! Par contre pour ce qui est des personnages, là j’ai tiqué plusieurs fois. Je n’ai pas aimé le personnage de Kid et cela en parti à cause de la façon dont il s’exprime dans l’histoire. Plus les pages défilent et plus Kid perd l’usage de la parole. Je trouvais que cela cassé un peu le rythme de l’histoire. J’ai été gênée à plusieurs reprises dans ma lecture. A côté de sa, Avril, je l’ai beaucoup apprécié. J’ai aimé cette part de mystère qu’elle gardait au fond d’elle et qui se révèle petit à petit. 

En conclusion je dirai qu’il faut lire Sirius en partant bien du principe que l’on est plus dans un récit contemplatif, qui amène à réfléchir, que dans un récit typiquement jeunesse. Si, comme moi, vous vous lancez dans cette lecture en pensant passer un chouette moment, un moment tranquille, pépère, alors non, vous allez être déçu. Vous l’aurez sans doute compris, Sirius a été une lecture un peu compliqué pour moi (pas compliqué dans la compréhension de l’histoire mais compliqué sur si je l’ai apprécié ou non au final, car il y a, pour moi, plusieurs façon de le prendre) du coup ma note n’est, pour la première fois, pas très objective.

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« Au-dessus, il y avait tant de rayures mordorées que la nuit ressemblait à une broderie orientale ou à une toile de ce peintre à l’oreille coupée dont Avril avait oublié le nom. Les étoiles semblaient toutes filer vers l’est. »

« T’as crié. T’as hurlé. T’as pleuré. Et t’as compris. Que pour vivre il fallait fuir. »

Chronique, Jeunesse/Aventure, Saga, Science Fiction

[Chronique de Saga] Chroniques de la fin du monde – Susan Beth Pfeffer

 

 

Susan Beth Pfeffer est une auteure pour la jeunesse, née en 1948, qui a publié plusieurs bestsellers aux États-Unis. Elle publie en particulier des romans de science fiction. Elle a écrit plus de 60 romans dont The Year Without Michael primé à de très nombreuses reprises et qui a reçu le prix du meilleur livre pour adolescents, décerné chaque année par l’association des bibliothécaires américains. En 2011, sort en France Chroniques de la fin du monde T1 : Au commencement chez les éditions Pocket Jeunesse, qui est le premier tome d’une saga de science-fiction.

Comme mon avis sur cette saga est la même que ce soit pour le Tome 1, 2 ou 3 j’ai préféré faire une chronique globale plutôt que de me répéter dans trois articles différents.

Dans Chroniques de la fin du monde T1 : Au commencement, on va suivre, à travers un journal intime, le quotidien de Miranda et de sa famille. Miranda est une jeune lycéenne, passionnée de patin à glace, qui mène une vie relativement normale jusqu’au jour où, à la télé, on annonce un phénomène astronomique plutôt étonnant. En effet, un astéroïde prévoit d’entrer en collision avec la Lune. Le jour J, l’astéroïde heurte la lune de plein fouet mais tout ne se passe pas comme prévu. Le choc a fait dévier la lune de son axe et des phénomènes météorologiques graves vont se produire (tsunamis, inondations, éruptions volcaniques etc…). Le monde entier est en panique, on déplora la disparition de millier de personnes, des villes ont disparus de la surface de la Terre et la famille de Miranda comprend rapidement que plus rien ne sera jamais comme avant. Protégées de tous ces phénomènes grâce au fait qu’ils vivent à l’intérieur des terres, Miranda et sa famille vont devoir faire des provisions et essayer de survivre car personne ne sait si tout rentrera dans l’ordre ou pas un jour. 

Autant vous dire que cette saga, elle me donnait envie depuis des mois. J’ai mis longtemps avant d’avoir les 3 tomes et j’étais toute existée à l’idée de commencer cette saga. Et comment vous dire… j’ai été profondément déçue ! A tel point que je ne sais pas quoi vous dire sur ce premier tome. L’idée de base, je la trouve juste géniale ! C’est d’ailleurs pour ça que cette saga me tentait beaucoup. Mais je m’attendais à mieux, mais à tellement mieux. 

