Chronique

La maison des morts de Sarah Pinborough

couv29246373La maison des morts de Sarah Pinborough

La vie de Toby bascule suite à un simple test sanguin. Au beau milieu d’une île déserte, une poignée d’enfants mène une existence hors du temps, sous la surveillance impassible d’une équipe d’infirmières. Arrachés à leurs familles, les Déficients vivent dans la crainte du moindre symptôme indiquant qu’il est temps pour eux d’être conduits au sanatorium, là d’où personne ne revient. Loin des siens, replié sur lui-même, Toby attend la mort et lutte contre la peur et le désespoir. Mais l’arrivée d’une nouvelle patiente lui redonne brusquement une raison de vivre et d’espérer…

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Edition : Milady  Genre : Science Fiction ◈ 384 pages ◈ Sortie :  21 Octobre 2016 ◈ Ma note : 8/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Sarah Pinborough est née à Milton Keynes, en 1972. C’est une romancière britannique de fantasy et d’horreur. Son père étant diplomate, elle a beaucoup voyagé dans le Moyen-Orient. De l’âge de 8 ans jusqu’à se majorité, elle est resté en internat. Elle raconte que cela a beaucoup influencé sa manière d’écrire. Elle a commencé à écrire des romans alors qu’elle était enseignante au collège. Sarah Pinborough a écrit de la fantasy pour la jeunesse, sous le nom de Sarah Silverwood, et a travaillé pour la BBC.

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La maison des morts raconte l’histoire de Toby, un adolescent qui a été envoyé dans une maison coupée du monde pour y vivre ses derniers jours sur Terre. En effet, Toby et plusieurs autres de ses camarades ont le gène Déficient. Ils sont donc malades et ont été arrachés à leur famille et lâchés dans une maison perdue au milieu de nulle part. Ayant accepté le fait qu’il va bientôt mourir, Toby n’a plus goût à rien. Ses journées sont monotones, il ne veut pas se faire d’amis et son comportement de « grincheux » ne l’aide en rien. Il attend la mort et rien de plus. Mais sa vie va basculer lorsqu’il va faire la connaissance de Clara, une Déficiente qui vient d’arriver dans ce camp.

Vous aussi vous trouvez que mon résumé n’est pas terrible ? C’est normal car ce livre, je ne l’ai tout bonnement pas lu en entier. Je ne peux pas parler d’abandon car j’ai été jusqu’au bout mais je peux vous dire que des pages, des chapitres même, j’en ai sautés pas mal. J’imagine que cela vous donne déjà un petit avant-goût de mon avis sur ce bouquin. Il peut se résumer en un mot : ENNUYEUX ! 

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Ennuyeux : Qui cause de la lassitude, du désintérêt. Voilà comment je pourrai résumer ma chronique. J’ai mis plus d’une semaine à lire ce livre. Mais quelle perte de temps ! Je n’ai pas du tout accroché à cette lecture et pour pouvoir arriver au dernier chapitre je me suis forcée. C’est triste ce que je vais dire mais avec ce livre on se fait avoir comme des pigeons. La couverture et le résumé promettent une histoire sombre, mystérieuse, un bon truc de science-fiction (vu que ce livre est classé comme étant de la science-fiction) alors que pas du tout. On est dans de la romance pure et dure. Et la romance et moi nous ne sommes pas copains !

Et la science-fiction dans tout ça ? Et bien il n’y en a pas. On vous parle de Déficient dans le résumé. Oui et ? J’attends toujours de savoir ce qu’est réellement un Déficient. Quelle est cette mystérieuse maladie, ce mystérieux gène qui fait que l’on est condamné et que l’on ne peut plus vivre avec les autres personnes dites « normales ». Comment se fait-il que certaines personnes l’ont et d’autres non ? Vous voulez le savoir n’est-ce-pas ? Et bien c’est peine perdue, l’autrice nous dit rien du tout là dessus. Et le fameux sanatorium ? L’endroit où nulle personne n’en revient. Oui, là encore j’attends de savoir ce que c’est exactement et ce qu’il s’y passe. Vous vous posez des questions en lisant le résumé ? Je vous arrête tout de suite vous n’aurez aucunes réponses. L’histoire tourne autour du quotidien ennuyeux à mourir de Toby et de sa Love Story avec Clara, qui soit dit en passant n’est pas du tout crédible. 

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Et les personnages ? Parlons-en tient. Toby est un adolescent mortellement ennuyeux à suivre (je l’ai déjà dit ? Oups désolé !). Ce n’est clairement pas un personnage agréable à découvrir. Il est contradictoire et agaçant à souhait ! Il dit détester les filles mais deux chapitres plus tard il tombe amoureux comme jamais de Clara à qui il n’a parlé que 3 fois à tout casser. Sérieusement, ce n’est pas agaçant ce genre de chose ? Il se proclame grand solitaire et répète à qui veut l’entendre qu’il souhaite être seul et ne pas se faire d’amis car selon lui cela ne sert à rien puisqu’il va bientôt mourir, mais il passe son temps à aider les autres et à régler leurs problèmes. Cherchez l’erreur ! Je pense fortement que ce côté intriguant que l’autrice a voulu donner à sa couverture et à son histoire ne sont qu’un prétexte pour que nos deux protagonistes puisse s’aimer comme deux fous avant que la mort ne les sépare. Agaçant plus qu’autre chose. Il n’y a dans ce livre aucun aspect sombre, aucun suspense, aucune atmosphère pesante, même si les 40 premières pages promettaient quelque chose de grandiose. Mais en fait non ! L’histoire n’a jamais décollée, elle a même carrément fait un gros PLOUF !

Pour conclure je dirai que, et c’est la première fois que je dis quelque chose comme ça, l’objet livre ne fait pas tout ! Ne vous laissez pas avoir par cette magnifique couverture, par le fait que ce livre soit un hard-back et par son résumé qui semble vous promettre une histoire glauque et sombre. Passez votre chemin car ce livre ne vaut, à mon sens, pas le coup ! Je suis peut-être dure dans mes propos mais ce livre est l’une de mes plus grosses déception et je n’ai pas envie de vous le conseiller alors que je l’ai profondément trouvé sans intérêt. Ce serait être malhonnête envers vous. Ce livre est pour moi une perte de temps. Il raconte une histoire d’amour niaise à souhait et sans aucune évolution possible ni crédibilité. C’est un livre beau à l’extérieur certes mais au contenu très pauvre ! Après, si vous aimez la romance alors oui vous allez peut-être aimer ce livre.

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« Je me demande parfois si je n’aime pas l’ennui parce que cette sensation donne l’impression que le temps passe plus lentement. »

« – C’est beau, non ? dit-elle en mastiquant.
– Ouais, c’est beau.
Elle me regarde et m’adresse un sourire, l’air heureux ; j’ai alors du mal à avaler ma bouchée. En réalité, je ne parlais ni de la plage, ni de l’eau, mais du spectacle qu’elle m’offre. Sa longue chevelure ruisselle en épaisses boucles cuivrées autour de son visage ; à cause du vent salé, on dirait presque des dreadlocks. Elle a les joues rouges, les yeux brillants, pleins de vie. Comment se fait-il que sa beauté ne m’ait pas frappé jusque-là ? »

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Chronique

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

couv16017993Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.

Le 6 avril 2016.

