Book-Haul

Book Haul Octobre [2021]

→ Chasse à mort de Dean Koontz : Travis Cornell est un homme bien solitaire depuis qu’il a quitté l’armée et perdu sa femme, trois ans auparavant. Aussi, lorsque sa route croise celle d’einstein, un chien errant, se fait-il une joie de l’adopter. Mais Einstein, n’est pas un animal comme les autres. Et son maître découvre bien vite que nombreux sont ceux qui le recherchent : les services secrets, un tueur â gages psychopathe… Et une créature qui suit le chien comme son ombre. Travis Cornell, le vétéran, a vu bien des horreurs dans sa vie. Mais là, tapi dans l’obscurité, â l’affût, se cache le prédateur le plus sanguinaire qu’il ait jamais eu â affronter. L’autre…

→ L’épouse et la veuve de Christian White :  Sur une île sauvage au large de l’Australie, deux femmes confrontées aux secrets de leurs époux. Le mari de Kate a disparu, laissant derrière lui de troublants mensonges, tandis qu’Abby doit soudain faire face à un homme distant et dissimulateur. Bientôt un cadavre est découvert et les deux femmes sont amenées à se rencontrer. Et si cette histoire était plus compliquée qu’il n’y paraît ? Préparez-vous à être surpris avec ce captivant suspense à l’atmosphère envoûtante.

→ Le loup des Cordeliers d’Henri Loevenbruck :  Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris. Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée. Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris… Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets. Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

→ Drôle de temps de Joe Hill : Instantané : Dans la Silicon Valley, en 1988, un adolescent inventif se retrouve traqué par un homme armé d’un appareil photo Polaroid capable d’effacer les souvenirs.

Chargé : Dans une ville de Floride, un agent de sécurité d’un centre commercial, qui a prétendument arrêté une fusillade de masse, devient un héros du mouvement de défense des armes à feu. Mais à la lueur des projecteurs, son histoire commence à se déliter, emportant sa santé mentale avec elle.

Là-haut : La première tentative de saut en parachute d’un homme tourne mal quand il atterrit sur un mystérieux nuage, étrangement solide, qui semble animé par son propre esprit.

Pluie : Par une journée ordinaire, à Boulder, dans le Colorado, un orage éclate et déclenche une averse d’aiguilles de cristal mortelle. Peu à peu, cette pluie apocalyptique s’étend à travers le monde…

→ A la folie, pas du tout de M. J. Arlidge : Elle m’aime… Sept heures du matin. Alors que le soleil se lève dans un ciel rouge sang, une femme est retrouvée morte sur une route de campagne. Mais qui a bien pu tuer cette mère de famille et épouse aimée ? Un peu… Deux heures plus tard, un commerçant est tué de sang-froid. Les clients sont tous laissés sains et saufs. Beaucoup… Quel motif anime ces meurtriers qui semblent tuer au hasard ? Passionnément… Helen Grace, devra le découvrir rapidement si elle veut éviter que cette journée se termine en bain de sang. Car une seule chose est sûre : ils sont prêts à tout pour terminer leur macabre travail. A la folie… Pas du tout.

→ American Psycho de Bret Easton Ellis : Patrick Bateman, 26 ans, flamboyant golden-boy de Wall Street, fréquente les endroits où il faut se montrer, sniffe quotidiennement sa ligne de coke, et surtout ne se pose aucune question. Parfait yuppie des années quatre-vingt, le jour il consomme. Mais la nuit, métamorphosé en serial killer, il tue, viole, égorge, tronçonne, décapite. Portrait lucide et froid d’une Amérique autosatisfaite où l’argent, la corruption et la violence règnent en maîtres…

→ Histoire officielle de l’émergence des vampires de Raymond A. Villareal : À la frontière entre l’Arizona et le Mexique, le corps sans vie d’une jeune femme est découvert. Emmené à la morgue la plus proche, il disparaît rapidement dans des circonstances mystérieuses. Pour Lauren Scott, jeune enquêtrice envoyée par le gouvernement afin d’aider la police locale, ce cas n’a rien d’une affaire de routine : elle remet en question sa vision de la médecine.Car bientôt, d’autres corps s’alignent sur les tables de la morgue de Nogales avant de s’évanouir dans la nature. Tous semblent avoir été vidés de leur sang et portent une marque de morsure dans le cou. Et si cette maladie apparaît d’abord aux États-Unis, c’est bientôt le monde entier qui se trouve submergé par une pandémie.Les gouvernements, les chercheurs, les législateurs, les religieux, tous tentent de faire face. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

→ La maison des voix de Donato Carrisi : Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés. Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d’arriver en Italie. Seul hic, c’est une adulte. Elle s’appelle Hanna Hall et elle est persuadée d’avoir tué son frère pendant son enfance. Intrigué, Gerber accepte mais c’est alors qu’une spirale infernale va s’enclencher : chaque séance d’hypnose révèle plus encore le terrible passé d’Hanna, mais aussi qu’elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

→ Ring, intégrale de Koji Suzuki : « Ceux qui regardent ces images sont condamnés à mourir dans une semaine… » Kazayuki Asakawa sait que ces mots qui défilent à l’écran sont vrais. Il sait que les quatre adolescents qui ont regardé cette vidéo avant lui sont morts, même si cela paraît impossible… Aussi impossible que ce bout de papier que Mitsuo Ando trouve dans le corps de son ami Ryuji, en pratiquant son autopsie. Un papier portant un message énigmatique : « Ring ». Aussi impossible que cette nouvelle forme contagieuse de cancer qui ne frappe que des informaticiens de haut niveau.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

L’épouse et la veuve – Christian White

L’épouse et la veuve de Christian White

Sur une île sauvage au large de l’Australie, deux femmes confrontées aux secrets de leurs époux. Le mari de Kate a disparu, laissant derrière lui de troublants mensonges, tandis qu’Abby doit soudain faire face à un homme distant et dissimulateur. Bientôt un cadavre est découvert et les deux femmes sont amenées à se rencontrer. Et si cette histoire était plus compliquée qu’il n’y paraît ? Préparez-vous à être surpris avec ce captivant suspense à l’atmosphère envoûtante.

