Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Agatha Raisin T2 : Remède de cheval – M.C Beaton

couv68057848Agatha Raisin T2 : Remède de cheval – M.C Beaton

Agatha Raisin, s’intégrant peu à peu à son petit village, fait la connaissance de Paul, le vétérinaire, qui ne semble pas insensible à ses charmes. Mais celui-ci est retrouvé mort, victime d’une injection de tranquillisant destiné au cheval de Lord Pendlebury. Agatha ne croit pas à l’accident et prend l’enquête en main. Son nouveau voisin, le colonel Lacey, d’habitude distant, accepte de l’aider.

◆ ◆ ◆

Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 266
Genre : Policier
Tome : 2 (Saga Agatha Raisin) Chronique du tome 1
Note :
 ★★★/ 5

Quelques mots sur l’auteure…

Marion Chesney Gibbons, née en  à Glasgow, est une romancière écossaise. Auteur de nombreux romans policiers, romans d’amour et récits historiques sous son nom et sous de nombreux pseudonymes, elle est notamment connue pour ses romans d’amour et ses récits historiques publiés sous son propre nom et pour ses séries policières humoristiques Agatha Raisin et Hamish Macbeth publiés sous le pseudonyme de M. C. Beaton. Elle exerce différents métiers au cours de sa carrière et travaille notamment comme libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice. Mariée au grand-reporter Harry Gibbons, elle le suit aux États-Unis ou elle vit pendant plusieurs années avant de revenir en Grande-Bretagne.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce deuxième tome nous suivons toujours notre chère Agatha Raisin qui va tomber sous le charme du nouveau vétérinaire de la région. Mais lorsque ce dernier est retrouvé mort alors qu’il s’apprêtait à opérer un cheval, Agatha et son voisin le colonel Lacey ne croient pas à un accident et décident d’enquêter.

Je peux déjà vous dire que j’ai préféré ce tome-ci au premier. J’avais reproché au premier tome de traîner un peu en longueur et de trop s’attarder sur le personnage d’Agatha Raisin. J’avais également été peinée de la simplicité de l’enquête. Ici, j’ai trouvé que les choses bougeaient un peu plus. Le personnage d’Agatha Raisin est toujours aussi directe et franche, j’aime beaucoup. C’est un véritable plaisir de la suivre dans ses enquêtes. Son tempérament de feu est très comique également et fait beaucoup sourire. Les longueurs du premier tome ont laissé place à des petites pointes d’humour ici et là. 

Maintenant que les marques sont posées, l’auteure a pu s’attarder un peu plus sur le fonds de l’enquête que j’ai trouvé beaucoup plus dynamique et beaucoup plus aboutie que le premier tome. J’ai trouvé que le coupable était moins évident à deviner car il y avait pas mal de suspects. L’ambiance british du bouquin ainsi que la plume de M. C. Beaton sont toujours aussi fraîches et agréables. On passe vraiment un très bon moment de lecture avec cette saga. 

Je dirai que l’originalité de ce deuxième tome réside dans le fait que notre héroïne fait équipe avec son voisin le colonel Lacey. Un duo marrant et épatant à la fois. Marrant car notre Agatha n’est pas insensible au charme du colonel, elle essaye tant bien que mal de lui faire passer le message mais ce dernier panique et ne cesse de la fuir. Épatant car malgré le fait qu’ils sont à l’opposé l’un de l’autre ça match assez bien entre eux.

Chronique, Drame/Contemporain

Jamais plus – Colleen Hoover

couv30726881Jamais plus de Colleen Hoover

Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Ryle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ? Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence. Est-ce que l’amour peut tout excuser ?