Par euthanasie volontaire assistée.

 

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Edition : J’ai Lu  Genre : Contemporain ◈ 254 pages ◈ Sortie : 10 Janvier 2018 (poche) ◈ Ma note : 17/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Sophie Jomain est une autrice française de romans fantastiques pour jeunes adultes et adultes, née le  à Villefranche-sur-Saône. Elle a, à ce jour, publié 16 romans et nouvelles. Influencée par la littérature Young Adult américaine, elle se lance très tardivement dans l’écritureD’abord archéologue, elle se consacre désormais entièrement à l’écriture et sort environ deux romans par anEn août 2010, les éditions Elzévir publient à compte d’auteur Vertige, le premier tome de sa série fantastique Les étoiles de Noss Head inspirée par les Highlands et plus précisément Wick (Écosse). En octobre 2011, Sophie Jomain signe son premier contrat à compte d’éditeur avec les éditions Rebelle qui reprendront les Étoiles de Noss Head dont il publieront le cinquième et dernier tome en 2014. La série, annoncée par les Éditions J’ai lu comme étant la première série New Adult française, connaît un succès qui permettra à Sophie Jomain d’être éditée chez de plus grands éditeurs en France (J’ai Lu d’abord, France Loisirs ensuite), ainsi qu’à l’étranger. En parallèle, elle publie son premier roman d’urban fantasy en 2011 : Felicity Atcock. Grande lectrice de romance, en 2013, elle décide de se lancer dans le genre et publie Cherche jeune femme avisée aux Editions J’ai lu en 2014, puis D’un commun accord, la suite, en 2015, chez le même éditeur.

Source – Site Internet de Sophie Jomain

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Dans Quand la nuit devient jour, on va suivre Camille qui va nous raconter à quel point elle se sent mal dans son corps et dans sa tête. En effet, depuis l’enfance, Camille n’a jamais aimé sa vie et encore moins son corps. Se trouvant trop maigre et étant moquée par ses camarades, elle décide un jour de prendre un peu de poids. Et pour cela, il n’y a pas trente-six solutions, elle se met à manger tout et n’importe quoi. Le résultat est satisfaisant au début mais les autres continuent de se moquer d’elle et par conséquent Camille se réfugie dans la nourriture. Durant toute son adolescence elle va grossir et maigrir. Ses parents, inquiets, essaieront de faire le maximum pour que la jeune femme sorte de cette phase de dépression mais ce sera sans succès. Emprisonnée dans un corps qu’elle déteste, n’aimant pas l’image qu’elle renvoie aux autres, Camille devient peu à peu agoraphobe et n’entretient plus aucune vie sociale. C’est alors qu’elle prend la décision de se faire euthanasier en Belgique. Ne pouvant plus vivre de cette façon, la mort apparaît comme une sorte de délivrance pour la jeune femme.

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Le résumé de ce livre m’a beaucoup fait penser au livre Véronika décide de mourir de Paulo  Coelho, un livre que je n’avais pas aimé plus que ça. Je ne vous cache pas que j’ai été un peu réticente au début. N’ayant pas compris les choix ni la psychologie de Véronika dans le livre de Paulo Coelho, je me demandais si ce genre de livre allait me plaire ou non. Et puis, je me suis lancée, je me suis dit « Pourquoi pas ? », après tout le sujet m’intéresse et m’interpelle. Et bien sans passer par quatre chemins j’ai beaucoup aimé ce livre. Là où Paulo Coelho n’avait pas su me convaincre, Sophie Jomain l’a fait avec brio. 

Sophie Jomain, je l’ai découverte grâce à la Saga Les étoiles de Noss Head que j’avais beaucoup aimé. J’étais donc très curieuse de la découvrir dans un tout autre univers et la lecture de Quand la nuit devient jour a été excellente pour ma part. Avec ce livre c’est soit ça passe, soit ça casse. Je ne pense pas que l’on puisse trouver un juste milieu en abordant des thèmes aussi poignants : la dépression, l’euthanasie assistée etc… C’est un pari assez osé que l’autrice s’est lancé et rien que pour cela je lui tire mon chapeau car, entre nous, il fallait oser !

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Mais bon, entrons dans le vif du sujet. Déjà la plume de Sophie Jomain. Je pense qu’elle y est pour beaucoup dans le fait que j’ai aimé cette histoire. Pour la Saga Les étoiles de Noss Head je me rappelle avoir dit que c’était une saga qui ressemblait beaucoup à Twilight mais qu’à choisir je préférai lire du Sophie Jomain plutôt que du Stéphanie Meyer. Et bien là, c’est la même chose. J’ai trouvé quelque similitude avec l’histoire de Véronika dans le livre de Paulo Coelho, à savoir le fait de vouloir à tout prix mourir et la dépression. Mais ici, la plume de l’autrice fait qu’on trouve la psychologie du personnage beaucoup plus intéressante et captivante que celle de Véronika. Mais bon, j’arrête là la comparaison car, même si ces deux personnages sont dépressifs et souhaitent mettre fin à leur jour, la tournure des événements est complètement différente par la suite, donc, en soi, ces deux livres ne se ressemblent pas tellement. Pour en revenir à la plume de Sophie Jomain, elle est très fluide et n’apporte aucune lourdeur au récit. C’est plutôt un point très positif quand on voit la dureté des thèmes abordés. 

L’autrice a su retranscrire de façon très minutieuse et précise les pensées de Camille, à tel point qu’il est facile pour le lecteur de se glisser dans sa tête et de la comprendre, de comprendre le mal qui la ronge. (Ce que Paulo Coelho n’avait, pour moi, pas réussi à faire ! Bon, ok j’arrête promis !). Plus on tourne les pages, plus on comprend que Camille est vraiment rongée de l’intérieur. Son mal-être est profond et va au-delà de la simple dépression, au-delà de la compréhension humaine. C’est une jeune femme complètement brisée, à tel point que vivre lui est insoutenable. Comment peut-on imposer une telle souffrance à quelqu’un ? On est en droit de se dire qu’après tout elle n’a jamais demandé à être là et qu’elle n’a pas choisi de vivre. La mort est la seule délivrance que la vie puisse lui offrir. Et tout ceci est tellement bien argumenté, tellement bien amené par Sophie Jomain qu’on ne peut, au final, que comprendre et accepter le choix de Camille. Elle a su me convaincre, je n’ai pas d’autres mots pour le dire aussi clairement. C’est une lecture convaincante pour moi et ce, malgré la dureté du récit. 

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J’ai trouvé le personnage de Camille très courageuse (et oui). Je sais que beaucoup de personnes pensent que se suicider c’est choisir la facilité. Je ne suis pas d’accord. Décider de mettre un terme à sa vie demande un courage inimaginable. Je ne suis pas là pour polémiquer sur le sujet, je dis simplement ce que je pense de cette lecture et pour moi Camille est une personne courageuse, forte et non une personne faible qui choisit la facilité. Pourquoi ? Parce qu’elle a conscience qu’elle va faire du mal à ses proches, elle a conscience qu’elle a quand même vécue des bons moments dans sa vie mais que, la délivrance est plus forte que tout. Peu importe l’amour de ses proches, peu importe la joie, l’amitié, l’amour et le bonheur que les gens lui apporteront, elle sait que cela ne lui apportera rien à de bon. Elle veut tout simplement se libérer, se libérer de ce corps qu’elle n’accepte pas et de cet état d’esprit qui l’enfonce de plus en plus chaque jour. Alors oui, on peut se dire que c’est égoïste mais l’autrice ne s’attardera pas sur cet aspect de la situation, et tant mieux ! 

