Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Les enquêtes du Commissaire Léon, T3 : Il neige en enfer de Nadine Monfils

couv48904307.jpgLes enquêtes du Commissaire Léon, T3 : Il neige en enfer de Nadine Monfils

Dans la famille bourgeoise des Rastignac, l’ambition et la haine ont tout dévoré. La mère très prout-prout tue son ennui en cousant des paillettes partout ; le fils débile passe son temps à faire pisser son lapin empaillé ; le pépé en fauteuil roulant n’est pas tout net ; quant à la fille, Lou, elle a fui la demeure familiale pour les trottoirs de Pigalle…. Lorsque la voiture du père, riche industriel, finit grillée dans un ravin, c’est donc tout naturellement que la jeune femme s’adresse à son client préféré : le commissaire Léon. Car ce n’est qu’un début. Et l’arbre généalogique, tout pourri qu’il soit, ne tient plus qu’à un fil…

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Edition : Pocket  Genre : Policier ◈ 288 pages ◈ Sortie : 2016 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Nadine Monfils, née le  est une écrivaine et réalisatrice belge, vivant à Montmartre. Mariée, mère de deux enfants, Nadine Monfils enseigne la morale et publie en même temps son premier livre Contes pour petites filles perverses aux éditions le Cri. Éclectique, elle excelle dans tous les genres : poésie (douze prix), théâtre, bande dessinée (un projet de scénario adapté des « vacances d’un serial killer » avec Borris), roman, nouvelle… Le théâtre fait beaucoup appel à elle puisqu’elle a elle-même joué dans des pièces en wallon brabançon au Cercle l’Effort d’Ottignies. Parmi ses amitiés littéraires, il faut notamment citer Thomas Owen avec qui elle partageait un goût certain pour le fantastique, Bernard Noël, Marcel Moreau, Frédéric Dard et Jean-Pierre Jeunet côté cinéma. Pendant des années, elle donne des cours d’écriture de scénario en compagnie de Pascal Vrebos, à l’U.E.E. (Université européenne d’écriture créative et audiovisuelle). Elle a également rédigé des chroniques littéraires dans Père Ubu, journal satirique belge, pendant dix ans. Depuis 3 ans, elle écrit des critiques de polars pour Focus.

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Dans ce troisième tome Nadine Monfils nous plonge dans le quotidien d’une famille bourgeoise (les Rastignac) assez particulière. En effet, la mère passe son temps à coudre des paillettes partout, la fille aînée déteste sa famille et pratique les sciences occultes, le grand-père en fauteuil roulant crache son venin à tout va tout au long de la journée, l’un des fils est handicapé mental, l’autre a du mal à supporter sa femme et sa fille et la fille cadette est une prostituée. Bien, bien… Joli tableau n’est-ce-pas ? Un jour, alors que toute la famille (ou presque) est réunie pour célébrer l’anniversaire du patriarche, Madame Rastignac apprend une mauvaise nouvelle : la voiture de son mari a atterri dans un fossé et a explosé. Lui et le chauffeur sont morts sur le coup. Lou, la prostituée de la famille, demande alors au Commissaire Léon qu’elle connait bien puisque c’est un bon client, d’enquêter sur cet « accident ».

Encore une fois j’ai adoré cette enquête. La plume décalée et l’imagination de Nadine Monfils m’épatent toujours autant. On a, une fois de plus, une enquête rondement menée ainsi que des personnes tous plus tordus les uns que les autres. C’est toujours un véritable plaisir pour moi de découvrir un livre de cette auteure. Je m’attends à tout mais je reste toujours bluffée par cet humour noir cette palette de personnages qu’elle nous présente à chaque roman.

Bon vous l’aurez compris, Les enquêtes du Commissaires Léon est une bonne saga policière et humoristique à mes yeux. C’est toujours un vrai plaisir de se plonger dans l’univers décalé de Nadine Monfils. Je vous recommande ses bouquins si vous n’avez pas peur du gore et des descriptions détaillées et très crues (car oui il y en a). Ce troisième tome est moins trashe que les deux premiers mais on retrouve dans celui là l’humour noir que m’avait un poil manqué dans le deuxième tome. 

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« Depuis son accident, il avait appris beaucoup de choses… Principalement que les gens se cachent derrière un masque, et que quand ils le retirent ils se révèlent bien différents. Tous plus terrifiants les uns que les autres… »

« La haine est une arme terriblement efficace. Mais elle ignorait que ce sentiment, bien plus que l’amour, a un effet boomerang… »

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Chronique, Fantasy/Fantastique

Le secret des Morriganes – Florence Cochet

couv26475729Le secret des Morriganes de Florence Cochet

Jeune détective au sein de l’Agence de Recherche Paranormale, Loren a un véritable don… pour s’attirer des ennuis ! Et la nouvelle affaire sur laquelle elle travaille ne va pas faire exception. Sa mission ? Traquer un esprit harceleur dans un vieux château perdu dans les forêts du Gévaudan. A priori, rien de bien compliqué pour la jeune médium qui en a vu d’autres. Mais une fois sur place, Loren déchante. Les murs du château renferment de terribles secrets et des forces obscures et vengeresses déferlent sur ses habitants. Même si elle l’ignore encore, Loren est la seule à pouvoir les combattre. Cette mission va lui révéler ses pouvoirs et sa destinée exceptionnelle en tant qu’ultime descendante d’une longue lignée de combattants du Mal…

 

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Edition : DreamLand  Genre : Fantastique ◈ 320 pages ◈ Sortie : Septembre 2018 ◈ Ma note :  8/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Florence Cochet vit en Suisse où elle est enseignante. Romans fantastiques, thrillers, romance, elle s’est essayée à tous les genres avec bonheur. Elle est notamment l’auteur de la Proie Dragon et de La Domination des sens

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Enquêtrice dans le paranormal au sein d’une agence spécialisée, Loren est un jour contactée par un certain Mr. Anderson. Ce dernier est notaire et travaille pour un certain Sir Andrew Telmoore, un homme richissime. Mr Telmoore vient d’acheter un immense château et il est actuellement en train de le rénover mais tout ne se passe pas comme prévu. En effet, depuis plusieurs mois des phénomènes paranormaux ont lieu au sein de la bâtisse. Des objets qui se déplacent, des zones glaciales qui apparaissent, des bruits étranges… Pas de doute pour le millionnaire, sa future demeure est hantée et il souhaite que Loren vienne y jeter un coup d’oeil. Sous la pression de son patron, la jeune femme finit par accepter l’offre et fait route vers les forêts du Gévaudan, là où se situe le château. Sur place, des choses étranges vont se produire et la jeune femme est sujette à des visions qui ont lieu à l’époque du Moyen-Age. Elle doit à présent démêler toute cette histoire et comprendre ce qui se passe. 

