Chronique, Jeunesse/Aventure, Thriller/Policier/Horreur

Dans la maison – Philip Le Roy

couv72758983Dans la maison de Philip Le Roy

Huit lycéens d’une section Arts Appliqués ont l’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’un d’eux propose d’organiser une soirée frissons. Le but du jeu : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille… La soirée bascule dans un huis clos horrifique.

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Edition : Rageot  Genre : Thriller/Jeunesse ◈ 352 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note :  16/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Philip Le Roy, né le  à Toulouse, est un auteur français de thrillers. Il a d’abord suivi des études en école de commerce avant de devenir scénariste pour la publicité et le cinéma. Il se lance dans l’écriture en 1998 avec la publication d’un premier thriller, « Pour Adulte Seulement », remarqué par la critique à sa sortie et couronné du Prix Polar de la ville de Toulouse. Il récidivera l’année suivante, dans ce même genre qu’il a semble-t-il adopté, avec « Couverture Dangereuse ». Il reçoit en 2005 le Grand Prix de littérature policière pour son roman « Le Dernier Testament ». Musicien à ses heures perdues, il pratique également les arts martiaux et vit aujourd’hui dans le sud de la France, à Vence.

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Dans ce thriller jeunesse on va suivre les Huit, un groupe de huit lycéens, populaires, tantôt adulés tantôt détestés, qui étudient les arts. Ce petit groupe est un clan plutôt fermé. En effet, les Huit ne restent qu’entre eux, ne se mélangent pas aux autres et surtout n’acceptent personne d’autres dans leur cercle d’amis. A part leur intelligence, ils ont en commun le goût pour les soirées arrosées. Alors que les parents de l’un d’entre eux sont en voyage, ils décident de profiter de l’occasion et organise une soirée horreur. Le but est simple : se faire peur. Mais rien ne va se passer comme prévue puisque la soirée va prendre une tournure inattendue. 

Dans l’ensemble je dirai que j’ai bien aimé ce roman. J’ai passé un bon moment avec les Huit et la plume de l’auteur est assez addictive et fluide, ce qui facilite grandement la lecture puisque j’ai lu ce livre d’une seule traite. Philip Le Roy réussit dés les premiers chapitres à captiver le lecteur grâce à ses personnages qui, malgré le fait qu’ils soient tous arrogants et antipathiques, sont quand même intéressants à découvrir. Cela dit je n’ai pas eu l’impression qu’ils étaient tous aussi différents les uns que les autres. J’ai même eu, parfois, le sentiment qu’ils étaient tous pareils, qu’ils avaient tous été conçus dans le même moule. Autant vous dire que ce livre regorge de stéréotypes. Même si d’habitude cela me hérisse le poil, là ça va, c’est passé comme une lettre à la poste. Pour en revenir aux personnages, les ais tous bien aimé mais je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. En effet, quand on suit un groupe de huit personnes il est compliqué de s’attarder sur un en particulier. 

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J’ai également aimé l’ambiance de l’histoire. Les adolescents sont dans une immense maison truffée de caméra. Le premier voisin se trouve à des kilomètres. Le réseau laisse à désirer, ils sont donc isolés et un peu coupés du monde. Et pour couronner le tout, à l’extérieur c’est le déluge : pluie et orage à gogo. C’est ce que j’attendais comme ambiance et je n’ai donc pas été déçue de ce côté là. En revanche deux choses m’ont quand même titillées dans ce roman. La première c’est le côté « peur ». Alors, je sais qu’il s’agit d’un roman jeunesse et que donc pour une personne comme moi qui adore les thriller et les livres horrifiques, ce livre ne fait pas du tout peur. Malgré tout, j’ai trouvé que les « blagues » que se faisaient les adolescents entre eux étaient plutôt « limites ». Je ne sais pas comment expliquer cela mais c’était beaucoup trop prévisible à mon goût et du coup je suis un peu restée sur ma fin. En revanche, cela rendait la lecture plutôt dynamique puisque tous s’enchaîne. La seconde chose qui m’a un peu gêné c’est l’omniprésence de l’alcool dans ce bouquin. C’est simple, l’auteur en parle pendant au moins 80% du roman. C’était beaucoup trop. Je me demandais même comment ses ados faisaient pour tenir encore debout et rester lucide après avoir ingérer autant d’alcool. C’était là pour le coup pas du tout réaliste. 

Pour ce qui est de la fin, je m’y attendais un peu (beaucoup même), je n’ai donc pas été surprise mais cela ne m’a pas non plus dérangé, j’ai malgré tout bien aimé ce roman. Le livre est intéressant dans l’ensemble mais ce que je lui reproche le plus c’est peut-être le fait qu’il ne fait pas si peur que cela et que l’auteur parle d’alcool pendant la presque totalité du bouquin. Je recommande malgré tout cette lecture qui pourrait plaire, je pense, aux adolescents. C’est une lecture addictive, plaisante, on ne s’ennuie pas une seule seconde donc oui, pourquoi ne pas vous laisser tenter ?

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« À ce stade de la soirée, les huit adolescents commençaient à éprouver les effets de l’ alcool qu’ils avaient consommé au fil des jeux et des défis. La frontière entre la mascarade et la réalité devenait floue. Les parts de vrai et de faux s’intriquaient au point qu’ils percevaient la présence d’étrangers dans la maison sans se douter du réel danger qui les menaçait… »

« Ne pas aimer la même chose que tout le monde. Ne pas lire la même chose que tout le monde. Ne pas penser la même chose que tout le monde. »

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Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Le mystère des ombres – Florian Mastroserio

Couverture Le Mystère des OmbresLe mystère des Ombres de Florian Mastroserio

Au cœur de l’aristocratie écossaise, la disparition de Lucille Cryer-Edwardes avait fait scandale. Un an plus tard, alors que les jeunes détectives Tom Johnson et Scott McLaan passent leurs vacances au Manoir des Ombres, le cadavre de lady Cryer-Edwardes est déterré du parc. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute : son assassin réside au Manoir. Très vite, les secrets de famille ressurgissent du passé… Au milieu de ces trahisons, mensonges et dissimulations, y a-t-il une once de vérité ?

