Chronique, Jeunesse/Aventure, Thriller/Policier/Horreur

Dans la maison – Philip Le Roy

couv72758983Dans la maison de Philip Le Roy

Huit lycéens d’une section Arts Appliqués ont l’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’un d’eux propose d’organiser une soirée frissons. Le but du jeu : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille… La soirée bascule dans un huis clos horrifique.

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Edition : Rageot  Genre : Thriller/Jeunesse ◈ 352 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note :  16/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Philip Le Roy, né le  à Toulouse, est un auteur français de thrillers. Il a d’abord suivi des études en école de commerce avant de devenir scénariste pour la publicité et le cinéma. Il se lance dans l’écriture en 1998 avec la publication d’un premier thriller, « Pour Adulte Seulement », remarqué par la critique à sa sortie et couronné du Prix Polar de la ville de Toulouse. Il récidivera l’année suivante, dans ce même genre qu’il a semble-t-il adopté, avec « Couverture Dangereuse ». Il reçoit en 2005 le Grand Prix de littérature policière pour son roman « Le Dernier Testament ». Musicien à ses heures perdues, il pratique également les arts martiaux et vit aujourd’hui dans le sud de la France, à Vence.

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Dans ce thriller jeunesse on va suivre les Huit, un groupe de huit lycéens, populaires, tantôt adulés tantôt détestés, qui étudient les arts. Ce petit groupe est un clan plutôt fermé. En effet, les Huit ne restent qu’entre eux, ne se mélangent pas aux autres et surtout n’acceptent personne d’autres dans leur cercle d’amis. A part leur intelligence, ils ont en commun le goût pour les soirées arrosées. Alors que les parents de l’un d’entre eux sont en voyage, ils décident de profiter de l’occasion et organise une soirée horreur. Le but est simple : se faire peur. Mais rien ne va se passer comme prévue puisque la soirée va prendre une tournure inattendue. 

Dans l’ensemble je dirai que j’ai bien aimé ce roman. J’ai passé un bon moment avec les Huit et la plume de l’auteur est assez addictive et fluide, ce qui facilite grandement la lecture puisque j’ai lu ce livre d’une seule traite. Philip Le Roy réussit dés les premiers chapitres à captiver le lecteur grâce à ses personnages qui, malgré le fait qu’ils soient tous arrogants et antipathiques, sont quand même intéressants à découvrir. Cela dit je n’ai pas eu l’impression qu’ils étaient tous aussi différents les uns que les autres. J’ai même eu, parfois, le sentiment qu’ils étaient tous pareils, qu’ils avaient tous été conçus dans le même moule. Autant vous dire que ce livre regorge de stéréotypes. Même si d’habitude cela me hérisse le poil, là ça va, c’est passé comme une lettre à la poste. Pour en revenir aux personnages, les ais tous bien aimé mais je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. En effet, quand on suit un groupe de huit personnes il est compliqué de s’attarder sur un en particulier. 

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J’ai également aimé l’ambiance de l’histoire. Les adolescents sont dans une immense maison truffée de caméra. Le premier voisin se trouve à des kilomètres. Le réseau laisse à désirer, ils sont donc isolés et un peu coupés du monde. Et pour couronner le tout, à l’extérieur c’est le déluge : pluie et orage à gogo. C’est ce que j’attendais comme ambiance et je n’ai donc pas été déçue de ce côté là. En revanche deux choses m’ont quand même titillées dans ce roman. La première c’est le côté « peur ». Alors, je sais qu’il s’agit d’un roman jeunesse et que donc pour une personne comme moi qui adore les thriller et les livres horrifiques, ce livre ne fait pas du tout peur. Malgré tout, j’ai trouvé que les « blagues » que se faisaient les adolescents entre eux étaient plutôt « limites ». Je ne sais pas comment expliquer cela mais c’était beaucoup trop prévisible à mon goût et du coup je suis un peu restée sur ma fin. En revanche, cela rendait la lecture plutôt dynamique puisque tous s’enchaîne. La seconde chose qui m’a un peu gêné c’est l’omniprésence de l’alcool dans ce bouquin. C’est simple, l’auteur en parle pendant au moins 80% du roman. C’était beaucoup trop. Je me demandais même comment ses ados faisaient pour tenir encore debout et rester lucide après avoir ingérer autant d’alcool. C’était là pour le coup pas du tout réaliste. 

Pour ce qui est de la fin, je m’y attendais un peu (beaucoup même), je n’ai donc pas été surprise mais cela ne m’a pas non plus dérangé, j’ai malgré tout bien aimé ce roman. Le livre est intéressant dans l’ensemble mais ce que je lui reproche le plus c’est peut-être le fait qu’il ne fait pas si peur que cela et que l’auteur parle d’alcool pendant la presque totalité du bouquin. Je recommande malgré tout cette lecture qui pourrait plaire, je pense, aux adolescents. C’est une lecture addictive, plaisante, on ne s’ennuie pas une seule seconde donc oui, pourquoi ne pas vous laisser tenter ?

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« À ce stade de la soirée, les huit adolescents commençaient à éprouver les effets de l’ alcool qu’ils avaient consommé au fil des jeux et des défis. La frontière entre la mascarade et la réalité devenait floue. Les parts de vrai et de faux s’intriquaient au point qu’ils percevaient la présence d’étrangers dans la maison sans se douter du réel danger qui les menaçait… »

« Ne pas aimer la même chose que tout le monde. Ne pas lire la même chose que tout le monde. Ne pas penser la même chose que tout le monde. »

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Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure

Aurora, l’expédition fantastique – Vashti Hardy

couv74194918Aurora : l’expédition fantastique de Vashti Hardy

Dans un monde imaginaire, Arthur et Maudie découvrent que leur père a disparu lors d’une expédition au pôle Sud. Les jumeaux embarquent alors dans un dirigeable piloté par la capitaine Harriet Coriander pour faire la lumière sur cette affaire. Leur périple les amènera à rencontrer des animaux qui parlent et à vivre des événements fantastiques. Mais peut-être aussi à comprendre leurs origines.

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Edition : Auzou  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ 417 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 17/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Vashti Hardy vit au Royaume-Uni. Elle est conceptrice, rédactrice et cadre dans le marketing numérique. Elle compte également parmi les diplômés de la Golden Egg Academy, une école destinée aux auteurs de livres pour enfants, et elle aide régulièrement les nouveaux élèves de l’institution. Aurora, l’expédition fantastique est son tout premier roman.