L’histoire est présentée sous forme de journal intime écrit par Miranda, notre personnage principal. Le début était intéressant, un astéroïde entre en collision avec la lune et tout ne se passe pas comme prévu. Des tsunamis et des inondations ravagent la planète, on comprend rapidement que c’est le début de la fin du monde. Le lecteur va donc suivre à travers le personnage de Miranda, son quotidien ainsi que celui de sa famille, face à ce début d’Apocalypse. Si cela était intéressant au début, au bout d’un moment ça devient lassant. Je me suis ennuyée durant une bonne partie de cette histoire. Sincèrement, pour une fin du monde il ne se passe pas grand chose quoi. Des coupures d’électricité, le temps qui se rafraîchit, des personnages qui font des provisions et qui se rationnent… tous ça devient rapidement ennuyeux ! Ce récit est littéralement plat ! Il n’y a aucune action, aucun rebondissement, on a tout simplement une famille qui reste cloîtrée chez elle et qui attend que ça passe.

J’ai pourtant lu de bons avis sur ce livre, des gens pour qui ça avait été un coup de coeur, d’autres qui ont dit que c’était une histoire touchante, poignante, avec une ambiance pesante. Je sais que tous les goûts sont dans la nature mais là… j’ai envie de vous demander où elle est l’ambiance pesante et l’histoire poignante ? Je suis passée complètement à côté de tous ça et je pense que c’est en partie à cause du personnage de Miranda que j’ai trouvé fade et immature. Personnellement je ne l’ai pas trouvé très réactive face à tous ce qui se passait autour d’elle. Au contraire, elle m’a paru très passive et elle avait des réactions de bébés parfois qui m’ont agacés (comme par exemple le fait qu’elle croit que ça mère préfère son petit frère à elle et qu’elle mise sur lui pour survivre). J’avais vraiment parfois envie de lui mettre des claques, de la secouer et de lui faire ouvrir un peu les yeux sur la situation autour d’elle. C’est peut-être la fin du monde et elle s’attarde parfois (pas tout le temps heureusement) sur des détails insignifiants. Ce côté immature on le ressent dans la narration et c’est dommage car c’est cela qui, selon moi, rend l’intrigue profondément ennuyeuse. Dans des chroniques ou des commentaires j’ai souvent lu que beaucoup avait ressenti pleins d’émotions en lisant cette histoire. Et bien ça n’a pas été mon cas. La seule émotion que j’ai ressenti c’est l’ennuie. Je ne me suis pas sentie proche de Miranda, ni des autres personnages, je n’ai pas trouvé le récit palpitant, je n’ai pas été surprise non plus. Enfin, vous l’aurez compris ce livre est une déception pour moi.

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Dans Chroniques de la fin du monde, T2 : L’exil on ne reprend pas l’histoire où on l’avait laissé dans le tome 1. On refait un bon en arrière et on revient au jour de la catastrophe mais cette fois-ci on va suivre Alex et ses deux petites soeurs Bri et Julie. Leurs parents semblent être morts durant la catastrophe, par conséquent Alex doit s’occuper de ses soeurs.

Encore une fois ce fut une déception pour moi. Je m’attendais à suivre à nouveau Miranda pour connaitre la suite des événements mais pas du tout. On revit la catastrophe du point de vue d’un autre personnage et autant vous dire que je ne suis toujours pas convaincue. 