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Edition : Poussière de lune  Genre : Policier ◈ 257 pages ◈ Sortie : Juin 2019 ◈ Ma note : 13/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Se découvrant une passion pour l’écriture grâce aux livres d’Agatha Christie, Florian Mastroserio, âgé de 16 ans, marche à présent dans les pas de la célébre romancière en signant avec Le Mystère de l’Ombre, son troisième roman. 

Source : La quatrième de couverture du roman.

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L’histoire se déroule en Ecosse. Alors que Kate Cryer-Edwardes, une jeune fille issue de l’aristocratie écossaise, rentre de promenade, sa mère, Lucille a disparu. Tout le monde au Manoir des Ombres la cherche, sans succès. Croyant à une énième mauvaise plaisanterie de sa mère, c’est par hasard, après avoir entendu des coups de feu dans la demeure, que Kate, découvre le corps, sans vie de sa mère. Effrayée elle court chercher son père ainsi que le reste de sa famille. Arrivant à l’endroit indiquer par la jeune fille, la surprise est totale, le cadavre de Lucille a disparu et ne sera jamais retrouvé. Un an plus tard, à la suite de nouveaux éléments, la police se penche à nouveau sur l’affaire. Kate et ses nouveaux amis français, Tom, Noémie et Scott vont mener leur enquête de leur côté. Ils vont découvrir que tout dans la famille Cryer-Edwardes n’est que mensonges, trahisons et secrets. 

Je tenais, tout d’abord à remercier les éditions Poussière de Lune pour m’avoir fait confiance et pour m’avoir envoyer ce bouquin.

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Comme toujours, je vais être honnête envers vous. Ce livre contient des points positifs certes mais, malheureusement, pas mal de points négatifs. Commençons par le positifs. Tout d’abord le travail d’écriture, je tiens quand même à rappeler que l’auteur n’a que 16 ans alors même s’il y a quelques petites choses à améliorer, notamment au niveau des dialogues, que j’ai trouvé un poil trop lourds, dans l’ensemble je trouve que les bases y sont. C’est bien écrit, sans non plus en faire des caisses. Ensuite, au niveau de l’intrigue je trouve qu’elle est quand même bien menée. Même si nous, lecteur, on a le sentiment de ne pas trop savoir où l’on va, l’auteur lui suit une ligne toute tracée et nous embarque dans son enquête. Il y a dans ce roman, je le reconnais, quelque chose d’addictif, et ce malgré les points négatifs que j’évoquerai plus tard. En effet, alors que le début était un peu laborieux pour moi, je me suis surprise à tourner les pages et à enchaîner les chapitres. On se prend facilement au jeu. Au final j’ai lu le livre d’une seule traite, sans interruption. C’est ce côté addictif qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de l’histoire. Une intrigue qui tient la route, une histoire addictive et une écriture sympa, voilà ce que j’ai aimé dans ce roman.

Passons maintenant aux choses un peu moins bonnes que j’ai pu rencontrer durant ma lecture. Tout d’abord, mais ça c’est surtout un problème pour moi personnellement, le quatuor amoureux qui se forme dés le départ entre Kate, Noémie, Tom et Scott. Ayant un problème avec la romance, je m’en serai donc bien passé. Les passages romantiques très peu pour moi, je trouvais que ça coupait net l’ambiance « policier » de l’histoire. C’était amené de façon assez maladroite, j’avais l’impression que l’auteur voulait s’essayer un peu à tous les genres mais c’était trop brouillon, trop caricatural et cela se ressentait. Après, j’ai, à la base un soucis avec la romance donc, bon… Ensuite, j’ai trouvé que ce roman comprenait beaucoup (trop) de personnages. J’ai eu, je ne le cache pas, un début de lecture assez compliqué. Je peinais à comprendre qui était qui, qui parlait, qui était lié ou marié à qui. Bref, c’était laborieux. Il en va de même pour tous les secrets et les mensonges qui nous sont dévoilés au fil du bouquin. Ils arrivent trop rapidement, trop abruptement. Tous s’enchaînent, y’a pas vraiment de temps mort. On peut y voir là une lecture dynamique mais moi, plus les pages défilaient plus je trouvais que c’était trop facile, limite invraisemblable. Je pense que laisser souffler un peu le lecteur n’aurait pas été un luxe car à trop vouloir en faire, on finit par perdre en crédibilité ensuite. 

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Concernant les personnages, je ne me suis prise d’affection pour aucun d’entre eux. Je trouvais qu’ils manquaient tous de piquant. Je les ai trouvais très plats. L’auteur aurait du creuser un peu plus les choses notamment, peut-être, au niveau de la romance qui aurait pu être moins « cul-cul ». Idem pour le dénouement final. La révélation concernant l’identité de l’assassin ne m’a guère surprise et encore une fois, les motivations sont restées assez brumeuses pour moi. Cela manquait de fluidité. Il aurait fallu peaufiner et travailler davantage sur l’intrigue et le caractère des personnages afin qu’il y ait une fluidité dans l’intrigue. Ici, c’était plutôt très abrupte. 