Je voudrai aussi revenir sur la fin du roman. Mon dieu mais quelle claque ! Quelle claque ! Certes la romance était prévisible (je me demandais même parfois : bon c’est quand qu’elle rencontre le mec de sa vie), mais alors la tournure des événements je ne m’y attendais pas du tout. Par conséquent, je trouve que cela a accentué la « crédibilité » des choses, du choix de Camille et de son personnage. Je tiens à vous prévenir : Attendez-vous à une fin ouverte ! Moi qui ne suis pas friande de ce genre de fin, là pour le coup j’ai été satisfaite. Une part de mystère règne pendant un moment dans vos esprits une fois que avez tourné la dernière page, mais cette sensation n’est pas frustrante ni désagréable. 

Pour conclure je dirai que Quand la nuit devient jour est un roman poignant, abordant des thèmes intéressants et qui interpellent le lecteur. Ce n’est pas une lecture doudou, soyez prévenus. Si vous ne l’avez pas encore lu, j’ai envie de dire : qu’attendez-vous ?! 

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« J’ai choisi de mettre fin à mes jours, certes, rien d’autre n’a vraiment d’importance – c’est du moins ce que penseraient la plupart des gens -, mais être libre de mourir comme on le souhaite, c’est aussi être libre de vivre comme on l’entend. »

« Ma mère et moi nous regardons dans le fond des yeux, et il se passe quelque chose. Nous y puisons cette certitude qui n’existe qu’entre une mère et son enfant, celle qu’à un moment de leur vie, ils n’ont fait qu’un, que le souffle de l’un était celui de l’autre, que le coeur du premier distillait la vie dans les veines du second. »

Chronique

Contrecoups de Nathan Filer

couv19620137Contrecoups de Nathan Filer

Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Par la mort de son grand frère, dix ans auparavant. Par la culpabilité. Par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps… Matthew a 19 ans et il souffre de schizophrénie, une maladie qui « ressemble à un serpent ». Pour comprendre son passé et s’en libérer, Matthew dessine, écrit. Il raconte l’enfance étouffée par la perte, la douleur silencieuse de ses parents ; l’adolescence ingrate brouillée par les nuages de marijuana ; la lente descente dans la folie, l’internement… Mais aussi, avec un humour mordant, le quotidien parfois absurde et toujours répétitif de l’hôpital psychiatrique, les soignants débordés, l’ennui abyssal… Et le combat sans cesse renouvelé pour apprivoiser la maladie, et trouver enfin sa place dans le monde. Bouleversant, tourmenté, souvent drôle, Contrecoups est un roman tendre et courageux, porté par une voix absolument unique.

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Edition : 10-18  Genre : Jeunesse/Drame ◈ 336 pages ◈ Sortie : 1 Septembre 2016 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Nathan Filer est un écrivain Anglais né en 1980. Il a été infirmier psychiatrique à l’hôpital de Bristol, la ville où il réside. Il a suivi les cours de Creative Writing de l’Université de Bath. Il a également travaillé comme poète contribuant régulièrement à des festivals et des événements à travers tout le Royaume-Uni. Sa poésie a été diffusée à la télévision et à la radio. En 2013, il remporte le Prix Costa pour son livre Contrecoups, qui est son premier roman. Il a connu un grand sucés et a été traduit dans plus de 30 langues. 

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Dans Contrecoups, on va suivre Matthew, 19 ans, qui est atteint de schizophrénie. A travers l’écriture il va essayer de reconstituer le puzzle de sa vie tout en nous racontant son histoire. Matthew est un jeune homme perdu depuis la mort de son frère Simon. Il n’arrive pas réellement à s’en remettre malgré les nombreuses années qui se sont, depuis, écoulées. Simon le hante, Matthew n’arrive pas à tourner la page et c’est pour cela qu’il se réfugie dans l’écriture. Il va nous raconter son histoire en n’hésitant à pas à remonter loin dans le passé.

Pour être honnête, en refermant ce bouquin j’ai eu le sentiment, qu’au fond, il n’y avait rien à dire et rien à chroniquer. (Attention, il ne faut pas prendre ses propos de façon négative). C’est clairement le ressenti que j’ai par rapport à ce livre et pourtant cela ne veut pas dire que je n’ai pas aimé ma lecture. C’est simplement que l’intrigue est assez spéciale car, si l’on regarde bien les choses, il ne se passe rien dans ce livre. On suit Matthew, schizophrène qui nous raconte sa vie et qui se concentre principalement sur son frère Simon qui est décédé alors qu’il n’avait que 9 ans. Et l’histoire s’arrête là. Donc on pourrait croire qu’à travers ses écrits, Matthew tente de faire le deuil de son frère, mais ce n’est qu’une supposition de ma part.

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Si vous vous attendez à de l’action, à des rebondissements ou tout simplement à un livre poignant, j’ai envie de dire : passez votre chemin et ne lisez pas ce bouquin, vous risquerez d’être déçusContrecoups est un livre centré principalement sur la psychologie. L’intrigue est limite inexistante puisque Matthew se contente d’écrire ses pensées afin d’extérioriser ce qu’il a dans sa tête. L’intrigue n’est donc pas extraordinaire et pourtant cela ne m’a pas empêché de trouver la plume de l’auteur addictive. J’ai lu ce livre en une journée et j’ai été étonnée de voir à quel point les pages défilaient rapidement entre les mains.

Il faut savoir que Nathan Filer est, à la base, infirmier en psychiatrie, donc il connaît très bien son sujet et c’est avec aisance qu’il nous décrit ce qu’il se passe dans la tête de notre schizophrène. Je tenais absolument à souligner ce point car j’ai pu lire beaucoup d’avis mitigé sur ce livre à cause du fait que l’auteur jongle beaucoup entre le passé et le présent et que certains passages étaient très répétitifs. Ce jonglage entre passé et présent n’étant pas très bien amené pour les lecteurs, beaucoup d’entre eux se sont donc sentis perdus, voire déstabilisés durant leur lecture. Je peux le comprendre mais il faut voir le livre tel qu’il est réellement. Ici, c’est Matthew le narrateur et non Nathan Filer. Matthew étant schizophrène, les choses se mélangent dans sa tête à tel point qu’il s’en retrouve parfois coupé de toute réalité. L’auteur étant un « spécialiste » de cette maladie c’est donc tout à fait normal d’avoir le sentiment d’être perdu puisque nous sommes dans la tête d’une personne ayant un trouble mental et ayant des hallucinations visuelles et auditives. C’est pour cela qu’il ne faut pas essayer de trouver une logique à toute cette histoire car il n’y en a pas. Il faut lire ce livre « bêtement », sans chercher des explications et sans chercher à interpréter les choses. Si vous faites ça, vous allez voir qu’au final, c’est un très bon roman.