Edition : Hugo Roman
Nombre de pages : 437
Genre : Romance
Note : ★★★/ 5

Quelques mots sur l’autrice…

Colleen Hoover est auteure de romance née en 1979. Titulaire d’un bachelor of arts en travail social à Texas A&M University-Commerce, elle a travaillé comme assistante sociale et enseignante avant de se consacrer exclusivement à l’écriture. En 2000, elle épouse Heath Hoover, avec lequel elle aura trois fils. Elle a publié son premier roman, « Slammed », en 2012, et est devenue en quelques années l’une des plus grandes auteures de romance. Elle est notamment l’auteure de « Hopeless » (2012) et « Maybe Someday » (2014), tous les deux encensés par la critique. Tous ses livres caracolent en tête des listes de best-sellers. Elle vit au Texas avec sa famille.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Il y a eu tellement d’engouement autour de ce roman que je me suis décidée à l’acheter et à le lire alors que je ne suis pas du tout une adepte de romance (d’ailleurs, peut-on réellement parler de romance pour ce livre ? Je n’en suis pas sûre). Je me suis donc lancée et… malheureusement je ressors un peu « déçue » de cette lecture. Alors, je vous demanderai de faire preuve de clémence. Je sais que ce livre fait l’unanimité et que les sujets dont il traite sont bouleversants, importants et malheureusement d’actualité. C’est pourquoi j’insiste dés le départ sur le fait que je suis d’accord sur ce point là. Oui, le sujet est atroce, on parle quand même de violences conjugales, en aucun cas je ne dirai le contraire. Et oui, je sais qu’à travers ce roman l’autrice parle de sa propre expérience, donc je ne remets pas en cause la gravité de la thématique abordée ici. 

Il s’agit de mon premier Colleen Hoover et je dois avouer que sa plume est hyper agréable et hyper fluide. J’adore son écriture, j’adore comment elle aborde les différents sujets du roman et j’adore sa façon d’amener progressivement les choses. Aborder ce genre de sujet nécessite du courage (et encore plus lorsqu’on est concerné) et rien que pour cela j’applaudis l’autrice. Elle ne va pas avec le dos de la cuillère. On voit qu’elle souhaite être franche avec ses lecteurs, qu’elle n’arrondit pas les angles et j’admire beaucoup cela. Mais malgré tous ces points, qui sont très positifs, je n’ai pas accroché à l’histoire en elle-même que j’ai trouvé même très longue à démarrer. Les 200 premières pages sont monotones et si la plume de l’autrice n’aurait pas été si jouissive, j’aurai probablement abandonné. C’est pour cela que je ne dirai pas que je me suis ennuyée durant ces 200 pages car, malgré tout, la plume de Colleen Hoover est divine. 

Mais ce qui fait que j’ai eu du mal avec ce bouquin c’est, je pense, le personnage de Ryle qui ne m’a fait ni chaud ni froid. Je suis restée complètement de marbre face à lui, à tel point que par moment je ne le trouvais pas crédible. Le mec super canon, neurochirurgien, avec un passé sombre, mystérieux, ténébreux, très intelligent, légèrement dominateur et qui plus est, est un dieu du sexe…. Pfff autant de choses dans une seule et même personne, ça ne le fait pas avec moi, tout simplement. Je comprends le message derrière le personnage de Ryle, comme quoi même un homme en apparence respectable est capable du pire. C’est sur que si Ryle avait été un mec bourru, avec 2 de QI et dealer à ses heures perdues on aurait pu dire que c’était trop cliché (bon j’exagère aussi j’avoue). Donc, je comprends l’intention de l’autrice et son but (comme quoi ce sont les actes qui font de nous ce que nous sommes) mais malgré tout ce personnage ne m’a pas intéressé. Je ne l’ai pas trouvé charmant mais je ne l’ai pas détesté non plus. En revanche, celui de Lily m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé plus crédible que Ryle et je l’ai surtout trouvé très courageuse. La façon qu’elle a de faire face à ce qui lui arrive est vraiment incroyable. Et pour ce qui est d’Atlas, je ne sais pas trop quoi en penser. Je n’ai pas compris pourquoi il était là. Les passages où Lily se remémore leur histoire m’ont paru un peu inutiles. 

En conclusion je dirai que Jamais Plus est un bon roman de part la plume incroyablement addictive et fluide de son autrice, Colleen Hoover. C’est un roman qui traite de sujets durs et, malheureusement, d’actualités. Mais, malgré tout, je ne fais pas partie des personnes qui ont eu un engouement terrible pour ce bouquin. Ce n’est pas un mauvais roman, loin de là, mais je pense qu’il y a eu trop de médiatisation autour de ce bouquin. Par conséquent, moi qui arrive toujours avec un train de retard, je m’attendais à quelque chose d’incroyable et au final je suis assez déçue car j’ai mis la barre trop haute. Cela dit, je recommande quand même ce livre car son sujet mérite que l’on s’y intéresse. C’est une histoire qui peu toucher pas mal de monde je pense car les émotions sont là. On ne peut pas rester totalement imperméable à l’histoire de Lily c’est impossible. J’ai été touchée par elle j’admire beaucoup son courage. 