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Dans Aurora, on va suivre Maudie et Arthur, des jumeaux, enfants d’Ernest Brightstorm, explorateur qui commence à percer dans le métier. Attendant patiemment le retour de leur père, parti en expédition vers Polaris Sud, Maudie et Arthur vont découvrir que leur père a disparu. Accusé d’avoir violé le Code des Explorateurs, les biens des jumeaux ainsi que leur maison sont saisis et leur gouvernante les vend pour un boucher de pain à un couple habitant les Bas-Fond. Pendant plusieurs semaines ils vont être les esclaves de Mr et Mme Beggins, jusqu’au jour où un concours est organisé dont le but est d’atteindre en premier les terres de Polaris Sud. Les jumeaux voient là l’occasion de découvrir ce qui est arriver à leur père. Ils vont donc embarquer à bord de l’Aurora, dont la Capitaine n’est autre qu’Harriet Coriander, et s’envoler vers d’autres horizons, où l’aventure les attend. 

Plus le temps passe et moins les lectures jeunesse m’attirent. J’ai, en effet, de plus en plus de difficulté à apprécier la littérature jeunesse, je ressors de mes lectures avec un petit arrière goût de déception. J’ai l’impression qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, soit c’est trop jeunesse, soit les personnages ne m’apparaissent pas très crédibles, soit c’est carrément l’histoire qui n’est pas cohérente à mes yeux. Bref, je suis très pointilleuse et du coup, y’a toujours un truc qui va pas. Mais là… Quelle claque mes amis ! Mais quelle belle découverte ai-je fais avec ! J’ai adoré ce roman ! J’ai tout simplement été charmée par l’histoire et par l’univers proposé par l’auteure. J’ai trouvé que ce livre était beau, touchant avec une petite pointe de poésie à travers les différents paysages. Honnêtement, j’ai craqué sur ce livre à cause de sa SUBLIME couverture et je ne le regrette pas une seule seconde.

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Quête initiatique, contrées lointaines et mystérieuses, créatures mythiques, une pluralité de personnages haut en couleur, ce livre a vraiment tout pour plaire. Beaucoup on comparé ce livre avec ceux de Philip Pullman et bien moi il m’a énormément fait penser aux romans de Jules Vernes mais avec une petite touche de modernité en plus. La plume de l’auteure est fluide et a quelque chose de magique et de merveilleux. Dès les premiers chapitres Vashti Hardy a réussi à m’entraîner dans son univers et je me suis laissée bercer par le récit. Voyager d’un continent à l’autre à donner du rythme à la lecture. A aucun moment je ne me suis ennuyée. Chaque continent à ses propres paysages et ils sont tous aussi beaux les uns que les autres. L’auteure a su décrire les paysages sans entrer dans l’excès et j’ai beaucoup apprécier cela. Comme quoi il est inutile d’en faire des caisses pour mettre des étoiles plein les yeux des lecteurs. 

Pour ce qui est des personnages, j’ai beaucoup aimé les jumeaux, Maudie et Arthur, qui se complètent parfaitement. Ils sont très touchants. Ce sont des enfants très courageux, très surs d’eux, un peu trop même parfois et c’est bien là le petit défaut de l’histoire. En effet, les jumeaux n’ont que 12 ans dans le récit et franchement ils avaient parfois des réactions dignes d’adultes. C’est le reproche que je fais souvent aux romans jeunesse. J’ai l’impression parfois que les auteurs oublient rapidement l’âge de leur personnages. Ici, j’ai trouvé Maudie beaucoup trop intelligente pour son âge et Arthur un peu trop « aventurier ». M’enfin, honnêtement ça passe. J’ai tellement adoré la plume et l’histoire que je suis passée largement au dessus de ce petit détail. En plus des jumeaux nous avons Harriet Coriander que j’ai beaucoup aimé et aussi la cuisinière (dont j’ai oublié le nom oups) qui apporte un vent de fraîcheur dans ce récit, qui, parfois, peut être un peu tristounet. Elle apparaît un peu comme une seconde maman pour les jumeaux car elle est très protectrice envers eux.

Pour conclure je dirai qu’Aurora l’expédition fantastique a été une très bonne lecture pour moi. J’en ressors satisfaite et ravie car elle m’a réconciliée avec le genre « Jeunesse ». J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, je le recommande à 100%. Le récit est dynamique et remplit de rebondissements. Les personnages sont tous aussi intéressants à découvrir les uns que les autres. Les différents continents renferment des paysages sublimes, à couper le souffle. Avec cela, la plume de Vashti Hardy qui est magique et très fluide. Elle a également su tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. La fin du roman laisse supposer une possible suite. Je n’en ai, personnellement, pas entendu parler mais si c’est le cas, je foncerai sur le tome 2, c’est évident ! 

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« Tous les bruits qu’ils faisaient semblaient l’irriter : comme beaucoup de monde à Lontown, elle pensait que les enfants se devaient d’être invisibles. »

« La peur tue plus de rêves que l’échec n’en tuera jamais. On peut choisir le confort ou le courage, mais jamais les deux en même temps. »

Chronique, Jeunesse/Aventure, Thriller/Policier/Horreur

Dix – Marine Carteron

couv7234357Dix de Marine Carteron

Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

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Edition : Le Rouergue  Genre : Thriller/Jeunesse ◈ 288 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note :  17/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Marine Carteron est née en 1972. Elle a suivi des études d’histoire de l’Art et d’archéologie. Elle passe son enfance et son adolescence entre la Bretagne, la Sarthe, la Corse et les Antilles. Les autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un gardien (Le Rouergue Jeunesse, 2014) est son premier roman. 

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Dans ce thriller jeunesse on va suivre dix personnages : 7 adolescents et 3 adultes. Tous se connaissent puisqu’ils fréquentent le même lycée. Du côté des ados nous avons la bimbo, le sportif, les jumeaux renfermés sur eux-même, le geek, le surdoué et la compétitrice. Et du côté des adultes on a une ex infirmière, un ancien policier et une mère professeur de Français. Tous les dix ont été sélectionné pour participer à une télé-réalité qui se déroule sur l’île de Sareck. Arrivés sur place tout ne va pas se passer comme prévu. Une tempête fait rage dehors et une des adolescentes, Margaux, a disparu. 

Vu la taille du bouquin (à peine 300 pages) il est difficile de ne pas vous spoiler en vous faisant un résumé. Dans tous les cas, sachez que j’ai adoré cette lecture qui rappelle beaucoup le livre : Les Dix petits nègres d’Agatha Christie (que j’ai, pour ma part, lu il y un bon moment déjà et dont je ne me rappelle plus les détails) mais en version un peu plus jeunesse même si, cela reste un thriller. Comme je viens de vous le dire, j’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue est posée dés les premières pages. Marine Carteron prend le temps de présenter chacun de ses personnages au début du roman sans pour autant entrer dans les détails. Une fois que les protagonistes arrivent sur l’île, l’ambiance commence à s’assombrir. L‘île est déserte à l’exception du grand manoir dans lequel vont résider les personnages. Ce manoir est vraiment oppressant. L’entrée est un échiquier géant sur lequel des pions, qui sont au nombre de 10, sont dispatchés. Le décor est enfin planté, le jeu peut commencer !