Pour conclure je dirai que Le mystère des Ombres est un roman policier qui, globalement, tient la route au niveau de l’intrigue malgré le côté trop direct que je reproche au récit, au niveau des révélations qui sont faites. La pluralité des personnages et leurs secrets beaucoup trop nombreux rendent la lecture un peu difficile au début mais on finit par s’y faire. Florian Mastroserio ne manque pas de talent et d’idées mais du haut de ses 16 ans il a encore des choses à améliorer et une certaine maturité à acquérir au niveau de l’écriture (notamment des scènes de romance). Mais je ne doute pas que cela viendra avec le temps. Pour ma part, étant une grande consommatrice de thriller et de policier, c’était trop léger pour moi. Mais je pense que cette histoire peut plaire aux ados ou aux personnes ne lisant pas énormément de thriller. 

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Cette nuit là/Après la nuit – Chevy Stevens

couv5160229Cette nuit là/Après la nuit de Chevy Stevens

Adolescente, Toni Murphy a une vie compliquée entre un petit ami, Ryan, qu’elle adore, des parents avec qui la relation est conflictuelle et des camarades de classe qui lui mènent une vie d’enfer. Sa vie tourne au cauchemar quand sa sœur cadette est assassinée une nuit d’été. Toni et Ryan sont reconnus coupables de meurtre et envoyés en prison. Aujourd’hui âgée de 34 ans, Toni se retrouve en liberté conditionnelle. De retour dans sa ville natale, elle essaie de reprendre une vie normale. Mais rien n’est facile. Elle a interdiction de revoir Ryan, sa mère doute de son innocence et le groupe de filles qui lui a mené la vie dure au lycée la harcèle de nouveau. Surtout, Toni prend conscience qu’elle ne pourra tourner la page tant qu’elle n’aura pas découvert la vérité. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Mais la vérité a un prix…

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Edition : Pocket  Genre : Thriller ◈ 459 pages ◈ Sortie : Avril 2016 (en format poche) ◈ Ma note :  14/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Chevy Stevens, nom de plume de Rene Unischewski,  née en  dans la province de la Colombie-Britannique, est une femme de lettres canadienne, auteure de roman policier. Elle passe son enfance sur un ranch situé sur l’île de Vancouver. Adulte, elle travaille dans le milieu de la vente, puis comme agent immobilier, avant de se lancer dans l’écriture de thrillers qui s’inscrivent sur la New York Times Best Seller list.

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Dans Cette nuit là, on va suivre Toni, jeune femme ayant la trentaine, qui a passé la moitié de sa vie en prison pour le meurtre de sa soeur et qui vient d’en sortir. En liberté conditionnelle, Toni va replonger dans son passé afin de se rappeler les derniers mois qui ont précédé la mort de sa soeur Nicole. Elle entend bien trouver des indices pour se blanchir elle et son petit ami de l’époque, Ryan, car ils n’ont pas assassiné Nicole ce soir là. Sauf qu’à vouloir remuer le passer elle va s’attirer des ennuies et sera à deux doigts de retourner en prison. 

De Chevy Stevens j’ai lu Séquestrée que j’avais énormément aimé ! Après cette lecture j’avais acheté son deuxième bouquin, Cette nuit là, qui a dormi pendant 2 ans dans ma PAL mais que j’ai ressorti dans l’espoir de retrouver ce que j’avais adoré dans le premier roman. Et bien, malheureusement, cette lecture fût une petite déception pour moi. Je ne m’attendais clairement pas à ça en fait. 

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Alors on va commencer par le positif. J’ai adoré retrouver la plume de l’auteure. Honnêtement, elle écrit vraiment très bien à tel point que cela en est addictif. Son style d’écriture est agréable et plaisant à lire. L’intrigue est bien ficelée et les flash back accentuent le côté additif du bouquin. L’histoire est racontée du point de vue de Toni et l’alternance des périodes donnent un certain rythme à la lecture. Les différents thèmes abordés par l’auteure sont intéressants et encore d’actualité aujourd’hui. On y parle harcèlement scolaire, d’adolescents qui se cherchent, de persécution, de problèmes familiaux et de délinquance (vole, effraction, drogue etc…). C’est fou de voir à quel point les ados peuvent être mauvais entre eux. Cet aspect là du bouquin était vraiment instructif et passionnant mais (et malheureusement c’est là que l’on va rentrer dans les points négatifs de ce livre) j’ai trouvé que tous cela étaient beaucoup trop présent à mon goût.

En effet, le premier tiers du livre n’est rempli que de disputes, de crêpage de chignon entre soeur, mère et fille, entre ancienne copine de lycée ou bien entre les femmes en prison. J’ai trouvé que Chevy Stevens n’avait pas su doser les choses de ce côté là par conséquent, cela devenait lassant. J’avais l’impression de tourner en rond et de ne pas aller droit au but. C’était comme si l’auteure s’en servait comme tremplin pour à chaque fois relancer l’intrigue. Dés qu’une dispute se terminait une nouvelle apparaissait. Il n’y a jamais de répit pour Toni dans cette histoire et j’ai trouvé que du coup, cela manquait de crédibilité. Autant vous dire que ce roman est pauvre en actions et en révélations. L’auteure s’est beaucoup trop attardée sur le côté harcèlement à tel point que le côté thriller est relégué au second plan. Ce n’est d’ailleurs pas un thriller mais plutôt un roman noir à mon avis. Au bout de 150-200 pages j’avais envie de crier à l’auteure : C’est bon on a pigé le truc, passe à autre chose ! Après les persécutions à l’école, on a les persécutions en prison et ensuite on a encore des persécution lorsque Toni revient dans sa ville natale. C’était beaucoup trop pour moi. 