Chronique, Drame/Contemporain

Mon père – Grégoire Delacourt

couv38555364Mon père de Grégoire Delacourt

« Au recto.
Un lac d’un bleu d’encre qui donne envie de s’y baigner.
Au verso.
À droite, dans la partie réservée au destinataire, il est juste écrit : Papa, et mon adresse.
À gauche, trois mots, qui semblent chuter : Viens me chercher. »
Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu’un attentait à l’un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?

◆ ◆ ◆

Edition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 216
Genre : Contemporain
Note : COUP DE

Quelques mots sur l’auteur…

Grégoire Delacourt est écrivain et publicitaire. Il devient publicitaire en 1982 et crée en 2004, avec sa femme Dana Philp, sa propre agence de publicité, « Quelle Belle Journée », avec laquelle il signe des contrats avec des marques telles que Sephora, GO Sport, Caudalie, Folio (Gallimard), Taittinger, Crozatier, Directours, Unilever… Il a maintes fois été récompensé pour son travail. En 2011, il publie son premier roman, « L’Écrivain de la famille » qui a reçu de nombreux prix. « La liste de mes envies » (2012), son second roman, a été acheté par 27 pays et a fait l’objet d’une adaptation au théâtre en 2013. L’adaptation cinématographique est sortie en 2014. Son troisième roman, « La Première chose qu’on regarde », sort en avril 2013 et s’écoule à plus de 150 000 exemplaires. En 2014, il sort « On ne voyait que le bonheur », sélectionné pour le Goncourt, qui reçoit le Prix des Lectrices Edelweiss, le Prix Goncourt des Fougères 2014 et est élu Meilleur roman de l’année 2014. En 2018, Lattès publie son septième roman, « La femme qui ne vieillissait pas » puis « Mon Père » en 2019.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

« Mon père » c’est l’histoire d’un père de famille qui cherche la vérité et qui cherche à venger son fils qui a été abusé sexuellement par un prêtre. Pour cela Edouard va séquestrer un prêtre, le torturer afin que celui-ci avoue son crime. 

Cette lecture a été une grosse claque pour moi ! Dans ce roman, Grégoire Delacourt aborde un sujet d’actualité mais qui reste encore très tabou. L’église et la religion sont clairement pointés du doigt dans cette histoire. Il est impossible de ressortir indemne de cette lecture, vous serez forcément touché par le personnage d’Edouard, ce père de famille à bout, complètement perdu et blessé dans sa foi. Malgré le fait qu’il soit très court, ce roman est un véritable bouillon d’émotions ! Rage, peine, tristesse, incompréhension (et j’en passe), préparez-vous à être chamboulé en lisant ce roman. 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman c’est l’intention de l’auteur à vouloir dénoncer ses abus sexuels au sein de l’église catholique. Certains passages sont très crus et très durs à lire mais on voit clairement que l’auteur n’est pas là juste pour choquer ses lecteurs. Il y a un vrai message derrière ces passages limites écœurants et rien que pour cela je vous invite à vous plonger dans cette lecture. Les réflexions du père de famille ainsi que les nombreux passages de la Bible apportent une incroyable intelligence à ce bouquin. Ici, Grégoire Delacourt souhaite faire changer les choses ! Il n’est pas là juste pour choquer les lecteurs. 

Concernant la fin de l’histoire… Elle est à la fois stupéfiante, poignante et surtout révoltante ! Je suis encore « énervée » et profondément touchée par les dernières pages de ce roman. Décidément, ce livre restera à jamais graver dans ma mémoire et il est certain que je le relirai. Je vous recommande ce roman à 1000% ! Ne passez pas à côté de cette histoire ô combien tragique. Même si ce livre peut choquer la sensibilité de certaines personnes je vous invite quand même à le lire. C’est un sujet important mais qui reste encore trop peu pointé du doigt !

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Little Monsters – Kara Thomas

couv71137511Little Monsters de Kara Thomas

« Vous est-il déjà arrivé de vouloir quelque chose au point d’en mourir ? » Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année. Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle. Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

Edition : Castelmore
Nombre de pages : 373
Genre : Thriller
Note : ★★★/ 5

Quelques mots sur l’autrice…

Kara Thomas, néele 21 mars 1990, est une jeune auteur de romans pour jeunes adultes et de scénarios de télévision. Elle est aussi connue sous le nom de Kara Taylor. Cette véritable accro au crime parfait vit à Long Island avec son mari et un chat qu’elle a recueilli.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Little Monsters on va suivre Kacey arrivant dans sa nouvelle famille composée de sa belle-mère, son père biologique, son demi frère Andrew et sa demi soeur Lauren. Malgré un début un peu difficile, la jeune fille réussit finalement à s’intégrer dans sa nouvelle famille et dans son nouveau lycée. Elle se fait deux nouvelles amies, Bailey et Jade, et toutes trois sont devenues inséparables. Un soir, les trois jeunes filles décident de faire une séance de spiritisme dans une grange abandonnée dans laquelle un terrible meurtres a eu lieu dans les années 1930. Tout ne se passe pas comme prévu et quelques jours après, Bailey disparaît. 

