Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Démons de Marc Laine

Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D’ordinaire, aucun malfaiteur n’échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu’il combat, mais saura-t-il en revenir indemne…

  • Edition : Pocket
  • Genre : Thriller
  • 566 pages
  • Saga La trilogie du mal absolu : Tome 01
  • Lu le 14 janvier 2023
  • C’était sympa mais sans plus

Dans ma PAL depuis 2018, je me suis enfin décidée à le sortir. En relisant le résumé cela m’a rappelé pourquoi j’avais acheté ce livre à l’époque. Dans Démons, on va suivre Maxime, un flic avec une grande part d’ombre en lui. Il est défiguré, souffre de ses blessure, prend des drogues et des médocs pour tenir le coup, se contrefiche des procédures, bref un flic à la Dr House, qui va traquer, avec l’aide de sa partenaire Stéphanie, un des pires tueurs en série qui soit. Bon, ok le résumé est un peu simple mais c’est pour ne pas trop vous spoiler.

Globalement, j’ai bien aimé cette lecture, malgré quelques défauts qui m’ont fait tiquer, mais elle ne restera malheureusement pas gravée dans ma mémoire très longtemps. Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé la tram narratif de l’histoire. Ce flic, antipathique, à la Dr House, quoiqu’un peu cliché et déjà vu, m’a plutôt emballée. C’est un personnage qui méritait d’être encore plus développé et qui selon moi, n’avait pas besoin du personnage de Stéphanie dans sa vie. Je m’explique : de plus en plus souvent dans les thrillers, on a des flics torturés par la vie, avec une vie ou un passé horrible qui laissent des séquelles. Ce type de flic on le retrouve beaucoup trop souvent à mon goût maintenant et il devient difficile de ne pas tomber dans le cliché avec ce genre de personnage. Mon soucis, c’est que souvent ces personnages (la plupart sont des hommes, bien sur) ont une part d’ombre et vont rencontrer LA personne (souvent une femme, leur équipière de préférence) qui va apporter sa lumière et guérir leur blessure. Dans Démons, on n’échappe pas à cette règle (même si la fin est un peu différente) et je commence à être lassée de ce schéma narratif que l’on voit arriver à 100 km. Ces pseudo romances qui cassent parfois l’histoire me font lever les yeux au ciel et n’apportent à mon sens rien de concret à l’histoire en elle-même.

Voilà quel a été mon soucis avec cette lecture. En soi, le personnage de Stéphanie est intéressant mais la pseudo romance entre eux ne m’a pas convaincue ni emballée. Quand je lis un thriller ce n’est pas ce que j’ai envie de retrouver. Et malheureusement cela est de plus en plus fréquent. Cette histoire entre nos deux flics a donc, par moment, cassé l’intrigue que je trouvais vraiment géniale et c’est dommage. L’enquête, les meurtres qui ont été commis, tout cela je l’ai adoré. C’est assez sanglant, glauque, voir même gore. Les descriptions des corps retrouvés sont vraiment très détaillées. Ames sensibles donc s’abstenir mais c’est ce qui, moi, m’a le plus emballée. J’ai également trouvé que le récit était très dynamique. On entre dans le vif du sujet dans les premiers chapitre. Il n’y a que très peu de longueur. Je n’ai pas trouvé que l’enquête stagnait, au contraire, on avançait petit à petit même si sur les premières scènes de crimes il n’y avait aucun indices. Petit à petit les choses se mettent en place, le tueur commet des petites erreurs par-ci par-là. C’est assez haletant et addictif même si par moment on est interrompu dans notre lecture par des textes en italiques qui sont en fait les pensées de nos personnage. C’était assez déstabilisant, parfois même dérangeant.

Il y a une suite mais je ne la lirai probablement pas, j’ai trop peur que la romance entre nos deux personnages finissent par prendre un place trop important. Je préfère quitter cette saga sur une note plutôt positive dans l’ensemble. La fin ce suffit à elle-même je trouve, elle est plutôt ouverte.

CarolinaBouquine.

Note : 3 sur 5.
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15 histoires de disparitions mystérieuses de Victoria Charlton

La youtubeuse Victoria Charlton, connue pour ses vidéos consacrées au True Crime, nous entraîne sur la piste des 15 disparitions les plus énigmatiques des 100 dernières années, de la France aux États-Unis, en passant par le Québec. Reconstitution des faits, décryptage des éléments de l’enquête, anecdotes de recherche et théories personnelles: Victoria propose des récits haletants, empreints de suspense et d’émotions. Qui sait, peut-être avez-vous déjà croisé Johnny, Timmothy, Laureen ou Diane? Une chose est sûre: après avoir refermé ce livre, vous penserez toujours à garder l’œil ouvert. Parce que toute personne disparue mérite d’être retrouvée.

