Chronique

Comment sauver un vampire amoureux – Beth Fantaskey

vamp.png

Après avoir lu Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, dont voici ma chronique, je me suis lancée dans la lecture de ce second tome, qui, comme le premier ne m’a pas convaincue.

Dans ce second tome on retrouve Jessica et Lucius dans leur château en Roumanie où ils se sont mariés et où ils essaient tant bien que mal de faire appliquer leur nouvel politique. Lucius prend son rôle très au sérieux et dirige son empire d’une main de fer ce qui n’est pas le cas de Jessica qui, elle, a beaucoup de mal à s’adapter à sa nouvelle vie. Malgré le soutien de son époux elle peine à se faire respecter de ses semblables. Et pourtant, lorsque que Lucius est suspecté d’avoir assassiné son oncle, Jessica va devoir prendre le relais, diriger son royaume en l’absence de son mari et tenter par la même occasion de démasquer le véritable meurtrier pour pouvoir sauver Lucius qui risque la peine de mort.

3124724347_1_9_F8MDyQsi

Le résumé du tome 2 me vendait du rêve et je m’attendais à me retrouver dans une histoire palpitante, pleine de rebondissements et de suspense. Mais en fait pas du tout ! Si le premier tome m’avait paru très lent, ce second est quand un lui d’un ennuie mortel. C’est une lecture vite lue et qui sera malheureusement vite oubliée. 

J’ai le sentiment que le premier tome se suffit à lui même et qu’il n’est pas réellement nécessaire de lire Comment sauver un vampire amoureux. Je n’avais pas été très emballée par Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, je l’avais trouvé lent, sans surprise mais au moins ce tome avait le mérite d’avoir quelques scènes sympathiques et remplis d’humour, ce qui n’est pas le cas de ce second bouquin. Je ne vais pas passer par quatre chemins, l’intrigue était tout sauf intéressante. Je l’ai trouvé lente, sans surprise, simpliste et ennuyeuse. Il n’y a aucun suspense car on devine le coupable dés le début. Tout est prévisible dans cette lecture et c’est bien dommage car je pense que Beth Fantaskey avait de quoi nous surprendre dans ce second tome. 

3124724347_1_9_F8MDyQsi

Mais je pense que le pire pour moi durant cette lecture ce n’est pas tant l’intrigue un peu simpliste mais c’est surtout les personnages de Jessica et Lucius. Je rappelle quand même que dans le tome 1 ils ne m’avaient pas intéressés plus ça et que je m’attendais à quelque chose de mieux pour ce tome 2. Et bien, je n’arrive toujours pas à m’attacher à eux. Lucius, bien que doué et autoritaire dans son rôle de prince et très à cheval sur la loi, ne m’a toujours pas procuré de sensation. Comme pour Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, il ne m’a fait ni chaud ni froid une fois encore. En même temps, il ne joue qu’un rôle minime dans ce tome ci, donc difficile de s’attacher à lui. On ne le voit pratiquement jamais et quand c’est le cas, ce n’est qu’à travers des échanges de mail avec son ami Raniero. Quant à Jessica, parlons-en ! Je l’ai trouvé aggaçante dans ce tome. Je m’attendais à ce qu’elle soit plus mature, plus sûre d’elle mais non, pendant une bonne partie de l’intrigue elle est inintéressante, passive limite transparente. On a qu’une seule envie c’est de la secouer. Elle qui était si intelligente dans le premier tome elle est complètement dépassée par les évènements et ne comprend rien à ce qu’il lui arrive. On a l’impression qu’elle se laisse faire, qu’elle se laisse aller et advienne que pourra. 

3124724347_1_9_F8MDyQsi

Autre point sur lequel j’aimerai dire quelques mots, c’est l’histoire d’amour entre nos deux personnages. Non mais sincèrement, c’est moi où on n’y croit pas un seul instant ?! J’ai trouvé que les scènes de tendresses entre eux n’étaient pas crédibles une seule secondes. Je ne suis pas une grande passionnée de romance mais quand même. Ici, leur relation est un peu platonique, on ne ressent ni la passion, ni le désir entre ces deux personnages. On dirait plutôt un mieux couple avec 60 ans de mariage derrière eux et blasé par la routine. 

Ce qui « sauve » un peu le récit ce sont les personnages de Mindy et de Raniero ainsi que leur histoire à eux. Depuis leur rencontre au mariage de Jessica et Lucius ils ne cessent de penser à l’un et à l’autre et se sont lancés dans une histoire d’amour un poil compliqué. Alors, même si Mindy est une fille superficielle de haut niveau et qu’elle m’a aggacé au début, elle finit quand même par mûrir dans sa tête et par accepter Raniero tel qu’il est. Ce n’est pas l’histoire d’amour du siècle mais je l’ai trouvé un peu plus intéressante à suivre que celle de nos héros. Ajouté à cela que dans l’intrigue Mindy sera d’une grande aide pour Jessica, comprenant plus vite que cette dernière que ces soit disant nouveaux amis ne sont pas ce qu’ils paraissent être. J’ai envie de dire : heureusement qu’elle est là !

3124724347_1_9_F8MDyQsi

Malgré tout ça, la plume de l’auteur est sympa, simple et sans prise de tête mais je n’ai pas ressenti le côté addictif et page-turner du livre, je me suis même un peu ennuyée par moment. Heureusement que l’auteur alterne les points de vue (tantôt Jessica, tantôt Mindy) et que les chapitres sont relativement courts, cela donne un certain rythme à la narration et rend la lecture un peu plus rapide et agréable. Une chose que j’ai bien aimé, c’est d’avoir découvert le côté sombre de la vie d’un vampire. Beth Fantaskey nous décrit un peu le quotidien d’un prince et d’une princesse avec ses règles et ses coutumes que j’ai aimé découvrir. L’univers présenté ici est beaucoup plus sombre que dans le premier tome, c’est une chose que j’ai bien apprécié également. 