Ce livre… Honnêtement, je n’ai pas grand chose à dire à son sujet. Je n’ai pas particulièrement adhéré à l’histoire et aux personnages. Pourtant la couverture (sublime, soit dit en passant) et le résumé m’avaient conquise mais voilà ça ne l’a pas fait. C’est le deuxième livre des éditions DreamLand que je lis, le premier avait été Dreamers et souvenez-vous la couverture et le résumé m’avaient également vendu du rêve mais au final j’ai abandonné ma lecture, chose que je ne fais pratiquement jamais. Et ici, avec Le secret des Morriganes j’ai failli plusieurs fois poser mon livre et jamais le reprendre. Je ne sais pas mais les livres de la maison d’édition DreamLand n’ont pas l’air de me réussir. Les couvertures sont sublimes, les résumés pleins de mystères mais au final on est à des années lumières de ce que l’on pensait. Du coup, par précaution je réfléchirai à deux fois la prochaine fois.

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Bref, revenons-en au livre. On est ici dans du paranormal et plus précisément avec des fantômes et de la magie. En règle générale, ce genre d’ambiance et d’intrigue me comblent de joie puisque j’adore tout ce qui touche au paranormal et à l’ésotérisme. Mais alors là… J’ai trouvé l’intrigue d’un plat comme ce n’est pas permis ! A aucun moment j’ai trouvé que l’histoire était intéressante et pour preuve, j’ai quand même mis plus de trois jours à terminer ce roman qui ne fait que 320 pages. Chaque fois que je le posais, je me disais : Bon laisse tomber, ce n’est pas passionnant. Mais je le reprenais à chaque fois dans l’espoir que dans le chapitre suivant les choses allaient enfin devenir palpitantes. Ce ne fût pas le cas, malheureusement. Après cela n’engage que moi bien entendu. Pour finir, si je devais être honnête j’ai sauté des pages et des pages pour ne finir que par lire les dialogues. Et même en faisant ça, j’ai trouvé le temps long en compagnie de tous ces personnages tous aussi plats et creux les uns que les autres. Rien d’extraordinaire ne découle d’eux, d’ailleurs j’ai déjà oublié une bonne partie d’entre eux.

Clairement, je n’ai pas été satisfaite de cette lecture. En dehors du fait que ce soit long et dénué de rythme, j’ai trouvé, Loren, le personnage principal, agaçante à souhait ! Pour une enquêtrice, engagée incognito, j’ai envie de dire : Bonjour la discrétion quoi ! Zéro crédibilité pour moi de la part de ce personnage. Seule femme au milieu d’un troupeau d’hommes elle va déambuler dans les couloirs du château et poser des questions à tout le monde en prenant bien soin d’insister. C’est une héroïne, décrite comme étant forte, courageuse, c’est une motarde, bref une badass soit disant et pourtant elle passe son temps à tomber dans les pommes. Tous les deux trois chapitres elle s’évanoui. Si si je vous jure ! Alors autant vous dire qu’au bout d’un moment on a clairement l’impression de lire et relire sans arrêt la même chose. On n’avance pas en fait ! L’auteure veut nous faire croire qu’il a un véritable mystère la dessous mais ne va jamais au coeur du sujet, on tourne en rond plus qu’autre chose s’en est réellement pénible !

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Et quand, enfin, l’auteure se décide à dévoiler des petites choses… Pff, c’est désolant en fait. On n’y croit pas, y’a pas d’explication, ça nous tombe dessus comme ça sans raison apparente, c’est trop facile, y’a pas de fil conducteur dans tout ça. Et puis, autre chose qui m’a fait rire, c’est que rapidement on passe d’une héroïne, en apparence badass (je dis bien en apparence) à une héroïne complètement idiote ! Et je souhaite insister sur le mot « idiote ». Loren devient facilement manipulable et crédule comme ce n’est pas permis de l’être, elle fait des choix que je n’ai pas compris, sans se poser davantage de questions et même lorsqu’elle a la preuve qu’il y a anguille sous roche, on dirait qu’elle s’en fou ! C’est pas grave allez on continue à chercher le fantôme *sifflote*. Non mais sérieusement… 

Pour conclure je dirai que Le secret des Morriganes est une grosse déception pour moi ! Je ne vous dirai pas de passer votre chemin car après tout chacun doit se faire sa propre opinion. Moi personnellement je n’ai pas adhéré ni à l’histoire, ni aux personnages. Ce livre, je l’ai déjà en parti oublié, il ne restera pas gravé dans ma mémoire. Je ne sais pas s’il s’agit d’un one-shot ou d’un premier tome, ce qui est sûre c’est que je ne lirai pas la suite, si suite il y a. La fin qui se veut cliffhanger ne l’est pas du tout. Les seules choses intéressantes de ce bouquin ont étaient les visions et les rêves de Loren ainsi que le personnage du Gardien. Mais cela ne suffit pas à mes yeux. 

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« Mes recherches sur les expériences de mort imminente attendraient. Si je voulais appliquer la règle des deux P (ponctuelle et présentable), j’avais intérêt à me dépêcher. »

« Ce froid, capable de tuer si on lui accordait trop d’importance, m’enveloppait, pressait ma chair pour l’écraser. A chaque inspiration, des aiguilles de givre labouraient mes poumons. Mes membres étaient lourds, mes extrémités et mes lèvres, bleues. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

[Saga] Elia, la passeuse d’âmes – Marie Vareille

Trilogie Elia, la passeuse d’âmes de Marie Vareille.

“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”. Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

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Edition : Belfond  Genre : Fantasy/Jeunesse ◈ Sortie : Entre 2017 et 2019 ◈ Ma note : 16/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Marie Vareille, née le , est une romancière française. Ancienne élève du Lycée Hoche. Elle est diplômée de l’ESCP Europe et de l’Université Cornell. Son troisième ouvrage, Elia, la passeuse d’âmes, sort en . Elle se voit attribuer l’étoile 2016 du meilleur roman jeunesse par le quotidien Le Parisien en , est lauréate 2017 du Prix Pierre Bottero décerné par le festival Les Oniriques, du Prix Les Dévoreurs de Livres, et du Prix de la Peep Maroc. Le tome 2 de cette trilogie, Elia, la passeuse d’âmes Tome 2 : Saison Froide est publié en . La trilogie s’achève avec le dernier tome, Elia, la passeuse d’âmes Tome 3 : Saison Chaude, publié en mars 2019. Elle est également auteur d’un guide pratique Ecrire un roman: Comment devenir écrivain, écrire un livre et le faire publier décrivant méthodes et conseils d’écriture, paru en , et inspiré de sa propre expérience d’écrivain.