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Donc, si l’on remet les choses dans son contexte, je trouve que le travail de narration effectué par Nathan Filer est époustouflant. Il a parfaitement su se glisser dans la peau et dans la tête d’un schizophrène et a réussi à retranscrire ce qu’il s’y passe. Pour ma part, j’ai trouvé la plume de l’auteur fluide et addictive. Contrecoups est un livre qui se lit bien. J’ai été embarquée dans cette histoire qui n’a pourtant rien d’extraordinaire. J’ai aimé suivre les pensées de Matthew et j’ai aimé me plonger dans ses souvenirs, même s’ils peuvent parfois paraître un peu confus. Le format du livre est, d’une certaine façon, original. Il contient des petits dessins, ainsi que des lettres ou des petites phrases écrites à la main. Cela apporte un petit plus au bouquin. 

Pour conclure je dirai que Contrecoups a été une bonne lecture pour moi, voire même une lecture complètement addictive. Je le recommande mais je préfère mettre en garde le lecteur : il ne faut pas s’attendre à un roman poignant ou à un roman rempli d’actions et de rebondissements. Dites-vous que vous allez plonger directement dans la tête d’un schizophrène, donc lisez les pages comme elles viennent et ne cherchez pas à interpréter quoi que ce soit ou à y trouver une logique. Laissez-vous aller tout simplement

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« La maladie mentale nous replit sur nous-mêmes. C’est mon avis. Elle fait de nous les prisonniers à vie de la douleur qui occupe nos têtes, tout comme la douleur d’une jambe brisée ou d’un pouce entaillé accapare l’attention et s’y cramponne au point que la jambe ou le pouce valides cessent d’exister. 
Je suis coincé, replié sur moi-même. »

« On a tous en nous un mur qui sépare les rêves de la réalité, mais le mien est fissuré. En se tortillant, en se faisant tout petits, les rêves arrivent à passer au travers jusqu’à ce que je ne puisse plus bien faire la différence.
Des fois le mur s’écroule complètement.
C’est là que les cauchemars commencent. »

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Jours Parfaits de Raphael Montes

couv34738669Jours Parfaits de Raphael Montes

Téo, étudiant en médecine légale, passe le plus clair de son temps au laboratoire de la faculté. Il ne s’intéresse pas aux femmes, sauf celles qu’il dissèque. Jusqu’au jour où il rencontre Clarice, dont il devient obsédé au terme d’une brève rencontre. Lorsque Téo apprend que Clarice va quitter la ville pour plusieurs mois, il ne voit qu’une solution pour éviter la séparation: la kidnapper, la droguer et la séquestrer loin de tous et de tout. Ainsi il pourra lui prouver, lentement mais sûrement, qu’ils sont faits l’un pour l’autre, en s’assurant que rien ni personne ne vienne troubler le cours de leurs jours parfaits.

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Edition : 10/18  Genre : Thriller Psychologique ◈ 336 pages ◈ Sortie : 4 Février 2016 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Raphaël Montes de Carvalho (né le 22 septembre 1990) est un auteur de romans policiers et un avocat brésilien. Son ouvrage le plus connu est Dias Perfeitos (Jours Parfaits) sorti pour la première fois en 2014. Montes est né à Rio de Janeiro et il a étudié le droit à l’Universidade do Estado do Rio de Janeiro, et a obtenu son diplôme en 2012. En 2010, Montes a participé à un concours monté par la maison d’édition brésilienne Saraiva, au cours duquel son roman Suicidas a obtenu le deuxième prix. Saraiva publié le roman sous son label Benvirá en 2012. Les thèmes abordés et le jeune âge de Montes lui ont valu une grande notoriété au Brésil. En 2014, il publie son deuxième roman, Dias Perfeitos (Jours Parfaits) aux éditions Companhia das Letras, traduit en français par François Rosso et paru aux éditions 10-18. Il est édité dans 13 pays.

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Dans Jours Parfaits, on va suivre Téo qui est étudiant en médecine et qui souhaite devenir médecin légiste. C’est un garçon solitaire qui n’a pas d’amis ni de petite amie et qui n’éprouve aucuns sentiments vis à vis des gens qu’il côtoie, même pas pour sa mère qui est paralysée. Un soir, Téo est invité à un barbecue chez des amis de sa mère. Il s’y rend et fait la connaissance de Clarice, une jeune femme, un peu plus âgée que lui, qui n’hésite pas à le draguer ouvertement. Le côté un peu « rentre dedans » de Clarice déstabilise Téo à tel point que la jeune femme va l’obséder pendant des jours. Après avoir usé de plusieurs stratagèmes pour la retrouver, il apprend qu’elle quitte la ville pour se retirer dans un hôtel afin d’écrire son scénario de film. Il lui explique qu’il éprouve des sentiments pour elle et qu’il aimerait qu’elle reste pour lui laisser une chance. Mais Clarice va ignorer le jeune homme et le repousser. Poussé à bout, Téo la kidnappe et la séquestre afin de lui prouver qu’ils sont fait l’un pour l’autre.

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A la fin de cette lecture j’étais vraiment perplexe et partagée entre deux sentiments : est-ce-que j’ai aimé ou pas au final ? Et bien, je dirai que oui mais je ne cache pas que beaucoup de choses m’ont paru invraisemblables et m’ont dérangés durant cette lecture.

Alerte Spoil !!! Malheureusement, je serai obligée de spoiler pour pouvoir vous expliquer mon réel ressentie face à ce livre.

Quand je me suis lancée dans cette lecture je savais que j’allais être plongée dans un thriller psychologique mais je ne m’attendais pas à avoir des personnages aussi complexe, mais j’y reviendrai plus tard. Avant toute chose, il faut que je souligne le talent de Raphael Montes. Je trouve qu’il a une belle plume pour ce genre de roman et surtout il maîtrise parfaitement les codes du genre. Il a su se mettre dans la tête d’un psychopathe et à mettre des mots sur leurs pensées et leurs « sentiments ». J’ai été bluffée de ce côté là je le reconnais car même si on entre dans une intrigue sombre, à l’atmosphère pesante et surtout malsaine, l’histoire reste crédible d’un point de vue psychologique. Les actes de Téo, même s’ils sont horribles et morbides, collent parfaitement avec son état d’esprit. Il est guidé non par son coeur et ses sentiments mais uniquement par son cerveau « déréglé ». J’ai réellement bien aimé la façon qu’a l’auteur d’amener tout ceci. 

Si je n’ai pas eu de soucis avec le personnage de Téo, j’en ai eu avec celui de Clarice et c’est là que mon sentiment de perplexité entre en scène. Mais ne brûlons pas les étapes et revenons-en à notre kidnappeur. Téo est un personnage complexe et particulier. Dès les premières pages on comprend qu’il n’est pas comme les autres. Il a un goût particulier pour les cadavres, qu’ils trouvent fascinants, et nous parle de Gertrude, une vieille femme qui vient de mourir, qui est sur la table d’autopsie et qu’il considère comme sa meilleure amie. Là clairement, le ton est donné, on sait que Téo est spécial (pour ne pas dire cinglé). Puis, petit à petit l’auteur nous dévoile son vrai fond. On apprend que Téo est un garçon qui ne ressent rien, qui n’a pas d’amis ni de copine, et qui n’éprouve ni empathie ni amour pour sa mère handicapée. Il s’occupe d’elle mais d’une façon « mécanique », les sentiments n’ont rien à voir là dedans. A côté de ça, c’est un homme brillant et intelligent. Quand il va rencontrer Clarice, dans sa tête tous va être chamboulé. Il se dit fou amoureux d’elle et va éprouver une obsession malsaine vis-à-vis de la jeune femme. Il va l’espionner, l’assommer, la kidnapper, la séquestrer, et tout ceci dans le but de prouver à la Clarice qu’ils sont fait l’un pour l’autre. C’est un vrai psychopathe, mais un psychopathe qui attise notre curiosité. Moi je me suis personnellement demandée « Comment une personne qui n’éprouve rien pour sa propre mère peut-il se dire amoureux d’une jeune femme ? ». Téo est vraiment un personnage intéressant d’un point de vue psychologique. Il va prendre des décisions horribles, choquantes, bouleversantes qui m’ont clairement fait froid dans le dos. C’est un personnage qui ne laisse pas indifférent.