  • Edition : Le Livre de Poche 
  • Genre : Documentaire
  • 283 pages
  • Tome 1
  • Lu le 07 janvier 2023
  • Je m’attendais à mieux

Ce livre et le premier tome d’une série qui traite un peu des mêmes sujets, c’est à dire des affaires criminelles, disparitions non résolues. J’avais déjà lu le deuxième tome qui parlait de meurtres non résolues. J’avais bien aimé dans l’ensemble. Ici dans ce premier tome on va plutôt parler des disparitions et même si c’était intéressant je n’ai pas été emballée plus que ça.

Je trouve le style très simple voir même un peu trop scolaire à mon goût. Chaque affaire est racontée de la même manière : on raconte les faits, on revient sur la vie de la personne disparue, on parle de l’enquête et l’autrice nous donne son avis. C’était assez redondant. L’avis de l’autrice est assez décevant, cela n’apporte rien de concret sur l’affaire, ce ne sont que des suppositions qui se répètent souvent au fil des affaires. Et honnêtement, certaines de ces théories me faisaient, parfois, lever les yeux au ciel tellement je les trouvais aberrantes.

Il faut savoir que toutes les affaires évoquées ici ne sont que des disparitions non élucidées (quoique depuis la parution du bouquin les restes du corps de Brandon Lawson on été retrouvé). J’ai trouvé cela dommage. C’était assez frustrant. Même si je comprends et je salue la démarche de Victoria Charlton de redonner un petit coup de projecteur à ces affaires afin que l’on ne les oublie pas, je trouve qu’elle aura pu mettre certaines disparitions qui ont été élucidées afin que le lecteur ne restent pas en permanence dans ce sentiment de frustration.

Globalement ce livre est intéressant à découvrir pour les personnes qui aiment les documentaires sur les disparitions, les affaires non élucidées etc. Cela dit, il ne faut pas en attendre trop. On reste vraiment dans quelque chose de simple, basique, certaines affaires dont l’autrice parle ne font que quelques pages, d’autres à peine une dizaine. Le bouquin fait 288 pages au format poche et l’on y parle de 15 affaires de disparitions. Au format poche c’est peu je trouve.

J’ai quand même découvert des affaires que je ne connaissais pas et ça c’est plutôt un bon point. Certaines m’ont plus intéressé que d’autres. C’est un livre sympa pour découvrir ce genre d’histoires mais qualitativement ce n’est pas le meilleur du genre. Je vous encourage à aller découvrir également la chaine Youtube de Victoria Charlton qui est un peu à l’image de son bouquin, en espérant que cela vous intéresse.

CarolinaBouquine.

Note : 2.5 sur 5.
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Les lumières de l’aube de Jax Miller

30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête. L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

  • Edition : J’ai Lu 
  • Genre : True Crime
  • 448 pages
  • One Shot
  • Lu le 06 janvier 2023
  • Un true crime poignant !

Il s’agit de mon premier roman de Jax Miller et j’ai été agréablement surprise. J’ai vu sur Livraddict que les deux autres romans de l’auteure étaient très bien noté et celui-ci est légèrement en dessous des deux autres. Bien que j’ai beaucoup apprécié ce roman, je comprends qu’il puisse ne pas plaire à tout le monde. Le genre « True Crime » est un genre vraiment à part. Ce n’est pas vraiment du thriller. Ce sont des romans qui relatent des affaires policières et donc on est beaucoup dans la description des faits, des victimes, des suspects, des lieux, des événements etc. Les lumières de l’aube ne pas exceptions à la règle et donc je comprends qu’on puisse être, au bout d’un moment, lassé de sa lecture.

Pour ma part, même si effectivement le livre contient parfois quelques longueurs j’ai beaucoup aimé ma lecture. Le genre true crime m’intéresse énormément, surtout quand, comme c’est le cas ici, je n’ai jamais entendu parler de l’affaire auparavant. Toute la force de ce bouquin réside dans l’écriture de Jax Miller que j’ai trouvé poignante et vraie. On sent que l’auteure accorde une grande importance à cette affaire, que cela la touche et qu’elle y a mis toutes ses tripes et toute son âme.

Dans ce roman Jax Miller va enquêter sur la disparitions de Lauria Bible et d’Ashley Freeman à sa manière. Elle va revenir sur les circonstances du crime et même remonter dans le passé de la famille Freeman, qui un an auparavant avait perdue leur fils Shane dans des circonstances troublantes. Toutes les pistes et toutes les hypothèses seront explorées par l’auteure. De la corruption à la vengeance en passant par le trafic de drogue et les règlements de compte, rien ne sera laisser de côté. Jax Miller va décortiquer chaque détails de cette affaire en apportant son avis de temps en temps.