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Elia, la passeuse d’âmes T1.

Dans cette trilogie, on va suivre Elia, une passeuse d’âmes, qui vit dans un monde où la société est divisée en trois castes. On a les Kornésiens qui représentent l’élite de la société, les Askaris et les Nosoba qui sont ce que l’on peut plus communément appeler les « esclaves » de la société. Elia est, quelque part, une adolescente chanceuse puisqu’elle est Kornésienne. Depuis petite elle baigne dans la richesse et la luxure. Son travail dans la vie est d’être une passeuse d’âmes, autrement dit elle euthanasie les personnes qui ne sont plus utiles à la communauté (personnes âgées, personnes jugées dangereuses etc…). Bien que cette tâche nécessite d’être totalement dénués de sentiments et d’émotions, Elia, l’exécute non sans ressentir une pointe de tristesse. Un jour, on lui demande d’exécuter un jeune Nosoba qui doit avoir son âge. Lorsque le garçon arrive sur un brancard dans sa salle d’euthanasie, elle ne peut s’empêcher de trouver cela injuste. Au moment de procéder à sa mort, le jeune homme se réveille et finira par la convaincre de l’aider à s’échapper. Accusée par la suite de trahison envers sa Communauté, son père, l’aidera à fuir la ville et lui ordonnera de fuir chez les Nosobas.  

Elia et la passeuse d’âmes a été une très bonne lecture pour moi. Ce premier tome était palpitant à souhait et promettait une belle histoire derrière, remplie de rebondissements, de trahisons et de conflits. J’ai tout simplement adoré ! Et j’avoue que je ne m’attendais pas à aimer autant. L’univers proposé par Marie Vareille est simple dans son ensemble. On revient ici au temps où la société était divisée en castes et les habitants y étaient répartis en fonction de leur richesse (référence au Clergé, la Noblesse et le Tiers-Etats). Dans cette saga c’est la même chose, sauf que l’on rajoute en plus la modernité de notre monde actuel. Et cela fonctionne très bien ! L’auteure a su amener ses idées de façon intelligente puisque, petit à petit, au fil des pages, l’on se prend au jeu et l’on plonge totalement dans le quotidien de notre héroïne.

Découvrir l’organisation de cette société assez particulière a été, pour moi, un vrai régal même si, je dois le reconnaître, j’ai eu un peu de mal au début. Je pense que c’est là le petit point noir du roman. J’ai trouvé que Marie Vareille nous plongeait de manière trop brutale dans son univers. Le décor est planté dès la première page. Des mots dont la signification nous parle absolument pas, sont employés par l’auteure et le lecteur se sent un peu perdu. En tout cas, c’est ce que, personnellement, j’ai ressenti. Le début du roman a été un peu compliqué pour moi. L’auteure savait très bien où elle voulait en venir, elle savait très bien de quoi elle parlait, en revanche moi je ne comprenais pas. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation. Une fois cela fait, j’ai littéralement bouffé ce premier tome. Quelle histoire ! Si vous recherchez de l’action et des rebondissements vous êtes au bon endroit. Autant vous dire que le récit est rythmé et dynamique à souhait. L’univers est très complexe mais cohérent du début à la fin.

Ajouter à cela une héroïne agréable à suivre et à découvrir, ce premier tome est donc forcément une réussite ! En effet, Elia est une jeune femme qui, tout au long du récit ne cesse d’évoluer. C’est une adolescente certes, mais elle est très mature et ne se laisse pas faire. Elle est courageuse, forte et autant vous dire que ces deux qualités ne sont pas superflues quand on voit les épreuves qu’elle va subir. Elle va également découvrir la vie des Nosobas et va se rendre compte qu’il y a une réelle injustice entre leurs deux mondes. Elle va elle même devoir vivre comme une Nosobas, comme une pestiférée, elle qui, à la base est après tout une Kornésienne, une passeuse d’âmes. Elle va rencontrer des personnes toutes aussi intéressantes à suivre les unes que les autres et bien entendu elle va revoir le jeune homme qu’elle a aidé, Solstan, à cause de qui elle a dû dire adieu à son ancienne vie. Je suis contente de voir que dés le premier tome il n’y a pas de romance entre les différents protagonistes. La romance est quelque chose que je n’affectionne pas particulièrement, encore moins si celle-ci n’est pas crédible. Et là, pas de romance ! Oh joie ! Bien qu’elle finira sûrement par arriver, au moins Marie Vareille a eu l’intelligence de ne pas reproduire ce schéma qui ne cesse de m’agacer : coup de foudre dès le premier regard. Merci donc Marie Vareille pour ce choix qui me comble de bonheur ! 

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, elle est simple, fluide et efficace. Comme je l’ai dit plus haut, ce livre se bouffe à une vitesse, c’est hallucinant. Je n’ai pas vu le temps passer tellement j’étais absorbée par ma lecture et j’ai d’ailleurs enchaîné le tome 2 tout de suite après avoir terminer ce premier tome. La fin était, certes, prévisible mais le récit étant tellement addictif il me fallait absolument la suite. Après tout, l’issue reste quand même incertaine. J’avais besoin de retrouver le personnage d’Elia, auquel je me suis tout de suite attachée, et ses amis. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous ces personnages ainsi que l’univers de l’auteure. J’ai passé un très bon moment de lecture. Ce premier tome est une très belle réussite. Action, rebondissement, trahison, castes, injustices, politiques, amitié, une petite partie des mots qui peuvent résumer ce bouquin prometteur. 

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Elia, la passeuse d’âmes T2, saison froide.

Evidemment, ne lisez pas la suite si vous n’avez pas lu le second tome ou même le premier, sinon vous risquerez d’être spoilé.