Thriller – Edition Albin Michel – 336 pages

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Dans ce roman, on va suivre deux personnages, Abby et Kate, en alternant leur point de vue au fil des chapitres. Nous avons donc d’un côté Kate, mère au foyer, mariée à John, médecin dans un service palliatif à l’hôpital, qui mène une vie aisée mais malgré tout un peu monotone. Tout va basculer pour elle lorsqu’elle va se rendre à l’aéroport pour chercher son mari et que celui-ci est introuvable. Rapidement on va apprendre qu’il a été assassiné et Kate va tenter de découvrir la vérité. Puis de l’autre côté nous avons Abby, mère de deux ados et mariée à Ray qui peine à joindre les deux bouts. Un meurtre vient d’être commit sur la petite ile de Belport, là où elle vie avec sa famille. Depuis la découverte de ce cadavre Abby trouve que son mari Ray est distant. Quelque chose ne va pas et elle est bien décidée à savoir ce que c’est.

Je dois avouer que je me suis lancée dans cette lecture en me disant que ça allait encore être un énième thriller domestique, avec une trame vue et revue des dizaines de fois. Du coup je n’avais pas placé la barre très haute. Quelle ne fût pas ma surprise une fois que j’ai refermé ce bouquin ! Dans l’épouse et la veuve, l’auteur va alterner les points de vues de Kate et d’Abby. La première vient de perdre son mari, qui a été assassiné, et la seconde trouve le comportement du sien très suspect depuis la découverte d’un corps sur l’île où ils vivent. Dès les premières pages donc, l’auteur nous embarque dans cette histoire, le rythme est plutôt bon et rapidement la lecture devient addictive. On se prend rapidement au jeu et on finit nous aussi par nous poser mille et une questions. Les pages se tournent et lorsque l’on pense avoir enfin compris le fin mot de l’histoire, un twist apparaît et change toute la donne. Je ne l’ai absolument pas vu venir !

D’un thriller domestique aux apparences classiques on passe à quelque chose d’audacieux, d’inattendu et d’original. Absolument rien dans le récit nous prépare à ce que l’auteur a prévu pour nous à la fin. La surprise est donc totale ! Tout ce qui fait que ce roman est bluffant et Christian White talentueux réside dans ce twist. Cela me donne encore plus envie de découvrir l’autre roman de l’auteur « Le mystère Sammy Went » qui est déjà dans ma PAL d’ailleurs.

Les thématiques abordées dans le roman sont plutôt classiques dans l’ensemble. On y parle de l’enfance, des secrets qui peuvent nous hanter toute notre vie, des sacrifices que l’on peut faire pour les gens que l’on aime etc… On est beaucoup dans les regrets, les remords et les non-dits.

L’alternance des points de vue entre Abby et Kate donne du dynamisme au récit et rend la lecture plus attrayante et plus fluide. C’est aussi une bonne façon pour l’auteur de mettre en évidence les différences de vie entre ces deux femmes. Elles sont complétement à l’opposée l’une de l’autre et pourtant quelque chose les unis mais quoi ? Et c’est justement ça qui pour le lecteur à tourner les pages de ce bouquin. Mille questions se bousculent dans notre tête. Qui est réellement Ray ? Quel est le lien qui unit tous ces personnages ? Et John qu’a-t-il à se reprocher ? Était-il réellement dépressif ?

En conclusion je dirai que L’épouse et la veuve a été pour moi une excellente lecture. Christian White m’a embarquée dés les premières pages dans son histoire et il m’a baladé dans toutes les directions possibles et inimaginables pour ensuite m’amener là où je m’y attendais le moins. C’est un très bon thriller domestique qui sort complétement des sentiers battus. C’est original ! C’est bluffant ! Il y a du suspens, des secrets, des mensonges, des regrets, des remords. Laissez vous tenter !

CarolinaBouquine

Note : 4.5 sur 5.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

La part du démon – Mathieu Lecerf

La part du démon du Mathieu Lecerf

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion. Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ? Mais un mystère plane autour d’elle. À l’orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés… Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ? Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre. Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait…

Thriller – Edition Robert Laffont – 432 p.

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Le corps d’une jeune religieuse vient d’être découvert atrocement mutilé. Il s’agit de la première enquête du lieutenant Esperanza Doloria qui vient de débarquer au 36, rue du Bastion. Elle aura pour coéquipier le capitaine Manuel de Almeida. Leur enquête les mènera dans un orphelinat pour enfants difficiles et/ou malades ou la peur semble régner parmi ces derniers. Rapidement, un premier suspect va être interpellé, un jeune prêtre qui semble avoir beaucoup de choses à cacher. Parallèlement Cris de Almeida, brillant journaliste et jeune frère du capitaine Manuel de Almeida, enquête sur des assassinats de chauffeurs de taxi.