Mais ce roman c’est aussi (et malheureusement) la mise en lumière d’une Amérique peu glorieuse, sous l’influence du trafic de drogue et surtout de sa police corrompue. Disparitions de preuves, témoignages pas pris au sérieux, scène de crime examinée à la va vite au point de louper un cadavre, bavures policières, tout ceci fait que ce roman est choquant. En le lisant j’ai parfois eu l’impression de me prendre des coups de poing dans la figure. C’est un roman assez violant mais pas dans le sens gore, plutôt dans le sens où ici, on n’est pas dans de la fiction par conséquent toutes ces bavures policières, tous ces habitants miséreux et pas pris au sérieux ont réellement existés. Cela fait quand même froid dans le dos lorsqu’on prend le temps d’y penser.

Et à côté de tout ca ce roman c’est aussi une Jax Miller qui essaye tant bien que mal d’éclaircir un peu toutes ces zones d’ombre. Et le combat d’une mère, Lorene, la mère de Lauria qui s’est toujours battue pour que la disparition de sa fille ne tombe pas dans l’oubli, qui s’est battu contre l’incompétence des policiers de l’époque. C’est une femme très touchante. J’ai ressenti de l’admiration pour cette femme qui se bat pour espérer un jour connaitre la vérité.

Alors bien sur, ce roman relate principalement les faits, le déroulement de l’enquête etc., il ne faut donc pas s’attendre à du rythme. Même si ce roman m’a captivé, je reconnais que le rythme est monotone et que des longueurs sont présentes. Cela dit j’ai adoré cette lecture que je vous recommande.

CarolinaBouquine.

Note : 4 sur 5.
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Octobre de Soren Sveistrup

Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos. Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre. Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé…

  • Edition : Le Livre de Poche 
  • Genre : Thriller
  • 736 pages
  • One Shot
  • Lu le 01 janvier 2023
  • Une petite déception

Dans ma PAL depuis plus de deux ans, je n’ai vu que des avis positifs sur ce roman. Il est très bien noté sur Livraddict. La série sur Netflix me tentait donc je me suis allée on va le sortir. J’ai passé un bon moment dans l’ensemble mais malheureusement je ressors un peu déçue de cette lecture.

En soi, le roman est bon avec un style plutôt accessible. Les thématiques abordées : violence envers les enfants, parents négligents etc, sont intéressantes et bien mises en avant, l’auteur ne les a pas du tout survolées. J’ai donc passé un bon moment de lecture mais je suis quand même un peu déçue car j’avais entendu tellement de bons avis que j’attendais beaucoup de ce thriller. J’avais mis la barre assez haute et au final, même si j’ai passé un bon moment, j’en attendais un peu plus.

Parlons tout d’abord du style. Il est accessible c’est vrai mais je l’ai trouvé assez froid. Je trouvais que l’auteur se répétait beaucoup. Pas mal de phrases commençaient de cette façon : Thulin avait dit que… Thulin n’aimait pas… Thulin ne pensait pas… etc. J’ai trouvé que c’était très mécanique comme écriture (peut-être que c’est lié à la traduction ?). Cela faisait très écriture scénaristique (si je ne me trompe pas l’auteur est scénariste de base non ?). Pour moi ce n’était pas un écriture fluide. Mais je tiens à préciser qu’elle ne m’a pas empêcher d’apprécier ma lecture, simplement c’est un détail qui m’avait interpelé je tenais donc à en parler. Parlons ensuite des personnages, ils sont quand même assez nombreux. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour bien comprendre qui était qui.

Et enfin parlons des longueurs, car malheureusement ce livre en contient quand même pas mal. Si le début avait bien commencé, au bout de 150 pages j’ai ressentie un essoufflement au niveau du rythme. L’intrigue perdait de son suspense pour retomber un peu comme un soufflé. Le rythme ralentissait et devenait monotone. De plus, le déroulement de l’enquête était parfois interrompu par des scènes politiques qui, soyons honnête, ne me captivaient pas plus que ça. Ajouté à cela des scènes à connotation sexuelle qui sont complétement inutiles à l’intrigue, autant dire que par moment je sautais certains passages.

Pour ce qui ait du dénouement final, là je le reconnais, l’auteur m’a bien eue. Je n’ai rien vu venir. Le pourquoi du comment était intéressant mais méritait tout de même d’être un peu plus développé à mon goût. En conclusion, Octobre est un bon polar nordique dans l’ensemble mais j’en attendais beaucoup plus en raison des avis très élogieux que j’avais lu et entendu à son sujet. J’ai quand même passé un bon moment. Les thématiques étaient intéressantes. J’ai pu regarder la série sur Netflix qui reste conforme au roman.

CarolinaBouquine.

Note : 3 sur 5.