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Pour ce qui est des personnages, honnêtement je n’ai pas grand chose à dire. J’ai bien aimé Toni dans l’ensemble mais avec tous ce qui lui arrive, à la fin je n’en pouvais plus. Et ses disputes avec Shauna, avec sa soeur, avec sa mère, avec son petit ami, avec les filles de la prison, avec les flics… Pff. Je préfère ne plus y penser. Concernant Ryan, j’avoue que l’on ne connait pas grand chose de lui mais à choisir, je l’ai préféré à Toni. Et puis y’a Shauna, la fille à papa bourrée de stéréotypes. Une véritable peste ! Du coup, on se retrouve avec des personnages manquant un peu d’originalité. 

J’ai quand même envie de vous parler de la fin qui n’a pas été une grosse surprise pour moi. On connait l’assassin limite dés le début du roman. J’ai espérai en vain un gros rebondissement mais il n’est jamais venu. J’attendais beaucoup de ce roman, trop peut-être, que du coup la fin ne passe pas. Elle a été bâclée à mes yeux et n’est en aucun cas crédible.

En conclusion je dirai que Cette nuit là est un roman noir plus qu’un thriller qui m’a un peu déçue. Il n’y pratiquement pas d’action et le dénouement final est sans surprise. Il manque même de crédibilité. Cela dit, le style de l’auteure est super et agréable à lire. C’est pour cela que je n’ai pas abandonné ma lecture car la plume est vraiment addictive. 

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« Il était interdit de pénétrer dans une autre cellule que la sienne, et tout contact physique avec une autre détenue était proscrit. Au début, je me fichais bien d’une telle mesure, je n’aurais touché quelqu’un d’autre pour rien au monde. Il m’a fallu des années pour comprendre à quel point l’absence de contact physique est insupportable. »

« Plus maman s’entêtait à vouloir contrôler mon quotidien, plus je me sentais prisonnière, avec l’impression de ne plus pouvoir respirer. Du coup, je faisais le contraire de ce qu’elle voulait. Le plus douloureux, pour moi, était de voir qu’elle ne m’aimait plus comme avant. J’étais devenue un sujet de déception, de honte et de colère pour elle, ça la rendait dingue que je ne sois pas comme elle l’aurait voulu. Je finissais par me demander si elle m’aimait encore. « 

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Mygale – Thierry Jonquet

couv62446539Mygale de Thierry Jonquet

C’est un des huis – clos les plus effrayants de l’histoire du roman policier et le chef-d’oeuvre de l’auteur. Le récit de la vengeance machiavélique de Richard Lafargue, un chirurgien dont la fille Viviane a été violée et en a perdu la raison, contre le coupable sur lequel il s’acharne en mobilisant toutes les ressources de son savoir médical. Comme toujours chez Thierry Jonquet, le suspense s’incarne dans une dimension physique qui donne au livre une tension extraordinaire. La violence n’est pas une notion abstraite, elle s’inscrit dans la chair même des personnages. Le milieu médical que l’auteur connaît bien pour y avoir exercé à ses débuts devient une métaphore de la société tout entière vouée à la violence. Récit inoubliable et dérangeant qui met en évidence l’existence de pulsions morbides, sous le couvert des apparences de la normalité la plus ordinaire.

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Edition : Folio  Genre : Policier ◈ 153 pages ◈ Sortie :  1995 (dans cette édition) ◈ Ma note : 18/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Thierry Jonquet est un écrivain français, né le 

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Mygale est un roman noir qui me marquera à vie ! Je ne vous ferai pas un résumé de l’histoire car j’estime que la quatrième de couverture en dit assez (peut-être un peu trop ?). Je l’avoue, au début, je ne comprenais pas grand chose, je ne savais pas où l’auteur voulait en venir. On va suivre trois histoires bien distinctes, qui à priori n’ont rien à voir entre elles mais qui, au final, vont finir par se rejoindre. Mais avant que cela se produise et que je commence à comprendre l’histoire, je peux vous assurer que je me sentais un peu perdue. Je me posais énormément de questions. Impossible, par la même occasion, de lâcher ce roman tant je tenais à savoir la suite. Au fil des pages les pièces du puzzle finissent par s’emboîter les unes aux autres et tout commence à se mettre en place et à avoir un sens. Et une fois que tout se démêle… c’est juste waouh ! 

L’intrigue est extrêmement bien ficelée puisque ces trois histoires qui n’ont à première vue rien en commun se rejoignent rapidement avec efficacité et sans jamais que cela soit laborieux à suivre. Bien au contraire, tout est fluide et logique et l’auteur sait nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page. J’ai réellement été bluffée par cette histoire. On a ici une intrigue glauque, inquiétante, vraiment oppressante, plus que dérangeante voir même inimaginable. Malgré tout ça, je pense que l’on ait vraiment loin du véritable roman noir. Mais cela ne fait rien, le livre reste excellent ! C’est vrai qu’il est compliqué de parler de cette histoire sans trop en dévoiler mais je peux déjà vous dire que j’aurai préféré que le livre soit beaucoup plus long. Il était tellement captivant et intense que quelques dizaines de pages supplémentaire auraient été la bienvenue. C’est d’ailleurs pour cela que ce livre ne sera pas un coup de coeur. Il m’en aurait fallu un peu plus pour que ce soit le cas.

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Concernant les personnages, je les ais trouvé très travaillés. Ils sont bien détaillés, bien construits, c’était intéressant de les découvrir et d’apprendre à les connaître. Le personnage de Richard Lafargue m’a fait passer par pleins d’émotions. La peur dans un premier temps puisque l’on découvre rapidement qu’il est complètement fou (il tient quand même Eve enfermée dans une chambre et l’oblige à se prostituer). Ensuite ça a été le dégoût, lorsque l’on apprend la vérité. Et enfin, de la « compassion » car on va apprendre des choses sur lui, des choses pas très joyeuses malheureusement. Puis il y a Eve, qui m’a étonnée tout au long du roman (je ne vais pas trop en dire). 