Je ne sais pas si je suis la seule à avoir eu ce sentiment mais j’ai eu l’impression que deux auteurs différents avaient écrit ce roman. Je m’explique. Le début du roman a été très compliqué pour moi au niveau de la plume. J’ai mis du temps à m’y habituer et je n’arrivais pas à entrer pleinement dans l’histoire. Avec la présentation des personnages et des lieux j’ai trouvé que l’écriture n’était pas fluide et par conséquent j’avais un peu de mal à suivre. C’était très étrange pour moi car passé cette étape, qui s’étale quand même sur une bonne cinquantaine (voir plus) de pages, la plume devient plus aérienne et moins dense. Les longueurs sont de moins en moins pesantes et l’intrigue devient plus agréable à suivre. Ce n’est qu’après avoir passé cette étape du récit que j’ai enfin pu apprécier ma lecture.

Concernant les personnages, il y a du bon et du moins bon. D’un point de vue général je les ais trouvé très bien décrits. Leur psychologie est extrêmement bien travaillé et tant mieux puisque la quasi totalité du roman repose sur l’aspect psychologique de ses personnages. Kacey est une jeune fille un peu impulsive, sujette à des crises de colère qui peuvent aller très loin. Au fil des pages on s’aperçoit qu’elle n’est pas très réfléchit. Elle fonce tête baissée dans les pièges que lui lance les enquêteurs, à tel point qu’elle finit par devenir une suspect. On apprend également que son passé n’était pas très joyeux et qu’elle avait une relation assez dévastatrice avec sa mère biologique. Ensuite nous avons Bailey, la fille capricieuse. Sous ses airs de grande gueule elle a en fait très peu confiance en elle et cache un lourd secret. Un secret qui la pèse et qui finira par la rendre complètement folle. Et enfin nous avons Jade, une jeune fille plutôt effacée, entièrement dévouée à Bailey. L’amitié de ce trio est entièrement basé sur les faux semblants et les mensonges. Il n’y a aucune sincérité chez ces jeunes filles et c’est, je pense, cela qui m’a le plus intéressée dans ce roman. J’ai trouvé que c’était plutôt bien amené et que cela restait cohérent dans l’ensemble. Passons maintenant au moins bon. C’est tout simplement la pluralité des personnages. Il y en avait quand même un sacré paquet. Il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue. En plus de Kacey et ses amis nous avons également comme personnages : Ashley (la belle-mère de Kacey), d’Andrew et de Lauren, de son père biologique, les enquêteurs (dont j’ai oublié les noms), les rivales de Kacey, Tyrell et j’en passe… Cela fait beaucoup trop de personnages à mon goût. 

En dehors de ses deux petits bémols, l’histoire était assez intrigante. Il y a du suspens dans cette histoire et ce malgré les quelques longueurs que j’ai pu y trouver à certains moments. Les révélations arrivent au compte goutte, c’est judicieusement bien dosé et plutôt crédible. L’autrice ajoute une petite pointe de paranormal pour pimenter un peu l’histoire. Jusqu’à la fin on est en droit de se demander si on est dans le réel ou non. La fin était très surprenante et je suis plutôt satisfaite du choix de l’autrice. Je n’aurai pas espéré de meilleur fin pour cette histoire. 

Pour conclure je dirai que Little Monsters était une bonne lecture pour moi dans l’ensemble malgré un début un peu compliqué de par la plume de l’autrice. Tous n’est que trahison, manipulation, secrets et mensonges. Le suspens est au rendez-vous et la fin est très surprenante. Le récit est cohérent et l’histoire ainsi que les personnages sont crédibles. Je vous recommande cette lecture si vous aimez l’ambiance Pretty Little Liars. 