Att série qui en a été faite en espérant qu’elle gomme justement ces quelques défauts que j’ai trouvés au roman.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

L’exorciste de William P. Blaty

Pour Chris MacNeil et sa fille Regan, une adolescente de quatorze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington. Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés. Quant à Regan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche. Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se disloque face aux médecins impuissants, la police est saisie d’horreur devant l’atroce vérité. Damien Karras, prêtre et psychiatre, sera-t-il le seul recours ?

  • Edition : Robert Laffont 
  • Genre : Horreur
  • 531 pages
  • Tome 01
  • Lu le 3 décembre 2022
  • Une très bonne lecture

L’exorciste, gros classique de la littérature horrifique que j’ai adoré pour ma part. Tout le monde connait l’histoire, je pense qu’il est donc inutile d’en faire un résumé. On va donc passer directement à mon avis. Que j’ai adoré cette lecture ! J’ai été happée dés les premières pages et je n’ai plus voulu lâcher le bouquin par la suite. Etant donné que ce roman a été écrit dans les années 1970 j’avoue avoir eu quelques appréhensions avant de me lancer. En effet, j’avais peur que le roman ait « mal vieillis », que le style et la plume ne soient pas à mon goût, pas assez « moderne » pour moi, pour me captiver. J’avais complétement tord ! La plume et l’histoire sont vraiment intemporelles.

Alors forcément je n’ai pas pu m’empêcher durant ma lecture de comparer le livre au film. Tout comme le film, j’ai trouvé que le premier tiers du roman était assez lents mais sans pour autant être ennuyeux. L’auteur s’attarde beaucoup sur le personnage de Chris MacNeil, sa carrière professionnelle, ses ambitions etc. On y parle également de son divorce et de comment Regan semble le vivre. Le personnage du père Karras est également beaucoup plus mis en avant que dans le film et ça j’ai beaucoup aimé. C’est un personnage très complexe que l’on découvre. Sa Foi envers Dieu et la religion est mise à rude épreuve dans le roman. C’est un personnage pleins de remords et de doutes. Il est l’opposé du Père Merrin qui lui est un croyant pur et dur et possède une Foi inébranlable. La mise en place des personnages occupe donc une grande place dans le roman mais je dirai que c’est surtout la psychologie qui en occupe la plus grande partie. En effet, lorsque Régan commence à avoir des « troubles » étranges, lorsque des manifestations bizarres commencent à avoir lieu, l’auteur nous embarque dans le monde de la psychologie et de la psychiatrie. J’avoue que c’est quelque chose à laquelle je ne m’y attendait pas car elle n’est que peu présente dans le film.

Or ici, avant d’en arriver à parler de démons et de possession toutes les causes médicales et psychologiques sont envisagées. Ce sont des passages qui sont longs et peuvent être ennuyeux. Mais ils sont entrecoupés par les scènes de possession de Régan. Personnellement ces passages ne m’ont pas dérangée. Je les ai même trouvé très intéressants même si ce qu’on peut y lire est un peu daté.

Il faut aussi savoir que ce roman ne fait pas peur. Pour ceux qui ont vu le film, forcément vous allez en reconnaitre certains passages et donc avoir les images du film den tête qui vont vous hérisser les poils mais en dehors de ça, le roman en lui même ne fait pas peur. Par contre, les gros mots et le blasphème sont au rendez-vous. Les passages où Régan est possédée sont vraiment obscènes et vulgaires donc âmes sensibles s’abstenir.

J’ai trouvé l’ambiance ce roman très pesante. Plus on avance dans l’histoire plus le mal prend possession du corps de Régan et plus l’atmosphère devient lourde. C’est un roman dont la pression monte crescendo. Je ne peux que vous le conseiller même si vous avez déjà vu le film 100 fois. Il vous étonnera de par la profondeur de ses personnages et de par le côté psychiatrique qui est mis en avant même si on est dans la psychiatrie un peu désuet comparé à aujourd’hui. C’est un roman addictif, loin d’être ennuyeux malgré les longueurs du début.

Note : 3.5 sur 5.

CarolinaBouquine.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Les eaux noires d’Estelle Tharreau

Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés. L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage… Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine. Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

  • Edition : Taurnada 
  • Genre : Thriller
  • 256 pages
  • One Shot
  • Lu le 27 novembre 2022
  • Une lecture agréable mais sans originalité

Les eaux noires c’est l’histoire d’une mère de famille, Josèfa, qui va perdre sa fille. Cette dernière va disparaitre. La police pensant à une simple fugue, Josèfa va frapper aux portes de ses voisins pour essayer d’obtenir des réponses mais personne ne semble avoir vu sa fille. Quelques jours plus tard son corps va être recracher par la mer, le verdict tombe, elle a été assassinée. Les mois passent et l’enquête piétine jusqu’à ce qu’un corbeau décidé de faire quelques révélations sur cette affaire.