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En revanche, ce n’est pas le cas pour le personnage de Clarice. Je n’ai clairement pas accroché à cette jeune femme et parfois je me suis demandée si elle aussi n’était pas, au fond, un peu folle. Clarice est une jeune femme qui aime la vie (si l’on peut dire). Elle est tout ce que Téo n’aime pas, au fond, et pourtant il en est fou. Elle fume, embrasse des garçons et des femmes, parle de sexe sans gêne et semble avoir un fort caractère car c’est ce côté « rentre-dedans » qui attire Téo. Et pourtant… Je ne l’ai pas comprise ! Quand elle se fait kidnapper et qu’elle reprend connaissance j’ai été sidérée de voir qu’au final elle ne se débat pas plus que ça. Elle accepte un peu trop facilement ce qui lui arrive. Elle ne m’a jamais parut comme étant une « victime ». Je me rappelle avoir dit à mon copain : « Non mais sérieux !? Le mec la kidnappé, la drogue et la séquestre et la meuf elle est limite contente. » Puis au bout de 120-150 pages, elle se réveille enfin et tente de s’enfuir mais aussitôt elle redevient docile. Et quand, enfin, on commence à comprendre qu’elle jouait une sorte de comédie avec lui, on a l’impression qu’elle retombe sous son charme. Et cela dure une bonne partie du bouquin. Alors même si, au final, on comprend qu’elle ne l’aime pas et qu’elle le considère comme un monstre, son comportement pendant les 3/4 du livre laisse à désirer. Moi je me suis demandée si elle n’était pas, elle aussi, un peu folle et qu’on partait peut-être sur une histoire d’amour à la limite du sadomasochisme. J’ai trouvé qu’elle manquait cruellement de rage, de haine, et du coup je n’ai pas accroché avec elle et je ne l’ai pas comprise. 

Autre personnage qui m’a sidéré c’est la mère de Téo. Je n’ai rien contre elle mais je trouve qu’elle se voile un peu trop la face dans le livre. Quand le chien de la famille meurt, à aucun moment elle ne soupçonne son fils et quand l’autopsie de l’animal révèle qu’on lui a administré une surdose de sédatif, elle pige toujours pas. Même si Téo est un psychopathe, menteur et manipulateur j’ai trouvé ça un peu trop facile que sa mère ne s’en aperçoive pas. Et il en va de même pour la mère de Clarice. Elle va être aveuglée par Téo car elle ne va voir en lui qu’un étudiant en médecine, bien élevé, promit à une brillante carrière, un gendre idéale à ses yeux. Et même quand ce dernier va lui avouer des choses (je ne dis pas pour ne pas trop spoiler non plus) elle va rien trouver de mieux à faire que de le couvrir et de le croire. Bref, tout ça pour dire que les personnages féminin dans ce bouquin, passent un peu trop pour des potiches aveugles !

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J’en ai terminé avec les personnages, donc je peux enfin vous parler de l’aspect général du livre. Comme je l’ai dit, le côté psychologique est impressionnant et intéressant, moi il m’a conquise. Raphael Montes a réussi l’exploit de rendre son personnage Téo, qui est clairement instable et monstrueux, sympathique aux yeux du lecteur. (Je n’en revient pas moi même de dire ça). Là où quelque chose tique un peu c’est qu’il faut attendre que la barre des 150 pages soit passée pour enfin avoir de l’action dans ce livre. Presque la première moitié de l’intrigue est monotone et on se demande où est le thriller dans tout ça. Mais quand l’ex-petit copain de Clarice débarque, ça y est l’histoire se lance et des choses horribles vont arriver. 

Allez, passons à la fin du roman. Qu’ai-je penser de cette fin si troublante et clairement inattendue ? Et bien, je l’ai trouvé trop facile et à la limite du « n’importe quoi ». Mais, j’avoue que la dernière phrase du bouquin laisse à penser qu’au final ce n’est peut-être pas réellement ce qu’on croit. Alerte gros SPOIL (ne lisez pas la partie en italique si vous ne voulez pas être spoiler) : Après avoir sectionner la moelle épinière de Clarice pour l’empêcher de s’en allez, Téo et elle ont un accident de voiture. A l’hôpital, Clarice est dans le coma et Téo a peur qu’elle se réveille et ne dise toute la vérité. Quand elle se réveille enfin, Clarice a perdu sa mémoire à court terme, c’est-à-dire qu’elle ne se souvient pas des derniers mois (voir dernières années) qui se sont écoulés. Une grosse aubaine pour notre psychopathe qui en profite pour dire à Clarice qu’il est son petit ami. Et à la fin, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant. Quand Clarice accouche de sa petite fille et qu’on lui demande qu’elle nom elle souhaite lui donner elle balance : Gertrude ! Amnésie réelle ou pas ? On ne sait pas ! Quelle frustration !

Pour conclure je dirai que Jours Parfaits était une lecture éprouvante pour moi. J’ai aimé Téo et l’aspect psychologique mais le personnage de Clarice et la fin de l’histoire ne m’ont pas parut très « crédibles ». C’était une fin un peu trop facile malgré la dernière phrase qui laisse le lecteur perplexe. Il faut malheureusement attendre 150 pages pour entrer dans le vif du sujet. Je le recommande malgré tout, car je suis certaine que ce livre ne laissera pas indifférent.

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« Il n’aimait personne, ne nourrissait aucun attachement pour personne, n’éprouvait aucun manque, aucune nostalgie, aucune aspiration : il se bornait à vivre. »

« La vie ne lui inspirait guère que de l’ennui : une routine monotone, dépourvue de moments particulièrement allègres ou particulièrement tristes. Un vide rempli d’avance d’émotions ternes et timides. »

Chronique

La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

couv73674176La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

La Princètta de Galnicie rêve de voyage et de liberté. Refusant d’être mariée à 15 ans, elle prépare son évasion en compagnie de sa femme de chambre et amie, avec la complicité de l’Archonte, Intendant du Royaume. Mais sa première traversée va s’achever tragiquement et, à cet incident, vont succéder de nombreuses épreuves: errance, souffrances, emprisonnement… Jusqu’au voyage initiatique qui la mène, avec quelques compagnons, au coeur de ses propres tourments, dans l’Archipel…

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Edition : Le Livre de Poche  Genre : Jeunesse/Aventure◈ 594 pages ◈ Sortie :  2015 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Anne-Laure Bondoux, née le , est une écrivaine française, spécialisée notamment dans les livres pour la jeunesse.  Elle a obtenu une licence de lettres modernes et s’est particulièrement intéressée à l’écriture chez les enfants en difficulté, avec qui elle a monté des ateliers d’écriture qui ont reçu le prix Fondation de France. Elle a cessé ses activités de journaliste en 2000 pour se consacrer exclusivement à l’écriture de romans pour jeunes et adultes. Ses romans ont obtenu de très nombreux prix en France et à l’étranger, notamment le prix Sorcières et le prix France Télévisions en 2004. La Princetta et le Capitaine est un livre qui a été traduit dans plus de quinze pays, dont les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Angleterre et l’Espagne.