Je reconnais cependant qu’Alex a été plus intéressant à suivre pour moi que Miranda mais cela n’a pas suffit pour que je me sente transportée par l’histoire. Même si Alex est à mes yeux plus mature et plus dynamique que Miranda (même si on reste loin du héros badasse auquel je m’attendais) il a quand même des défauts notamment celui d’être macho. Il considère ses deux soeurs comme des potiches, elles sont là pour faire la popote, lui préparer à manger et lui laver son linge. Et quand cela n’est pas à la hauteur de ses espérances (faute d’eau et d’électricité) il s’emballe, se fâche et se braque. Je me demande s’il est réellement plus mature que Miranda au final. Je n’ai pas non plus aimé le fait qu’il n’est que peu de scrupules à abandonner ses soeurs (j’ai limite envie de dire : à s’en débarrasser) dans un couvent ou autre. C’est un personnage que j’ai trouvé froid et auquel je ne me suis pas attachée plus que ça. Mais comme je disais, à choisir j’ai préféré suivre ses « aventures » plutôt que celles de Miranda.

J’ai trouvé ce roman plus sombre que le premier, puisque pour le coup le côté Apocalypse ici je l’ai un peu plus ressenti. Le fait qu’Alex soit dans l’obligation de dépouiller des appartements ainsi que des cadavres afin de trouver de quoi obtenir de l’argent pour manger montre à quel point la situation est critique dans la ville de New-York. C’est chacun pour soi et Dieu pour tous et j’ai aimé cet aspect là. Même si je pense que cela aurait pu être un peu plus poussé. Ça reste, pour moi, trop plat et pas assez approfondie et c’est dommage. 

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Dans Chroniques de la fin du monde T3 : Les survivants, on va retrouver Miranda et sa famille et l’on va continuer à les suivre durant leur quotidien de survivants. Miranda va également retrouver son père, sa belle-mère ainsi que son nouveau demi-frère. Elle fera aussi la connaissance d’Alex, que l’on a suivi durant le tome 2, et elle en tombera follement amoureuse.

Voilà, je ne peux malheureusement pas vous en dire plus pour la simple et bonne raison que j’ai lu le livre en diagonale. Vous l’aurez compris, qui dit lecture en diagonale, dit lecture pas top top. Et bien c’est le cas ! Je n’ai tout bonnement pas aimé ce troisième tome et pourtant j’y ai mis de la bonne volonté. Après un premier tome en demi-teinte et peu convainquant, un deuxième tome un poil meilleur mais décevant tout de même, on se retrouve ici dans un troisième tome à l’intrigue très lente et très ennuyeuse, encore plus que le premier tome.

Ma chronique ne va malheureusement ne pas être très longue puisque je n’ai pas lu le livre en entier, je l’ai, disons le clairement, survolé tellement l’intrigue était inintéressante ! Le personnage de Miranda ne m’a toujours pas convaincu et elle reste pour moi toujours aussi immature que dans le premier tome. Le fait qu’elle tombe amoureuse d’Alex la rend encore plus insupportable. Leur histoire d’amour je n’y ai pas cru une seule seconde et je l’ai trouvé très rapide et aussi tellement niaise qu’elle a fini par m’agacer. J’ai l’impression de ne pas avoir eu le même Alex que dans le tome 2, mais bon j’ai envie de dire que ce n’est pas très grave vu qu’il ne m’avait pas plus convaincue que ça. Comme les tomes précédents, l’action et les rebondissements sont totalement absent, c’est une histoire très plate, très lente que nous propose l’auteur et c’est dommage. Cela manquait cruellement de rythme et de dynamisme. Tout au long de ma lecture je me suis dis : Mais bon sang c’est quand même la fin du monde et vous n’avez pas autre chose à faire ou à penser que ça ?! 

Du potentiel, cette saga en avait j’en suis convaincue ! L’intrigue de base était tellement originale mais Susan Beth Pfeffer en a fait, pardonnez-moi d’être aussi directe, n’importe quoi ! Je ne retiens que deux choses de cette saga : déception et ennuie. 

J’ai l’impression que Susan Beth Pfeffer a eu du mal à retranscrire les émotions qu’elle souhaitait transmettre au lecteur. Dans cette saga il y a quand même beaucoup de personnages qui meurent et pourtant je n’ai pas ressentie de tristesse. J’ai l’impression que l’émotion est quelque chose que l’auteure n’a pas réussi à retranscrire dans son histoire et du coup cela en a fait une lecture ennuyeuse. 