J’ai adoré ce roman ! L’auteur a réussi à me surprendre du début à la fin de par la construction un peu particulière de son récit. En effet, ce dernier est divisé en trois parties, chacune racontée d’un point de vue d’un personne bien précis. Cette façon d’amener l’histoire était quelque peu troublante. J’avais beaucoup de mal à faire le lien entre les différentes affaires en cours et entre les trois parties du roman. Je ne savais pas où l’auteur voulait en venir. J’attendais donc beaucoup du dénouement final. Il fallait que l’auteur me surprenne et arrive à me convaincre de ce choix narratif qui me paraissait un peu douteux au premier abord. J’avais peur que cela face un gros flop mais pas du tout. L’auteur y est arrivé, il m’a convaincu de son choix. J’ai fini par trouver le fil rouge de toute cette histoire et j’ai trouvé ce roman très intelligent et très original dans sa construction. Moi qui avais un peu peur, me voilà complétement conquise.

Outre le fait que ce livre soit un thriller haletant, l’auteur a réussi à mettre en avant la noirceur de l’âme humaine, d’où la phrase sur la couverture « le pire sommeille en chacun de nous ». Ce que j’ai le plus apprécié c’est qu’il l’a fait sans en faire trop et sans partir dans le caricatural. Les personnages ont tous un côté psychologique assez travaillé et très intéressant à découvrir. Il y a un réel travail de construction qui a été fait sur eux et cela se ressent dans la lecture.

Plus on avance dans l’histoire plus les personnages évoluent. Bien sûr il y a encore quelques parts de mystères qui subsistent chez eux mais étant donné la fin j’imagine qu’il s’agit là d’un premier tome et que donc c’est voulu de la part de l’auteur de ne pas trop en dévoiler.

La part du démon est un récit bien écrit, bien mené, dynamique et qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. L’auteur a su mettre en place un certain équilibre dans les trois parties du roman. On a à la fois les deux enquêtes, la découverte des personnages et de leur vie et des rebondissements qui sont accès, pour la plupart, sur la psychologie. Tout cela est correctement dosé. Même si la thématique principale est une thématique déjà vu dans les thrillers psychologiques, j’ai trouvé que Mathieu Lecerf avait réussi à s’approprier ce thème et à écrire quelque chose qui sort un peu du lot. Je ne peux que recommander ce roman ! J’attends la suite avec impatience.

CarolinaBouquine.

Note : 4 sur 5.

Book-Haul

Book Haul Septembre [2021]

→ Les lumières de l’aube de Jax Miller : 30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête. L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

→ Apocryphe de René Manzor : Jérusalem. An 30. Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix. Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire. UN ADOLESCENT EN QUÊTE DE JUSTICE ET DE VÉRITÉ, UNE FRESQUE ÉPIQUE, VIOLENTE ET ÉMOUVANTE, UN THRILLER BIBLIQUE À COUPER LE SOUFFLE, RELECTURE STUPÉFIANTE DE L’HISTOIRE OFFICIELLE.

→ Les dossiers Warren de Marie Alsina : Pendant plus de cinquante ans, Ed et Lorraine Warren ont été considérés comme des experts en matière de hantise et de démonologie aux États-Unis. Peu connus en Europe, le film « The Conjuring » les a mis récemment en lumière. Depuis, de nombreuses personnes se passionnent pour leurs extraordinaires enquêtes. Au cours de leur carrière, ils ont été appelés à intervenir sur les plus célèbres cas de possession démoniaque : Amityville, la famille Smurl, le loup-garou de Londres, Arne Johnson, la famille Snedeker, et certaines de leurs histoires – comme celle d’Annabelle la Poupée ou de la famille Perron – ont même inspiré des films. Ed et Lorraine Warren ont passé leur vie à combattre le mal avec leur foi comme seule arme et ils ont rassemblé plus de trois milles histoires fascinantes. Les voici résumées dans ce livre.

L’institut de Stephen King :  Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?

→ La nuit des cafards de Dean Koontz : La peur est un cri, la terreur un murmure… Elle avait connu la peur étant enfant, mais jamais rien de comparable. Aujourd’hui, séduisante célibataire, elle est scénariste à Hollywood et promise à un brillant avenir. Mais quelqu’un la traque, quelqu’un qu’elle a déjà été contrainte de tuer. Mais qui revient encore et encore…

→ Shinning de Stephen King : Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?

→ La ritournelle du démon de Seishi Yokomizo : Un meurtre fait surgir les fantômes du passé, les légendes et les rivalités ancestrales. On reparle alors d’un crime qui n’a jamais été élucidé et l’on a tort de ne pas prêter attention aux histoires de Ioko Yura et de l’interrompre quand elle se met à chanter cette comptine que les petites filles de son village fredonnaient en jouant à la balle. Lorsqu’elle retrouvera son jeu d’enfant devant les villageois médusés, il sera trop tard : deux autres crimes réalisés en tous points comme dans la ritournelle auront plongé le village dans l’horreur et la stupéfaction…

→ Dead Zone de Stephen King : John Smith, comme son nom l’indique, est un type banal. Jusqu’à ce qu’un accident de voiture le plonge dans un coma profond. Quand il revient enfin à lui, il est en apparence le même. Mais il a ramené quelque chose de la zone morte où il gisait pendant tant de mois ; un don de prémonition qui le mettra vite devant un terrible dilemme. Pour préserver le monde d’un mal inéluctable, devra-t-il tuer l’homme en passe de devenir le prochain président des États-Unis ?