3124724347_1_9_F8MDyQsi

Pour conclure je dirai que Comment se débarrasser d’un vampire amoureux est un tome qui se suffit à lui-même. Si vous voulez lire le second tome allez-y mais franchement vous y gagnerez pas grand chose. L’histoire d’amour ne paraît pas crédible, il n’y a aucun suspense, aucun mystère et l’intrigue reste relativement simpliste du début à la fin

Ma note : 13/20

Sans titre-2

« Mieux vaut être pauvre avec du sable sous les pieds plutôt que riche avec du sang sur les mains. »

« Je souhaiterais donc que tu répandes la rumeur : si quelque chose arrivait à Antanasia durant mon emprisonnement, je démolirais ces murs, pierre par pierre et une fois dehors j’abandonnerais toute obéissance à la loi et détruirais volontiers le moindre suspect. Car si on touche ne serait-ce qu’à un cheveu de ma femme, quand je suis dans l’incapacité de la protéger, ce royaume subira des conséquences que les rares survivants raconteront dans les livres d’histoire. »

Publicités
Chronique

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux – Beth Fantaskey

va.png

Beth Fantaskey est une auteure américaine, née le 22 décembre 1965. Elle vit actuellement en Pennsylvanie où elle est professeur à l’université. Elle a écrit son premier livre, Jessica’s guide to dating on the dark side, en 2006. Il a été publié en 2009 aux États-Unis et traduit la même année sous le titre Comment se débarrasser d’un vampire amoureux aux éditions du Masque. Ce livre a connu un très grand succès en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. En 2011, la suite de ce livre sort aux éditions du Masque sous le nom de Comment sauver un vampire amoureux.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans comment se débarrasser d’un vampire amoureux on va suivre le quotidien de Jessica, une lycéenne âgée de 17 ans qui se passionne pour les mathématiques. Jessica a été adopté en Roumanie par des parents américains. Elle ne sait rien de ses parents biologiques hormis le fait qu’ils sont morts et qu’il l’ont baptisé Antanasia à sa naissance. Son quotidien va être bouleversé lorsqu’elle va faire la rencontre de Lucius Vladescu, un jeune homme de son âge, d’une grande élégance et d’une grand beauté qui va lui apprendre que là d’où il vient (la Roumanie), elle est une princesse vampire. Ses parents adoptifs vont alors lui révéler que lors d’un voyage en Roumanie ils ont assisté à une cérémonie où deux familles ennemies, la famille Dragomir et Vladescu, ont passé un pacte pour le bien de leur pays afin d’y maintenir la paix. Ce pacte consiste à unir, par un mariage, Antanasia Dragomir et Lucius Vladescu lorsqu’ils auront atteint leur majorité. C’est pour cette raison que Lucius est entré dans la vie de Jessica (alias Antanasia), il a pour mission de la séduire afin qu’elle accepte de l’épouser et ainsi d’honorer le pacte. Mais tout ne va pas se passer comment prévu. 

3124713349_1_3_X23VA1Mj

Même si je n’ai pas été totalement convaincue par l’histoire, j’ai passé un chouette moment de lecture.

J’ai lu dans ma pas mal de chroniques dans lesquelles beaucoup disait que ce livre était un vrai page-turner, et bien je dois dire que, personnellement, je n’ai pas ressentie ça en le lisant. Il n’est as difficile à lire, la plume de l’auteure est fluide certes mais je n’ai pas été assez transportée par l’histoire pour ressentir le côté addictif de ce récit. J’ai aussi remarqué qu’en fonction des notes qu’il avait, ce livre c’était tout ou rien : soit on aime (j’ai vu des 18, des 20 etc…) soit on ne l’aime pas (j’ai vu des 8, des 10 etc…). Pour ma part, je dois avouer que je m’attendais à une histoire un peu plus palpitante quand même.

J’ai trouvé que les 150 – 200 premières pages étaient assez monotones. On entre dans un jeu de séduction entre Lucius et Jessica mais j’ai trouvé que cela manquait de tonus, l’auteure aurait pu pimenter un peu plus les choses. Ici, c’est un livre un peu à la Twilight et je dois dire que je suis un peu lassée de tous ces récits clichés avec le beau vampire qui tombe fou amoureux de la jeune lycéenne complètement banale qui n’en revient pas de ce qu’il lui arrive. Je n’ai trouvé aucune originalité dans cette histoire et cela s’est ressenti dans ma lecture puisque je me suis un poil ennuyée durant une bonne partie du bouquin. Il n’y a que les 100 dernières pages qui m’ont réellement intéressées. 

3124713349_1_3_X23VA1Mj

Malheureusement, je n’ai pas vraiment adhérer aux personnages, que ce soit Lucius ou Jessica. J’ai trouvé que Jessica était assez superficielle et attachait beaucoup d’importance au physique au début du roman. Et puis son côté trop cartésien m’a aussi beaucoup agacé. Certes, je n’aime pas que les choses soient trop faciles dans une histoire mais là Jessica avait quand même des preuves que Lucius soit un vampire mais non elle continue à nier les choses et au bout d’un moment, forcément, ça agace. Ce n’est que lorsqu’elle ouvre enfin les yeux que l’histoire prend de l’intérêt. Mais voilà quand Jessica finit par prendre conscience de ses sentiments pour Lucius elle devient exaspérante. On aurait dit une groupie, une fan qui voue un culte à son idole. C’était trop gros pour moi et du coup je n’ai pas aimé son personnage et j’espère qu’elle se secouera un peu dans le seconde tome. Quant à Lucius, je dois avouer que malgré sa beauté, son élégance, ses bonnes manières et son intelligence il ne m’a fait ni chaud ni froid, en tout cas au début. Je n’ai pas été particulièrement sensible à son charme et à son charisme et c’est plutôt son histoire qui m’a touché. C’est un personnage qui parait parfait de l’extérieur mais qui éprouve une grosse souffrance à l’intérieur et c’est cette souffrance qui m’a interpellé plutôt que sa beauté et son charisme. Mais, oui parce que malheureusement il y a un mais, je n’ai pas compris certains de ses choix et certaines de ses réactions. Il devient de plus en plus sombre au fil de l’histoire, même si cela m’a plu, je n’ai trouvé aucunes raisons valables à ce qu’il devienne comme ça du jour au lendemain. 