Dans ce deuxième tome, l’histoire reprend là où on l’avait laissé dans le tome précédent et l’on continue de suivre notre passeuse d’âmes, Elia. Après avoir intégré le Conclusar en compagnie de Solstan, Elia doit maintenant faire face à de nouvelles épreuves afin de retrouver sa soeur Edeline. Cela ne va pas être bien compliqué puisque dés le premier jour, elle va apercevoir sa petite soeur participant à un combat à mort. Elia n’aura pas le temps de sauver sa soeur qu’elle se fera kidnapper et torturer.

Oui bon, il s’agit d’un résumé plutôt sommaire, je l’avoue. Mais j’essaie de ne pas entrer dans les détails pour ne pas trop spoiler non plus. C’est avec grand plaisir que je me suis replongée dans cet univers qui m’avait tant plu. D’ailleurs je n’ai pas dû attendre longtemps puisque je l’ai enchaîné tout de suite après la fin de ma lecture du premier tome. La plume de Marie Vareille est toujours aussi fluide et addictive. Là, pour le coup, je me suis plongée pleinement dans l’histoire dés le premier chapitre. Dans ce deuxième tome l’univers est un peu plus développé et l’auteure rentre dans le coeur de l’intrigue. Gros point positif dans cette suite c’est que l’on va suivre plusieurs histoires à la fois. En effet, l’auteure alterne les points de vus, par conséquent on suit la vie au Conclusar avec le point de vue d’Elia et Solstan et la vie dans le Secteur Nord avec Tim et Arhia. Et bien évidement de nouveaux personnages vont faire leur apparition comme par exemple Alek et les deux histoires vont finir par se rejoindre d’une façon ou d’une autre. Cette alternance des points de vue n’a fait qu’accentuer l’aspect addictif du récit. Cela apporte de la richesse à l’intrigue et permet au lecteur d’avoir connaissance de tout ce qui se passe et de pouvoir faire des suppositions, de chercher qui sont les gentils et les méchants au final. J’ai adoré tout simplement. 

Pour ce qui est de l’ambiance, j’ai trouvé que Saison froide était beaucoup plus sombre que le premier tome qui posait les bases de l’histoire. Les personnages s’endurcissent et prennent de plus en plus conscience de l’inégalité du monde dans lequel ils vivent et du coup cela augmente leur colère et leur détermination. Les dialogues sont devenus plus froids et plus durs et l’auteure n’hésitent pas à malmener ses personnages. C’est pour cela que, pour moi, ce livre n’est pas à considérer comme un livre jeunesse mais comme uniquement un livre de dystopie. Je dis cela car une personne de mon entourage m’a dit qu’elle n’osait pas se lancer dans cette saga de peur qu’elle soit beaucoup trop jeunesse à son goût. Et je me suis dis qu’elle ne devait pas être la seule à penser ça, du coup je préfère le préciser : pour moi ce livre n’est pas à catégoriser comme étant un livre jeunesse. Ce deuxième tome est brutal et traite de sujets durs et pertinents comme par exemple : la politique, la façon de gouverner un pays, la dictature, la guerre, la révolution, la mort, la torture et j’en passe. Je doute que ce soit très jeunesse tout ça. Cette saga amène vraiment le lecteur à réfléchir et à se poser des questions.

Marie Vareille est vraiment une auteure à suivre. Je pense sincèrement me pencher ses autres romans comme par exemple Là où tu iras j’irai, même si c’est du contemporain et que ce n’est pas trop mon truc j’ai envie d’essayer parce que voilà, j’aime ce qu’elle fait et que son style m’intéresse beaucoup. Pour en revenir à Elia, la passeuse d’âmes, comme je le disais, dans ce deuxième tome l’histoire s’assombrit. Des morts commencent à apparaître et on entre davantage dans le vif du sujet. Des révélations pointent le bout de leur nez et elles sont plutôt excellentes, de quoi maintenir le lecteur dans l’incertitude quant à la suite des événements. Concernant la fin… Alors là… J’ai été plus que scotchée ! Non mais un conseil : ne lisez pas le tome 2 si vous n’avez pas le tome 3 déjà disponible prés de vous dans votre PAL, vous allez mourir sinon !

Pour conclure je dirai que ce deuxième tome est dans la même lancée du premier. L’univers est toujours aussi riche et plein de rebondissements, avec des personnages qui grandissent et qui s’endurcissent. L’atmosphère devient plus sombre et plus pesante. Des choix vont devoir être faits, le suspense est bien là et la fin est à vous arracher les cheveux (dans le bon sens naturellement). L’alternance des points vus donne du dynamisme au récit, pas le temps pour le lecteur de s’ennuyer. L’intrigue est toujours aussi addictive, on en redemande et c’est pour cela que j’ai enchaîné avec le troisième tome.

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Elia, la passeuse d’âmes T3 : Saison chaude

Une fois n’est pas coutume, on reprend l’histoire là où on l’avait laissée. Les méchants ont repris le pouvoir et nos héros essaient de mettre fin à la dictature qui s’est installée. Elia doute de plus en plus d’elle même. Elle constate que tous les gens qu’elle aime meurent chacun leur tour. Mais quand elle apprend que Sol n’est pas mort, l’espoir revient.

J’ai trouvé que ce dernier tome avait un début assez lent. En effet, Elia ayant baissé les bras, la jeune femme se laisse vivre et du coup elle perd peu à peu la rage et la force qui l’animaient auparavant. Elle erre dans les rues comme un fantôme, elle n’a plus d’objectif et vit au jour le jour. Cette partie là a été assez longue à lire mais heureusement l’auteure alterne les points de vues et par conséquent le récit garde quand même un bon rythme. Une fois ce petit passage à vide passé Elia retrouve du poil de la bête et notre héroïne courageuse et à l’esprit combatif refait son apparition. A partir de ce moment là, les choses s’accélèrent, s’enchaînent et l’histoire retrouve son côté addictif qui m’avait tant plu dans les deux tomes précédents.

Les personnages secondaires jouent un rôle de plus en plus important dans ce troisième tome. J’ai été plus que ravi de voir que Marie Vareille ne centrait pas tout sur son personnage principal car après tout Elia ne peut pas faire tout toute seule. Solstan, Arhia, Alek et Tim viennent donc, progressivement apporte leur pierre à l’édifice. Chacun va jouer un rôle plus ou moins déterminant dans la suite des événements. Le couple Arhia et Alek va être de plus en plus mis en avant sans pour autant tomber dans de la grosse romance digne d’une tragédie grecque et là encore j’ai envie de dire : Merci Marie Vareille (car oui je suis allergique à la romance trop cul-cul praline et au triangle amoureux). 