→ La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King : Au cours d’une excursion dans les Appalaches, Trisha, neuf ans, s’éloigne de la piste tracée, exaspérée par les disputes entre son frère et sa mère. Pensant pouvoir rejoindre un autre chemin, elle coupe à travers la forêt… et se perd. Commence une longue errance pour cette petite fille, qui a pour seul lien avec la civilisation sa radio portable et les matchs de baseball de son idole, Tom Gordon. Au fil du temps, elle s’aperçoit que ‘quelque chose’ la suit : qu’est-ce ?

→ De soleil et de sang de Jérôme Loubry : Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ». Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ». Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

→ Chiens de guerre d’Adrian Tchaikovsky : Je m’appelle Rex. Je suis un bon chien. Rex est un bon chien. C’est un biomorphe, un animal génétiquement modifié, armé de fusils-mitrailleurs de très gros calibre et doté d’une voix synthétique créée pour instiller la peur. Avec Dragon, Miel et Abeilles, son escouade d’assaut multiforme, il intervient sur des zones de combat où les humains ne peuvent se risquer. Rex est un bon chien. Il obéit aux ordres du Maître, qui lui désigne les ennemis. Et des ennemis, il y en a beaucoup. Mais qui sont-ils réellement ? Se pourrait-il que le Maître outrepasse ses droits? Et si le Maître n’était plus là ? Rex est un bon chien. Mais c’est surtout une arme de guerre hautement mortelle. Que se passerait-il s’il venait à se libérer de sa laisse ?

→ Les héritiers de Salem d’Emilie Bonnet : Il y a des légendes qui ne meurent jamais. Recueillis par leur tante après la mystérieuse disparition de leurs parents, Serena et ses frères dé¬couvrent les origines de leur famille, propriétaire du somptueux manoir de Wailing Hill, à Salem. La lycéenne est bientôt confrontée à des phé¬nomènes étranges et inquiétants. Quels secrets lui cache cette ville ? Une saga ensorcelante qui revisite à merveille le mythe des sorcières.

→ La légende des quatre T3 de Cassandra O’Donnell (résumé du tome 1) : Ils sont quatre. Quatre héritiers de leurs clans. Ils doivent s’unir pour survivre . Loups, tigres, aigles et serpents. Quatre clans ennemis. Les yokaïs, créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile. Sur les terres humaines, la tension est palpable. Maya, l’héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

→ Les chroniques de Kelton T4 de Jack Heath (résumé du tome 1) : Il règne une étrange ambiance à Kelton. Pensant inventer une application destinée à déceler les mensonges, Jarli se retrouve au cœur d’un complot qui le dépasse. Personne ne semble prêt à voir ses secrets révélés, et très vite, pour le jeune homme, la vie devient un enfer…

Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates : Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d’art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n’octroie ses compliments qu’aux confessions les plus osées ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l’attention – et plus – du maître.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Deux gouttes d’eau – Jacques Expert

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et son ami, Antoine Deloye, est identifié sur l’enregistrement d’une caméra de vidéosurveillance de la ville, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine à nier malgré les évidences. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir tirer au clair avec son équipe ce véritable casse-tête. Lequel des deux jumeaux ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Thriller – Edition Sonatine – 336 p.

Une jeune femme du nom d’Elodie vient d’être retrouvé morte dans son appartement, le corps mutilé, la tête coupée et posée bien en évidence dans la pièce. Rapidement, les policiers ont un suspect. Il s’agit du petit ami de la victime, Antoine Deloye, qui a été aperçu sur les caméras de vidéo surveillance sortant de l’appartement de la victime au moment de la mort. Tout l’accuse mais celui-ci nie tout en bloc et pointe du doigt son frère jumeaux Franck comme étant le meurtrier. Lorsque ce dernier arrive au commissariat, toute l’équipe est confuse. Les jumeaux se ressemblent comme deux gouttes d’eau, impossible de pouvoir les différencier. Le doute s’installe à vitesse grand V au sein de la brigade. Qui a tué Elodie ? L’enquête qui semblait pliée va devenir complexe.

Si l’on doit bien reconnaître une chose à ce roman c’est son côté addictif. C’est un véritable page-turner qui nous a écrit Jacques Expert. On n’a qu’une envie c’est de lire la suite et de découvrir la vérité. L’idée de départ me semblait être excellente. Des jumeaux 100% identiques, une anomalie génétique qui fait qu’ils n’ont pas d’empreintes digitales, un ADN ne permettant pas de les dissocier. Je me suis dit qu’on allait entrer dans un gros roman un peu casse-tête. Je m’y été préparée mentalement. Complot ? Mensonges ? Jalousie ? Vengeance ? Manipulation mentale ? Je m’attendais à ce que l’auteur nous entraine dans des directions toutes plus folles (passionnantes ?) les unes que les autres. Jusqu’au bout j’ai été maintenu en haleine par ce récit, m’attendant à tout instant à un gros revirement de situation. Qu’elle ne fut donc pas ma déception lorsque j’ai refermé ce livre avec un sentiment d’incompréhension. Un sentiment de « tout ça pour ça ». L’impression de m’être un peu faite arnaquée. Peut-être que j’en attendais beaucoup trop de ce roman ?

Pourtant l’histoire débutait plutôt bien mais au lieu de creuser un peu plus, l’auteur n’a fait que choisir le chemin le plus simple. Par conséquent, j’ai tout simplement eu la sensation de tourner en rond dans ce roman. On avançait à rien. C’était très linéaire, très, voir trop, répétitif. Tout n’est qu’interrogatoires. Si on enlève tous les passages qui se répètent, le roman est bouclé en 200 pages. Tout au long du roman, Jacques Expert s’est contenté de choisir la facilité. Même jusque dans la fin de l’histoire. Moi qui m’accrochais au roman, qui me disait bon la fin devait être épique et bien non. Elle est plus farfelue et tirée par les cheveux qu’autre chose. Elle est très décevante et arrive avec beaucoup trop de facilité encore une fois. En 2-3 chapitres c’est bouclé.