3124713349_1_3_X23VA1Mj

Fort heureusement, il y a quand même quelques petites choses positives dans cette lecture. La première c’est la différence de culture qu’il y a entre Jessica et Lucius. Il vient de Roumanie, a été élevé dans un château et a donc quelques difficultés à se fondre dans la masse. Jessica quant à elle est une jeune fille moderne. La différence entre ces deux personnages apporte un peu légèreté à la lecture et surtout un peu d’humour.  Cela casse un peu le côté monotone et ennuyeux que peut avoir la narration. La seconde chose que j’ai aimé dans ce livre sont les 100 dernières pages où là l’intrigue devient sombre et où l’action commence à pointer le bout de son nez. Attention, on parle seulement d’un peu d’action, il n’y a rien de surprenant. J’ai vu que beaucoup n’avait pas aimé la fin et bien moi je l’ai trouvé intéressante. Elle arrive un peu vite mais elle a le mérite de suscité la curiosité. Pas de gros cliffhanger mais elle à l’air de promettre un second tome un peu plus palpitant que le premier, enfin je l’espère. 

Pour conclure je dirai que Comment se débarrasser d’un vampire amoureux a été une bonne lecture malgré un début monotone et des personnages qui ne m’ont pas intéressés plus que ça. C’est étrange car en lisant ma chronique j’ai trouvé beaucoup de point négatif sur ce livre et pourtant j’ai quand même aimé. La fin m’a intrigué et j’ai envie de savoir la suite. Beth Fantaskey a une plume fluide, c’est un livre qui se lit bien mais qui, pour moi, n’a pas été un page-turner, ni une lecture addictive. 

Ma note : 15/20

Sans titre-2

« – Essaie cette robe.
– J’ai déjà plein de vêtements, insistai-je.
– Oui. Et tu ferais mieux de tous les jeter. Et en particulier ce tee-shirt avec le cheval blanc, le coeur et la lettre I dans le fond. Qu’est-ce que ça veut dire ?
– I love les chevaux arabes. Pour dire que j’aime les chevaux arabes, expliquai-je.
– J’aime la viande saignante, mais ce n’est pas pour autant que je porte la photo d’un steak cru sur le torse. »

« Le corps d’une femme doit être fait de courbes pas d’angles. »

Chronique

L’écarlate de Venise – Maria Luisa Minarelli

ss.png

Maria Luisa Minarelli est une journaliste et auteur née à Bologne.Après avoir obtenu un doctorat en histoire elle travaille pour divers magasines dans lesquels elle écrira sur divers sujets tels que la santé, la beauté et le tourisme. En 1989 elle écrit un essaie sur les femmes et entrepreneuriat à travers les siècles. Et en 2008 elle publie un thriller dont le titre est La donna dal quadrifoglio. Aujourd’hui elle vit à Milan avec son mari et le 6 février 2018 sortira officiellement son nouveau thriller L’écarlate de Venise chez les éditions Amazon Crossing

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

d

Je tiens avant toute chose à remercier une nouvelle la plateforme NetGalley ainsi que les éditions Amazon Crossing pour m’avoir offert la possibilité de lire le livre L’Ecarlate de Venise avant sa sortie.

Dans l’écarlate de Venise l’action se déroule en Italie, plus précisément à Venise, dans les années 1752. Le jour se lève et alors que Maso déambule dans les rues de Venise, il va trébucher sur un corps sans vie. Ce corps n’est autre que celui de Marino Barbaro, un praticien sans le sou, qui à première vue a été étranglé. Seul sur les lieux du crime, Maso devient rapidement le suspect numéro 1 et est mis en garde-à-vue. L’affaire atterrit rapidement sur le bureau de Marco Pisani, advocateur de Venise, qui va mener l’enquête. Tous va se compliquer lorsqu’un nouveau corps va être retrouvé dans les mêmes conditions que celui de Marino Barbaro. Il s’agit de Piero Corner, un homme riche, possédant un passé obscur, qui a lui aussi été étranglé. Marco Pisani innocente rapidement Maso, ce qui lui permettra de faire la connaissance de la mystérieuse et belle Chiara qui va l’aider dans son enquête. Tout porte à croire que les deux victimes se connaissaient et que, pour une raison que l’on ignore encore, quelqu’un leur en veut personnellement. Mais qui ? 

3124724347_1_7_AAdbJnve

J’avoue que j’ai galéré dans ma lecture. La quantité de mots italiens, de personnages et de noms de rue ont fait que je me suis sentie perdue à plusieurs reprises. J’avais un peu de mal à me concentrer et à assimiler tous ça, et ce malgré le lexique mis à la disposition du lecteur au début du livre. Par conséquent ma lecture a été un peu mouvementée. Autre point négatif pour moi dans ce livre ce sont les dialogues. Vu que l’action se passe XVIIIème siècle je m’attendais à avoir un langage justement des années 1750. Et à ma grande surprise ça n’a pas été le cas et j’ai été un poil déçue. Je m’attendais vraiment à me retrouver face à un vocabulaire, ancien, très riche, et au final on se retrouve avec des dialogues « de notre époque ». Cela m’a paru inadapté pour la narration et a créé un grand fossé entre l’époque à laquelle est censée se dérouler l’action et les personnages qui du coup peuvent manquer de crédibilité dans leurs paroles. Autre chose que peut paraître agaçant, voir même déstabilisant c’est l’alternance des points de vues qui, je trouve, est un peu mal présentée. Il n’y a pas franchement de transition quand cela arrive et par conséquent je me suis sentis perdue à plusieurs reprises.

3124724347_1_7_AAdbJnve

Cela dit, malgré ce défaut, j’ai trouvé la plume de l’auteure agréable, fluide et avec des passages très descriptifs qui m’ont beaucoup intéressé. L’auteure prend son temps pour nous présenter le décor et j’ai aimé découvrir Venise et ses rues à travers la plume de Maria Luisa Minarelli. Pour le coup on s’y croirait presque tant les détails sont présents dans la narration. Cela permet au lecteur de s’immerger complètement dans l’histoire. Et on ne parle pas ici que des détails descriptifs des paysages mais aussi des détails concernant les habitudes des habitants, des moeurs, du mode de vie de l’époque etc… Un gros travail de recherche a été fait par l’auteure de ce côté là et je salue ce travail

3124724347_1_7_AAdbJnve

Parlons un peu de l’intrigue en elle même, à savoir l’enquête. Tout comme Marco le lecteur se pose des questions et cherche des indices par ci par là. C’est une enquête qui est agréable à suivre, qui tient la route qui est crédible mais qui malheureusement n’est pas très dynamique. Le rythme du récit et assez lent, les révélations et les rebondissements sont peu nombreux, ça manque de dynamisme et de peps. Heureusement la petite touche de surnaturel qui se présente à travers les dons de voyance de Chiara pimente un peu le tout. Je dois avouer que j’ai été surprise de retrouver ça dans un thriller historique et c’est une initiative, de la part de l’auteure, que j’ai beaucoup apprécié car elle rend la lecture moins monotone. Cela dit, l’auteure arrive à balader le lecteur et à maintenir un peu le suspense et c’est un bon point. On est dans une intrigue classique mais qui fonctionne très bien malgré ce manque de rythme dans la narration. 