Vous l’aurez donc compris, ce troisième et dernier tome et riche et plein d’action. C’est un tome très addictif, comme les deux premiers d’ailleurs. Les choix narratifs fait par l’auteure m’ont énormément plus. J’ai beaucoup aimé cette trilogie, j’ai été surprise dans les trois tomes et j’ai adoré les personnages, tous sans exception. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que l’on alterne les points de vus. La plume de Marie Vareille est simple mais efficace. Ces romans sont dynamiques, pleins d’action, très addictifs, je les conseille à 1000%.

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En résumé…

Elia, la passeuse d’âme est une saga du genre dystopie que je recommande à tous ceux qui aiment ce genre là mais également à ceux qui souhaitent le découvrir. L’univers proposé par l’autrice est très bien amené et très bien construit. Les personnages sont attachants et passionnants à suivre. A aucun moment l’on s’ennuie. Marie Vareille a su garder un bon rythme durant toute son histoire. Il y a de l’action, des rebondissements et des révélations et même un brin de romance, le tout finement dosé, sans en faire des caisses et amené de façon progressive et intelligente. J’ai beaucoup aimé !

Chronique, Drame/Contemporain

L’enfant du Titanic – Leah Fleming

couv59551607L’enfant du Titanic de Leah Fleming

15 avril 1912. Dans l’horreur du naufrage, deux femmes qui n’auraient jamais dû se rencontrer voient leurs destins liés à jamais. Sauvées in-extremis, May et son bébé trouvent chaleur et réconfort dans les bras de Celeste. Une amitié est née, qui se renforce au fil du temps. Mais alors que survivre a donné à Celeste courage et goût de la liberté, May semble n’avoir jamais surmonté le drame. Un lourd secret qu’elle porte depuis le soir du naufrage pèse sur sa conscience…

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Edition : Pocket  Genre : Drame/Historique ◈ 632 pages ◈ Sortie : 2014 (en poche) ◈ Ma note :  14/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Leah Fleming est une auteur de romance historique anglaise. Mariée et mère de quatre enfants, elle partage sa vie entre l’Angleterre et la Crète. Après avoir exercé de nombreux métiers, elle se consacre maintenant exclusivement à l’écriture. Après L’Enfant du Titanic et La Jeune Fille sous l’olivierLa Carte postale est son troisième roman publié en France.

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L’enfant du Titanic raconte l’histoire de May et de Céleste, deux femmes que tout oppose et qui pourtant vont être liées à jamais par un événement qui fait encore parler de lui aujourd’hui : le naufrage du Titanic. Issue de la « bourgeoisie », Céleste rentre aux Etats-Unis à bord du Titanic après assister aux funérailles de sa mère en Angleterre. May quant à elle vient de la classe moyenne et embarque à bord du paquebot avec son mari Joe et sa petite fille Ellen, afin de vivre une nouvelle vie. Le 12 avril 1912 le Titanic est heurté par un iceberg, le naufrage a commencé. May et Joe essaient tant bien que mal d’embarquer sur un canot de sauvetage afin de sauver leur vie et celle de leur fille, mais c’est peine perdue. Il n’y a plus un seul canot de disponible. Ils prennent donc la décision de sauter du bateau avec leur enfant afin d’essayer de rejoindre les survivants. Une fois plongée dans l’eau glacée, May perd de vue son mari et sa fille. Alors qu’elle sombre peu à peu dans les ténèbres, elle est secourue par Céleste qui a réussi à embarquer sur un canot de sauvetage. Quelques minutes plus tard, alors qu’elle avait perdu espoir de retrouver sa fille et son mari, le Capitaine Smith surgit de l’eau, un bébé dans les bras et le confit aux survivants avant de s’en aller. Soulagée d’avoir retrouvé sa fille mais triste d’avoir perdu son mari, May attend avec les autres l’arrivée des secours. Le Carpatia arrive quelques heures plus tard et ce n’est qu’une fois à son bord que May constate que le bébé qu’elle tient dans ses bras n’est pas le sien. 

Quel résumé mes amis ! Alors, ce livre c’est vraiment une relique de ma PAL (plus de 2 ans et demi qu’il traîne sur mes étagères). Je l’ai sortie grâce à Livraddict en fait. Je ne savais vraiment pas quoi choisir comme lecture alors j’ai été dans ma PAL Livraddict et j’ai demandé de choisir un livre au hasard et c’est tombé sur celui-là. Que dire de cette lecture ? Difficile pour moi à l’heure où je vous écris de vous dire si j’ai aimé ce livre ou non car même si je l’ai lu en deux jours à peine, j’ai quand même eu des difficultés avec ce livre. C’était un peu une lecture en dents de scie. 

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Si je devais essayer de résumer mon ressentie pour cette lecture je dirai que j’ai adoré les 150 premières pages et les 150 dernières pages. Et que, tout ce qui se trouve au milieu, soit un total de plus de 300 pages, n’était rempli que de longueurs qui ont mis à mal ma lecture. Alors, après je le reconnais j’ai craqué pour ce roman uniquement à cause de son titre. Etant passionnée par l’histoire du Titanic, je n’avais pas cherché plus loin à l’époque. Il faut savoir que ce livre parle du Titanic certes, mais que brièvement. Durant les 100 premières pages on va parler du bateau et de la traversée, du naufrage, du sauvetage et un peu de l’après sauvetage. Et tout ceci en seulement 100 pages donc autant vous dire que pour un livre qui en fait plus de 600 c’est très peu. Passé donc ce début que j’ai adoré et dévoré, j’ai commencé à trouver la lecture assez monotone. J’ai eu beaucoup de difficultés à apprécier le personnage de May. Je l’ai trouvé très effacée, peu développée, fade, pour moi, elle se laissait vivre sans plus. Il ne lui arrive rien d’intéressant ni de pertinent. Céleste quant à elle est un personnage plus vivant, plus dynamique, à qui la vie n’a pas vraiment fait de cadeaux puisqu’elle vit avec un mari autoritaire et violent. C’est une femme qui a des valeurs, des principes et qui souhaite les défendre. Elle veut que le monde change, que les femmes aient plus de pouvoirs et va militer pour cela. La suivre a donné un peu de peps à la lecture mais cela restait malgré tout très long de par les passages sur May. 