J’ai apprécié ma lecture dans l’ensemble même si j’ai trouvé que l’histoire n’avait rien d’originale. En effet, l’enquête était plutôt banale. Elle se déroule sur plusieurs mois donc autant dire que le récit manque cruellement de rythme. La moitié du roman est très linéaire, très plat. On va surtout suivre Josèfa dans son deuil et l’on va se rendre compte que ses actions et ses journées se répètent inlassablement. Jusqu’à l’arrivé du corbeau l’histoire est monotone, puis, petit à petit des indices, des révélations commencent à apparaitre, les langues s délient et l’on va être plongé dans la vie et la psychologie de plusieurs habitants de la ville. Des secrets vont être dévoilés et des doutes vont commencer à s’installer chez la mère de la famille. Le corbeau va manipuler tout le monde et les habitants vont se soupçonner les uns les autres, créant une forme de psychose chez les personnages du roman. Cette partie là était vraiment intéressante et elle relève beaucoup l’intrigue.

Même si je ne me suis attachée à aucun des personnages, je trouve qu’ils occupent un place importante dans l’intrigue. Je les ai trouvé intéressants, complexes pour certains et bien travaillés dans l’ensemble

Josèfa est un personnage qui nous fait passer par plusieurs émotions différentes. Je l’ai admiré pour sa détermination et son courage. J’ai également eu par moment de la peine pour elle. On la voit sombrer dans les ténèbres de son obsession pour la mort de sa fille. Mais par moment elle m’a aussi agacée. Elle s’en prend vraiment à tout le monde, elle rejette les personnes qui souhaitent l’aider et finir par devenir la paria du village.

Pour ce qui est de l’enquête en elle-même, comme je le disais il s’agit d’une enquête banale, sans gros rebondissements. Il n’y avait rien de transcendant. J’ai quand même voulu connaitre le fin mot de l’histoire car entre tous ces mensonges, ces secrets, ces faux semblants l’auteure arrive quand même (un petit peu) à maintenir une forme de suspense qui fait qu’on veut connaitre la vérité. Le suspense est très léger mais il est présent. La révélation final ne m’a pas surprise malheureusement je m’y attendais. Lisant énormément de thriller j’ai l’impression qu’il devient compliqué de me surprendre. Par conséquent j’essaie d’être assez coulante sur les révélations finales.

Pour conclure je dirai que Les eaux noires est un thriller intéressant qu’un point de vue psychologie des personnages mais il manque de peps, de rebondissement. L’enquête est monotone et assez répétitive par moment mais le roman étant court, ça passe plus facilement.

Note : 3 sur 5.

CarolinaBouquine.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Wonderland de Jennifer Hillier

Vanessa Castro pensait avoir fait le choix de la tranquillité en rejoignant les forces de police de Seaside, sur la côte ouest des États-Unis. Mais quand des employés du parc d’attraction qui fait la fierté de la ville, Wonderland, disparaissent les uns après les autres, elle comprend que le parc est loin d’avoir livré tous ses secrets. Et qu’elle a peut-être jeté sa propre famille dans un piège diabolique. Car à Wonderland, les attractions peuvent être véritablement mortelles.

  • Edition : Hugo Thriller 
  • Genre : Thriller
  • 356 pages
  • One Shot
  • Lu le 15 novembre 2022
  • Un thriller ennuyeux

Lu il y a un peu plus de 2 semaines et il faut dire que j’en garde pas un excellent souvenir. Dès le début, l’intrigue m’a fait tiquer. J’ai bien aimé le premier chapitre dans lequel on assiste à la disparition d’un des jeunes qui travaille au parc. Mais dés le chapitre suivant ça y est, la déception avec les histoires de fesse de la flic. A partir de la, mon intérêt pour l’histoire avait déjà grandement diminué. J’ai eu beaucoup de mal par la suite à entrer dans l’intrigue et à suivre cette enquête qui était, à mon goût, trop entrecoupé par la vie personnelle du personnage principale et cela m’a beaucoup dérangée.

Je m’attendais à être plongée dans une ambiance glauque et sombre mais en réalité pas du tout. Je pensais que les disparitions et les meurtres allaient être plus mystérieux que cela, que l’autrice allait nous embarquer dans les secrets les plus sombres du parc d’attraction mais je me suis bien faite avoir. Je pensais que le parc allait être le coeur de cette intrigue, qu’il allait petit à petit devenir un personnage de l’histoire mais pas du tout. Que ce soit les disparitions, le parc, les meurtres, l’enquête tout cela passe après les histoires de fesse et de coeur des personnages. Clairement, pour moi, le résumé est un peu mensonger. Il n’y a rien d’angoissant dans ce roman. Le côté thriller n’est pas du tout mis en avant et le récit manque cruellement de dynamisme. L’enquête n’avance pratiquement pas puisqu’elle est quasi inexistante, c’est plat dans l’ensemble, il ne se passe pas grand chose.