Bref, je ne vais pas m’attarder plus longtemps. Je suis navrée de vous proposer une chronique aussi pauvre en argumentation mais je n’ai malheureusement rien d’autre à ajouter à propos de ce tome 3. Il ne s’y passe rien et les personnages manquent de crédibilité à mes yeux. Je lui mets quand même la moyenne car le contexte de fin du monde et de climat qui change reste ce qu’il y a de plus intéressant dans cette histoire même si cela a été très mal exploité.

Ma note pour la saga : 10/20

Chronique, Jeunesse/Aventure, Science Fiction

Aussi libres qu’un rêve – Manon Fargetton

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 J’ai fait une faute d’orthographe sur ma photo c’est Fargetton et non Farguetton. Sorry :/

Manon Fargetton est une romancière française née le 25 septembre 1987. Diplômée des Métiers d’Arts en régie de spectacle et un Master en Études Théâtrales en poche, elle est aujourd’hui régisseuse lumière au théâtre et écrit ses livres en parallèle. Elle est publiée pour la première fois en 2005 avec L’Autre, poème paru dans l’anthologie Premiers contacts. Elle sort ensuite son premier roman Aussi libres qu’un rêve en 2006 chez Mango, qui remporte quatre prix littéraires et qui sera réédité chez les éditions Castelmore en 2016. 

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Ce roman est le premier de Manon Fargetton et cela faisait un petit moment que je voulais découvrir cette auteure mais je tenais absolument à commencer par son premier livre. Et au final, je ne sais pas si j’ai bien fait.

Aussi libres qu’un rêve est une dystopie dans laquelle on va suivre plusieurs personnages notamment les jumelles Minoa et Silnei, ainsi que Kléano et Nériss. Tous les 4 vivent dans une France différente de celle que nous connaissons, puisque l’histoire se déroule dans un futur assez lointain. A leur époque, le gouvernement se résume en un seul homme, l’Europe n’existe pratiquement plus et les habitants sont soumis à la dure loi des dates de naissance. En quoi consiste cette loi ? Et bien c’est très simple. Comme il n’y a pas assez de travail pour tout le monde, le gouvernement a décidé de répartir les habitants en fonction de leur date de naissance. Si vous avez la chance de naître en début d’année alors vous avez accès aux métiers les plus prisés (chanteur, acteur, homme/femme politique, écrivain etc…) et si au contraire vous êtes nés en fin d’année alors il ne vous reste que les métiers dont personne ne veut. Le destin joue parfois des tours puisque Minoa et Silnei sont jumelles mais l’une est née le 31 décembre à 23h58 et l’autre quelques minutes plus tard en janvier. On les retrouve 15 ans plus tard et toutes les deux ont du mal avec leur vie respective. Elles font la connaissance de Kléano un novembre et de Nériss un janvier et à eux quatre ils souhaitent retourner le gouvernement par le biais d’un mouvement de révolte.

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Alors dit comme ça, le livre paraît génial ! Et c’est aussi le sentiment que j’ai eu quand j’ai lu le résumé. Seulement voilà, ce livre ne m’a pas convaincu alors que l’intrigue avait une excellente base. Ici, j’ai trouvé que Manon Fargetton avait une imagination de dingue. L’univers qu’elle présente au lecteur est vraiment bien pensé, l’idée est originale et l’histoire aurait pu être captivante. Il y avait un énorme potentiel avec cette intrigue mais je trouve que l’auteure n’a fait que survoler tous ça et c’est dommage. C’était vraiment léger et cela manquait cruellement de profondeur, c’est triste car l’originalité, elle, était présente. Pour ce qui est de l’intrigue, du dénouement de l’histoire c’était sans surprise pour moi. Tout était prévisible, il n’y a que la fin qui m’a vraiment étonnée. En plus, tout allait beaucoup trop vite.