Et l’auteure ne s’arrête pas là. En effet, le manoir contient des chambres toutes plus intrigantes les unes que les autres. Chaque détails comptent, rien n’est superflus ni laissé au hasard. L’alternance des points de vus nous permet d’avoir un récit bien rythmé et très prenant. Au fil des pages, les personnalités des joueurs ainsi que leurs secrets vont être dévoilés et l’on constate rapidement qu’ils sont tous liés à un seul et même fait. Chaque joueur va être jugé et condamné et le tueur ne leur laisse aucune issue de secours. Chaque sentence est accompagnée par un article de loi et j’ai apprécié ce petit détail (c’est l’ancienne étudiante en droit qui refait surface). 

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Cette lecture a été très addictive pour moi. Il n’y a rien d’extraordinaire, dans l’ensemble l’intrigue reste quand même simple. On comprend rapidement qu’il s’agit ici d’une histoire de vengeance, certaines choses et certains passages sont un peu prévisibles et la révélation finale je l’ai vu venir mais je ne sais pas pourquoi j’ai quand même adoré ma lecture. La plume de Marine Carteron et simple mais efficace. Elle va droit au but, ne promène pas le lecteur dans tous les sens et c’est vraiment top. Ce livre est tout simplement un bon thriller jeunesse, sans prise de tête. Une lecture qui fait vraiment du bien, car oui la simplicité ça a du bon parfois. 

Au niveau des personnages, on a droit à une belle brochette de filles et de garçons bourrés de clichés. La blonde prétentieuse et narcissique, le sportif pas très intelligent, l’obèse que tout le monde évite, le geek renfermé sur lui même et amoureux de la bimbo du groupe, le surdoué hermétique à ce qui l’entour, se focalisant uniquement sur les faits et les preuves, la professeure alcoolique qui n’arrive pas à gérer la situation et qui se laisse complètement submerger par ce qu’il se passe etc… Comme je vous le disais, une belle brochette de cliché ! Mais… Là aussi ça passe ! Je n’ai pas une seule seconde été dérangée par ces personnages caricaturaux pour la simple et bonne raison que l’auteure a eu l’intelligence de ne pas en faire des caisses. Tout est dosé comme il le faut, c’est tout simplement parfait. 

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Mais malgré tous ces points positifs, il y a quand même un petit truc qui me chiffonne concernant ce bouquin. J’ai trouvé que certains passages et certaines relations entre les personnages étaient quelques peu glauques et malsaine. D’où le fait que je ne mettrais pas ce livre entre toute les mains. Autre petit bémol pour moi également c’est la fin de l’histoire, j’aurai probablement préféré une fin un peu plus détaillée et un peu moins « bâclées ». 

Pour conclure je dirai que Dix est un thriller jeunesse très addictif, bien écrit avec une intrigue bien ficelée qui reprend les codes du livre d’Agatha Christie. L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle mais ça passe super bien, j’ai beaucoup aimé me plonger dans l’ambiance sombre et mystérieuse de cette île et de ce manoir. J’aurai certes préféré une fin un peu plus aboutit mais ça peut le faire quand même. Je ressors donc dans l’ensemble très satisfaite de cette lecture. 

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« Dans l’escalier, en retrait du groupe, Hélène Astings tentait vainement de calmer sa tempête intérieure. Le spectacle de l’océan, le parfum entêtant de l’iode, et même les hurlements omniprésents des mouettes sur le trajet, n’avaient pas suffi à faire taire la petite voix qui lui répétait que quelque chose n’allait pas. Mais quoi? »

« S’il n’avait plus aucun doute sur une chose, c’était bien celle-ci : leur présence ici n’avait rien de fortuit. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure

Coraline – Neil Gaiman

couv9987444Coraline de Neil Gaiman

Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.

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Edition : Albin Michel  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ 170 pages ◈ Sortie : 2019 (cette édition) ◈ Ma note :  14/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Neil Gaiman, né en en Angleterre, est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée. Auteur prolifique et polyvalent, il a percé sur la scène du fantastique anglo-saxon grâce à sa série Sandman dans les années 1990. Il commence en 1984 une carrière de journalisme qu’il abandonnera trois ans plus tard. Il écrit alors son premier livre, la biographie du groupe Duran Duran ainsi que de nombreux articles pour « Knave magazine ». Il fait ses débuts littéraires en pastichant des auteurs qu’il aime : Douglas Adams, John Collier, H.P. Lovecraft. Profitant de son statut de journaliste, il se met à fréquenter les congrès de fantasy.  Lauréat des prix Hugo, Nébula, Bram Stoker, SFX, Haxtur et Locus, il est traduit dans le monde entier. Nombre de ses œuvres sont adaptés à l’écran : en films : « Stradust », « Coraline » et en série : « Neverwhere », « American Gods » en 2017 et « De bons présages ».

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Coraline est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouvel immeuble. Elle aime explorer et découvrir de nouvelles choses, d’ailleurs elle se dit elle-même être une exploratrice. Mais en explorant cette nouvelle maison elle va découvrir une porte, fermée à clés, qui ne mène nulle part. Mais un jour, elle ouvre la porte et tombe dans un univers parallèle au sien. 

Pardonnez mon résumé assez brouillon mais je suis dans l’obligation de vous avouez que ce livre ne m’a pas grandement inspiré. Je n’ai tout bonnement pas grand chose à dire sur son sujet, par conséquent, ce sera une mini chronique que je vais vous proposer. Donc, comme je vous le disais, ce livre ne m’a pas vraiment fait vibré. Je suis restée de marbre du début à la fin. Malgré une ambiance angoissante et un peu gothique sur les bords (choses qui ne me déplaisent pas) je n’ai pas accrochée plus que ça à l’histoire et je pense que cela est dû tout simplement au fait que ce roman ne fait que 170 pages. Autant vous dire qu’en 170 pages il est un peu compliqué de tisser un univers détaillé, de peaufiner des personnages et de s’y attacher. Quelques dizaines de pages supplémentaire n’auraient pas été de refus car l’univers était plutôt pas mal en soi. Je l’ai trouvé sombre, un chouilla glauque et d’ailleurs j’ai du mal à me dire que c’est un livre « Jeunesse ». Fantastique oui, pas de soucis la dessus, mais alors jeunesse, je n’en suis pas convaincue. Peut-être que cela a un lien avec l’écriture assez simpliste du roman ? 