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La Princetta et le Capitaine raconte l’histoire de Malva, Princesse d’un pays appelé la Galnicie, dont les parents n’ont qu’une seule obsession depuis sa naissance : la mariée et faire d’elle une bonne héritière pour le trône. Mais Malva ne veut pas devenir Princesse et n’a pas envie d’épouser l’homme que ses parents ont choisi pour elle. Elle a d’autres projets en tête : parcourir le monde, voyager et être libre. Refusant de vivre dans sa cage dorée, elle va s’enfuir avec sa gouvernante Filomène, avec l’aide de l’Archonte, l’homme qui a fait son éducation. En parallèle de l’histoire de Malva, on va suivre celle d’Orféus dont le père est mourant. Lui même malade, il n’a jamais pu réaliser son rêve qui était de devenir marin. Mais peu avant de mourir, son père va lui avouer qu’en réalité il n’a jamais été malade, qu’il lui avait menti pendant tout ce temps car il ne voulait pas que son fils devienne comme lui, c’est-à-dire un pirate. Une fois son père mort, Orféus va prendre la mer pour la première fois de sa vie et partir à la recherche de la Princetta, sur ordre du Coronador. C’est un voyage remplit de péripéties et d’obstacles qui attend nos personnages.

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J’ai toujours beaucoup aimé les films ainsi que les livres sur l’épopée maritime. Le style Pirates des Caraïbes par exemple est un univers qui m’intéresse et qui me plait énormément. Et pourtant rares sont les livres ou les films que j’ai lu ou vu qui ont ce thème là. Donc, quand je suis tombée sur la Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux, je dois avouer que j’ai été conquise par la couverte et par le résumé. Et pourtant ce livre est restée un an dans ma PAL. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps, je commence à me lasser des lectures jeunesse et que, du coup, j’avais un peu peur d’être déçue, un peu peur que ce livre soit trop jeunesse pour moi.

Je me suis lancée dans cette lecture avec quand même, je l’avoue, une petite réticence. Mais j‘ai vite changé d’avis car, pour moi, ce livre ne fait pas du tout jeunesse. Bien au contraire ! J’ai trouvé la plume de l’autrice très soignée, très travaillée, elle a réussi à me transporter dans le monde Connu dès les premières pages. L’univers est bien pensé, précis, très bien décrit, j’ai aimé le découvrir au fil des pages. C’est un monde qui n’est pas tout beau tout rose et cela change un peu. Ce livre a donc été une très belle surprise pour moi !

La Princetta et le Capitaine est découpée en trois partie : Partir, Errer, Revenir. Que dire de plus à part que ces trois mots résument parfaitement l’histoire à eux seuls. Tous les personnages du roman n’ont qu’un seul objectif au début c’est de partir, fuir leur vie actuelle et découvrir si quelque chose de mieux les attendant au delà des frontières. Ensuit, leur voyage va prendre une tournure inattendu et beaucoup d’événements vont s’enchaîner les uns après les autres. Les personnages vont être salement secoués durant leur voyage. On peut dire que sur ce coup là, l’autrice n’y est pas allez avec le dos de la cuillère. Elle n’hésite pas à malmener ses personnages et à la mettre des bâtons dans les roues, les pauvres il n’ont aucun répit. C’est pour cela qu’à la fin ils ont envie de rentrer chez eux, retrouver leur vie et leur famille. Partir pour mieux revenir. C’est une intrigue très bien menée que nous offre Anne-Laure Bondoux et on ne peut que saluer son talent de ce côté là. Aussi, si j’ai trouvé que ce livre ne faisait pas jeunesse pour moi c’est parce qu’à un moment donné dans le livre, l’histoire prend une tournure qu’on ne retrouve pas forcément dans les livres jeunesse. L’histoire devient sombre et la plume plus dure. Nos personnages sont confrontés à des épreuves et des lois qui les dépassent totalement. Des sacrifices seront nécessaires pour qu’ils avancent et qu’ils s’en sortent. Ils seront marqués à jamais.

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En parlant de personnage, j’ai beaucoup apprécié Malva et Orféus. Même si Malva est un peu naïve et un peu trop rêveuse elle finit par évoluer et devenir une fille mature qui prend ses responsabilités. Son évolution est impressionnante. Orféus quant à lui, même si je l’ai bien aimé, il reste, à mes yeux, un personnage assez linéaire. Je n’ai pas trouvé de grand changement entre l’Orféus des premières pages et celui des dernières pages. Mais il n’en reste pas moins un personnage sympathique. Les autres personnages sont tous aussi intéressant à découvrir, chacun ayant son petit caractère et étant important pour l’histoire.

Concernant la fin, il faut savoir que les éditeurs avaient demandé à Anne-Laure Bondoux de réécrire la fin de l’histoire. Dans le texte intégral vous pouvez donc trouver la vrai fin, celle que l’autrice voulait pour son livre et la fin que les éditeurs avaient demandé. J’ai eu l’occasion donc de lire les deux et je préfère de loin celle d’Anne-Laure Bondoux même si elle me broie le coeur. On est loin des happy-end et c’est ce qui fait la force de ce bouquin. Les choix faits par les personnages, principalement Malva, ont de grosses conséquences et j’ai apprécié le fait que l’autrice ne donne pas une fin heureuse. C’est une façon de montrer que nos actes et nos choix ont, un jour ou l’autre, des répercussions sur nos vies et qu’il faut les assumer malgré tout. Cette fin amère que propose l’autrice est, à mes yeux, parfaite ! 

Pour conclure je dirai que La Princetta et le Capitaine a été une belle lecture et une bonne surprise. Moi qui ait un peu de mal avec le genre « Jeunesse », j’ai trouvé qu’avec cette histoire on était un peu loin de tout ça. C’est un livre d’aventure dont l’intrigue prend une tournure assez sombre et dramatique, à laquelle on ne s’y attend peut-être pas. Donc à tous les amateurs de ce genre laissez-vous tenter par ce bouquin. Et pour ceux qui ont un peu de mal avec les romans jeunesse, j’ai envie de dire, laissez-vous tenter également, avec moi ça l’a bien fait alors pourquoi pas avec vous ?