On en parle également des personnages ? Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. Que ce soit les jumeaux, leurs parents ou même les enquêteurs ils sont tous détestables. Moi qui croyais qu’au niveau psychologie on allait avoir quelque chose de top et bien ce fut malheureusement un gros flop. La psychologie des jumeaux méritait d’être plus travaillée et d’être mise en avant. Or là, le lecteur doit se contenter de peu.

Le point positif de ce roman se trouve réellement dans la plume de l’auteur qui est efficace et addictive, faisant de ce roman un bon page-turner malgrès ses défauts. Mais elle réside également dans les chapitres incluant des flash-back du passé. Des passages où l’on suit les parents des jumeaux. On y apprend leurs difficultés d’avoir un enfant, la joie d’en avoir eu deux après de nombreuses tentatives, leurs doutes sur le fait d’être de bons parents et leur peur de plus en plus grandissante de leurs fils qu’ils trouvent bizarre. Ce sont ses passages qui donnaient un côté oppressant au roman.

En conclusion ce fut pour moi une lecture addictive mais dont l’histoire et la fin m’a beaucoup déçue. Je n’ai pas été très convaincue par les choix faits par l’auteur. La fin était déconcertante. J’en attendais beaucoup plus. J’ai trouvé cette équipe d’enquêteurs vraiment peu crédible, avec un capitaine un peu trop bourru à mon goût. Le genre on fonce avant et on réfléchit après. Le genre peu perspicace qui va laisser sa colère prendre le pas sur la raison.

CarolinaBouquine.

Note : 2.5 sur 5.

Chronique, Fantasy/Fantastique

La maison au milieu de la mer céruléenne – TJ Klune

La maison au milieu de la mer céruléenne de TJ Klune

Une île magique. Une mission dangereuse. Un secret brûlant. Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement. Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires. Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés. À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

Fantasy – Edition De Saxus – 474 p

Linus Baker est un employé du Ministère de la Jeunesse Magique, qui a tendance à prendre son travail très à coeur, ayant pour mission d’évaluer les conditions dans lesquelles vivent des enfants dotés de pouvoirs magiques. Ces enfants vivant bien entendu dans des orphelinats. Etant un employé modèle, Linus a à coeur de ne pas trop s’impliquer émotionnellement dans les affaires qu’il traite. Il mène également une petite vie tranquille et monotone au centre ville. Tout va bien pour lui jusqu’au jour où les Cadres Extrêmement Supérieur lui confie une mission classée top secrète. Cette mission consiste à aller enquêter sur un orphelinat situé sur une île dont Linus n’a jamais entendu parler. Selon ses supérieurs, cet orphelinat abriterait des enfants vraiment hors du commun et aurait pour directeur un certain Arthur dont les Cadres Extrêmement Supérieur semblent s’intéresser de près.

Voici une lecture qui a pris un virage auquel je ne m’attendais pas. Dans cette histoire on va suivre le personnage de Linus qui est plutôt attachant et dont l’existence est plutôt monotone, d’où un début de lecture un peu lent par moments. Les 120 premières pages racontent le train train quotidien de notre personnage principal dont la vie n’est pas très trépidante. En effet, Linus est un quadragénaire, célibataire, vivant avec un chat au mauvais caractère et vouant sa vie à son travail et au Ministère de la Jeunesse Magique. C’est un homme minutieux, respectueux des règles du Ministère (peut-être trop respectueux ?), trouillard aussi, qui n’aime pas les conflits et qui a peur de sa patronne. Durant la première partie du roman je l’ai trouvé très plat. Avec lui comme seul personnage central, l’intrigue n’avançait pas trop. Je ne parlerai pas d’ennuie car durant cette partie là on découvre également l’univers du bouquin, qui ma foi est assez plaisant et original.

C’est lors de l’arrivée de Linus sur l’île que les choses vont commencer à être plus palpitantes. La rencontre avec les autres personnages va donner un sacré coup de fouet à l’intrigue qui va devenir un peu plus dynamique. L’univers créé par l’auteur, à travers ses différents personnages, est vraiment atypique, voir original. Dommage, cependant, que l’auteur ne soit pas entré encore plus dans les détails. J’avoue que le fait que l’auteur ne développe pas plus son univers m’a un peu déçue au début.

Mais cette mini déception s’est rapidement volatilisée lorsqu’au fil des pages l’on comprend où l’auteur veut en venir avec son histoire. Il ne s’agit pas réellement un roman pur fantasy. A travers ce bouquin TJ Klune va nous parler d’amour, d’acceptation de soi, de différence, de racisme, d’homosexualité, des préjugés que l’on peut avoir sur les autres, de maltraitance etc… Tout cela bien sûr avec douceur et bienveillance. Il faut donc voir ce livre plus comme un livre prônant la tolérance plutôt que comme un roman fantasy.

Même si l’intrigue est plutôt lente, suivre l’évolution du personnage de Linus donne de l’attrait au récit. C’était intéressant de constater comment les enfants de l’orphelinat vont changer progressivement le point de vue de notre personnage principal et vis versa. C’était une bonne découverte, différente de ce à quoi je m’attendais mais je n’ai pas été déçue. Je recommande ce bouquin car il est bourré de bonne volonté. C’est un petit bonbon et ce malgré les thèmes difficiles qui y sont abordés.