Autre petit chose à souligner également c’est que j’ai trouvé que le monde dans lequel Coraline évoluait, ressemblait étrangement à celui d’Alice au pays des Merveilles, en plus oppressant. En effet, l’héroïne nous emmène dans un monde parallèle au sien, dans lequel on lui promet une belle vie mais où l’on sent que quelque chose cloche. L’idée était plutôt sympa et intéressante mais aurait mérité, à mes yeux, un peu plus de développement. Un sentiment de frustration s’est emparé de moi à la fin de ma lecture. J’aurai tellement aimé en savoir plus, j’aurai aimé pouvoir en apprendre plus sur Coraline, qui, honnêtement m’a paru un peu spéciale. J’ai eu du mal, de part ses dialogues, sa façon de parler, à me la représenter dans mon esprit. J’avais l’impression de voir par moment une fillette et à d’autre moment une grande personne. C’était assez perturbant.

Dans tous les cas, si l’univers d’Alice au pays des Merveilles vous a plu, je pense que vous trouverez votre bonheur avec ce roman, donc laissez vous tenter. Pour ma part, je suis restée de marbre du début à la fin, cette lecture ne m’a pas fait vibrer et j’en suis la première déçue. Pour autant, j’ai un autre livre de Neil Gaiman qui m’attend dans ma PAL et que j’ai hâte de découvrir car, malgré tout, la plume de l’auteur, quoiqu’un un peu simpliste, m’a plu et j’ai envie de le découvrir dans un univers plus développé. 

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« Coraline ouvrit sa main et observa le caillou percé en espérant y découvrir un indice, mais en vain. La plupart des jouets tombés du coffre avaient filé se cacher sous le lit ; les rares qui restaient (un petit soldat en plastique vert, la bille en verre, un yo-yo rose vif et ainsi de suite) étaient bien le genre de jouets qu’on trouvait au fond des coffres dans le monde réel : des objets oubliés, abandonnés, mal aimés. »

« Elle a besoin de quelqu’un à aimer, je crois. Quelqu’un d’autre qu’elle-même. Ou alors, elle a besoin de se nourrir. Difficile à dire, avec ce genre de créature. »

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Celle qui marche la nuit – Delphine Bertholon

couv73484666Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon

« Nous sommes donc arrivés à destination sous une pluie battante. Il était seize heures, mais on aurait dit qu’il faisait nuit. Une pancarte en bois piqué annonçait : « La Maison des Pins ». Elle se balançait, lugubre, grinçait dans le vent ; on se serait cru dans un bouquin de Stephen King. » Malo, 15 ans, déménage, et doit quitter à regret son quotidien parisien. Aussitôt installé dans le sud de la France, il est gagné par l’angoisse. La Maison des Pins, isolée au milieu des bois, semble tout métamorphoser. Les parents de Malo sont absorbés par les travaux de rénovation, Jeanne, sa petite sœur, se réveille en hurlant, parle aux murs et s’est liée d’amitié avec une jeune fille… qu’elle est la seule à voir. Lorsque Malo découvre une vieille cassette audio, vestige d’un passé qui exige de refaire surface, l’adolescent décide de percer, coûte que coûte, le terrible secret qui hante la demeure.

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Edition : Albin Michel  Genre : Jeunesse ◈ 237 pages ◈ Sortie : 30 Janvier 2019 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Delphine Bertholon, née en 1976 à Lyon, est une romancière et scénariste française. Elle est naît à Lyon et écrit depuis l’âge de six ans, âge auquel elle remporte un modeste concours de poésie. Après des études de lettres, elle se destine au professorat, mais y renonce pour se consacrer à l’écriture. Dans la vingtaine, elle commence à publier ses premiers romans. Elle écrit également des scénarios pour la télévision, comme Yes We Can, afin de vivre plus confortablement de sa plume. 

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Dans ce petit roman jeunesse on va suivre Malo, adolescent de quinze ans qui vit en plein centre de Paris avec son père, sa belle-mère et sa petite soeur Jeanne. Malo est un garçon parmi tant d’autres, il aime faire du skate, sortir, boire un verre avec ses copains, se balader dans les rues de Paris et surtout son petit confort. Tout bascule pour lui quand son père, musicien de carrière, décroche un poste plus prestigieux. La famille doit alors déménager dans un endroit reculé à Nîmes. En arrivant sur place, c’est une grande et vieille maison, appelé pour communément La Maison des Pins, qui se dresse devant notre adolescent. Les jours passent et Malo à le mal du pays. Il ne se sent pas du tout à l’aise dans cette demeure et trouve que sa petite soeur change de jour en jour. Des choses étranges vont se produire et le jeune garçon a un mauvais pressentiment. 

J’ai bien aimé ce petit roman jeunesse avec une touche de paranormal et pourtant, j’ai l’impression de ne pas avoir grand chose à vous raconter. Cela est sans doute dû au fait que ce bouquin est très court (à peine 240 pages). Globalement, j’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de Malo et sa petite famille. L’écriture jeunesse de ce livre ne m’a pas dérangé même si j’attendais, je l’avoue, à quelque chose de plus poussé et de plus « mature » en terme d’écriture. Mais cela dit, la plume de Delphine Bertholon est très bien et très fluide. Son livre se lit très rapidement. J’ai trouvé que la plume était simple et accessible aux plus jeunes. L’histoire n’est pas très effrayante en soi mais l’on peut dire que l’auteure a su entretenir une petite part de mystère. En effet, j’ai moi-même été captivée par l’histoire de Malo et par les choses inquiétantes qui rôdent autour de lui. Les petites touches de surnaturel dissimulées un peu partout dans le roman sont dosées comme il le faut. L’auteure n’en a pas fait des caisses. Cela reste subtil et bien amené. Même si le dénouement final n’est pas dingue, ce roman fait son petit effet et par conséquent je l’ai beaucoup aimé.