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« Ce n’est pas moi qui, vous ai appris tout cela, ce sont les auteurs des livres que vous avez lus. Et les livres ne sont pas la vie, Princetta. Il faut absolument abandonner vos rêves d’enfant. Vous devez accomplir votre devoir. « 

« Ecrire, raconter, à quoi bon puisque tout cela finira immanquablement par se perdre ? »

« Il ressentait une sorte d’ivresse à se trouver là, sous le ciel furieux, dans les bras énormes de la mer qui berçait le navire, comme une matrone démoniaque. »

Chronique

Le passage du diable d’Anne Fine

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Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer. Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le Dr Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ? De sa vie d’avant, Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

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Edition : L’école des loisirs  Genre : Jeunesse/Drame ◈ 366 pages ◈ Sortie : Juin 2015 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’autrice…

Anne Fine est née à Leicester en 1947. Après ses études dans des écoles de filles, elle est devenue professeur, mais ne l’est pas restée très longtemps. Ses romans, caractérisés par une insolence et un humour dévastateurs, ont été acclamés par la critique. Elle a obtenu le Guardian Children’s Fiction Award et la Carnegie Medal pour « L’Amoureux de ma mère ». « Madame Doubtfire » (paru une première fois sous le titre « Quand Papa était femme de ménage ») a été porté à l’écran et a connu un immense succès. Anne Fine écrit également pour les adultes. « Un bonheur mortel » (Editions de l’Olivier) a reçu en 1990 le Scottish Arts Council Book Award. Elle a été désignée en 2001 comme Children’s Laureate au Royaume-Uni, devenant ainsi ambassadrice de la littérature de jeunesse pendant deux ans.

Source

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Le passage du diable raconte l’histoire de Daniel, un jeune garçon vivant avec sa mère. Depuis toujours, la mère de Daniel le « surprotège », elle ne le laisse jamais sortir de sa chambre et le traite comme un enfant malade, l’obligeant à être alité toute la journée, alors qu’il n’en n’est rien. Son comportement et le fait qu’elle empêche son enfant de sortir alerte le voisinage qui décide, avec l’aide du médecin Mr Marlow, de sauver l’enfant. C’est un Daniel maigre et affaiblit que Mr Marlow découvre. Liliana est emmenée de force dans un asile psychiatrique et son fils est quant à lui, placer chez la famille Marlow. Il n’emporte qu’une seule chose avec lui : la maison de poupée de sa mère, une maison avec laquelle il a joué pendant des heures. Les jours passent et Daniel reprend des forces. Il ne souhaite qu’une seule chose à présent c’est de revoir sa mère. Mr Marlow accepte et l’emmène à l’asile psychiatrique où se trouve Liliana. Mais un drame se produit et la vie du petit Daniel va prendre un mauvais tournant. 

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La couverture ainsi que le résumé de ce livre intriguaient énormément il faut l’avouer et c’est pour cela que je me suis laissée tenter. Je m’attendais à lire une histoire, pas effrayante, mais mystérieuse, sombre et peut-être même un peu bizarre et c’est tout à fait le cas. Ce livre m’a fait un drôle d’effet car c’est typiquement le genre de livre qui est assez lent, monotone au niveau de l’intrigue mais qui pourtant a un effet totalement addictif sur vous ! Je trouvais que l’histoire peinée à se mettre réellement en place. Passée plus de la moitié du bouquin je trouvais qu’à part cette ambiance oppressante et étrange, il n’y avait malheureusement pas grand chose d’intéressant dans ce bouquin. Et pourtant, quelque chose au fond de moi me disait de m’accrocher car j’étais persuader qu’il allait se passer un truc, qu’il allait y avoir un twist ou un rebondissement. Et d’une certaine façon ce fût le cas car petit à petit l’histoire prend une tournure assez intéressante, captivante qui fait son petit effet sur le lecteur.

J’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue évolue d’une façon si naturelle qu’on s’aperçoit rapidement qu’Anne Fine a le don de bien ficeler son histoire. Le suspense est relativement bien doser et la plume de l’autrice est agréable, facile à lire, fluide, ce qui rend la lecture aisée. C’est un livre qui se lit d’une seule traite et qui est, je trouve, d’une très belle qualité. Ajouter à cela le fait que l’histoire sort de l’ordinaire, je ressors conquise et satisfaite de cette lecture. 

J’ai quand même trouvé un ou deux points noir dans tous ça, mais je tiens à prévenir qu’il ne s’agit là que de mes goûts personnels. Tout d’abord, j’aurai aimé en savoir un peu plus sur le personnage de Liliana, la mère de Daniel. Je trouve que l’autrice n’a pas donné assez d’information sur sa vie et sur le fait qu’elle soit devenue folle. Alors, certes on a l’explication dans le livre, mais j’aurai aimé voir par exemple des flash-back, des scènes où Daniel se souvient de ce que faisait sa mère. J’aurai aimé que l’autrice prenne le temps de nous montrer comment la folie s’est progressivement installée dans la tête de Liliana. Et il en est de même pour le personnage de Jack. Anne Fine nous donne des explications, donc on ne peut pas dire que des questions restent sans réponses, mais cette impression d’être insatisfaite sur la psychologie des personnages me titille un peu. Jack est clairement un homme complexe, qui a des problèmes dans sa tête et peut-être que l’autrice aurait du s’attarder un peu plus à nous expliquer comment il en est arrivé là. J’ai trouvé la psychologie des personnages un peu trop « facile ». C’était un peu comme : « Elle enferme son fils, elle est folle et voilà », on ne cherche pas vraiment plus. Idem pour Jack, il est tantôt joyeux et de bonne humeur et tantôt désagréable et méchant. Et rien n’explique cela. Cela m’a un poil frustrée je dois le reconnaître.

Mais en dehors de ça, j’ai passé un bon moment avec ce livre. L’ambiance pesante, oppressante et mystérieuse que dégage cette histoire, fait de « Le passage du diable », un bon bouquin pour la période d’Halloween par exemple. Même si c’est du « Jeunesse », je le recommande à des personnes qui ont au moins 15 ans. 

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« Ah! Les livres! Sans eux, je serais devenu fou.
Je ne pouvais ni nager, ni marcher, alors d’autres remontaient à ma place des rivières infestées de crocodiles et escaladaient des sommets enneigés. Je ne me souviens plus comment j’ai appris à lire. »
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« Les passages du diable sont les chemins les plus ordinaires. Croyez-moi. Et le mal n’a pas toujours les traits de la laideur. On ne saurait lire, sur le visage d’un homme, la couleur de son âme. Mais rassurez-vous, poursuivit-il en levant les bras, il existe un moyen de s’en défendre, un seul. Car le diable ne peut arriver a ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte. »
Chronique

A nos vies (presque) parfaites ! de Liz Fenton et Lisa Steinke

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Casey et Rachel sont les meilleures amies du monde depuis leurs années de lycée. Pourtant leurs vies sont diamétralement opposées ! Tandis que Casey, jolie célibataire sans enfant, ne vit que pour sa brillante carrière d’animatrice télé, Rachel a épousé son premier amour et jongle entre les couches de la petite dernière et deux adolescentes rebelles. Lors d’une soirée d’anciens élèves, une dispute éclate entre les deux amies qui se jalousent mutuellement. Et c’est là qu’un barman étrange leur offre un drôle de cocktail. Le lendemain, chacune se réveille dans le corps de l’autre ! Vont-elles enfin se poser enfin les vraies questions et remettre leurs vies d’aplomb ? A moins que… Et si l’une des deux ne voulait plus revenir en arrière ?

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Edition : Pocket  Genre : Contemporain/Fantastique ◈ 384 pages ◈ Sortie : 22 Juin 2017 ◈ Ma note : 14/20

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Quelques mots sur les autrices…

Liz Fenton et Lisa Steinke sont amies depuis plus de 25 ans. Elles n’hésitent pas à s’inspirer allègrement de leurs propres expériences et petites galères du quotidien pour écrire leur livre à quatre mains. A nos vies (presque) parfaites est publié chez les éditions Prisma en 2015 avant d’être publié sous format poche chez Pocket en 2017.