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Une proie si facile – Laura Marshall

couv66007801Une proie si facile de Laura Marshall

Maria Weston demande à devenir ton amie. Et si c’était ça, l’origine de tous les problèmes ? Au collège, déjà, Maria Waston cherchait désepérément à être admise dans le cercle très fermé des filles les plus populaires de l’école. Mais les rumeurs précédant son arrivée en cours d’année avaient ruiné tous ses espoirs d’y parvenir. Pire encore, elle était devenue la victime facile de leurs manigances. Quand Louise reçoit un jour une demande d’ajout d’ami émanant du compte Facebook de Maria, elle est horrifiée… Car Maria Weston est morte ving-cinq ans plus tôt. Alors que Louise a mis des années à enfouir le souvenir de cette fille tout au fond d’elle-même, l’invitation et les messages inquiétants qui s’ensuivent font d’un coup resurgir le passé. Tout comme le secret de Louise, si intimement lié à la disparition de sa camarade. Un secret qui, révélé au grand jour, pourrait bien détruire sa vie.

_______________________________◆ ◆ ◆
Edition : France Loisirs
Nombre de pages : 384
Genre : Thriller ___________________Note : ★★/ 5

Quelques mots sur l’auteure…

Laura Marshall a grandi dans le Wiltshire et a étudié l’anglais à l’université Sussex. Après avoir travaillé une vingtaine d’années, elle décide de se consacrer à l’écriture. Elle rejoint l’atelier d’écriture de Curtis Brown pour produire son premier roman. Une proie si facile, en anglais Friend Request, est une véritable réussite. Le roman a été sélectionné par Bath Novel Award 2016 et Lucy Cavendish Fiction Prize 2016 il a été publié par Little, Brown en juillet 2017, au Royaume Uni, et après avoir été édité à plus de 100 000 exemplaires, a été traduit dans de nombreux pays, Allemagne, France et Pologne notamment.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Louise est une femme de quarante ans, fraîchement divorcée et mère d’un petit garçon. Depuis quelques temps elle possède une entreprise de décoratrice d’intérieure qui fonctionne plutôt bien. Bien que son divorce la rend parfois mélancolique, Louise mène, globalement, une belle vie avec ses hauts et ses bas. Mais un soir son petit monde va basculer lorsque, sur Facebook, elle va recevoir une invitation de Maria Weston. Le soucis c’est que Maria Weston est morte depuis 25 ans et Louise est bien placée pour le savoir. Ayant peur que son monde bascule totalement et se sentant coupable de la mort de Maria, elle va mener son enquête qui va la replonger dans son adolescence et dans ses années lycée et qui va l’amener à reprendre contact avec ses anciennes « amies ».

Je crois être complètement passée à côté de ce roman… J’avais été intriguée par le résumé, il m’avait vendu du rêve et au final je me suis ennuyée durant presque tout le roman. La base de l’histoire était plutôt bonne mais l’auteure n’a, à mon sens, pas su exploiter tout le potentiel de cette intrigue. Beaucoup de choses intéressantes n’ont pas été très développées dans le roman, notamment le côté harcèlement scolaire que je ne trouve pas très présent au final, alors que des choses insignifiantes le sont comme par exemple le fait que 25 ans plus tard Louise se soucis encore de l’image qu’elle renverra à ses « amies » de lycée. J’avais envie de dire : On s’en fou !! Une adolescente morte il y a 25 ans « refait surface » sur les réseaux sociaux et la seule chose qui l’intéresse c’est son image ?! Bref… Passons ! Ce livre comporte également beaucoup de paragraphes, je ne dirai pas inutiles, mais sans grand intérêt. Le récit en devient monotone, chargés en longueurs et avec peu de rebondissements. Ce qui donne un petit peu de rythme à ce bouquin c’est le fait qu’on l’on alterne entre le passé et le présent. Mais en dehors de ça, j’ai trouvé le livre très plat. 

L’auteure a voulu joué sur le mystère mais j’ai trouvé que cela était mal amené et mal fait. On sait que Louise a quelque chose à voir dans la mort de Maria il y a 25 ans. Tout au long du bouquin l’auteure joue sur ça alors forcément quand la vérité éclate il faut que ce soit quelque chose de Waaouh !! Et bien… Non. Rien de surprenant, rien de spectaculaire. Laura Marshall a voulu rester dans le classique, ce qui n’est pas spécialement mauvais en soi, mais du coup cela m’a laissé un goût de pas assez à la fin de ma lecture. Un « tout ça pour ça » au final. J’ai été vraiment déçue. C’est surtout que l’on devine la vérité bien avant la fin du roman, voir limite dés le début. 