J’ai vraiment trouvé que le récit manquait de rythme. Les dialogues étaient, je trouve, surfaits, prévisibles et très peu réalistes puisque j’ai trouvé qu’ils ne correspondaient pas à l’époque où l’histoire est censée se dérouler en fait (entre 1912 et 1959). Après cela vient peut-être de la traduction aussi donc bon, disons que je peux laisser couler (allez, soyons fous !). Mais s’il n’y avait que le rythme… J’ai vu où Leah Fleming voulait en venir et j’ai vu les messages qu’elle voulait faire passer à travers son livre. J’ai également vu et compris les thèmes qu’elle souhaitait aborder à travers son roman, à savoir : le divorce, le viol, le droit de vote pour les femmes, les violences conjugales, les deux guerres mondiales, le deuil, l’amour, l’amitié, l’espoir etc… Tout ça je l’ai compris, je l’ai vu mais malheureusement, ça manquait cruellement de profondeur. Tous ces thèmes, tous aussi plus intéressants les uns que les autres, ne sont, au final, que survolés car justement il y en a trop. Il fallait se concentrer sur certains d’entre eux si l’on voulait un récit pleinement efficace et poignant. Or là, moi personnellement, je suis un peu passée à côté.

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En dehors de ça, j’ai trouvé la plume de l’auteure fluide et du coup ça va, la lecture était plutôt agréable malgré les longueurs. C’est un roman qui avait du potentiel mais qui malheureusement manque un peu de profondeur. En revanche je dois reconnaître que la fin est quand même belle et poignante. J’ai failli verser une petite larme par conséquent ça remonte le niveau du bouquin. Si je devais vous donner un conseil c’est que si vous vous lancez dans cette lecture, attendez vous à ne pas avoir trop de détails sur l’histoire du Titanic. Ne faites pas une fixation sur ce titre car le Titanic ne représente qu’une minuscule partie du bouquin. Autres petits conseils, si vous trouvez, comme moi qu’il y a des longueurs, j’ai envie de vous dire, faites un effort. Essayer d’aller jusqu’au bout car les 150 dernières pages sont rythmées et la fin est plutôt belle. 

Pour conclure je dirai que L’enfant du Titanic a été une lecture en dents de scie pour moi mais je pense que je peux quand même dire que malgré les défauts que j’ai pu relever plus haut, j’ai aimé ma lecture. Le début était passionnant et la fin très belle et très rythmée. Laissez-vous tenter par ce roman si le coeur vous en dit. Il traite de sujets intéressants même s’ils sont survolés et la plume de l’auteure est agréable et donc ça aide beaucoup. 

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« L’esprit est un mystère. Beaucoup de nos étudiants, au séminaire, sont revenus de la guerre complètement changés. Certains ont perdu la foi, d’autres ont dû suivre des cures pour se désaccoutumer de l’alcool ou des dogues. La guerre ne détruit pas que les bâtiments, les machines et les corps. »

« Fascinée par tant de beauté, Celeste contemplait les icebergs qui les environnaient. Sous le soleil levant, ils scintillaient tels des joyaux. Parmi eux se trouvait le monstre qui avait provoqué ce désastre. Que la nature était donc cruelle de se servir d’une telle splendeur pour semer la mort et la destruction … »

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Book-Haul de Mai [2019]

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Coucou tout le monde j’espère que vous allez bien ! 🙂

La fin du moi de Mai approche et donc il est l’heure pour moi de vous présenter mes derniers achats et dernières réceptions. Et comment vous dire… J’ai juste craqué comme c’est pas permis. J’ai eu une frénésie d’achat durant ce mois de Mai, je n’ai moi-même pas compris pourquoi. Toujours est-il que j’ai 20 livres (voir plus) à vous présenter donc c’est parti !

Certains résumés sont spoilants ! Ne les lisez pas si vous n’avez pas lu la saga.

3155078130_1_2_z9CpRDFm Je sais pas de Barbara Abel : Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

3155078130_1_4_9rwG8Z0q Je t’aime de Barbara Abel : Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée. Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

3155078130_1_6_tb4i6Unv Le manuscrit inachevé de Franck Thillez : Aux alentours de Grenoble, un jeune a fini sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans son coffre, le corps d’une femme, les orbites vides, les mains coupées et rassemblées dans un sac. À la station-service où a été vue la voiture pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme qui conduisait n’était pas le propriétaire du véhicule et encore moins le coupable. Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. En pleine promo pour son nouveau roman dans un café parisien, elle résiste à la pression d’un journaliste : elle ne donnera pas à ce vautour ce qu’il attend, à savoir un papier sur un auteur à succès subissant dans sa vie l’horreur racontée dans ses livres. Car sa vie, c’est un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale où est resté son mari depuis la disparition de leur fille. Mais un appel lui annonçant son hospitalisation à la suite d’une agression va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées. Il a perdu la mémoire. Elle est seule. Dans le vent, le sable et le brouillard, une question se posera : faut-il faire de cette vie-là un manuscrit inachevé, et en commencer un autre ?

3155078130_1_8_NP7i3QQk Deuils de miel de Franck Thilliez (SPOIL) : Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin… Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d’énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s’arrêter là. Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

3155078130_1_10_0Uyh1hJ4 Double piège d’Harlan Coben Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l’écran son mari, Joe… qu’elle vient d’enterrer ! Un choc suivi de deux troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, quelques années auparavant dans des circonstances troubles. Mort ou vivant, Joe était-il bien l’homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n’a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d’ombre du passé… à ses risques et périls.

3155078130_1_12_t33DtYnx Nuit blanche de Nicolas Druart : Saint-Florentin-sur-Lot : trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme, encerclés par le Lot ; un hôpital reclus dans les bois, à l’extrémité nord de la presqu’île. Et une tempête déferlante. Julie est interne dans le service de médecine et n’aspire qu’à une seule chose : une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets. Un homme plongé dans le coma, escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier. Aussitôt après son admission, les tragédies s’enchaînent… 

3155078130_1_14_CqdtAFQo L’écorchée de Donato Carrisi : Avez-vous jamais eu envie de disparaître ? On a tous ressenti un jour ou l’autre l’envie de disparaître. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Mais il y en a pour qui cette sensation n’est pas que passagère. Elle les obsède, les dévore, les engloutit. Ces individus se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait où. Et bientôt, tout le monde les oublie. Ou presque. Chaque fois que Mila Vasquez entre dans « Les Limbes », le bureau des personnes disparues aux murs tapissés de leurs portraits, leurs yeux se braquent sur elle. Elle les garde toujours à l’esprit, elle, l’enquêtrice qui porte dans sa chair les marques des ténèbres, comme autant de fleurs rouge sang. Peut-être est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’elle excelle dans son domaine. Peut-être est-ce pour cela, aussi, que sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, elle refuse d’éprouver la moindre émotion. Et si, soudain, ces disparus réapparaissaient pour tuer ? Comme le ressac, les ténèbres recrachent d’abord les indices d’une existence passée. Puis les êtres. À première vue ils semblent identiques, mais dans l’intervalle, le mal les a transformés. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi sont-ils revenus ? Pour arrêter cette armée des ombres, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour la mettre à l’épreuve, il lui faudra à son tour basculer dans l’abîme.