Vous l’aurez compris cette lecture était beaucoup trop monotone pour moi. J’ai trouvé les personnages sans intérêts, fades, limite caricaturaux. La narration était lourde, l’enquête peinait à avancer. On s’ennuie, on attend en vain que quelque chose d’intéressant arrive. Le côté thriller du bouquin a été très mal exploité, c’est dommage car y’avait matière à faire quelque chose de super.

Pour ce qui est de la fin, je l’ai trouvé sans surprise. Le dénouement de l’histoire ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai trouvé que l’autrice avait voulu en faire trop. Trop de personnages corrompus, trop de faux semblants, s’en était même plus crédible. Cela partait dans tous les sens. La résolution de l’enquête sort un peu de je ne sais où. En résumé, je ne recommande pas ce livre aux gens qui sont, comme moi, friands de thriller et de romans policiers. Je ressors déçue de cette lecture. Elle sera pour ma part très vite oubliée.

Note : 2 sur 5.

CarolinaBouquine.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

La femme du monstre de Jacques Expert

Quand elle a épousé le monstre, elle n’avait que vingt-deux ans. Elle admirait sa force, son charme, n’en revenait pas qu’il ait pu la choisir, elle qui n’était pas belle, que personne n’avait jamais remarquée. Quand la police est venue arrêter le monstre, le pays tout entier s’est soudain intéressé à elle, une femme de trente-huit ans, ordinaire. Mais, entre les deux, il y a seize années de vie de couple, seize années durant lesquelles elle a été une mère dévouée, une épouse loyale, une bonne voisine, une femme sans histoire qui ne pouvait pas se douter. À moins que…

  • Edition : Le Livre de Poche 
  • Genre : Thriller
  • 219 pages
  • One Shot
  • Lu le 12 novembre 2022
  • Un roman que j’ai trouvé vulgaire

Ce roman est le deuxième de Jacques Expert que je lis et je pense que je vais m’arrêter là avec cet auteur. Je n’ai pas été très convaincue par cette histoire. Avec cet auteur je trouve que les résumés sont bien, les idées sont bonnes, cela te donne envie de te lancer dans la lecture, mais une fois lancée je ressors vite déçue. Alors j’ai quand même appréciée la construction de l’intrigue. On va suivre d’un côté le procès du « monstre » et de l’autre sa vie passée, tout cela raconté du point de vue de sa femme. Mais malheureusement pour les points positifs ça s’arrête là.

En effet, en dehors de ça, pour moi, rien n’allait dans ce roman. Tout d’abord, je trouve que l’intrigue est très plate et très linéaire tout au long du récit. On apprend dés le premier chapitre que Simon est coupable du meurtre et du viol d’une petite fille. Le roman est donc sans surprise, ni suspense. On va simplement suivre le procès de Simon et revenir sur son passé à travers les yeux de sa femme, puisque c’est elle qui raconte l’histoire. J’ai d’ailleurs eu du mal avec la narration. Elle est écrite à la première personne du singulier et la narratrice s’adresse directement à nous, cela m’a un peu dérangée. Ensuite, autre problème que j’ai eu avec ce roman, c’est avec les personnages. Simon est le méchant de l’histoire donc forcément c’est un homme odieux, on ne peut ressentir aucune sympathie pour lui cela va de sois mais je me demande si le pire n’est pas le personnage de la femme du monstre. Je l’ai trouvé par moment complétement dérangée. C’est une femme soumise, on le voit tout de suite, elle subit la colère de son mari régulièrement et pourtant à aucun moment je n’ai ressentie d’empathie pour elle.

Enfin, et là on attaque le vrai fond du problème de ce bouquin c’est sa vulgarité. J’ai trouvé la plume de Jacques Expert très crue, très vulgaire. Alors je conçois que le personnage de Simon n’est pas un enfant de coeur mais faut-il pour autant le rappeler à chaque chapitre ? C’est simple, il n’y a pas un chapitre où les mots « baise », « queue », « salope », « pute », « enculer », j’en passe et des meilleurs, ne soient pas présents. Encore une fois je le répète est-ce réellement nécessaire ? Ce récit est bourré de gros mots, de scènes de sexe vulgaires. Je me suis demandée s’il fallait un réel talent d’écrivain pour écrire des horreurs pareilles ?