La cerise sur le gâteau, si je puis dire, de ce roman pour moi ce sont les personnages et principalement celui de Louise. Clairement je n’ai pas accroché ! A toutes les pages du livre (ou presque, j’exagère peut-être un petit peu) elle n’arrête pas de dire : Oh mon dieu j’ai fais quelque chose de mal ! Oh mon dieu je suis horrible ! Oh si vous saviez, je ne mérite pas ma vie ! Seigneur pardonnez-moi le mal que j’ai fait ! Et blablablabla. Je ne saurai le dire autrement mais à la longue ça saoule quoi ! De toute façon c’est simple, tous les personnages de ce roman sont bourrés de clichés. Il n’y a rien d’extraordinaire chez eux. A croire qu’en 40 ans la société n’a pas évoluée, les lycées et les adolescents non plus visiblement. 

Vous l’aurez compris je ressors déçue de cette lecture. Le résumé m’avait beaucoup attirée mais au final la thématique centrale du bouquin n’est pas assez développée à mon goût. Il y a beaucoup trop de longueur dans le livre. Le récit est lent et monotone. La fin n’est pas très extraordinaire, on la voit venir à des kilomètres. Pourtant je pense que l’auteure avait matière à faire quelque chose de top mais elle n’a pas su exploiter comme il faut l’intrigue. Même si ce roman parle harcèlement scolaire et qu’il s’agit d’un sujet très d’actualité de nos jours, je trouvais que ça manquait de pep’s pour qu’on l’on s’y plonge complètement. Cela dit, ce livre a plutôt de bons avis donc s’il vous intéresse laissez-vous tenter. Moi ça ne l’a pas fait mais c’est peut-être parce que je lis beaucoup de roman policier et de thriller. 

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Criminal Loft -Armelle Carbonel

couv6853757Criminal Loft d’Armelle Carbonel

Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.

◆ ◆ ◆

Edition : Milady
Nombre de pages : 462
Genre : Horreur/Thriller
Note : ★★★★/ 5

 

 

 

Quelques mots sur l’auteure…

Armelle Carbonel est une écrivaine, auteure de romans policiers française et née le 16 Juillet 1975. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à l’écriture et travaille parallèlement dans le domaine de l’infrastructure pour le Ministère de la défense. Surnommée la « nécromancière », elle voue une affection particulière aux huis clos. Mariée et mère d’un enfant, Armelle Carbonel vit en région parisienne.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Criminal Loft est un roman huis clos dans lequel on va suivre huit criminels qui ont tous en commun le fait qu’ils sont dans le couloir de la mort et qu’ils ont été choisi pour participer à un jeu de télé réalité dont le but consiste, pour ces huit condamnées, à passer plusieurs jours au Sanatorium de Waverly Hills, un endroit connu pour être hantée. Filmé 24h/24 7j/7 chaque semaine le public devra éliminer l’un d’entre eux et ce dernier retournera croupir en prison et sera exécuté. A la fin, un seul condamné sera sauvé par le public et pourra échapper à l’injection létale et sera libéré.

L’histoire nous est racontée du point de vue de John T., probablement le tueur en série le plus manipulateur et le plus horrible de la bande. Tout au long du récit nous sommes donc dans la tête d’un tueur en série misogyne, calculateur et psychopathe et ma foi, c’était vraiment pas mal. Avec ses différents personnages Armelle Carbonel a su instaurer une ambiance très glauque et pleine de tension. Ce livre était tout simplement très addictif ! Je l’ai adoré mais malheureusement la fin m’a réellement déçue. C’est donc pour cela que ce ne sera pas un coup de coeur. Mais j’y reviendrai plus tard. Parlons de ce que j’ai adoré dans ce roman. Tout d’abord l’originalité de l’intrigue. Faire participer des condamnés à mort à un jeu réalité, avec à la clé un ticket de sortie pour l’un d’entre eux, franchement c’était vraiment osé et original ! De plus, j’ai trouvé que l’auteure avait réussi à rendre cette histoire « réelle ». Durant toute ma lecture j’avais réellement l’impression de regarder cette télé réalité tant les personnages et leurs psychologies sont très bien travaillés. C’est une intrigue extrêmement bien amenée et bien ficelée que nous propose l’auteure et pour ma part j’ai trouvé cette lecture très plaisante !