CarolinaBouquine.

Note : 4 sur 5.

Chronique, Science Fiction

La Chose – Georges W. Campbell

La Chose de Georges W. Campbell

En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abord d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé — gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Doucement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

Science Fiction – Edition Le Belial – 119 pages

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Un corps congelé a été découvert par une équipe scientifique en Antarctique. Malgré la réticence de quelques uns parmi eux, le corps sera ramené au laboratoire de la station afin qu’il soit décongeler et étudier. Mais une fois à bord les choses tournent mal.

Je ne souhaite pas en dire trop dans mon résumé puisque le roman est très court (119 pages). Cela faisait un moment que les romans des Editions Le Belial me tentaient. De courts romans de science-fiction avec de temps à autre une touche d’horreur je me disais que cela pouvait être intéressant pour moi qui souhaite découvrir la science-fiction (un genre que je ne lis que très peu). Avec un résumé pareil je me disais qu’avec ce bouquin j’allais être transporter dans le monde d’Alien et par conséquent j’avais hâte de le lire. J’ai donc fait un aussitôt acheté aussitôt lu et malheureusement j’ai été quelque peu déçue par ma lecture.

Il faut tout d’abord savoir qu’à l’origine ce récit est paru en 1938 et qu’il est considéré comme l’ouvrage culte de la science-fiction. Il a également inspiré John Carpenter pour le film éponyme. Donc autant dire que déjà la barre était assez haute pour ma part. Si le début m’avait énormément plu, j’ai trouvé qu’au fil des pages l’histoire devenait lourde. En effet, il y a beaucoup de passages scientifiques qui ont fait que l’auteur m’a perdu en cour de route. Pour un classique de la science-fiction j’ai trouvé ce roman assez peu accessible finalement (en tout cas peu accessible pour moi qui suit un peu novice dans le genre). Je n’ai pas spécialement adhéré à la plume de l’auteur ni à la façon dont le récit est construit. La plupart du roman est construit sur des dialogues qui sont assez long et assez descriptifs voir répétitifs pour certains (pour cité un exemple : j’ai trouvé que le débat concernant la décongélation du corps dans la glace et la manière de s’y prendre était long. On dirait que je lisais sans arrêt la même chose à chaque page que je tournais).

Peut-être que ces passages m’auraient moins dérangés s’il n’avait pas été inclus dans les dialogues entre les différents scientifiques. Ensuite, autre point qui m’a dérangé c’est que pour un aussi court bouquin il y a pas mal de personnages et je me suis donc perdue parmi eux. Il m’arrivait parfois de revenir en arrière pour me souvenir de qui était qui. Il est également difficile de s’attacher à des personnages dont on ne sait pas grand chose. Ils ne m’ont donc pas marqué.

J’ai quand même apprécié l’ambiance globale de l’intrigue. Ce côté huis clos paranoïaque qui s’installe au fil des pages m’a plutôt séduite dans l’ensemble. Voir la confiance entre les personnages se perdre petit à petit a instauré une ambiance oppressante. De ce côté là je n’ai pas été déçue. L’ambiance que je cherchais était présente même si parfois les monologues trop scientifiques des personnages venaient un peu entacher tout ça. Malgré ces points plutôt positifs, je ressors quand même, dans l’ensemble, un peu déçue de cette lecture. J’avais misé sur celle-ci pour m’initier au genre mais je l’ai trouvé beaucoup trop complexe pour moi dans l’écriture. J’ai compris l’histoire, j’ai compris ses tenants et ses aboutissants mais l’écriture m’a paru trop complexe pour la novice en science fiction que je suis. Ou alors j’en viens à me demander si ce n’est pas la science fiction en elle-même qui ne me convient pas ?

CarolinaBouquine

Note : 2.5 sur 5.

Book-Haul

Book-Haul du mois d’Août

→ Et les vivants autour de Barbara Abel : Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux. Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux. Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

→ Rebecca de Daphné Du Maurier : Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude.

→ Lé où murmurent les ombres de Vivian Ors : Automne 1771. Le pape Clément missionne frère François pour rapatrier de Lituanie le corps du cardinal-légat Sigmund Wattel jusqu’à son Tyrol natal. Une mission que le moine, ami proche du cardinal, prend très à cœur. Il espère par la même occasion éclairer les circonstances pour le moins troublantes de cette mort : Monseigneur Wattel s’est-il vraiment suicidé aux dépends du salut de son âme ? Le périple de frère François le mène à l’étrange village de Tourbesang, d’inquiétants marais dont les habitants, tous aveugles, ne sortent que la nuit. Dans ce monde sans lumière qui semble dissimuler de sombres secrets, le moine voit sa foi mise à rude épreuve…

→ Fils unique de Jack Ketchum : Lydia Danse croit avoir enfin trouvé le bonheur du foyer. Son mari semble le meilleur des hommes. Leur jeune fils est merveilleux. Pourtant le Mal se cache sous son propre toit. Les années passant, la façade s’effrite, et son mari, sûr de sa toute-puissance, resserre son emprise sur sa famille. Tous les moyens de coercition sont bons, pourvu qu’ils lui procurent l’ivresse du pouvoir. Prête à tous les sacrifices et à se mettre elle-même en danger, Lydia fera tout son possible pour tirer son fils de ses griffes. Mais Arthur Danse n’est pas homme à renoncer à ce qui lui appartient. Ce qu’il prend par la force, il s’y accroche et ne le lâche pas… Voici la lutte désespérée d’une femme démunie, épouvantée par la souffrance de son fils, terrorisée par un mari violent, mais qui trouvera la force de s’opposer à lui, alors que toutes les armes finissent par se retourner contre elle. Sans voyeurisme ni complaisance, Jack Ketchum ne nous épargne rien. Il nous tient, haletants et bouleversés, jusqu’au dénouement du drame.