Pour conclure je dirai que Mygale est un roman qui risque d’en surprendre plus d’un. Mais attention, ce récit peut être déroutant, voir même dérangeant pour pas mal de monde alors je préféré vous mettre en garde. Pour ma part, j’ai adoré ! J’ai été captivée par cette histoire du début à la fin. L’auteur a su me surprendre et me tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne. L’intrigue est bien ficelée, la plume de l’auteur est simple mais efficace. C’est un récit intense que nous propose Thierry Jonquet. Un récit fort, poignant, étrange, glauque, un récit qui ne vous laissera pas indifférent c’est évident. Mygale c’est également un livre qui se lit rapidement puisque l’auteur va directement à l’essentiel. Pas de répit pour le lecteur. Tout s’enchaîne et les pièces du puzzle s’assemblent au fil des pages. Pour finir, il faut savoir que Mygale c’est aussi une adaptation cinématographique. En effet, le film La Piel que habito de Pedro Almodovar en est inspiré. Je vous conseille toutefois, si vous n’avez pas encore vu le film, de lire le livre ! Je l’ai trouvé beaucoup plus réussi et moi décevant que le film. 

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« Dans ta tête, tu avais donné un nom au maître. Tu n’osais l’employer en sa présence, bien entendu. Tu l’appelais « Mygale », en souvenir de tes terreurs passées. Mygale, un nom à consonance féminine, un nom d’animal répugnant qui ne cadrait pas à son sexe ni au raffinement extrême qu’il savait montrer dans le choix de tes cadeaux… Mais Mygale car il était telle l’araignée, lente et secrète, cruelle et féroce, avide et insaisissable dans ses desseins, caché quelque part dans cette demeure où il te séquestrait depuis des mois, une toile de luxe, un piège doré dont il était le geôlier et toi le détenu. »

« Après la soif est venue la faim. Au dessèchement de ta gorge, à ces cailloux, aux arêtes saillantes qui te déchiraient la bouche sont venues se joindre des douleurs profondes, diffuses, dans ton ventre ; des mains qui te tordaient, l’emplissant d’aigreurs et de crampes. »

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Le cinquième jour – Maud Tabachnik

couv3008655Le cinquième jour de Maud Tabachnik

New York est la plus fantastique des villes, mais elle abrite aussi quelques dingues, une foule de paranoïaques et des parents inconscients, capables de laisser partir leur petite fille avec un presque inconnu. C’est ce que pense l’inspecteur Stan Levine, père de famille lui-même, en recevant Howard Riley et sa mère, lesquels déplorent la disparition de leur sœur et fille Gloria, neuf ans. Stan Levine se demande s’il va devoir sacrifier son premier week-end en famille depuis que Christophe Colomb a découvert l’Amérique. Le flic de choc va plonger dans les bas-fonds new-yorkais pour traquer un autre père de famille, monstrueusement pervers celui-là. Le furieux défi entre les deux hommes passe par des moments insoutenables…

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Edition : Le Livre de Poche  Genre : Thriller ◈ 326 pages ◈ Sortie : 2003 (en poche) ◈ Ma note :  16/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Maud Tabachnik, née en à Paris, est une écrivaine française. Romancière atypique ayant commencé sa carrière d’écrivaine sur le tard, elle écrit des romans situés à la frontière de plusieurs genres tels que le roman noir, le thriller politique, le roman policier historique ou encore le suspense. Elle obtient un diplôme en kinésithérapie en 1963. Elle exerce la profession de kinésithérapeute ostéopathe durant plus de 20 ans. Par la suite, elle est obligée d’arrêter son métier, et, à 50 ans, elle décide de se consacrer à l’écriture. Elle considère que le roman policier est « un formidable coup de projecteur sur notre société et un engagement individuel à dénoncer ce qui ne va pas ». Ses combats sont livrés contre l’antisémitisme et l’homophobie. En 2001 paraît aux éditions Albin Michel son livre culte Le Cinquième Jour, auquel elle donne une suite en 2010 dans Ne vous retournez pas

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L’histoire débute par l’enlèvement de la la petite Gloria Riley. En effet, Mme Riley, reçoit chez elle un vieil homme qui se dit intéressé par son fils afin de l’embaucher dans sa ferme. Durant la visite, le vieil homme, qui répond au nom de Mr Mosley, va faire la connaissance de la petite Gloria. Rapidement, il va s’intéresser à elle et va demander la permission à la mère de la fillette, de l’emmener avec lui à l’anniversaire de sa nièce. Réticente au début, Mme Riley va finir par accepter. Elle ne reverra plus jamais sa fille. S’ensuivent deux autres meurtres qui vont attirer l’attention de l’Inspecteur Stan Levine, qui va mener l’enquête. 

Difficile pour moi de vous faire un beau résumé de ce roman sans trop vous en dévoiler. Dans tous les cas, sachez que j’ai bien aimé ma lecture et que je n’ai pas été surprise des horreurs que contient ce bouquin. Ne vous inquiétez pas, je vais vous expliquer. 