3155078130_1_2_z9CpRDFm L’appel du coucou de Robert Galbraith : Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula. De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

3155078130_1_4_9rwG8Z0q Mon ombre assassine d’Estelle Tharreau : En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

3155078130_1_6_tb4i6Unv Les nouvelles aventures de Sabrina de Roberto Aguirre-Sacasa et Robert Hack « Je leur dirai… Je leur dirai, à tous, qui tu es vraiment… » À l’aube de son seizième anniversaire, la jeune sorcière Sabrina Spellman se retrouve à la croisée des chemins, obligée de choisir entre un destin astral et une vie tranquille avec son petit-ami bien mortel, Harvey. Mais madame Satan, une ennemie mortelle de sa famille, fait son apparition à Greendale, les yeux rivés sur notre jeune sorcière… Sabrina est-elle capable de lui faire face, ou sa carrière de sorcière va-t-elle se terminer précipitamment – en même temps que ses études ?

3155078130_1_8_NP7i3QQk Sang de lune de Lincoln Child : Jérémy Logan, spécialiste des phénomène étranges, est appelé dans les Adirondacks où des montagnards ont découvert le corps d’un randonneur mis en pièces. Si la piste d’un animal sauvage est écartée en raison de la violence de l’acte, certains murmurent que les loups-garous qui peuplent la forêt ne seraient pas étrangers à cette mort.

3155078130_1_10_0Uyh1hJ4 Sans nouvelles de toi de Joy Fielding Ce voyage au Mexique était censé être une fête, il va tourner au cauchemar pour Caroline et son mari Hunter. Un soir, alors qu’ils s’apprêtent à célébrer leur anniversaire de mariage au restaurant de l’hôtel, la baby-sitter leur fait faux bond. Hunter finit par convaincre sa femme qu’il n’y a acun danger à laisser leurs deux petites filles endormies dans la chambre. Mais quand ils reviennent, la cadette, Samantha, deux ans, a disparu. S’ensuivent des jours, des semaines et des années d’angoisse. L’enquête piétine et les médias s’acharnent sur Caroline, la décrivant comme une femme égoïste et indigne. Pourtant, cette mère déchirée continue d’espérer qu’on retrouve son enfant, persuadée que quelqu’un lui cache la vérité. Quinze ans plus tard, Caroline reçoit l’appel troublant d’une jeune femme de 17 ans qui s’appelle Lili et qui croit se reconnaître dans l’un des portraits modifiés relayés par les médias. Samantha serait-elle toujours vivante ? Et que s’est-il réellement passé la nuit où la petite fille a disparu ?

3155078130_1_12_t33DtYnx Circé de Madeline Miller : Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse…. Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

3155078130_1_14_CqdtAFQo Hystérésis de Loic Le Borgne : « Allô, c’est un enfant perdu qui vous parle. Est-ce qu’il y a quelqu’un de l’autre côté ? Non, vous êtes déjà morts. Je suis l’enfant de vos enfants, je suis de votre sang. Il y a une petite bougie allumée près de moi. Il faut économiser les bougies. Autour, c’est le noir de la cave, celle où je vis. » Le temps a filé depuis la Panique, la grande, l’incommensurable débâcle qui a couru sur le monde, balayant jusqu’au dernier rêve d’une humanité autocentrée… Le temps a passé, oui, et il a fallu reconstruire comme on a pu. Essayer, en tout cas, et au prix fort : celui du savoir, bien sûr, mais aussi celui de l’espérance… Et quand Jason Marieke arrive à Rouperroux, misérable village accroché à sa survie précaire, lui, l’ancien, celui d’avant la Panique, homme en quête doté de connaissances mystérieuses et aux questions qui dérangent, alors semble sonner l’avènement d’une ère nouvelle, celle des réponses et du cortège d’horreurs qui les accompagne…

3155078130_1_2_z9CpRDFm Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

3155078130_1_4_9rwG8Z0q Coraline de Neil Gaiman : Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.

3155078130_1_6_tb4i6Unv Dix de Marine Carteron :Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

3155078130_1_8_NP7i3QQk La malédiction des serpents de mer de Sigrid Renaud : Alors qu’elle mène une vie (trop) paisible avec son père adoptif, la jeune Nel est enlevée par un dangereux capitaine. Il lui apprend qu’elle abrite l’âme de la Reine des Serpents de mer, de redoutables créatures qui sèment la désolation. Elle découvre également que son père adoptif était un pirate, victime des Serpents de mer. Pour les empêcher de s’emparer de Nel, il va fuir le navire avec d’anciens compagnons pirates. S’ensuivront des batailles sur mer et sur terre, des rencontres avec une sorcière, des bêtes sanguinaires, des fantômes. Sans oublier le capitaine, bien décidé à se venger…

3155078130_1_10_0Uyh1hJ4 Mes vrais enfants de Jo Walton Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.

3155078130_1_4_9rwG8Z0q La bibliothèque de Mount Chart de Scott Hawkins : Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins.
Depuis, Carolyn n’a pas eu tant d’occasions de sortir. Elle et sa fratrie d’adoption ont été élevés suivant les coutumes anciennes de Père. Ils ont étudié les livres de sa Bibliothèque et appris quelques-uns des secrets de sa puissance. Parfois, ils se sont demandé si leur tuteur intransigeant ne pourrait pas être Dieu lui-même. Mais Père a disparu – peut-être même est-il mort – et il n’y a maintenant plus personne pour protéger la Bibliothèque des féroces combattants qui cherchent à s’en emparer. Carolyn se prépare pour la bataille qui s’annonce. Le destin de l’univers est en jeu, mais Carolyn a tout prévu. Carolyn a un plan. Le seul problème, c’est qu’en s’acharnant à créer un nouveau dieu elle a oublié de préserver ce qui fait d’elle un être humain.