La plume d’Armelle Carbonel, ainsi que son choix de nous raconter l’histoire du point de vu d’un des huit criminels, m’ont permis de rentrer dans l’histoire sans problème. Je me suis sentie happer par cette intrigue et une fois que j’ai commencé ma lecture je n’ai plus été capable de lâcher le livre. Le lecteur est vraiment très proche des différents personnages. Petit à petit on va apprendre à les connaître et découvrir leurs plus terribles secrets. Ajouté à cela le fait que John T., en plus d’être un tueur en série, est aussi un psychiatre, autant vous dire que si vous aimez les huis clos sur un fond de thriller psycho-psychiatrique vous allez être comblés. Moi, je l’ai été et à aucun moment je me suis ennuyée. L’ambiance du bouquin est pesante et le rythme est parfait. L’auteure prend son temps et pourtant il n’y a aucune longueur dans cette histoire et c’est plutôt plaisant. Les petites touches de paranormal ça et là apportent encore plus de tension et de mystère. Franchement, Criminal Loft est pour moi un excellent huis clos. 

Malheureusement, et j’en suis la première désolée, la fin n’a pas été, en tout cas pour moi, à la hauteur de ce que l’auteure nous a proposé tout au long du bouquin. J’ai trouvé que tout s’était enchaîné assez rapidement et que d’un point de vue psychologique ça retombait petit à petit. Le récit s’essoufflait et par conséquent on a comme un arrière goût de pas assez. J’aurai aimé que l’auteure s’attarde un peu plus sur les révélations et sur la psychologie de l’organisateur de ce jeu télé même si globalement on a ce qu’il faut pour comprendre l’histoire. C’est surtout une question de goût. Personnellement, j’aurai aimé une cinquantaine de pages supplémentaire pour vraiment conclure cette histoire en beauté. J’avais ce sentiment de « tout ça pour ça » alors que tout le bouquin était excellent !

Pour conclure, je dirai que Criminal Loft est un très bon huis clos, qui aborde des thématiques très intéressantes et dont les personnages sont très bien travaillés. C’est un bouquin dont je garderai un excellent souvenir malgré sa fin un peu bancale pour moi. Je n’arrive pas à oublier le gros travail que l’auteure a fait sur la psychologie de ses personnages. C’est ce qui fait la force de ce roman et c’est ce qui le rend immersif et addictif ! Je ne peux que vous le conseiller si vous êtes adeptes des huis clos sur fond de psychologie. Moi j’ai adoré cette lecture. L’intrigue était tellement bien construire que j’en oublie presque cette fin un poil décevante. Laissez-vous tenter, je pense que vous ne serez pas déçus. 

Sans titre-2

« On ne passe à l’écran que le message qu’on veut bien transmettre, même si la réalité, est toute autre. Les médias ont le monopole du pouvoir. Ils gouvernent le monde. »

« La suite n’est qu’une succession d’images retraçant nos faits et gestes les plus marquants depuis notre entrée au loft. Des confessions tronquées pour isoler des bribes de phrases qui, sorties de leur contexte, présentent un impact plus percutant ; l’évacuation de Lynda survenue lorsque le système a complètement disjoncté ; le zoom sur son visage déformé par les spasmes, zoom qui vise à ajouter un effet télévisuel obscène. Un procédé efficace destiné à procurer des sensations fortes au public, avide de sensationnel. »

« Même les victimes ont leur mode opératoire. Celle-ci reproduit fidèlement le schéma habituel. Après une tentative avortée de conciliation viennent la colère, puis les menaces. Elles réagissent toutes de la même façon. C’en est presque lassant de constater à quel point elles manquent d’originalité. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Vert-de-Lierre – Louise Le Bars

couv11151846Vert-de-Lierre de Louise Le Bars

« Olivier Moreau, un auteur de romans policiers en manque d’inspiration, décide de retourner dans le village de sa grand-mère tout juste décédée afin d’y régler certains détails. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, sorte d’antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. Olivier découvrira que cette figure païenne ancestrale est bien plus qu’un simple conte bon à effrayer les enfants … »

Edition : Noir d’Absinthe
Nombre de pages : 166
Genre : Fantastique
Note : ★★★/ 5

Quelques mots sur l’auteure…

Louise Le Bars est une écrivaine. Diplômée en Lettres Modernes, elle a écrit un premier album jeunesse, « La petite fille qui chatouillait les étoiles » (2014), en collaboration avec l’association « Voix chantée couleur terre » qui organise des spectacles pour enfants. En 2018, elle a publié « Le Prince sans sourire », illustré par son compagnon, l’illustrateur et peintre Laurent Cazuguel. « Vert-de-Lierre » (2018) est son premier roman. La couverture de livre est réalisée par Laurent Cazuguel.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Noir d’Absinthe pour m’avoir permis de lire et chroniquer ce roman.