Je vais m’arrêter là dans ma chronique, je pense que vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout adhéré à ce roman qui pour moi n’est pas réellement un thriller. Bien que la construction du récit soit intéressante, il reste linéaire et plat, il n’y a aucune surprise et honnêtement je n’ai pas compris l’intérêt ni le message de ce roman. La plume ainsi que les personnages sont vulgaires. C’est de la vulgarité gratuite, non nécessaire au récit, que nous sert l’auteur et moi personnellement je n’adhère pas. Choquer pour choquer ce n’est pas intéressant. Je vais m’arrêter là avec cet auteur qui ne me convainc pas.

CarolinaBouquine.

Note : 1.5 sur 5.
Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Dans les brumes du mal de René Manzor

La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu. Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée. Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale. En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre. Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

  • Edition : Calmann Lévy
  • Genre : Thriller
  • 399 pages
  • One Shot
  • Lu le 03 novembre 2022
  • Une lecture en demi teinte

Attention cette chronique contient des spoils !

Dans les brumes du mal est le premier roman de René Manzor que je lis. J’en ai d’autres qui attendent sagement dans ma PAL et si j’ai bien aimé le style et l’écriture j’ai un peu moins adhéré à l’histoire en elle-même, qui pour moi, m’a parfois fait lever les yeux au ciel. Comme je l’ai dis j’apprécie l’écriture de l’auteur donc c’est avec plaisir que je tenterai ses autres romans. J’aime aussi l’univers sombre et peu joyeux qu’il propose, du mois dans ce roman ci, mais je pense qu’il a tendance à en faire trop. J’ai bien aimé les thématiques mises en avant dans ce roman, notamment : les enfants maltraités, les parents abusifs, les parents extrémistes dans leurs croyances religieuses etc. J’ai aimé que l’auteur dénonce ces choses, même si vous vous en doutez bien, avec des thématiques pareilles, on entre dans un roman pas très joyeux.

Et c’est également là le problème. Le soucis que j’ai eu avec ce roman c’est que l’auteur en faisait beaucoup trop. Trop de drame, trop de tortures physiques et psychologiques, trop dans l’extrême (de parents très religieux on va partir dans une secte de pédophile etc.) Il n’y a aucunes nuances, ce n’est pas bien dosé. Tous les personnages de ce romans ont une vie ou un passé horrible. Il n’y en a aucun qui a ou a eu une vie ne serait-ce normale, loin de ces horreurs. Que ce soit les victimes, les enquêteurs, la profileuse, les personnages secondaires, tous ont un passé horrible. Soit ils ont été battu par leurs parents, soient ont vécu dans la rue, soit ils ont été victime d’une secte pédophile/satanique, soit ils ont pris de la drogue j’en passe et des meilleurs. Il n’y a aucun recul dans cette histoire. On est en permanence dans cette ambiance pleine de noirceur. Et même si j’aime ce genre de roman, pour moi, là c’était trop.

Le début du roman est très captivant cela dit. L’auteur nous accroche tout de suite, dès les premières pages. Mais à la longue j’ai trouvé que l’on stagnait. On tournait trop autour du passé du personnage principal qui faisait, à mon goût, beaucoup trop écho à l’affaire actuelle. Le fait d’impliquer trop personnellement notre personnage principal dans les enlèvements d’enfants n’a pas été une idée très judicieuse de la part de l’auteur selon moi. Son passé et l’affaire en cours se faisaient beaucoup trop écho, c’était lourd et redondant à la longue. De plus, la révélation finale ne m’a en aucun cas surprise, je m’en suis même doutée dés la première moitié du roman. Justement parce qu’on a aucun recul sur cette histoire, cette dernière étant beaucoup trop centrée sur l’héroïne, la fin n’a rien d’exceptionnelle, elle était même évidente.

Enfin, quelque chose m’a un peu gênée dans ce roman, c’est cette pseudo ré écriture du conte de Peter Pan que l’auteur a voulu faire transparaitre dans son histoire. C’était irréaliste et maladroit selon moi. Déjà que le trop plein de malheur ne rendait pas l’histoire crédible, là, on a touché le gros lot. C’était donc une lecture en demi teinte pour moi. J’ai aimé l’écriture et le style de l’auteur. J’ai aimé les thématiques abordées. En revanche, pour moi ce roman manque de crédibilité et de recul.

Note : 2.5 sur 5.

CarolinaBouquine.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Le berceau du Talion de Sébastien Jullian

Lorsqu’un mail provenant du ministère de l’Intérieur est envoyé dans les bureaux de la police de Grenoble, le trouble est semé. Il décrit l’endroit où gît le corps d’un célèbre avocat, Eddie Durand, assassiné dans des circonstances effroyables. Au même moment, dans un petit village de Haute-Savoie, un suicide étrange éveille la curiosité des forces de l’ordre… A priori, ces affaires n’ont rien en commun. Mais un détail fait ressurgir un nom, celui de Valentin Monge. Le commissaire Sirus et ses hommes doivent replonger dans une sordide affaire classée de harcèlement, viol et suicide. L’ombre d’une vengeance semble désormais planer sur les enquêteurs. Mais tout va trop vite, et paraît incontrôlable. Il n’y a plus de hasard. Ce n’est pas un jeu. C’est une démonstration.