J’ai également reçu 2 Services Presses

3155078130_1_6_tb4i6Unv En quête d’Elena de Lise Pradère :Elena Vassiliev, jeune et brillante géologue, est retrouvée morte dans son appartement, le visage couvert d’ecchymoses, la tête dans une flaque de sang. Le commandant Gignac du SRPJ, policier solitaire et bourru, arrive sur place. Aucune trace d’effraction n’est relevée, mais une fouille rapide lui permet de trouver un carnet contenant des photos et des pages manuscrites, certaines écrites en langue étrangère, mélangées à des croquis et autres éléments ; un objet suspect qu’il va devoir décrypter. Des bureaux feutrés de la Défense, aux vallées oubliées de l’Isère, en passant par une plateforme pétrolière norvégienne, le commandant Gignac tentera d’en savoir davantage sur la victime et ses relations. Mais l’histoire de cette femme, qui fait écho à sa vie personnelle, risque de troubler sa vigilance. Un visage peut en cacher un autre…

3155078130_1_8_NP7i3QQk Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles d’Eve Ruby Lenn : Londres, décembre 1843. Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, l’inspecteur Dorian Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres.

Ils sont déjà chroniqués sur le blog. Ici et Ici.
Chronique, Drame/Contemporain

Chanson douce – Leila Slimani

couv24823970Chanson douce de Leila Slimani

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

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Edition : Folio Genre : Contemporain ◈ 256 pages ◈ Sortie : 2018 (Poche) ◈ Ma note : 10/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Leïla Slimani, née le , est une journaliste et écrivaine franco-marocaine.  En 2013, son premier manuscrit est refusé par toutes les maisons d’édition auxquelles elle l’avait envoyé. Elle entame alors un stage de deux mois à l’atelier de l’écrivain et éditeur Jean-Marie Laclavetine. En 2014, elle publie son premier roman aux éditions Gallimard Dans le jardin de l’ogre. Le sujet (l’addiction sexuelle féminine) et l’écriture sont remarqués par la critique et l’ouvrage est sélectionné dans les cinq finalistes pour le prix de Flore 2014Son deuxième roman, Chanson douce, obtient le prix Goncourt 2016.

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Petite déception pour ce roman. N’ayant jamais lu de prix Goncourt, j’attendais beaucoup de ce roman mais malheureusement la déception était au rendez-vous. Et c’est dommage puisque ça partait plutôt bien. J’ai lu ce bouquin en une soirée et d’une seule traite. J’ai trouvé la lecture intéressante et addictive au début et ce malgré une plume un peu hachée et pas du tout fluide. En effet, même si, pour ma part en tout cas, ça ne m’a pas gêné, il faut savoir que la plume de Leila Slimani manque cruellement de fluidité. Les phrases sont courtes, brutales et il n’y a pas vraiment de transition entre les paragraphes. Comme je l’ai dit cela ne m’a pas posé de problème pour ma lecture. J’ai malgré tout trouvé le roman addictif. Les pages se tournaient vraiment toutes seules et j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire.

aas.pngMais par contre là où je pense que cette plume particulière fait défaut et pose problème au lecteur c’est lorsque que l’on se rend compte qu’on n’arrive pas à s’attacher au personnage. Le gros soucis que j’ai eu avec cette histoire (ça, mais il y a aussi un autre point qui m’a fait tiquer) c’est qu’à aucun moment je n’ai ressenti d’émotion ou de compassion pour les personnages. J’ai l’impression que le style d’écriture utilisé par l’auteure met une barrière entre le lecteur et l’intrigue. Il est difficile de se plonger complètement dans l’histoire, on a surtout cette impression d’être un spectateur de ce qu’il se passe. L’évolution de Louise est intéressante à suivre certes, mais à aucun moment je ne l’ai comprise. Cette femme, ainsi que tous les autres personnages du roman, reste un mystère pour moi. Et c’est là que je vais rebondir sur la seconde chose qui m’a fait tiquer dans ce roman : le manque d’explication. Progressivement, on va voir que le personnage de Louise va disjoncter mais nulle part l’auteure explique le pourquoi du comment. Cela reste très flou et c’est pour cette raison que j’ai eu une déception pour cette lecture. Dès les premières lignes on sait que Louise a fait du mal aux enfants de Myriame et Paul. L’auteure a fait le choix de remonter en arrière dans le temps afin que l’on fasse la connaissance de Louise et que l’on soit dans sa tête afin de comprendre pourquoi elle a tuer les enfants. Mais… J’ai l’impression de ne pas avoir eu de réponse à cette question justement. Ou alors je n’ai rien compris, je ne sais pas.

Je n’ai vraiment pas apprécié ce sentiment de frustration. L’auteure met tout en oeuvre pour entretenir un suspense, qui rend par conséquent la lecture addictive, mais à la fin on a rien. Ou alors, je le répète c’est peut-être moi qui suis passée à côté de quelque chose. Dans tous les cas, en refermant le livre je me suis dit : Oui, d’accord mais quoi ? Pourquoi ? Qu’est-ce-qui motive ce geste ? Et je n’ai pas reçu de réponses à mes questions. Cela reste flou pour moi, je n’ai pas eu la chute finale que j’espérai et du coup, déception pour moi rien de plus. Avec une phrase aussi cash en début de roman (« Le bébé est mort »), je m’attendais à être envahie par toutes sortes d’émotions et cela n’a pas été le cas. Je pensais sincèrement que l’on allait découvrir comment Louise avait pu en arriver là. J’espérai un livre fort, poignant et je m’étais préparée psychologiquement à me prendre une belle claque. Claque qui n’a jamais pointé le bout de son nez. Je suis ressortie de cette lecture avec le sentiment d’avoir un peu perdu mon temps. Je n’ai tout bonnement pas eu de réponses à mes questions et l’incompréhension a envahi mon esprit à la fin de cette lecture.

Pour conclure je dirai que « Chanson douce » a été déception pour moi. Je suis restée stoïque face au personnage de Louise que je n’ai tout simplement pas comprise. Elle reste une énigme pour moi et j’ai le sentiment de n’avoir rien appris sur cette femme à la fin de ma lecture. Je ne comprends pas l’engouement autour de ce roman. Des questions sont restées sans réponses. Cette lecture m’a laissée un peu de marbre alors que l’histoire paraissait poignante et dramatique. Dommage !