→ Les bannis et les proscrits, T4 de James Clemens (résumé du tome 1) : Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible… et vers la compagnie d’alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux…

→ Du poison dans la tête de Jacques Saussey : « Elle s’est détournée vers le pont et elle a commencé à marcher en direction de la gare, son manteau ouvert claquant sur ses jambes face au vent glacial. Dans la voiture, le son des feux de détresse rythmait sa progression comme le tic-tac d’une minuterie. Une femme qui arrivait en sens inverse s’est retournée sur elle. Elle a eu un temps d’arrêt, comme si elle doutait de ce qu’elle venait d’apercevoir. Il a vu un panache de vapeur sortir de la bouche de l’inconnue. Elle s’est figée d’horreur au moment où Myriam a laissé tomber son manteau dans la neige et a enjambé le parapet. Elle s’est précipitée vers elle en hurlant, mais il était trop tard. Après un dernier regard en direction de la voiture immobile, Myriam, entièrement nue, avait déjà sauté dans le fleuve. » En plein hiver, une femme se jette nue dans la Seine. Derrière ce geste, un homme qui manipulerait ses victimes en les ruinant puis en les poussant au suicide. Parallèlement, un colis arrive entre les mains de Daniel Magne et fait remonter à la surface une histoire vieille de plus de trente ans. Comment mener deux affaires de front quand le présent vous replonge dans les tourments du passé ?

→ La maison au milieu de la mer céruléenne de T. J. Klune : Une île magique. Une mission dangereuse. Un secret brûlant. Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement. Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires. Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés. À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

→ Au cinquième étage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis : Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ? Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos.

→ Le prix à payer de Joseph Fadelle : Lors de son service militaire, Mohammed, jeune musulman irakien issu d’une grande famille chiite, découvre avec effroi que son voisin de chambrée est chrétien. Une relation paradoxale se noue entre les deux hommes. Mohammed en sortira métamorphosé. Revenu à la vie civile, il n’aura qu’une idée en tête : se convertir au christianisme. Une pure folie ! Pour ses parents et ses proches, c’est impensable. En Islam, le changement de religion est un crime. Tout est mis en œuvre par son clan pour le faire revenir sur sa décision. Rien n’y fait. Après les intimidations et les coups, viennent la prison et la torture… Mohammed, devenu Joseph par son baptême, vit un long calvaire mais ne cède pas. Une fatwa est prononcée contre lui. Ses frères lui tirent dessus, en pleine rue. Grièvement blessé, il s’effondre…

Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry : Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour. Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris. Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

La chose de George W. Campbell : En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abord d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé — gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Douvement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

→ La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours : Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant. Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…

→ Deux gouttes d’eau de Jacques Expert : Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et son ami, Antoine Deloye, est identifié sur l’enregistrement d’une caméra de vidéosurveillance de la ville, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine à nier malgré les évidences. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir tirer au clair avec son équipe ce véritable casse-tête. Lequel des deux jumeaux ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

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Ça, tome 1 – Stephen King

Ça, tome 1 de Stephen King

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans… Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité. Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

Horreur – Le Livre de Poche – 799 p. – Tome 1

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Derry. Petite ville du Maine (ville fictive, inventée par Stephen King) dans laquelle il se passe beaucoup de choses étranges, voir affreuses. Voilà plusieurs semaines que des personnes (femmes hommes et enfants) disparaissent. Certaines d’entres elles sont retrouvées des jours voir des semaines plus tard, le corps mutilé, voir pour certains avec des parties manquantes. Mais c’est la disparition d’Adrian qui va alerter Michael Hanlon. En effet, selon ses agresseurs, ils auraient vu un clown roder dans les parages ainsi que des centaines de ballons rouges flotter dans les airs lorsqu’ils ont balancé le corps d’Adrian par dessus le pont, après lui avoir donné tabassé. Pour Michael le doute n’est plus permis. Ça est de retour ! Il doit réunir la bande des ratés.

Comme pas mal de personnes, j’ai beaucoup entendu parler du fameux Ça, j’ai d’ailleurs vu les films, mais je n’ai jamais lu les livres. C’est lors d’une lecture commune que je me suis décidée à le sortir alors qu’il était dans ma PAL depuis quelques années. Ayant vu les films je ne peux malheureusement pas m’empêcher de comparer. Je pense que c’est justement à cause de ça que je n’ai peut-être pas apprécié à sa juste valeur le bouquin. Pour moi, le gros soucis de ce premier tome, si je puis dire, c’est qu’il fait 800 pages et qu’il s’agit là d’un tome vraiment introductif. Stephen King n’étant pas avare de détails, je vous laisse imaginer combien certains passages étaient longs (voir même beaucoup trop long) et par conséquent je voyais, de temps à autres, l’ennuie pointer le bout de son nez. Et pourtant, il est difficile de penser qu’il s’agit là d’un point négatif car, quelque part, tous ces passages descriptifs sont nécessaires pour comprendre la psychologie des personnages principaux, qui soit dit en passant sont nombreux puisqu’ils sont sept. Je dirai même 8 car, pour moi, la ville de Derry occupe une très grande importance dans l’intrigue, elle est même le centre de l’histoire et donc un personnage à part entière.