  • Edition : Nouvelles Plumes
  • Genre : Thriller
  • 323 pages
  • One Shot
  • Lu le 23 octobre 2022
  • Dommage que l’on comprend le dénouement dés le début

Ce roman nous raconte l’histoire de Valentin, un adolescent renfermé sur lui-même, un peu en marge de la société, qui peine à se faire accepter par ses camarades car il est différent. Valentin est solitaire, original, il n’arrive pas à s’intégrer et devient rapidement la risée de l’école, le bouc émissaire des autres élèves. Insultes, menaces et coup bas deviennent son quotidien. Mais un jour, un groupe d’élèves va trop loin, Valentin se fait violer et n’arrivant pas à se remettre de ce traumatisme, il se suicide. Quelques années plus tard, les personnes ayant d’une façon ou d’une autre participées à son suicide se font tuer.

C’est un roman dur que Sébastien Jullian nous propose là. Dés les premières lignes, on entre dans le vif du sujet avec ce prologue sur Valentin qui nous raconte son calvaire au quotidien, le harcèlement scolaire dont il est victime et son viol. C’est assez cru, l’auteur ne prend pas de pincette, la volonté de choquer est là, donc dès le départ l’ambiance du roman est posée. On est ici dans une atmosphère pesante, angoissante, un poil malaisante aussi.

Je suis à la fois conquise et un peu déçue par cette lecture. J’ai adoré l’intrigue, sa mise en place, ce côté vengeance etc. J’ai trouvé qu’on montait en pression au fil des chapitres et que l’ambiance devenait plus anxiogène. Le récit est addictif, rythmé, on ne s’ennuie à aucun moment. C’est aussi bien écrit. J’ai beaucoup aimé le personnage de Gilles, c’est un flic détruit par la vie, qui à tout pour être heureux mais qui peine à l’être car il est dévoué à son travail qui agit sur lui comme une drogue. Il délaisse progressivement femme et enfant car il est constamment en manque, en manque de justice, en manque d’adrénaline. Il cherche l’Affaire, avec un grand A, celle pour laquelle il aura été jusqu’au bout, celle qui lui fera dire stop. Le côté flic détruit est quelque chose que l’on retrouve souvent dans les thrillers, donc ce n’était pas orignal en soit, mais j’ai trouvé qu’ici l’auteur avait plutôt bien dosé les choses, on ne tombait pas dans la carricature. J’ai donc beaucoup aimé ce personne même si certains évènements de sa vie méritaient d’être un peu plus développés.

J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont l’enquête est menée. Je trouve que l’évolution est progressive et crédible dans l’ensemble, il n’y a pas de gros twists ni de gros indices qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Enfin, presque…

Et c’est là où je ressors un peu déçue de ma lecture. Il y a un moment dans le récit où l’on comprend le pourquoi du comment. On comprend qui et derrière tout ça et pourquoi bien trop tôt dans l’histoire et donc forcément il n’y a plus aucune surprise à la fin. J’ai trouvé ça tellement dommage, tellement facile que je me suis même demandée si je n’avais pas rêvé. J’ai relu ce passage de quelques lignes plusieurs fois en me disant : mais non c’est pas possible, l’auteur n’a pas amené ça comme ça quand même ? Et bien si malheureusement. C’est tellement maladroit, tellement gros, tellement évident que s’en était presque ridicule. Par conséquent j’ai trouvé ça décevant. Etant une très grosse amatrice de thriller peut-être que cela m’a sauté aux yeux beaucoup trop vite ? Peut-être que pour des lecteurs amateurs ça passerait comme une lettre à la poste ? Je ne sais pas. Bien sur que cela n’enlève rien au côté passionnant et addictif du bouquin. Cela n’enlève rien au fait que le personnage de Gilles est très intéressant à suivre. Ma lecture n’a pas été gâchée pour autant mais je pense sincèrement que si je n’aurai pas su qui ? pourquoi ? comment ? au bout de 50 pages ma lecture n’en aurait été que meilleure.

En conclusion, j’ai quand même passé un bon moment de lecture avec ce bouquin. J’ai aimé la plume, les personnages et ce côté vengeance par rapport à un thème très intéressant qu’est le harcèlement scolaire. Je regrette d’avoir tout compris au bout de 50 pages, je suis un peu déçue que l’auteur ait rendu cela évident et trop facile. Cela dit je recommande quand même ce livre aux lecteurs amateurs de thriller.

Note : 3.5 sur 5.

CarolinaBouquine.