3124724347_1_7_AAdbJnve

Pour les personnages il n’est pas difficile de se les représenter car ils sont très travaillés et très bien décrits. Marco Pisani est un homme respecté de tous dont l’autorité n’est jamais remis en cause. Mais ce qui fait sa particularité, c’est que pour l’époque c’est un innovateur. Il ne fait rien comme tout le monde et décide de mener son enquête de son côté en allant rendre visite aux témoins et en intéressants, chez eux, les proches et la famille des victimes, alors que tous ceci n’est pas son travail. C’est un homme fort et charismatique que nous présente Maria Luisa Minarelli et pourtant quand cet homme se retrouve face à la belle et indépendante Chiara il perd ses moyens et l’on a l’impression de se retrouver face à un jeune adolescent qui essaie tant bien que mal de courtiser une jeune demoiselle. Donc autant vous dire que c’est un personnage à double facette. Quant à Chiara, c’est une femme courageuse, forte et indépendante car elle dirige l’atelier de son père, chose qui à l’époque pour une femme ne se faisait pas. Elle est décrite comme étant une femme parfaite et c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Elle est utile à l’histoire et son aide pour résoudre ces meurtres est précieuse. La romance entre ces deux personnages n’est pas surprenante elle est même prévisible et arrive beaucoup trop vite pour moi.

3124724347_1_7_AAdbJnve

Un dernier mot concernant la fin du roman, je dois dire que je suis restée un peu perplexe concernant la décision de Marco lorsqu’il découvre qui est l’assassin. Pour le coup, on ne peut pas dire que l’auteure n’est pas fait dans l’originalité car c’est une chose que l’on ne retrouve pas vraiment dans les thrillers. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler mais sachez que c’est un peu hors du commun et très surprenant.

Pour conclure je dirai que L’écarlate de Venise est un thriller sympa qui nous fait globalement passer un bon moment de lecture malgré ces petits défauts.

Ma note : 15/20

Sans titre-2

 « Avec la justice, se taire était toujours la meilleure option. »

« Il était conscient d’admirer une ville à son crépuscule, une ville dont la beauté brisait le cœur. Les anciens palais aux dentelles de marbre et aux enduits fissurés, les fondations qui s’enfoncent et celles que les eaux envahissent… combien de temps tout cela résisterait-il ? Marco savait que l’intérieur de ces demeures tombait en ruines, que les tapisseries se décoloraient inexorablement, que les tableaux de maîtres prenaient le chemin de l’Angleterre »

Chronique

Une si jolie maison – Cassandra Bouclé

Sans titre-2.png

Titulaire d’un B.T.S. Gestion et protection de la nature, Cassandra Bouclé, aussi connu sous le pseudo de Rose37, est une écrivaine de 28. C’est à l’âge de 9 ans qu’elle écrit ses premières nouvelles. Elle tire son inspiration chez des auteurs comme Stephen King et K. A. Applegate, le créateur de la série « Animorphs ». Elle a déjà publié 5 livres, dont L’été d’un chien, que j’ai lu et chroniqué. Son premier roman thriller – horreur, Une si jolie maison, est sorti le 31 janvier 2017 chez les éditions Rroyzz Edition.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –d

Je tiens avant toute chose à remercier l’auteure, Cassandra Bouclé, ainsi que la plateforme SimplementPro, pour la lecture de ce livre. 

Dans Une si jolie maison, on va suivre le quotidien d’une famille à travers le journal intime de la mère ainsi que celui de la fille. La mère de Camilla a envie de déménager et de quitter sa routine qui commence à lui plomber un peu le moral. Réticent, au départ, le père de famille, qui est surnommé B. dans l’histoire, accepte et c’est ainsi que la mère de Camilla commence à éplucher les petites annonces. Au bout de quelques jours, elle tombe sous le charme d’une maison et n’a qu’une seule idée en tête, l’acheter, ce qui sera chose faite quelques semaines plus tard. La nouvelle famille s’installe dans la nouvelle maison, tout a l’air d’aller pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où, Anton, le petit frère de Camilla commence à parler tout seul dans sa chambre. Le père ne dort plus, il fait d’horribles cauchemars, se met à boire et la mère semble dépérir au fil des jours. Que se passe-t-il exactement dans cette maison ? Et pourquoi les voisins la décrivent comme étant la maison du mal ? 

3124724347_1_7_AAdbJnve

J’aime beaucoup lire des livres d’horreur. En lisant le résumé, on a une maison hantée à la Amityville, avec une ambiance huis clos à la Shinning. Sincèrement, il n’en faut pas plus pour me laisser tenter. C’est donc toute contente et avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture. Et globalement ça a été mais beaucoup de chose m’ont dérangé. Une si jolie maison a donc été une lecture en demi teinte pour moi.

Pour commencer, je dirai que le gros point noir de ce livre réside dans sa forme, car le fond n’est pas si mal après tout. La narration se présente à travers le journal intime de la mère et de la fille. Si en temps normal c’est quelque chose que j’aime bien, ici j’ai trouvé que cela n’était pas très bien réalisé. On a le journal de la mère avec la date et ce qu’elle écrit puis tout d’un coup on a en italique le point de vu de Camilla, la fille, et parfois celui des démons qui hantent la maison. Donc, en résumé, on a un journal intime, et chaque personnage (uniquement la mère et la fille) relate la même journée mais de leur point de vue à chacun (j’espère que c’est compréhensible ce que je dis). Je ne sais pas si c’est le fait de lire ce livre sur liseuse qui donne cette impression de fouillis mais en tout cas la forme n’est pas très agréable à lire. Le lecteur se sent vite perdu, vite déstabilisé et vite agacé. Peut-être qu’en format papier cela paraît mieux réalisé et plus aéré, je ne sais pas, mais en tout cas le format numérique ne l’a pas fait avec moi

3124724347_1_7_AAdbJnve

Ensuite, j’ai trouvé que l’intrigue mettait du temps à se mettre en place. Durant les 50-60 premières pages ils ne se passent pas grand chose. On assiste au quotidien de la mère de famille qui ne souhaite qu’une chose c’est de déménager, et voilà c’est tout. Une fois la famille installée dans la nouvelle maison les choses commencent à un peu à se mettre en place, même si ça restait encore un peu long pour moi. Pour ce qui est de l’intrigue je ne sais pas si l’on peut réellement parler d’horreur pour ce livre car, certes le lecteur est plongé dans un huis clos et que l’ambiance dans cette maison est tout sauf joyeuse mais il n’y a aucun passage qui ne suscite la peur, en tout cas, moi, je ne l’ai pas ressenti.