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Un petit mot sur les personnages. Comme pour l’intrigue, je les ai trouvés léger, simplistes, eux aussi manquaient de profondeur. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux personnellement et je trouvais qu’ils manquaient de crédibilité. Certaines de leurs réactions étaient « fades ». Je n’ai pas été convaincu une seule seconde. Ils découvrent certaines vérités (prévisibles pour le lecteur) et ils acceptent facilement sans chercher plus loin. Enfin, bref, ce sont des réactions qui m’ont un peu hérissé le poil. Autre chose aussi, les sentiments entre Minoa et Kléano s’installent un peu trop vite à mon goût, leur histoire n’était pas vraiment convaincante et cela sonnait faux. En revanche, même si elle est moins présente j’ai trouvé la relation de Silnei et Nériss plus sympathique, un peu plus crédible quand même et plus logique. 

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Alors il y a quand même un aspect du livre que j’ai aimé, c’est le côté « politique » (attention le vieux fantôme de l’étudiante en droit que j’étais refait son apparition). Un gouvernement dirigé par un seul homme, autant dire que l’on retourne au stade de dictature alors que l’histoire est censée se dérouler dans le futur. On pourrait croire que le futur c’est le progrès mais en fait non. On se retrouve dans une France qui, au lieu d’évoluer, a régressé (attention je parle de l’aspect politique, car bien sûr au niveau technologique tout est informatisé et robotisé, ce qui rend la vie des habitants plus simple). Cette idée d’ados rebelles qui souhaitent renverser le gouvernement car ils veulent pouvoir retrouver une certaine liberté et pouvoir contrôler leur vie c’est quelque que j’ai aussi beaucoup apprécié. Voilà, ce côté là de l’histoire, je l’ai trouvé intéressant même si ça manquait un peu de profondeur mais en même temps on est dans de la jeunesse donc on ne va pas non plus se retrouver dans un vrai débat politique. On va dire que pour du jeunesse ça va, c’est bien dosé et c’est surtout accessible à tout le monde.

Concernant la fin je dois dire que là, Manon Fargetton m’a bluffé car je ne m’y attendais pas du tout, mais alors pas du tout. Cette fin, quoiqu’un peu triste est très belle et est un vrai cri de victoire sur la dictature, même si pour cela il a fallu faire des sacrifices. C’est un beau message sur la liberté que fait passer l’auteure à travers son livre.

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En résumé je dirai que pour une première lecture de Manon Fargetton j’ai été un poil déçue. J’ai trouvé que l’auteure avait de bonnes idées mais que, malheureusement, le récit manquait de profondeur. C’était un peu trop léger à mon goût. Cela dit c’est un bon roman pour débuter dans la dystopie je pense et le message que fait passer l’auteure est très beau. La fin a été une belle claque pour moi et m’a un peu réconcilié avec le reste de l’intrigue que j’ai trouvé originale. La plume de l’auteure est simple, accessible à tous et très fluide. J’ai hâte de découvrir Manon Fargetton dans une autre livre, notamment dans l’héritage des rois passeurs qui est dans ma PAL.

Ma note : 14/20

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« Et si un autre monde était réellement possible ? Que n’aurait-elle pas donné pour pouvoir faire ce qu’elle voulait de sa vie ! Ainsi, il y avait eu une autre société dans le passé, mais elle avait disparu… C’est donc qu’elle devait être mauvaise, non ? Ou en tout cas pas meilleure que la nôtre… »

« On nous apprend des caricatures de métier, il n’y a aucune place pour la passion, pour l’imprévu. Tout est planifié, la création n’existe plus, que ce soit pour la musique, pour l’écriture ou pour l’art dramatique, on nous ressort les mêmes ingrédients réchauffés… Les acteurs ne sont que des poupées animées par ordinateur et les chanteurs, des supports à saturés… J’en ai marre de ce monde pourri, MARRE ! »

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Chronique, Science Fiction

La bibliothèque, T1 : Grandir – Pauline Deysson

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Tout d’abord je tiens à remercier Pauline Deysson qui m’a permis de découvrir ce roman, c’est très gentil de sa part.