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Il faut tout d’abord savoir que ce roman s’inspire de la vie d’un tueur en série qui a réellement existé qui n’est autre qu’Albert Fish, aussi surnommé Le Vampire de Brooklyn. Sadomasochiste, pervers sexuelle, pédophile, sadique et cannibale à ses heures perdues, autant vous dire que cet homme et de loin le tueur en série le plus horrible que l’histoire n’est jamais connue. Donc préparez vous à lire quelques scènes dans ce genre là. Si je n’ai pas été dégoûtée ou étonnée par le contenu de ce livre c’est tout simplement parce que je connaissais l’histoire d’Albert Fish du coup, je n’ai pas du tout était surprise par cette lecture. Je trouve que Maud Tabachnik s’est même un peu trop inspirée de lui. Je vous explique (attention spoiler !) : Dans la véritable histoire Albert Fish a envoyé une lettre à la famille de Grace (la petite fille qu’il avait enlevée) dans laquelle il expliquait ce qu’il avait fait d’elle (c’est assez répugnant je préfère vous prévenir). Dans le livre j’ai été un peu déçue de voir que l’auteure avait repris cette lettre. J’y ai retrouvé beaucoup de ressemblance, je l’ai donc lu sans surprise j’en connaissais le contenu à l’avance. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est du mots pour mots mais presque. Du coup voilà. Je pense que ceux qui connaissant l’affaire Albert Fish ne seront donc pas surpris par cette lecture. En revanche, pour ceux qui ne connaissent pas et que ça intéressent, je leur dirai de d’abord lire le livre de Maud Tabachnik et ensuite allez lire la véritable histoire. 

Bon, et si on parlait concrètement de cette lecture ? Je l’ai bien aimé. Sincèrement, même si je connaissais l’histoire de ce tueur en série j’ai quand même apprécié ma lecture et j’ai surtout aimé le fait qu’au fil des pages, l’auteure s’éloignait un peu de la véritable histoire et finissait par instaurer dans son intrigue un peu de suspense.  En effet, une course contre la montre va se mettre en place obligeant l’inspecteur Levine à progresser dans son enquête. L’intrigue est rythmée. Le lecteur alterne les points de vus, on est à la fois dans la tête de ce psychopathe et à la fois dans celle de l’inspecteur Levine. Et au fur et mesure que les chapitres défilent l’angoisse monte. J’étais plongée dans l’histoire il m’étais impossible de lâcher mon livre sans en connaître la fin le plus rapidement possible. Et quelle fin ! J’ai été scotchée, je ne m’y attendais vraiment pas. Honnêtement cette fin m’a fait quelque chose, elle m’a carrément bouleversée. J’ai également vu qu’il y avait une suite à ce roman et je vais rapidement me la procurer.

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Pour ce qui est de la plume de l’auteure, y’a pas à dire elle est efficace. Maud Tabachnik ne mâche pas ses mots, elle est directe, crue donc âmes sensibles s’abstenir ! C’est un livre qui contient beaucoup d’horreur de part ses descriptions mais qui, aussi bizarre que cela puisse paraître, reste très addictif de par la plume de l’auteure. Au niveau des personnages, là aussi il faut dire que la psychologie du tueur en série est relativement bien mise en avant. Sans forcément rentrer dans les détails et sans en faire des tonnes, l’auteure nous offre une poignée de personnages qui sont plutôt bien travaillés. A tous ceux qui ne connaissent pas Albert Fish préparez-vous à suivre la vie d’un véritable monstre, vous n’aurez pas le temps de souffler une seule seconde.

Pour conclure je dirai que Le cinquième jour est un livre qu’il ne faut pas mettre entre toutes les mains. C’est un récit comprenant beaucoup de scène d’horreur, je vous rappelle quand même que le tueur en série sur lequel l’auteure s’est basée pour écrire ce roman, était entre autre cannibale, pervers, sadique sexuelle et sadomasochiste. Donc imaginez un peu le tableau… Personnellement j’ai aimé cette lecture, aussi malsaine soit-elle. Je sais que c’est étrange de dire que l’on a aimé un livre comprenant autant d’horreur mais c’est pourtant la vérité. Les lectures que j’aime sont celles qui me procurent une sensation (la joie, la tristesse, la peur, etc…) et ce bouquin m’a bouleversée de part sa fin. Je lirai donc avec plaisir la suite. La seule chose qui me « chagrine » avec cette lecture c’est de ne pas avoir été surprise de découvrir la personnalité du tueur en série puisque je connaissais déjà son histoire, mais bon cela n’est pas la faute de l’auteure. 

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« Comment devient-on un criminel? Elle avait posé la question à Stan qui lui avait répondu qu’il y avait autant de criminels différents que d’hommes mais que tout se réduisait en fin de compte à trois choses: le sexe, le pouvoir et la vengeance. »

« Mais mourir sans souffrir était incomplet. Lui savait parfaitement ce qu’apportait la douleur. La douleur était flamboyante, rédemptrice. Elle élevait l’homme au-dessus de sa condition de primate. Seul, de toutes les espèces, il était capable d’en ressentir la grandeur. Aucun animal ne se l’infligeait volontairement. Les hommes allaient au bûcher en chantant; les premiers chrétiens priaient pendant que les fauves les dévoraient. Partout dans le monde les hommes l’offraient à leur dieu comme ultime gage d’amour et de soumission. »

Chronique, Jeunesse/Aventure, Thriller/Policier/Horreur

Dix – Marine Carteron

couv7234357Dix de Marine Carteron

Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

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Edition : Le Rouergue  Genre : Thriller/Jeunesse ◈ 288 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note :  17/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Marine Carteron est née en 1972. Elle a suivi des études d’histoire de l’Art et d’archéologie. Elle passe son enfance et son adolescence entre la Bretagne, la Sarthe, la Corse et les Antilles. Les autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un gardien (Le Rouergue Jeunesse, 2014) est son premier roman. 