3124724347_1_7_AAdbJnve

Cela dit, l’ambiance est sombre, pesante, mais pas trop pour ne pas étouffer le lecteur, et on sent bien que quelque chose cloche avec cette demeure. De ce côté là, Cassandra Bouclé s’est plutôt bien débrouillée. Elle a réussi à faire ressentir au lecteur le côté maison hantée, même s’il y avait quelques petits soucis par-ci par-là, comme par exemple le fait que l’on a du mal à savoir qui parle. On s’y perd un peu. On doit réfléchir et revenir sur la phrase pour comprendre et au final le côté terrifiant que l’auteure souhaitait faire passer par cette manifestation tombe à l’eau car on se concentre trop sur la compréhension de la narration. Cela rejoint ce que je disais plus haut, c’est un problème de mise en forme de la narration. Tout est mélangé, il n’y a rien pour faire comprendre au lecteur que ce sont les démons qui se manifestent. Mais bon, en relisant une fois ou deux on finit par comprendre donc, en sois il n’y a rien de vraiment dramatique. Pour un premier roman horrifique, globalement, elle a plutôt bien fait le travail et elle ne peut que s’améliorer par la suite. 

Un petit mot concernant la plume de Cassandra Bouclé et concernant la fin de l’histoire. Je trouve la plume de l’auteure, simple, facile à lire, fluide, c’est vraiment agréable. Pour ce qui est de la fin du livre je dois dire que j’ai trouvé rapide. Il n’y a pas d’explications et on se rend compte qu’au final le Mal n’était pas si présent que ça dans la narration. 

3124724347_1_7_AAdbJnve

Malgré tout, je dirai que Une si jolie maison est un livre sympathique à lire dans l’ensemble. L’idée de départ était plutôt bonne mais malheureusement pas très bien amenée. La forme de la narration est, pour moi, un vrai bémol pour la compréhension de l’histoire. Je trouve qu’elle empêche le lecteur d’apprécier pleinement le bouquin car en essayant de savoir qui parle on passe parfois à côté de l’aspect terrifiant que peut avoir l’intrigue. Cela dit, il y a comme je l’ai dit de bonnes idées. Il s’agit d’un premier thriller horrifique pour l’auteure et elle ne peut que s’améliorer par la suite.

Ma note : 13/20

Sans titre-2

« Maman n’était ni inquiète, ni effrayée, seulement curieuse. Étonnant n’est-ce pas de découvrir son fils en plein bavardage avec on ne sait qui ?
« Tiens, prends ça », et il tend un jouet dans le vide. L’espace d’un instant, on aurait pu croire que le Lego s’envolerait dans les airs, comme si, par une formule magique « ô temps suspend ton vol », le cube rouge restait coincé une seconde dans l’espace. « 

« Je me dis parfois que mon imagination dépasse les bornes. La formule magique s’est transformée en un joyeux « t’as la cervelle qui déraille, ma fille. » »

Chronique, Coup de ♥

Chesstomb – John Ethan Py

Sans titre-2.png

John Ethan Py, de son vrai nom Sébastien Péguin, a exercé dans l’immobilier et dans le journalisme avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Après avoir tout quitté, c’est pour en vivre qu’il écrit désormais. Rien d’étonnant pour cet auteur qui a tout abandonné pour écrire que son texte parle de journalisme. Avec Chesstomb, qui est paru chez les éditions de l’Homme sans nom, nous assistons à la naissance d’un maître du fantastique et de l’horreur

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce livre on va suivre Shelby Williams, un journaliste qui a été engagé pour enquêter, et par la suite écrire un papier, sur le massacre de la famille Sheldon qui vivait dans la ville de Chesstomb dans le Massachusetts. En effet, Madame Sheldon et ses enfants sont retrouvés morts dans la maison et selon les témoignages ce serait Terry Sheldon qui aurait massacré sa famille. Mais le problème c’est que Terry est mort depuis quelques jours. Pourtant les voisins sont formels, ils l’ont vu entrer dans la maison le matin des meurtres. Faits réels ? Tueur en série ? Paranormal ? C’est ce que tentera d’éclaircir notre journaliste. Au fil de ses recherches sur la ville, Shelby Williams va apprendre que Chesstomb est mêlée à d’étranges histoires, toutes plus horribles et sanglantes les unes que les autres. A lui, maintenant, de démêler tout ça pour comprendre l’histoire de Chesstomb.

Il m’est malheureusement difficile de mieux faire en terme de résumé tant ce livre est riche et complexe. Mais j’espère que ce que j’ai dit vous aidera à comprendre un peu de quel genre d’histoire traite ce livre.

3124724347_1_11_KcnsdLXy

Chesstomb de John Ethan Py est un livre que j’ai adoré, plus même, c’est un coup de coeur pour moi, probablement un des plus gros de l’année 2017 ! C’est un livre qui, malheureusement, n’est pas très connu (il ne comptabilise qu’une dizaine de notes sur Livraddict) et je trouve cela dommage car il mérite d’être mis en lumière et mérite qu’on s’y intéresse davantage. Que ce soit sur le fond ou sur la forme c’est vraiment un bouquin à part, un bouquin d’une grande originalité. Ici, l’intrigue est relatée par l’auteur sous forme de retranscriptions écrites de vidéos, d’extraits de journaux intimes et de notes, d’interrogatoires, de lettres que les personnages s’envoient etc… Tous ceci permettra au lecteur, au fil de sa lecture, de lever le mystère qui entour la ville de Chesstomb. Dis comme ça, ce livre peut donner quelques réticences. On pense tout de suite que ça va être le fouillis et que l’on va se perdre dans l’intrigue et bien en fait pas du tout ! Certes le début peut paraître un peu laborieux mais l’auteur sait où il va, il maîtrise son sujet à la perfection et du coup vous vous sentirez très vite absorbés par votre lecture. La lecture deviendra alors rapidement addictive ! 