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Dans La bibliothèque, T1 : Grandir, on va suivre les aventures d’Emilie, une jeune fille qui a grandi dans un monde où personne ne sait lire ni écrire, un monde où les livres n’existent plus, un monde où la technologie ainsi que les jeux vidéos règnent en maître, un monde que l’on appelle tout simplement le Technomonde. Emilie refuse cette technologie et elle va être choisie par la Bibliothécaire, Antonie, afin de faire rêver les Humains. Elle va pour cela apprendre à lire et à écrire. Ses pouvoirs vont la conduire dans une aventure magique semée d’embûches. 

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Que dire de cette lecture ? Je ne cache pas qu’elle a été un peu laborieuse pour moi, voir même un peu compliquée. Pauline Deysson a une imagination débordante et je ne remets, en aucun cas, en cause son talent. Sa plume est très belle, son vocabulaire est très riche et son histoire est extrêmement bien écrite. C’est une auteure prometteuse, j’en suis convaincue. L’intrigue est bien menée, tout est plutôt cohérent l’univers de l’auteure est intéressant et l’image que Pauline Deysson veut donner du Technomonde est réussie. Le rythme du bouquin est progressif, plus on tourne les pages plus on avance dans l’intrigue, je n’ai pas eu cette impression de tourner en rond. Alors vous allez me dire, dans ce cas, si tout est bien, où est le problème ?

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Et bien, le problème c’est l’aspect « déroutant » de ce bouquin. (Je met le mot déroutant entre guillemet, car je n’ai pas trouvé de mot approprié à ce que j’ai réellement ressentie en lisant ce livre). J’ai eu du mal a apprécié ma lecture. Même si on avance dans l’histoire à chaque page que l’on tourne, cette lecture m’a paru longue, trop longue même. Il y avait beaucoup trop de longueur, de description, certains paragraphes étaient très portée sur la philosophie, j’ai trouvé que c’était, d’une certaine manière, pesant et lourd. Cela ne rendait pas, en tout cas pour ma part, ma lecture fluide et agréable. C’était difficile pour moi de rester concentrée sur ma lecture. J’ai du reposer plusieurs fois le bouquin, interrompre ma lecture très souvent, faire beaucoup de pauses, sinon je n’aurai jamais eu la force de le lire entièrement. Je me suis engagée auprès de l’auteure à lire son livre, je l’ai fait, mais pour être honnête c’est une lecture que j’aurai pu abandonner

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Je vais maintenant parler des personnages et principalement d’Emilie. C’est une jeune fille qui se sent un peu différente des autres et elle ne fait rien comme tout le monde. C’est une aventurière et elle est prête à aider les gens sans vraiment se poser de questions. Tous les personnages du roman sont très travaillés, chacun occupe un rôle précis et est utile à l’histoire. On ne peut reprocher à Pauline Deysson de n’avoir pas travaillé ses personnages car ce serait un mensonge. A aucun moment j’ai pensé que tel ou tel personnage était vide, fade ou sans personnalité. C’est plutôt un bon point pour cette saga. Mais, (oui parce que malheureusement il y a un mais) personnellement, je n’ai pas réussi à m’attacher à Emilie ou un autre personnage. Je suis restée un peu stoïque face à leur aventures et je n’ai pas était embarquée dans l’histoire.  

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Pour conclure je dirai que La bibliothèque est un roman intéressant. L’histoire est originale, bien ficelée, avec une progression au fil des pages et, surtout, elle est très bien écrite. Il y a de bon personnages, un univers bien pensé et bien décrit. Mais malgré tous ces points positifs, ma lecture était lourde, un peu laborieuse et je suis malheureusement passée à côté de cette chouette histoire. Je vous recommande cette lecture quand même car c’est un livre qui est plutôt bien noté sur le net, il a de bons avis, l’intrigue est bonne et originale. Cela ne la juste pas fait avec moi. 