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Dans ce thriller jeunesse on va suivre dix personnages : 7 adolescents et 3 adultes. Tous se connaissent puisqu’ils fréquentent le même lycée. Du côté des ados nous avons la bimbo, le sportif, les jumeaux renfermés sur eux-même, le geek, le surdoué et la compétitrice. Et du côté des adultes on a une ex infirmière, un ancien policier et une mère professeur de Français. Tous les dix ont été sélectionné pour participer à une télé-réalité qui se déroule sur l’île de Sareck. Arrivés sur place tout ne va pas se passer comme prévu. Une tempête fait rage dehors et une des adolescentes, Margaux, a disparu. 

Vu la taille du bouquin (à peine 300 pages) il est difficile de ne pas vous spoiler en vous faisant un résumé. Dans tous les cas, sachez que j’ai adoré cette lecture qui rappelle beaucoup le livre : Les Dix petits nègres d’Agatha Christie (que j’ai, pour ma part, lu il y un bon moment déjà et dont je ne me rappelle plus les détails) mais en version un peu plus jeunesse même si, cela reste un thriller. Comme je viens de vous le dire, j’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue est posée dés les premières pages. Marine Carteron prend le temps de présenter chacun de ses personnages au début du roman sans pour autant entrer dans les détails. Une fois que les protagonistes arrivent sur l’île, l’ambiance commence à s’assombrir. L‘île est déserte à l’exception du grand manoir dans lequel vont résider les personnages. Ce manoir est vraiment oppressant. L’entrée est un échiquier géant sur lequel des pions, qui sont au nombre de 10, sont dispatchés. Le décor est enfin planté, le jeu peut commencer !

Et l’auteure ne s’arrête pas là. En effet, le manoir contient des chambres toutes plus intrigantes les unes que les autres. Chaque détails comptent, rien n’est superflus ni laissé au hasard. L’alternance des points de vus nous permet d’avoir un récit bien rythmé et très prenant. Au fil des pages, les personnalités des joueurs ainsi que leurs secrets vont être dévoilés et l’on constate rapidement qu’ils sont tous liés à un seul et même fait. Chaque joueur va être jugé et condamné et le tueur ne leur laisse aucune issue de secours. Chaque sentence est accompagnée par un article de loi et j’ai apprécié ce petit détail (c’est l’ancienne étudiante en droit qui refait surface). 

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Cette lecture a été très addictive pour moi. Il n’y a rien d’extraordinaire, dans l’ensemble l’intrigue reste quand même simple. On comprend rapidement qu’il s’agit ici d’une histoire de vengeance, certaines choses et certains passages sont un peu prévisibles et la révélation finale je l’ai vu venir mais je ne sais pas pourquoi j’ai quand même adoré ma lecture. La plume de Marine Carteron et simple mais efficace. Elle va droit au but, ne promène pas le lecteur dans tous les sens et c’est vraiment top. Ce livre est tout simplement un bon thriller jeunesse, sans prise de tête. Une lecture qui fait vraiment du bien, car oui la simplicité ça a du bon parfois. 

Au niveau des personnages, on a droit à une belle brochette de filles et de garçons bourrés de clichés. La blonde prétentieuse et narcissique, le sportif pas très intelligent, l’obèse que tout le monde évite, le geek renfermé sur lui même et amoureux de la bimbo du groupe, le surdoué hermétique à ce qui l’entour, se focalisant uniquement sur les faits et les preuves, la professeure alcoolique qui n’arrive pas à gérer la situation et qui se laisse complètement submerger par ce qu’il se passe etc… Comme je vous le disais, une belle brochette de cliché ! Mais… Là aussi ça passe ! Je n’ai pas une seule seconde été dérangée par ces personnages caricaturaux pour la simple et bonne raison que l’auteure a eu l’intelligence de ne pas en faire des caisses. Tout est dosé comme il le faut, c’est tout simplement parfait. 

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Mais malgré tous ces points positifs, il y a quand même un petit truc qui me chiffonne concernant ce bouquin. J’ai trouvé que certains passages et certaines relations entre les personnages étaient quelques peu glauques et malsaine. D’où le fait que je ne mettrais pas ce livre entre toute les mains. Autre petit bémol pour moi également c’est la fin de l’histoire, j’aurai probablement préféré une fin un peu plus détaillée et un peu moins « bâclées ». 

Pour conclure je dirai que Dix est un thriller jeunesse très addictif, bien écrit avec une intrigue bien ficelée qui reprend les codes du livre d’Agatha Christie. L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle mais ça passe super bien, j’ai beaucoup aimé me plonger dans l’ambiance sombre et mystérieuse de cette île et de ce manoir. J’aurai certes préféré une fin un peu plus aboutit mais ça peut le faire quand même. Je ressors donc dans l’ensemble très satisfaite de cette lecture. 

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« Dans l’escalier, en retrait du groupe, Hélène Astings tentait vainement de calmer sa tempête intérieure. Le spectacle de l’océan, le parfum entêtant de l’iode, et même les hurlements omniprésents des mouettes sur le trajet, n’avaient pas suffi à faire taire la petite voix qui lui répétait que quelque chose n’allait pas. Mais quoi? »

« S’il n’avait plus aucun doute sur une chose, c’était bien celle-ci : leur présence ici n’avait rien de fortuit. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

Nosfera2 – Joe Hill

couv29284704Nosfera2 de Joe Hill

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive. Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix… Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

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Edition : J’ai Lu  Genre : Horreur/Fantastique ◈ 763 pages ◈ Sortie : 2015 (en poche) ◈ Ma note :  15/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Joe Hill, nom de plume de Joseph Hillstrom King, né le , est un écrivain de fantastique et d’horreur américain. Fils du célèbre écrivain Stephen King, il s’est fait remarquer par le public et la critique dès ses deux premiers livres, qui ont également reçu plusieurs récompenses littéraires. Son second roman Cornes est adapté au cinéma en 2014 par Alexandre Aja. Son premier roman, Le Costume du mort, paraît en 2007. Il reçoit le prix Locus du meilleur premier roman 2008, le prix Bram-Stoker du meilleur premier roman 2008 et atteint la 8ème place de la liste des best-sellers du New York TimesIl scénarise également la série de comics Locke & Key. Son troisième roman, NOS4A2, est publié en 2013 et se classe à la 5ème place de la liste des best-sellers du New York Times.