3124724347_1_11_KcnsdLXy

Chaque détail présent dans ce livre compte, il n’y rien de superflus dans cette lecture (hormis peut-être quelques scènes de sexe qui sont choquantes mais elles sont très très peu nombreuses). Cependant, il faut que le lecteur soit avertis, ce livre est très crue au niveau des descriptions. Les scènes d’horreur et de sexe ne sont pas censurées et l’auteur nous épargne aucun détail. Autant vous le dire clairement, le gore est au rendez-vous. C’est un livre rempli de sang, de viscères, de boyaux, de cruauté et de torture que nous a écrit John Ethan Py donc âmes sensibles s’abstenir (mais vraiment). L’histoire est sombre, sanglante, choquante même, les scènes d’horreur ne sont pas difficiles à imaginer mais personnellement cela ne m’a pas dérangée car tout ceci fait partie de cet atmosphère terrifiante qui règne sur la ville. 

Et pourtant malgré toutes ces scènes gore c’est un livre qui est très bien écrit je trouve et qui est palpitant. C’est un très bon page-turner, je n’ai pas vu les heures passées quand je le lisais et j’avais énormément de mal à le lâcher. Je voulais constamment en apprendre plus et je voulais comprendre ce qui était réellement arrivé à la famille Sheldon. Cependant il faut être prêt à s’accrocher et être motivé quand on se lance dans cette lecture car la narration est dense. Chesstomb possède une intrigue dynamique, de part la pluralité de ses personnages et de leurs points de vus respectifs, qui sont d’ailleurs présents dans la narration. Impossible de dire qui est réellement le personnage central de l’histoire. Ils ont tous joué un rôle important dans ce récit. Ils sont représentés comme les pièces d’un puzzle et une fois ces pièces emboîtées les unes dans les autres on a le fin mot de l’histoire. Difficile de s’attacher à un personnage dans ces cas là mais il y a quand même un homme qui est un peu plus présent que les autres, il s’agit de Shelby Williams. Il est celui qui fera la lumière sur cette affaire et c’est grâce à lui que l’on va apprendre que H. P. Loveraft a joué un rôle dans toute cette histoire. En effet, ce dernier sera témoin des agissements douteux et macabres d’un certain West, scientifique capable de ramener les morts à la vie. Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir tous ça par vous même.  

3124724347_1_11_KcnsdLXy

Comme je vous l’ai dit plus haut, Chesstomb est un véritable coup de coeur pour moi ! Alors oui vous devez surement vous demander comment un livre rempli de sang et de viscères peut devenir un coup de coeur ? Et bien je vous répondrai tout simplement que oui il y a du gore mais que derrière cet aspect c’est toute une intrigue palpitante qui se met en place petit à petit. L’auteur m’a bluffé et a réussi à me tenir en haleine jusqu’à la fin. J’ai aimé cette façon qu’à John Ethan Py de brouiller les pistes et j’ai aimé sa manière de nous guider tout au long du bouquin à travers des documents manuscrits. Je trouve qu’au delà de l’aspect horrifique du livre il y a tout un travail de narration qui est fait et qui est stupéfiant. Tout cet aspect gore n’est pas gratuit dans le récit, il a une véritable signification, ce n’est pas seulement du gore pour du gore (si vous voyez ce que je veux dire) c’est vraiment utile à l’histoire.

3124724347_1_11_KcnsdLXy

Pour conclure je dirai que Chesstomb est un roman différent de ce qu’on a l’habitude de lire. Il est original, palpitant, surprenant, intriguant mais aussi horrifique et gore. C’est clairement un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. C’est une lecture qui ne vous laissera pas de marbre c’est certain et dont vous vous souviendrez longtemps. C’est un livre qui marque les esprits et je félicite l’auteur, John Ethan Py, pour son talent d’écriture et pour avoir réussi à me maintenir en haleine jusqu’à la dernière ligne. Un véritable coup de coeur pour moi ! 

Coup de coeur ! 

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Sans titre-2

« Cela ne nous vient-il pas comme souvent du paganisme ? Les esprits des morts se manifestaient à cette période qui précède l’hiver, le mois où tout meurt, c’est pourquoi leur puissance en était accrue. Les deux fêtes n’ont d’ailleurs pour but pour les vivants non pas de se souvenir des défunts, mais plutôt d’être en paix et en harmonie avec eux, afin que leurs âmes ne reviennent pas les hanter. C’est pour cette raison que l’on dépose des fleurs sur les tombes, car les fleurs, dans n’importe quelle culture, sont un symbole de paix, de volonté de pacifier les rapports ; par leur beauté et leur délicieux parfum elles placent les choses sous de bons auspices, elles ont un pouvoir apaisant. »

« C’est une erreur de faire croire aux gens que le corps et l’esprit sont dissociés, expliquai-je. Ils travaillent de concert : ce que vous apprenez s’enracine en vous et vous pénètre jusque dans la moelle de vos os. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi nous vouons autant de cultes aux reliques ?
Non, pas vraiment… Il me semblait que c’était du mysticisme.
C’est pourtant bien réel : les os, les restes humains, quels qu’ils soient, sont imprégnés par le pouvoir qu’ont acquis ces personnes, que ce soit des saints, des religieux ou des philosophes. Il en est ainsi pour chaque corps. »

Chronique

Lisa et l’oiseau de sang – Olivier Ka

ddfe.png

Olivier Karali alias Olivier Ka est né le 29 décembre 1967 au Liban. C’est un écrivain et scénariste de bande dessinée français. Écrivain pour la jeunesse et scénariste de bande dessinée, il se produit également sur scène où il raconte des histoires dont il est l’auteur. En 2011 il écrit Lisa et l’oiseau de sang qui parait aux éditions Plon.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Lisa et l’oiseau de sang, on va suivre Pierre un quarantenaire, papa d’une adolescente de 15 ans prénommée Lisa. Lisa est une adolescente un peu différente des autres. Elle passe son temps à lire des livres philosophiques, c’est une fille très intelligente et qui veut que sa vie ait un sens. Pierre n’a jamais vraiment compris sa fille, comparait à elle il se trouve idiot, voir sans intérêt. Il faut dire que Lisa ne manque pas une occasion de le rabaisser et de lui faire comprendre qu’intellectuellement parlant il n’est pas à sa hauteur. Pierre n’a jamais été un père autoritaire avec sa fille, il la laisse sortir voir ses amis et ne lui demande jamais de lui rendre des comptes. Mais un jour, il découvre des photos, assez choquantes appartenant à sa fille et sur lesquelles cette dernière se trouve dans des situations un peu dérangeantes. Il va mener sa petite enquête et découvrir des choses assez sombres sur le quotidien de sa fille jusqu’au jour où elle va se faire attaquer par un oiseau rouge, que Pierre n’a jamais vu. Cet oiseau va lui laisser une cicatrice sur le visage qui, au lieu de guérir, ne fait que s’agrandir et la plaie s’ouvrir de plus en plus