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Je me suis également prise d’affection pour le personnage de Malo. Je l’ai trouvé très vrai, très réaliste, très authentique. C’est rare qu’un personnage de roman m’apparaît aussi « réel ». Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais j’ai trouvé ses réactions justes. Elles ne sont en aucun cas disproportionnées ou aberrantes. Malo est un garçon qui a du courage certes mais il sait également où sont ses limites. J’ai trouvé cela judicieux de la part de Delphine Bertholon de ne pas nous avoir pondu un personnage surfait. C’est un adolescent rempli de bon sens et réfléchit. Il reconnait ses faiblesses et sait où il doit s’arrêter. En clair, nous n’avons pas en face de nous LE héros, LE mec super cool et super courageux. Non. On a devant nous un adolescent qui se pose les bonnes questions et qui a des réactions normales. Cela change un peu de tous ces récits où le héros est surdoué, super chanceux, super canon, super courageux, super mature pour son âge et j’en passe. Ses réactions et ses agissements sont celles d’un enfant de quinze ans ni plus ni moins. Et je remercie donc l’auteure pour cette belle bouffée de normalité et de réalité. Choses que beaucoup d’auteurs oublient parfois. Comme quoi, pas forcément besoin d’un protagoniste super badass pour écrire une bonne histoire. 

Alors, bien entendu, ce livre qui parle de fantôme n’innove pas non plus le genre. On reste dans une petite histoire d’épouvante plutôt sympa et accessible à tous. Le décor (une maison dans le Sud de la France où le soleil et la chaleur sont rois) change un peu des décors sombres et tristounets que l’on a l’habitude de voir. C’est intéressant. L’intrigue en elle même est rondement bien menée. Les rebondissements ne sont que très peu présents mais ne sont vraiment pas nécessaires pour apprécier pleinement l’histoire. L’auteure a choisi de rester dans la sobriété, sans en faire des tonnes et c’est plutôt une bonne chose. Des références culturelles (notamment sur Stephen King ou sur la culture cinématographique) sont présentes dans le roman pour le plus grand bonheur de ceux qui adorent cela. Moi, personnellement, j’ai souri de temps à autre mais sans plus. Ce n’est pas cela qui a m’a captivé durant ma lecture mais je préfère vous en parler quand même. 

Pour conclure je dirai que Celle qui marche la nuit est un roman jeunesse sur un fond paranormal qui est bien écrit et qui mérite que l’on s’y intéresse. Rien de transcendant en soi, c’est vrai, mais une intrigue simple qui fait son petit effet et qui fait un bien fou. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Je me suis laissée embarquer dans cette histoire et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Mais après cela reste du jeunesse, il n’y a donc rien de transcendant, rien d’innovant dans ce roman.

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« J’ai souri à nouveau.
– Oui, je préfère.
– Super. Alors, tiens-moi au courant. Et arrête de fantasmer sur des fantômes : c’est vraiment dégueulasse. »

« – Pardon pour tout à l’heure, ai-je finalement murmuré. Je ne voulais pas te faire mal. j’ai eu peur, c’est tout. Mais je suis vraiment désolé.
– Je sais. Moi aussi, j’avais peur. Avant.
– Qu’est-ce qui a changé ?
– Je la connais, maintenant. C’est mon amie. Elle est drôle.
J’ai regardé Jeanne, sidéré. Un léger sourire flottait sur ses lèvres. Elle a poursuivi :
– Elle n’est pas méchante, tu sais. Elle veut juste qu’on l’aide. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

[Saga] Elia, la passeuse d’âmes – Marie Vareille

Trilogie Elia, la passeuse d’âmes de Marie Vareille.

“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”. Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

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Edition : Belfond  Genre : Fantasy/Jeunesse ◈ Sortie : Entre 2017 et 2019 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Marie Vareille, née le , est une romancière française. Ancienne élève du Lycée Hoche. Elle est diplômée de l’ESCP Europe et de l’Université Cornell. Son troisième ouvrage, Elia, la passeuse d’âmes, sort en . Elle se voit attribuer l’étoile 2016 du meilleur roman jeunesse par le quotidien Le Parisien en , est lauréate 2017 du Prix Pierre Bottero décerné par le festival Les Oniriques, du Prix Les Dévoreurs de Livres, et du Prix de la Peep Maroc. Le tome 2 de cette trilogie, Elia, la passeuse d’âmes Tome 2 : Saison Froide est publié en . La trilogie s’achève avec le dernier tome, Elia, la passeuse d’âmes Tome 3 : Saison Chaude, publié en mars 2019. Elle est également auteur d’un guide pratique Ecrire un roman: Comment devenir écrivain, écrire un livre et le faire publier décrivant méthodes et conseils d’écriture, paru en , et inspiré de sa propre expérience d’écrivain.

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Elia, la passeuse d’âmes T1.

Dans cette trilogie, on va suivre Elia, une passeuse d’âmes, qui vit dans un monde où la société est divisée en trois castes. On a les Kornésiens qui représentent l’élite de la société, les Askaris et les Nosoba qui sont ce que l’on peut plus communément appeler les « esclaves » de la société. Elia est, quelque part, une adolescente chanceuse puisqu’elle est Kornésienne. Depuis petite elle baigne dans la richesse et la luxure. Son travail dans la vie est d’être une passeuse d’âmes, autrement dit elle euthanasie les personnes qui ne sont plus utiles à la communauté (personnes âgées, personnes jugées dangereuses etc…). Bien que cette tâche nécessite d’être totalement dénués de sentiments et d’émotions, Elia, l’exécute non sans ressentir une pointe de tristesse. Un jour, on lui demande d’exécuter un jeune Nosoba qui doit avoir son âge. Lorsque le garçon arrive sur un brancard dans sa salle d’euthanasie, elle ne peut s’empêcher de trouver cela injuste. Au moment de procéder à sa mort, le jeune homme se réveille et finira par la convaincre de l’aider à s’échapper. Accusée par la suite de trahison envers sa Communauté, son père, l’aidera à fuir la ville et lui ordonnera de fuir chez les Nosobas.  

Elia et la passeuse d’âmes a été une très bonne lecture pour moi. Ce premier tome était palpitant à souhait et promettait une belle histoire derrière, remplie de rebondissements, de trahisons et de conflits. J’ai tout simplement adoré ! Et j’avoue que je ne m’attendais pas à aimer autant. L’univers proposé par Marie Vareille est simple dans son ensemble. On revient ici au temps où la société était divisée en castes et les habitants y étaient répartis en fonction de leur richesse (référence au Clergé, la Noblesse et le Tiers-Etats). Dans cette saga c’est la même chose, sauf que l’on rajoute en plus la modernité de notre monde actuel. Et cela fonctionne très bien ! L’auteure a su amener ses idées de façon intelligente puisque, petit à petit, au fil des pages, l’on se prend au jeu et l’on plonge totalement dans le quotidien de notre héroïne.