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Dans A nos vies (presque) parfaites !, on va suivre Rachel et Casey qui sont meilleures amies depuis plus de 20 ans. Rachel est mariée, mère de trois enfants et ne travaille pas. Elle passe ses journées à s’occuper de ces trois filles, de son mari et de sa maison. Casey, quant à elle, est une star. Elle est présentatrice TV et a fait une très belle carrière dans le milieu télévisuel. Sa vie est rythmée par les interviews de stars, les grandes soirées et le shopping de luxe. Tout oppose Rachel et Casey et cela s’en ressent dans leur relation. Même si elles sont amies depuis longtemps, au fil des années elles se sont comme qui dirait perdues de vus. La réunion d’anciens élèves de leur lycée approche et c’est l’occasion pour les deux amies de se retrouver. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Les deux femmes vont craquer et s’avouer qu’elles ne sont pas pleinement satisfaites de leur vie. Un barman très mystérieux, épie leur conversation et va leur proposer un verre. Le lendemain matin, les deux femmes se réveillent et constatent qu’elles ont échangé leur vie.

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C’est par hasard que je suis tombée sur ce livre en librairie. Je n’en avais jamais entendu parler et je trouvais la couverture sympa et le résumé m’avait vraiment fait penser au film Freaky Friday : dans la peau de ma mère. Je me suis dit que ça allait être une lecture fraîche, sympathique, un bon petit livre à caser entre deux grosses lectures. Après avoir lu Possession de Paul Tremblay et With You d’Amélie C. Astier et Mary Matthewsqui ont été deux lectures très sombres, je l’ai sorti de ma PAL, j’ai trouvé que c’était le bon moment pour le faire. 

45546.jpgJe pensais sincèrement que j’allais adorer cette lecture mais ça n’a pas été le cas. Vous n’imaginez pas à quel point j’ai été déçue par ce livre. Ma déception ne vient pas de l’histoire en elle-même, car là dessus on été bien. Le livre remplit son contrat en nous proposant une histoire à la Freaky Friday, une histoire sympathique, idéale à lire en été sur la plage. L’intrigue, quoiqu’un peu prévisible, était bien menée dans sa globalité. Il y a eu quelques petits points noirs par-ci par là, mais je reviendrai là dessus un peu plus tard. L’idée était bonne, le sujet abordé dans le roman était intéressant à savoir : le choix de vie que l’on décide d’avoir. Certaines personnes privilégient leur vie professionnelle quitte à délaisser leur vie privée et d’autres choisissent une vie de famille quitte à ne pas s’épanouir professionnellement parlant. Et dans ce livre c’est plutôt bien évoqué puisque Rachel a quitté la fac car elle est tombée enceinte et n’a jamais voulu reprendre les études et Casey, elle, n’a fait que bosser toute sa vie et par conséquent, avoir un mari et des enfants ne l’intéresse pas. Et bien qu’elles soient meilleures amies, elles ne se comprennent pas forcément la dessus, se chamaillent et finissent même, parfois, d’une certaine manière, à s’envier l’une et l’autre. Et en se retrouvant, un matin, dans la peau de l’autre, elles vont quelque part se retrouver, se comprendre et faire le point sur leur vie actuelle, quitte à se remettre un peu en question. Rachel va se rendre compte que, malgré sa popularité et sa richesse, Casey n’est pas heureuse dans sa vie, elle est seule et son entourage ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues. Casey va, quant à elle, s’apercevoir que Rachel n’est pas si épanouie dans sa vie de femme et de maman. Elle ne s’occupe plus d’elle et du coup son mari la délaisse et ses enfants n’ont pas vraiment de respect pour elle. Elles vont chacune reprendre en main la vie de l’autre et cela leur sera bénéfique. La notion d’amitié occupe une place importante dans ce roman. Donc voilà, de ce côté-là, le bouquin est intéressant et sympathique à lire.

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Mais, et c’est là le gros problème de ce bouquin, il y a dans le récit beaucoup de mots et d’expressions que je caractériserai de vulgaire. La plume des autrices qui est fluide et pas si mal se retrouve entachée par des mots qui, je le dis clairement, n’ont rien à faire dans une histoire pareille. Rachel et Casey sont deux femmes de 38 ans, elles sont donc adultes. Alors les voir employer dans leur conversation des mots tels que : chatte (en parlant du sexe de la femme), trou de balle, se faire sauter et j’en passe, je ne trouve pas sa mature pour des femmes proches de la quarantaine. Je ne pense pas, que l’on utilise ce genre de mots et d’expression à cet âge-là, surtout dans une conversation relativement sérieuse. Peut-être que, par le biais de ses mots, les autrices ont voulu rajouter un peu d’humour dans ce récit mais, en tout cas pour ma part, je trouve ça raté ! Je ne suis pas fermée d’esprit, loin de là, mais je trouve que ce genre de vocabulaire n’avait rien à faire dans un livre comme ça. Si les personnages auraient été des ados ou des jeunettes de vingt ans, à la limite mais là pour moi ça ne passe pas.

Donc voilà, c’était le gros point négatif de ce bouquin pour moi. A cela il faut rajouter quelques petites choses qui m’ont également fait tiquer, mais rien de très grave en soi. Dans ces petites choses il y a d’abord la façon dont les deux femmes échangent leur vie. J’ai trouvé que le barman super mystérieux qui leur donne un cocktail bizarre et puis pouf! elles se réveillent dans le corps de l’autre, n’était pas très crédible. Mais bon, en soi, ça n’occupe qu’une toute petite partie de l’histoire donc ça va, ça passe. J’aurai seulement voulu en savoir un poil plus sur ce fameux barman mais non, les autrices ne sont pas allées plus loin là dessus. Et enfin, le dernier petit bémol ce sont les dialogues qui sont assez mal amenés, car il m’a fallu à plusieurs reprises les relire pour savoir qui parle. 

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Pour conclure je dirai que le livre A nos vies (presque) parfaites! est globalement assez réussi et remplit bien son job. Mais l’emploi de certains mots m’a fait tiquer et m’a empêché de passer un excellent moment avec cette histoire. Ils ne sont pas très nombreux c’est vrai mais ils arrivent au moment où on est bien dans l’histoire, au moment où l’on s’y attend le moins et du coup ça casse un peu le fil de l’histoire et ça dérange un peu. 

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« Soudain,je comprends ce que doit éprouver Rachel en voyant sa fille désirer la présence de quelqu’un d’autre plus que la sienne. »

« — Salut, la marmotte !

Je sursaute au son de la voix masculine à côté de moi et, instinctivement, remonte le drap sur mon corps nu. Les souvenirs de la soirée précédente me reviennent en pleine figure. Un beau mec d’une vingtaine d’années m’a fait servir une tequila. Je lui ai fait signe de me rejoindre. Six verres plus tard, dont deux tequilas paf, on se pelotait à l’arrière du taxi comme deux adolescents, en route pour mon appartement du quartier Wilshire à Los Angeles. Et voilà que je me réveille, dans mon lit, incapable de me rappeler son prénom. Cody ? Carl ? Je décide que « toi » fera l’affaire :

— Salut, toi ! »