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Ce livre me donnait trop envie et m’intriguait beaucoup de par son résumé. Je m’attendais à une histoire sombre et mystérieuse mais pas à ce point là je l’avoue. A tel point que je me suis demandée pourquoi on avait classé ce livre dans la catégorie « Jeunesse » ? Personnellement, je ne recommanderai pas ce livre à des personnes qui ont un âge inférieur à 15 ans. C’est un récit assez sanglant, on parle beaucoup de sang, de photos malsaines, de visage défiguré etc… Ajouter à cela une héroïne bizarre qui fréquente des personnes encore plus bizarre qu’elle. Moi, cela ne m’a pas dérangé, au contraire, parce que j’aime ce genre là. Mais il est quand même nécessaire de le préciser.

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Je vais commencer par vous parler des personnages. Dans ce livre on a un père, Pierre, qui est complètement dépasser par les événements. Sa fille est une énigme pour lui et il n’arrive pas à communiquer avec elle. Et il faut dire que Lisa n’arrange rien non plus, puisque de son côté, elle n’hésite pas à faire comprendre à son père qu’il n’a pas le même niveau intellectuel qu’elle et que par conséquent il ne peut la comprendre. Pierre est un personnage sympathique dans l’ensemble mais pendant une bonne partie du bouquin il m’a un peu agacé. Plus il enquête, plus il apprend des choses pas très flatteuses sur sa fille mais il a la mauvaise habitude de se dire que si elle a fait ça c’est à cause d’untel ou d’untel. Il lui faudra un moment pour finir par se demander si c’est pas Lisa qui entraîne les autres dans ces délires et non l’inverse. Bref en dehors sa, c’est un personnage touchant car malgré tout il aime sa fille plus que tout. Lisa, quant à elle, est présentée comme étant une jeune fille intelligente, qui ne se laisse pas manipuler aussi facilement, qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas et qui est rebelle. Elle a l’impression que personne ne la comprend, elle éprouve un grand besoin de s’exprimer et elle le fera de façon un peu étrange. C’est une adolescente qui se cherche, qui cherche son rôle dans la vie et je trouve qu’Olivier Ka a trouvé une façon vraiment originale de représenter tous ça

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Au niveau de l’intrigue je l’ai trouvé originale mais pendant presque tout le livre je me suis demandée où l’auteur voulait en venir concrètement. On oscille entre le paranormal et la réalité et plus on avance dans la lecture plus l’histoire prend une tourne assez inattendue. Lisa est l’oiseau de sang est un livre qui se lit très vite mais qui sincèrement est assez particulier. L’histoire est intrigante, très sombre et l’auteur aborde beaucoup de sujets mais l’on va dire que le sujet principal reste quand même les tourments de l’adolescence et ses difficultés. Malheureusement j’ai trouvé certains passages et certaines réactions un peu tirer par les cheveux à tel point que ça n’était parfois pas crédible. Autre point négatif pour moi aussi c’est le fait que l’auteur n’ait pas poussé un peu plus loin ses idées. On a une histoire dont la base est originale et prometteuse mais il manquait, en tout cas pour moi, de profondeur. On a quand même quelques difficultés à s’attacher aux personnages et leur ressentie face à tout ce qu’il se passe n’est pas assez expliqué.

Cela dit, c’est un livre qui se lit bien. La plume de l’auteur est fluide, les pages se tournent avec facilité et le petit plus c’est qu’il n’y a pas de longueur. Dès le premier chapitre l’auteur entre dans le vif de sujet et tout au long du livre les choses vont s’enchaîner petit à petit, pas trop vite mais pas trop lentement non plus. Olivier Ka a très bien gérer l’intrigue de ce côté là. 

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Pour conclure je dirai que Lisa et l’oiseau de sang est un livre relativement intéressant. L’auteur y aborde un sujet que tout le monde connait : les difficultés de l’adolescence et il le fait de façon vraiment originale. Voilà, c’est un livre qui ne manque pas d’originalité mais je pense que cela aurait pu être plus approfondi pour rendre ce livre génial. C’est un livre à l’ambiance sombre et pesante que je recommanderai plutôt pour les ados de 15 ans et plus. C’est une histoire mêlant le paranormal, le mystère, le fantastique et la réalité. Tout cela est quand même relativement bien dosé

Ma note : 15/20

 

Chronique

Le boucher de Chicago – Robert Bloch

s.png

Robert Bloch, né le  à Chicago et mort le  (à 77 ans) à Los Angeles, est un écrivain américain, auteur de romans policiers et de nouvelles fantastiques, ayant beaucoup travaillé pour le cinéma et la télévision en tant que scénariste. Il est notamment l’auteur du roman Psychose (Psycho, 1959), adapté au cinéma par Alfred Hitchcock en 1960. C’était un grand admirateur d’H. P. Lovecraft. Le boucher de Chicago est un roman policier paru initialement en 1974. Le 5 octobre 2017 les éditions 10/18 l’on réédité.  

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Le boucher de Chicago, on va suivre Crystal, une journaliste, qui s’intéresse de près à la vie du Docteur G. Gordon. Gregg puisque ce dernier vient d’hériter d’une grosse somme d’argent de la part de l’assurance vie de sa femme, retrouvée morte carbonisée, quelques semaines plus tôt dans leur maison. L’enquête menée n’a rien révélé de suspect, Millie est morte de façon accidentelle. Elle aurait trop bu et la maison aurait pris feu. Tout le monde est d’accord avec cette conclusion, sauf Crystal. Quand, quelques mois à peine après la mort de Millie, Geneviève, la secrétaire de G. Gordon Gregg disparaît mystérieusement, Crystal décide de s’introduire dans le château du Docteur et d’y travailler comme secrétaire à son tour tout en se faisant passer pour la nièce de Millie.