Découvrir l’organisation de cette société assez particulière a été, pour moi, un vrai régal même si, je dois le reconnaître, j’ai eu un peu de mal au début. Je pense que c’est là le petit point noir du roman. J’ai trouvé que Marie Vareille nous plongeait de manière trop brutale dans son univers. Le décor est planté dès la première page. Des mots dont la signification nous parle absolument pas, sont employés par l’auteure et le lecteur se sent un peu perdu. En tout cas, c’est ce que, personnellement, j’ai ressenti. Le début du roman a été un peu compliqué pour moi. L’auteure savait très bien où elle voulait en venir, elle savait très bien de quoi elle parlait, en revanche moi je ne comprenais pas. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation. Une fois cela fait, j’ai littéralement bouffé ce premier tome. Quelle histoire ! Si vous recherchez de l’action et des rebondissements vous êtes au bon endroit. Autant vous dire que le récit est rythmé et dynamique à souhait. L’univers est très complexe mais cohérent du début à la fin.

Ajouter à cela une héroïne agréable à suivre et à découvrir, ce premier tome est donc forcément une réussite ! En effet, Elia est une jeune femme qui, tout au long du récit ne cesse d’évoluer. C’est une adolescente certes, mais elle est très mature et ne se laisse pas faire. Elle est courageuse, forte et autant vous dire que ces deux qualités ne sont pas superflues quand on voit les épreuves qu’elle va subir. Elle va également découvrir la vie des Nosobas et va se rendre compte qu’il y a une réelle injustice entre leurs deux mondes. Elle va elle même devoir vivre comme une Nosobas, comme une pestiférée, elle qui, à la base est après tout une Kornésienne, une passeuse d’âmes. Elle va rencontrer des personnes toutes aussi intéressantes à suivre les unes que les autres et bien entendu elle va revoir le jeune homme qu’elle a aidé, Solstan, à cause de qui elle a dû dire adieu à son ancienne vie. Je suis contente de voir que dés le premier tome il n’y a pas de romance entre les différents protagonistes. La romance est quelque chose que je n’affectionne pas particulièrement, encore moins si celle-ci n’est pas crédible. Et là, pas de romance ! Oh joie ! Bien qu’elle finira sûrement par arriver, au moins Marie Vareille a eu l’intelligence de ne pas reproduire ce schéma qui ne cesse de m’agacer : coup de foudre dès le premier regard. Merci donc Marie Vareille pour ce choix qui me comble de bonheur ! 

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, elle est simple, fluide et efficace. Comme je l’ai dit plus haut, ce livre se bouffe à une vitesse, c’est hallucinant. Je n’ai pas vu le temps passer tellement j’étais absorbée par ma lecture et j’ai d’ailleurs enchaîné le tome 2 tout de suite après avoir terminer ce premier tome. La fin était, certes, prévisible mais le récit étant tellement addictif il me fallait absolument la suite. Après tout, l’issue reste quand même incertaine. J’avais besoin de retrouver le personnage d’Elia, auquel je me suis tout de suite attachée, et ses amis. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous ces personnages ainsi que l’univers de l’auteure. J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce premier tome est une très belle réussite. Action, rebondissement, trahison, castes, injustices, politiques, amitié, une petite partie des mots qui peuvent résumer ce bouquin prometteur. 

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Elia, la passeuse d’âmes T2, saison froide.

Evidemment, ne lisez pas la suite si vous n’avez pas lu le second tome ou même le premier, sinon vous risquerez d’être spoilé.

Dans ce deuxième tome, l’histoire reprend là où on l’avait laissé dans le tome précédent et l’on continue de suivre notre passeuse d’âmes, Elia. Après avoir intégré le Conclusar en compagnie de Solstan, Elia doit maintenant faire face à de nouvelles épreuves afin de retrouver sa soeur Edeline. Cela ne va pas être bien compliqué puisque dés le premier jour, elle va apercevoir sa petite soeur participant à un combat à mort. Elia n’aura pas le temps de sauver sa soeur qu’elle se fera kidnapper et torturer.

Oui bon, il s’agit d’un résumé plutôt sommaire, je l’avoue. Mais j’essaie de ne pas entrer dans les détails pour ne pas trop spoiler non plus. C’est avec grand plaisir que je me suis replongée dans cet univers qui m’avait tant plu. D’ailleurs je n’ai pas dû attendre longtemps puisque je l’ai enchaîné tout de suite après la fin de ma lecture du premier tome. La plume de Marie Vareille est toujours aussi fluide et addictive. Là, pour le coup, je me suis plongée pleinement dans l’histoire dés le premier chapitre. Dans ce deuxième tome l’univers est un peu plus développé et l’auteure rentre dans le coeur de l’intrigue. Gros point positif dans cette suite c’est que l’on va suivre plusieurs histoires à la fois. En effet, l’auteure alterne les points de vus, par conséquent on suit la vie au Conclusar avec le point de vue d’Elia et Solstan et la vie dans le Secteur Nord avec Tim et Arhia. Et bien évidement de nouveaux personnages vont faire leur apparition comme par exemple Alek et les deux histoires vont finir par se rejoindre d’une façon ou d’une autre. Cette alternance des points de vue n’a fait qu’accentuer l’aspect addictif du récit. Cela apporte de la richesse à l’intrigue et permet au lecteur d’avoir connaissance de tout ce qui se passe et de pouvoir faire des suppositions, de chercher qui sont les gentils et les méchants au final. J’ai adoré tout simplement. 

Pour ce qui est de l’ambiance, j’ai trouvé que Saison froide était beaucoup plus sombre que le premier tome qui posait les bases de l’histoire. Les personnages s’endurcissent et prennent de plus en plus conscience de l’inégalité du monde dans lequel ils vivent et du coup cela augmente leur colère et leur détermination. Les dialogues sont devenus plus froids et plus durs et l’auteure n’hésitent pas à malmener ses personnages. C’est pour cela que, pour moi, ce livre n’est pas à considérer comme un livre jeunesse mais comme uniquement un livre de dystopie. Je dis cela car une personne de mon entourage m’a dit qu’elle n’osait pas se lancer dans cette saga de peur qu’elle soit beaucoup trop jeunesse à son goût. Et je me suis dis qu’elle ne devait pas être la seule à penser ça, du coup je préfère le préciser : pour moi ce livre n’est pas à catégoriser comme étant un livre jeunesse. Ce deuxième tome est brutal et traite de sujets durs et pertinents comme par exemple : la politique, la façon de gouverner un pays, la dictature, la guerre, la révolution, la mort, la torture et j’en passe. Je doute que ce soit très jeunesse tout ça. Cette saga amène vraiment le lecteur à réfléchir et à se poser des questions.