Ma note : 14/20

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Chronique, Science Fiction

Illuminae, T1 : dossier Alexander – Amie Kaufman et Jay Kristoff

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Dans Illuminae T1 : Dossier Alexander, on va suivre Ezra et Kady, deux adolescents qui viennent de se séparer. Alors qu’ils sont en cours, leur planète, Kerenza est attaquée par un vaisseau spatial appartenant à BeiThec. Kady, Ezra et quelques centaines d’habitants arrivent à s’enfuir. Ils sont répartis à bord de l’Hypatia et l’Alexander, deux vaisseaux qui leurs sont venus en aide lors de l’attaque. Mais la flotte de BeiTech n’en a pas fini avec eux et décide de partir à leur poursuite dans l’espace, pour une chasse hors du commun. Des choses bizarres se passent à bord de l’Alexander, puisque ce dernier va se retourner contre ses occupants et les attaquer. La faute à AIDAN, l’intelligence artificielle qui contrôle le vaisseau. Une quête, comme on en voit rarement, commence alors pour nos deux héros. 

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Réseaux sociaux, blogs, Booktube, ce livre est partout ! J’ai lu pas mal d’avis positifs à propos de ce bouquin mais pourtant il ne me donnait pas vraiment envie. Illuminae est un livre de science-fiction pure et dure et je dois avouer que je ne suis pas une grande fan des vaisseaux spatiaux, des combats dans l’espace, de programme informatique etc… J’aime la science-fiction mais il faut que ça reste léger pour moi sinon je décroche rapidement et je me lasse. Et puis un jour je me suis rendue à la Fnac et je l’ai feuilleté, il m’a intrigué et je l’ai trouvé étrange. Il a piqué ma curiosité je l’ai pris et je l’ai lu.

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J’ai eu beaucoup de mal avec les 50 – 60 premières pages. Je me sentais perdue. Moi qui voulais une lecture originale et agréable, là, clairement, j’avais l’impression que cette lecture allait me prendre la tête alors j’avoue qu’au début je n’ai pas vraiment fait l’effort de comprendre l’histoire. J’étais en mode automatique, je tournais les pages sans faire l’effort de visualiser les choses et sans faire l’effort de m’y intéresser. Mais au bout d’un moment, par quel miracle je ne sais pas, je me suis laissée embarquer dans l’espace avec Ezra et Kady et j’ai commencé à apprécier ma lecture. Ce livre a fini par me captiver et ce jusqu’à la fin ! J’ai été comme hypnotisée, oui je pense que c’est le mot, par ce bouquin, par l’intrigue et je n’arrivais plus à lâcher mon livre. Le fait que ce soit écrit sous forme de documents y est pour beaucoup je pense. Illuminae m’a tenu éveillée une nuit entière. 

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Disons le clairement le gros point positif de ce livre c’est sa forme. Il ne s’agit en aucun cas d’un roman habituel, c’est un livre qui regroupe plusieurs documents classés top secret qui une fois mis dans l’ordre nous raconte une histoire. Et quelle histoire ! Elle est remplie de mystères, de suspense et de rebondissements. C’est un livre original, addictif, prenant et qui nous hypnotise. La forme du livre donne un côté dynamique à la lecture. J’avais vraiment l’impression d’être un agent secret qui lit des dossiers confidentiels. En bref, j’ai dévoré ce livre !   

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Du côté des personnages je les ai trouvé attachants ! J’avoue avoir eu quelques doutes au début sur les intentions de Kady mais elle a su me surprendre. C’est une héroïne comme on en voit rarement je trouve. Intelligente, geek, caractérielle, bornée, elle ne lâche rien ! A travers les documents on apprend à connaître les personnages et j’ai trouvé ça très plaisant. Étrangement, j’ai été touchée par AIDAN, même si ce n’est pas réellement un personnage physique. J’ai aussi beaucoup aimé « l’affrontement » entre AIDAN et Kady, c’est l’humaine contre l’Intelligence Artificielle. C’est un moment que j’ai apprécié. 

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La fin de l’histoire m’a scotché, je ne l’imaginais pas du tout comme ça. J’ai vraiment envie de connaître la suite. Une chose est sûre mon prochain achat sera sûrement Illuminae T2 Dossier Gemina. 

Ma note : 17/20