Il est difficile pour moi de résumer ce livre dans vous spoiler, alors j’espère que ce résumé vous satisfera 😉

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Pour ce livre, Robert Bloch s’est inspiré du premier Serial Killer américain, qui n’est autre qu’Herman W. Mudgett, plus connu sous le nom de H. H. Holmes. Si comme moi vous aimez lire des livres sur les tueurs en série, ou des livres qui s’inspire de faits réels et de tueurs en série qui ont véritablement existé alors ce livre est fait pour vous ! L’auteur a tellement été inspiré par H. H. Holmes qu’il reprend, dans Le boucher de Chicago, tout ce qui caractérise cette affaire que ce soit l’époque (1893 avec l’Expo Universelle), le lieu (Chicago, dans un grand château bâtit par H. H. Holmes lui même), les escroqueries, le fait que son personnage soit un pharmacien etc…

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Ce livre, je l’ai lu en 2h30 et je précise que j’ai pris mon temps. C’est incroyable comme la plume de Robert Bloch est agréable et addictive. Il a réussi à s’approprier l’histoire et à ajouter sa petite touche personnelle. Ce n’est pas un  livre rempli de suspense puisque l’on connait l’identité du tueur dés le premier chapitre. D’ailleurs le rythme est quand même assez lent et l’histoire met un peu de temps à se mettre en place. Il ne faut pas s’attendre à une enquête policière pure et dure mais voir plutôt ce livre comme « une biographie » retravaillée du tueur en série H. H. Holmes. Je suis navrée si ce que je dis ne vous parle pas beaucoup mais je ne vois pas vraiment comment bien définir ce livre. Je ne veux surtout pas que vous soyez déçue en le lisant, donc je préfère vous avertir. Autre point qui mérite d’être souligner ici, c’est que le titre peut paraître trompeur. L’intrigue est plutôt centrée sur les disparitions et les escroqueries plutôt que sur le meurtre. Ce livre est donc une version « soft » de la vie de H. H. Holmes. 

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Au niveau de la structure du livre, l’auteur alterne les chapitres avec les différents point de vue des personnages. On a donc le point de vue du tueur, G. Gordon. Gregg et celui de Crystal qui mène l’enquête et qui a des doutes concernant ce fameux Docteur. En lisant ce livre, on a vraiment l’impression de regarder un film. Malgré le fait qu’il soit court (216 pages) je trouve les scènes bien décrites ainsi que les lieux, surtout le château. Robert Bloch a réussi à retranscrire l’aspect angoissant et intriguant de ce lieu mystérieux, dans lequel des portes et des escaliers qui mènent à des passages secrets et le propriétaire possède un passe pour se rendre dans n’importe qu’elle chambre. Quand le personnage de Crystal décide d’enquêter et qu’elle se retrouve dans le château on sent très bien qu’elle est tombée tout droit dans un piège et que ce dernier se referme lentement sur elle. J’ai personnellement beaucoup aimé ce côté là de l’histoire. 

En revanche, j’espèrai un peu plus de détails au niveau de cette intrigue. Avec H. H. Holmes comme inspiration première il y avait de quoi faire et j’ai comme un goût de pas assez avec ce roman. C’est un bon livre dans l’ensemble mais je trouve qu’il y avait matière à faire quelques choses de plus profond et de plus aboutit mais ça n’a pas été le cas. Robert Bloch est resté très en surface et n’a pas voulu aller jusqu’au bout de ses idées, dommage. Cela dit, l’aspect psychologique du Dr G. Gordon Gregg est relativement bien décrite et cela suffit à l’intrigue. Mais bon, on peut toujours faire mieux et on aurait du faire mieux. 

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Concernant les personnages, Crystal est une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux et qui est un poil féministe. Dans ce livre, on est dans les années 1890, années où les femmes ne devaient pas travailler et devait rester chez elle à faire la popote. Crystal ne veut pas de cette vie, elle estime valoir beaucoup mieux que ça et se bat chaque jour pour que ses articles soient publiées sous son propre nom dans le journal pour lequel elle travaille. Elle est très indépendante et les hommes ne lui font pas peur. Elle n’hésite pas à se mettre en danger pour découvrir la vérité sur le Docteur G. Gordon Gregg. C’est une héroïne dont on ne connait pas grand chose finalement mais que j’ai beaucoup aimé suivre. Pour ce qui est de G. Gordon Gregg il m’a vraiment fait penser à H. H. Holmes par moment mais j’aurai préféré en savoir un peu plus sur sa vie et sur comment il en est arrivé à avoir des envies de meurtres. Certes, les personnages de ce livre ne sont pas décrits de manière très détaillée mais le peu que l’on sait suffit amplement.

3124709553_1_5_k5NzOVq6

Pour conclure je dirai que Le boucher de Chicago est un livre policier très plaisant à lire. C’est un mélange de faits historiques et de fiction qui est réussi. La plume de l’auteur est fluide, agréable et les pages se tournent à une vitesse ahurissante. Bien que le titre soit un peu trompeur et que j’aurai apprécié un peu plus de détails et de profondeur de la part de l’auteur, j’ai quand même passé un bon moment de lecture. Ce n’est pas le gros thriller du siècle mais c’est un livre qui a son charme et qui mérite d’être lu. Il est court et efficace. 

Ma note : 15/20

Sans titre-2

« Mais qu’est ce qu’elle lui prenait de comparer M. Gregg à son fiancé ? La façon dont cet homme la hantait était absurde. Jim ne lui avait même pas présenté et elle l’avait entraperçu. Au vrai, il ne lui avait pas fait une forte impression. Son complet blanc avait quelque chose d’aussi théâtral, que la bâtisse monstrueuse qu’il habitait. Mais enfin, ce château, il l’avait fait construire, car il était un de ces hommes qui transforment leurs rêves en réalité. Il y avait dans son regard songeur, insaisissable, quelque chose d’attirant et cependant… La voix de Jim, la voix de la raison, l’arracha à ses rêveries. »

« Non. Les ombres ne crient pas. Et elles n’étaient pas une ombre, mais au contraire bien réveillée, assise, droite dans son lit. Non, elle ne criait pas. Elle entendait crier. Puis un grand silence régna. Pas le moindre écho, mais seul le bruit de sa respiration haletante. «