Marie Vareille est vraiment une auteure à suivre. Je pense sincèrement me pencher ses autres romans comme par exemple Là où tu iras j’irai, même si c’est du contemporain et que ce n’est pas trop mon truc j’ai envie d’essayer parce que voilà, j’aime ce qu’elle fait et que son style m’intéresse beaucoup. Pour en revenir à Elia, la passeuse d’âmes, comme je le disais, dans ce deuxième tome l’histoire s’assombrit. Des morts commencent à apparaître et on entre davantage dans le vif du sujet. Des révélations pointent le bout de leur nez et elles sont plutôt excellentes, de quoi maintenir le lecteur dans l’incertitude quant à la suite des événements. Concernant la fin… Alors là… J’ai été plus que scotchée ! Non mais un conseil : ne lisez pas le tome 2 si vous n’avez pas le tome 3 déjà disponible prés de vous dans votre PAL, vous allez mourir sinon !

Pour conclure je dirai que ce deuxième tome est dans la même lancée du premier. L’univers est toujours aussi riche et plein de rebondissements, avec des personnages qui grandissent et qui s’endurcissent. L’atmosphère devient plus sombre et plus pesante. Des choix vont devoir être faits, le suspense est bien là et la fin est à vous arracher les cheveux (dans le bon sens naturellement). L’alternance des points vus donne du dynamisme au récit, pas le temps pour le lecteur de s’ennuyer. L’intrigue est toujours aussi addictive, on en redemande et c’est pour cela que j’ai enchaîné avec le troisième tome.

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Elia, la passeuse d’âmes T3 : Saison chaude

Une fois n’est pas coutume, on reprend l’histoire là où on l’avait laissée. Les méchants ont repris le pouvoir et nos héros essaient de mettre fin à la dictature qui s’est installée. Elia doute de plus en plus d’elle même. Elle constate que tous les gens qu’elle aime meurent chacun leur tour. Mais quand elle apprend que Sol n’est pas mort, l’espoir revient.

J’ai trouvé que ce dernier tome avait un début assez lent. En effet, Elia ayant baissé les bras, la jeune femme se laisse vivre et du coup elle perd peu à peu la rage et la force qui l’animaient auparavant. Elle erre dans les rues comme un fantôme, elle n’a plus d’objectif et vit au jour le jour. Cette partie là a été assez longue à lire mais heureusement l’auteure alterne les points de vues et par conséquent le récit garde quand même un bon rythme. Une fois ce petit passage à vide passé Elia retrouve du poil de la bête et notre héroïne courageuse et à l’esprit combatif refait son apparition. A partir de ce moment là, les choses s’accélèrent, s’enchaînent et l’histoire retrouve son côté addictif qui m’avait tant plu dans les deux tomes précédents.

Les personnages secondaires jouent un rôle de plus en plus important dans ce troisième tome. J’ai été plus que ravi de voir que Marie Vareille ne centrait pas tout sur son personnage principal car après tout Elia ne peut pas faire tout toute seule. Solstan, Arhia, Alek et Tim viennent donc, progressivement apporte leur pierre à l’édifice. Chacun va jouer un rôle plus ou moins déterminant dans la suite des événements. Le couple Arhia et Alek va être de plus en plus mis en avant sans pour autant tomber dans de la grosse romance digne d’une tragédie grecque et là encore j’ai envie de dire : Merci Marie Vareille (car oui je suis allergique à la romance trop cul-cul praline et au triangle amoureux). 

Vous l’aurez donc compris, ce troisième et dernier tome et riche et plein d’action. C’est un tome très addictif, comme les deux premiers d’ailleurs. Les choix narratifs fait par l’auteure m’ont énormément plus. J’ai beaucoup aimé cette trilogie, j’ai été surprise dans les trois tomes et j’ai adoré les personnages, tous sans exception. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que l’on alterne les points de vus. La plume de Marie Vareille est simple mais efficace. Ces romans sont dynamiques, pleins d’action, très addictifs, je les conseille à 1000%.

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En résumé…

Elia, la passeuse d’âme est une saga du genre dystopie que je recommande à tous ceux qui aiment ce genre là mais également à ceux qui souhaitent le découvrir. L’univers proposé par l’autrice est très bien amené et très bien construit. Les personnages sont attachants et passionnants à suivre. A aucun moment l’on s’ennuie. Marie Vareille a su garder un bon rythme durant toute son histoire. Il y a de l’action, des rebondissements et des révélations et même un brin de romance, le tout finement dosé, sans en faire des caisses et amené de façon progressive et intelligente. J’ai beaucoup aimé !

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

 

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

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Edition : Castelmore  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ Sortie : Entre 2017 et 2018 ◈ Ma note globale : 16/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Olivier Gay, né en  à Grenoble, est un écrivain français de roman policier, de fantasy et fantastique, pour les adultes et pour la jeunesse. Il écrit également des billets d’humeur dans le magazine féminin Cosmo et a collaboré à plus de cent romans pour la Bibliothèque Rose et la Bibliothèque Verte. Autrefois consultant en stratégie marketing à Paris, il vit désormais de sa plume dans le Sud. Son premier roman Les talons hauts rapprochent les filles du ciel remporte en 2012 le prix du premier roman policier du Festival du film policier de Beaune. Son premier roman de fantasy, Le Boucher, est nommé au prix Révélations Futuriales avant d’être repris en intégrale par les éditions Bragelonne. Sa série jeunesse est accueillie avec enthousiasme par la critique.

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Quand j’ai vu la trilogie complète à 0.99 cts le tome sur le site Kobo.com lors de la mini OP de décembre, je n’ai pas cherché plus loin et j’ai plongé sur l’occasion. J’avais tellement entendu parler de cette saga que je me suis dis que c’était le moment ou jamais de la découvrir. Et c’était une très belle découverte ! J’ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé et ses amis, à tel point que j’ai lu les trois tomes en deux jours, les uns après les autres. Je fais le choix de vous parler de la trilogie dans un seul et même article, vu que je les ai enchaînés.

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Tome 1 : Le coeur et le sabre.

Je ne vais pas vous refaire un résumé car je trouve que la quatrième de couverture du tome 1 en dit assez. J’ai trouvé ce premier tome très divertissant. L’univers mit en place par l’auteur dès les premières pages est intéressant et plaisant à découvrir. Ici, on est clairement dans un roman de magie, de cape et d’épée. Alors, dit comme ça on est en droit de penser : « Oh ! Mais c’est du déjà vu tout ça ! » Et bien… Non pas tout à fait ! 