Dans ce récit, Stephen King va alterner passé et présent et c’est à travers ces nombreux passages descriptifs sur la psychologie des personnages que le lien passé présent va se créer et qui, par conséquent, vont lier les différents personnages entre eux. On va les suivre dans leur vie actuelle d’adultes puis remonter le temps et les découvrir lorsqu’ils étaient enfants. On va donc voir comment ils se sont rencontrés, comment le groupe des ratés a été créé, quelle place occupe chacun d’entre eux dans la bande etc…

C’est pour cela que, pour moi, ce premier tome et purement et simplement un tome introductif. Bien que, nous ayons quelques passages concernant le fameux Ça, ils sont bien trop peu nombreux pour, selon moi, qualifier ce livre (en tout cas ce premier tome) d’horreur. Certains passages sont glaçants, les peurs étant différentes d’un enfant à l’autre, on peut dire que les frissons varient et ne se ressemblent pas, ce qui apporte un peu de dynamisme au récit. Malgré tout, à aucun moment je n’ai eu réellement peur (mais cela n’engage que moi bien entendu). J’ai même eu le sentiment que toutes ces longueurs avaient un peu étouffé le côté horrifique de cette histoire. Comme si, au bout d’un moment, je me suis noyée dans ces dizaines de pages descriptives et qu’au fil des pages je perdais mon attrait pour l’intrigue. Certes on a des passages glauques, dérangeants et qui donnent quelques frissons mais ce sont des sentiments qu’on ne ressent pas durant tout le roman contrairement au film (je vous ais dit que je ne pouvais m’empêcher de comparer) où l’angoisse est présente à chaque instant ou presque.

Ayant vu les films je sais à peu prés à quoi m’attendre pour le tome 2 et je pense qu’il me plaira beaucoup plus que ce premier tome. Je ne ressors pas déçu de ma lecture mais je m’attendais à quelque chose de plus horrifique et de moins descriptif.

CarolinaBouquine

Note : 3 sur 5.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Une bonne intention – Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. » Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ? Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.

Thriller Psychologique – Edition Bragelonne – 384 p.

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Mati est une fillette de neuf ans qui vient de perdre sa maman. Alors que son père ne se remet pas du suicide de sa femme, c’est la grand-mère de Mati qui s’occupe d’elle. La fillette essaie tant bien que mal de faire le deuil de sa maman et commence à lui écrire des lettres. Un après-midi Mati ne rentre pas de l’école et au même moment, ou presque, son père a un accident de voiture.

Mon ressenti par rapport à cette lecture n’est pas très positif, malheureusement. Heureusement que le roman est assez court (384 pages), c’est d’ailleurs son seul point positif à mes yeux, car sinon je l’aurai abandonné (chose que j’ai failli faire au bout de 150 pages). Bien que le sujet de l’intrigue soit intéressant je n’ai pas du tout adhéré ni à la plume ni au style d’écriture de Solène Bakowski. J’avais l’impression que l’auteure se répétait sans cesse. Beaucoup de phrases, de paragraphes pour décrire si peu de chose voire même toujours la même chose.

Ce livre est censé dégager certaines émotions, comme la peur, la rage, la tristesse, l’incompréhension, car après tout Mati disparaît, on ne sait pas ce qu’il lui est arrivé et son père a un accident de voiture. Toute cette famille vit une épreuve dramatique et pourtant à aucun moment je n’ai ressenti quoique ce soit. Ce livre m’a tout simplement laissé de marbre du début à la fin. Le sort de cette famille m’a laissé complètement indifférente. Pour moi, l’auteure n’a pas réussi à retranscrire les émotions dans son bouquin. La raison de tout cela ? Selon moi elle tient dans le fait que toute l’intrigue est bancale et repose sur des personnages creux et peu crédibles ! A aucun moment je n’ai trouvé cette histoire fiable. Dans le roman, Mati est une fillette de neuf ans et pourtant elle a une maturité qui est bien trop grande pour une fillette de son âge, et ce malgré toutes les épreuves qu’elle a bien pu subir. Je suis désolée mais ça ne passe pas avec moi même avec la meilleure volonté du monde. Les dialogues entre Mati et les autres m’ont paru irréalistes. Et à partir du moment où l’on n’y croit pas, il est difficile d’apprécier sa lecture.

Pour ce qui est des autres personnages rien ne va non plus. Entre le père absent, le grand-père passif, la grand-mère surprotectrice, mauvaise, louche et qui a, à première vue pas mal de choses à se reprocher, le frère complètement inutile, l’auteure n’était donc pas prête à me convaincre de son histoire. Tous ces personnages sont vraiment très particuliers et manquent de crédibilité. Le seul qui vaut le détour c’est Rémi. Je ne vais pas en dire trop sur son compte pour ne pas vous spoiler mais il s’agit probablement du personnage le plus humain de l’histoire, celui qui se soucie véritablement de Mati. Dommage qu’il passe un peu au second plan vers la fin.

Une bonne intention est un roman qui a été vite lu et qui sera vite oublié. Hormis le fait qu’il soit court, qu’il se lise assez vite et que le personnage de Rémi soit intéressant, je n’ai pas beaucoup de choses positives à dire sur ce roman. Cela manque de travail et de profondeur au niveau des personnages. L’auteure est restée beaucoup trop en surface pour que l’histoire me paraisse crédible. Je suis donc passée complétement à côté de ce roman. Cela dit, je le recommande aux amateurs de thriller psychologique, qui pourront y trouver leur compte, peut-être.

CarolinaBouquine.

Note : 1.5 sur 5.