Olivier est un auteur de romans policiers qui est, depuis quelques temps, en manque d’inspiration. Son éditeur n’arrête pas de le harceler afin qu’il écrive un nouveau roman mais impossible pour notre écrivain de dire qu’il n’arrive plus à écrire. Après la mort de sa grand-mère il décide de retourner dans le petit village où il passait ses vacances quand il était jeune. Des souvenirs vont alors refaire surface et en particulier celui où sa grand-mère lui racontait l’histoire du vert-de-lierre. Une légende mystique qui va lui redonner de l’inspiration. Olivier va donc faire des recherches sur cette fameuse légende et plonger au coeur du surnaturel. 

J’avais énormément entendu parler de ce roman. J’ai lu beaucoup d’avis positifs et je dois avouer qu’il a fini par titiller ma curiosité. Je ressors un peu perplexe de cette lecture. Je l’ai apprécié mais je n’ai pas compris l’engouement qu’il y a autour. Pourtant, les sujets traités dans cette histoire ainsi que le fait que ce soit un roman gothique m’ont beaucoup plu dans l’ensemble. J’ai adoré le côté mythologique du récit. Le fait que le personnage principal décide de faire des recherches sur une légende locale afin de pouvoir, peut-être, retrouver l’inspiration et écrire un nouveau roman c’était plutôt pas mal comme idée. En tout cas c’est une trame qui m’a intéressée. Mais rapidement, l’histoire bascule dans quelque chose de beaucoup trop romancé à mon goût. 

Si au début le personnage d’Olivier m’intriguait et me donnait envie d’en savoir plus sur lui et sur ses dons particuliers, au bout de quelques chapitre je n’ai malheureusement plus accroché. Sa rencontre avec Rose aura eu raison de lui, si je puis dire. Envoûtée par cette femme et par son histoire le personnage d’Olivier a commencé à m’agacer. Plus les pages du roman se tournait, plus cela devenait gros comme une maison que Rose avait un lien avec la légende du Vert-de-Lierre. Sauf que voilà, notre héros ne semble pas vouloir l’admettre et par conséquent cela m’a un peu dérangé. J’ai fini par lever les yeux au ciel plusieurs fois, par soupirer et par constater qu’au final cette histoire, ô combien poétique je le reconnais, n’avait pas grand chose de crédible (je parle des personnages car, oui je sais, le Vert-de-Lierre n’existe pas). Olivier devient mielleux, candide et très naïf. L’amour rend aveugle d’accord mais quand même. Aveugle oui mais pas complètement stupide… C’est finalement le personnage de Rose qui est de loin le plus intéressant. La découvrir elle ainsi que son histoire a été très agréable même si j’aurai préféré que l’auteure développe un peu plus les choses. 

En dehors de ça, le récit en lui même est beau. La plume de l’auteure est très poétique, fluide, elle va parfaitement bien avec l’histoire qu’elle nous raconte. C’est un récit gothique, assez mystérieux et très onirique. Les amateurs de ce genre de littérature seront, j’en suis certaine, comblés. Je n’ai, pour ma part, pas assez de recul ni de lectures de romans gothiques à mon compteur pour pouvoir donner un avis très pointilleux sur ce roman. Je peux simplement dire qu’il est très bien écrit et que la thématique est intéressante. C’est donc un livre assez particulier, qui pour le coup sort vraiment du lot. Il est original ! Les légendes se mêlent au monde réel de façon très fluide. Il est très aisé de se plonger dans ce roman. 

En conclusion je dirai que Vert-de-Lierre est un roman gothique rempli de poésie et très bien écrit. La légende du Lierreux est originale mais ce que je reproche à ce bouquin c’est la romance qui parfois prend trop le dessus sur l’enquête du personnage principal concernant la légende. Au final c’est un roman que j’ai apprécié mais pour lequel je ressens une petite pointe de déception car j’attendais de ce roman quelque chose d’un peu moins romancé. Les personnages restent assez creux à mes yeux. Louise Le Bars aurait peut-être pu décrire un peu plus ses personnages et les travailler un peu plus. Faire d’Olivier un héro un peu moins naïf aurait été plus appréciable. Cela dit, Vert-de-Lierre reste quand même une bonne lecture dans l’ensemble. L’histoire, très centrée sur la nature et les plantes, était bien ficelée et intéressante à découvrir.