Dans La magie de Paris, les goules existent et des Mages, comme Thomas, doivent veiller à ce qu’elles ne passent pas la frontière du monde des humains. Cela dit, un Mage, même s’il possède des pouvoirs magiques, ne peut pas à lui seul tuer les goules. Il a donc besoin d’un Chevalier. Un personnage qui lui sera entièrement dévoué, qui le protégera et a qui il sera à jamais lié. Notre Chevalier n’est autre que Chloé. Avouez quand même que, déjà là, on revisite un peu le genre non ? Une femme Chevalier qui protège un homme, c’est plutôt pas mal. Moi cela m’a tout de suite emballée ! L’auteur sort un peu des clichés en nous proposant une tout autre vision de la Chevalerie, une version beaucoup plus féminine. J’ai bien aimé le concept même si après sur le fond l’histoire n’est pas d’une très grande originalité. 

J’ai été également séduite par Chloé, qui là encore, n’a rien à voir avec les héroïnes que l’on a l’habitude de voir. Elle n’a pas une plastique de rêve, elle mesure 1m83, elle est plutôt musclée, endurante et pratique l’escrime depuis qu’elle est petite. Avec les garçons ça n’a jamais été le top tout simplement parce qu’elle les fait fuir, trop impressionnés par sa grande taille, et ils n’hésitent pas à la surnommer Le Tank. C’est une jeune fille vraiment spéciale et qui se démarque des autres bien malgré elle. Ajouter à cela un humour tordant, c’est un personnage vraiment attachant. Je l’ai trouvé vraiment intéressante à découvrir. Puis à côté de Chloé, on a Thomas, un lycéen avec un humour d’un gamin de 10 ans. Cela pourrait paraître agaçant à la longue mais bizarrement non. L’auteur a su doser comme il faut cet humour et a su faire de lui un personnage sérieux quand il le fallait et surtout très intelligent. Un petit point cependant m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois, c’est le fait qu’il cherche à tout prix à cacher la vérité à Chloé. Le début du roman est assez encré la-dessus et du coup cela peut vite devenir lassant. Et puis on a David, personnage assez mystérieux. On ne sait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est un Chevalier avec des pensées un poil machistes. Une femme Chevalier pour lui c’est une abomination, ça ne devrait pas exister et il passe la plupart de son temps à rabaisser Chloé

A côté de ça, on a une plume très simple, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de plus travaillée, mais qui reste assez fluide. L’humour occupe une grande place dans ce roman et cela n’est pas pour déplaire bien au contraire. Les pages défilent entre les mains du lecteur sans que ce dernier ne s’en rende compte. Au final, la lecture en devient addictive et plaisante. L’univers de l’auteur est pas mal, même si j’attendais un peu plus de fantaisie là dedans. Je sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose, un petit grain de folie pour rendre ma lecture sensationnelle. 

En résumé, j’ai beaucoup aimé ce premier tome et la fin m’a un peu surprise. Avec une fin pareille, il fallait absolument que je lise le tome 2 et c’est ce que j’ai fais dans la foulée. 

Tome 2 : Le calme et la tempête.

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Dans ce deuxième tome on reprend l’histoire là où l’avait laissée. J’ai encore une fois apprécié ce deuxième tome mais quelque chose m’a un peu titillée. Une chose qui, j’ai l’impression, devient un incontournable des romans pour adolescents et c’est bien dommage. 

Ce que je craignais est arrivé. Un triangle amoureux commence à se mettre en place. Alors quand bien même il est assez léger, cela m’a un peu agacée de voir Chloé tombant beaucoup trop facilement sous le charme de David, sans pour autant oublier Thomas, avec qui elle partage quelque chose de spéciale. Chloé pour moi c’était l’héroïne pas comme les autres, super « badass » qui défonçait tout. Et là… Elle se laisse envahir par ses sentiments et du coup, elle se retrouve dépasser par les événements et elle même ne sait plus où elle en est. C’était un poil décevant. Je ne suis pas une adepte des triangles amoureux, surtout quand je lis du fantastique ou de la fantasy donc autant vous dire que j’ai soupiré et levé les yeux au ciel plusieurs fois. A côté de ça, on a également les enfantillages de lycéen qui viennent un peu gâcher l’ambiance du roman et qui moi, personnellement, m’a agacé. 

Bon, malgré tout, l’histoire reste attractive. L’univers se met en place, on commence à avoir des réponses à nos questions et l’action est plus que présente. C’est un tome plus sombre que le premier, c’est sur et aussi beaucoup plus dynamique. L’intrigue progresse à grand pas et des révélations sont faites au fil des pages. Le personnage de Cassandre fait son apparition et autant vous dire que tel un ouragan, elle apporte un coup de fouet à l’histoire. On a également toujours cette plume simple mais tout de même efficace, remplit d’humour juste dosé comme il le faut. 

Ce tome 2 était tout aussi sympa que le premier. L’univers reste intéressant et l’intrigue prend petit à petit de l’ampleur, elle ne s’essouffle pas. On a une évolution au niveau des personnages, ils prennent tous en maturité. Petit bémol pour le triangle amoureux qui se forme quand même. En revanche, j’ai trouvé que la fin de ce deuxième tome n’était pas aussi « ouf » que celui du premier. Il appelle moins à la curiosité du lecteur du coup pas de suspense et pas cette sensation de vouloir à tout prix lire la suite.

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Tome 3 : Ici et ailleurs.

Un dernier tome que j’ai trouvé un peu en dessous des deux précédents. Je n’ai pas trop été emballée par les péripéties de nos personnages à savoir le basculement dans l’autre monde via la faille. J’ai trouvé que ce retournement de situation était beaucoup trop facile et rapide. Ma lecture a donc été un peu plus laborieuse avec ce troisième tome. L’auteur embarque les lecteurs dans un monde ancré dans la mythologie Égyptienne. J’ai trouvé cela moyen pour ma part. 

En revanche, je reconnais que l’auteur apporte ici des réponses à nos questions. Ce tome est plus complet en matière d’explication et de révélation que les deux précédents (logique en même temps vous allez me dire). Petit à petit les personnages se dévoilent et on apprend à les connaître. Ils évoluent également, notamment la relation entre Chloé et Thomas. L’amour s’installe progressivement entre eux, même si je ne suis pas une grande adepte de la romance, ici ça pouvait passer car on l’auteur ne dévie pas de sa trame principale. 

La conclusion du roman est bonne, même si j’avoue que j’en attendais un petit peu plus. Je ne l’ai pas trouvé bâclée mais elle a été un poil trop facile et trop rapide à mon goût. Mais en dehors de ça, La Magie de Paris reste une saga sympa, que j’ai aimé découvrir et que je recommande. Je préfère ne pas vous en dire plus et vous laisser découvrir cette saga.