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Nosfera2 c’est l’histoire de Charles Manx, tueur en série et kidnappeur d’enfants qui se réveille brutalement de son coma à l’hôpital, agresse l’infirmière présente à ses côtés et replonge directement. A coté de ça, on va suivre Victoria McQueen, une fillette dont les parents ne s’entendent plus et ne font que s’engueuler toute la journée, qui découvre un jour, par hasard, qu’elle possède un don particulier : celui de créer un pont qui à pour pouvoir de l’emmener partout où elle le désire. Ce dont lui sera très utilise pour rechercher des objets perdus pour sa famille et ses amis. Mais durant un de ses voyages, Victoria va rencontrer Maggie, une bibliothécaire qui possède les mêmes pouvoirs qu’elle et qui va la mettre en garde. En effet, son pouvoir à un prix il n’est pas gratuit, elle doit en faire bon usage. Elle va également la supplier de rester loin de Charles Manx, également connu sous le nom de l’Apparition, et de ne surtout pas chercher à le retrouver. Quelques années plus tard Victoria tombera nez à nez face au tueur.

Avant toute chose je tiens à dire que je suis fière d’avoir enfin sorti ce beau bébé de ma PAL. C’est un des livres les plus anciens de ma PAL, avec Dracula de Bram Stocker, plus de 2 ans et demi qu’il traîne sur les étagères de ma bibliothèque, donc voilà petit fierté personnelle de l’avoir enfin dépoussiéré. 

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Ensuite, il faut que je vous avoue que cela a été hyper compliqué pour moi de vous faire un résumé « potable » de ce livre et qu’il sera probablement difficile pour moi de vous chroniquer ce roman convenablement car l’univers proposé ici par Joe Hill est très complexe et très riche. C’est une bonne comme une mauvaise chose pour ma part. Bon, déjà commençons par ce qui est évident : ce livre est vraiment un beau petit pavé, donc autant vous dire qu’il vous faudra de la motivation et du courage pour franchir le cap et vous y plonger. Mais une fois que ce sera fait, vous y découvrirez un univers riche, bien ficelé et hyper développé. Dans ce bouquin, l’auteur va osciller entre le passé et « le présent » puisqu’on va suivre le personnage de Victoria de l’enfance à l’âge adulte. Autant être honnête avec vous cela rend l’intrigue très (trop) longue. C’est pour cette raison qu’il faudra vous accrocher car disons que l’on pourrait dire : tel père, tel fils ! Et oui mes chers lecteurs, Joe Hill, comme son père Stephen King, n’hésite pas à développer ses personnages, leur vie et leur psychologie jusque dans les moindre détails. Armez-vous donc de patience car, personnellement, j’ai trouvé que vers la fin, tous ces passages très détaillés commençaient à peser un peu sur mon rythme de lecture. Quand l’action commence à apparaître et que les choses commencent à s’enchaîner l’auteur nous parachute des années plus tard et nous raconte tout le chemin parcouru depuis par Victoria et j’avoue que ça en devenait laçant à la longue.

Malgré ces passages hyper long et à la limite de l’ennuie, il y a, et fort heureusement d’ailleurs, un univers original qui sort vraiment des sentiers battus. Un univers qui tire ses origines du pouvoir de l’imagination. Et Joe Hill, de l’imagination lui c’est sur il n’en manque pas ! Faut dire que dans Nosfera2 on est quand même dans un monde ou Noel et tous ce qui s’en dégage est perverti par l’esprit d’un homme qui pourrait s’apparenter à un vampire. J’ai beaucoup aimé cet univers, honnêtement, j’ai été bluffé par le réalisme que l’auteur apporte à ce monde imaginaire à travers sa plume et ses mots, c’est impressionnant. C’était comme si tout était logique, évident, limite réel. C’est ce qui a rendu, en tout cas en grande partie, la lecture si fluide. Puisque, oui, malgré les longueurs et la taille du bouquin, je me suis surprise à le lire rapidement. Les chapitres étant relativement courts, cela facilite la lecture ainsi que notre avancement dans l’histoire. 

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Pour ce qui est des personnages, je pense que vous ne serez pas surpris si je vous dis qu’ils sont très complets, très détaillés et qu’ils dégagent tous sans exception une forme de réalisme. Charles Manx est vraiment un homme qui fait froid dans le dos sans pour autant virer jusque dans le terrifiant ou bien l’horreur. Décrit comme un tueur d’enfant, on apprendra au fil des pages qu’il est, en fait, bien plus que ça et que son sadisme va au delà de ce que l’on peut imaginer. Son co-équipier n’est pas mal non plus dans le genre psychopathe. Quant à Victoria, j’ai aimé la suivre bien que je n’ai pas réussi à m’attacher à elle (à Charles Manx non plus d’ailleurs et en y réfléchissant bien, à aucun personnage en particulier). La suivre de l’enfance à l’âge adulte était intéressant à certain moment et redondant à d’autre. Dans tous les cas, que ce soit Charles, Vic ou les autres personnages ils sont vraiment très crédibles aux yeux des lecteurs et c’est un bon point.

En conclusion,  je dirai que Nosfera2 a beaucoup de qualité. C’est un roman original, avec une version de Noel un peu horrifique, un univers peu banal et bien exploité et avec des personnages très bien développé et qui, pour certains, font même froid dans le dos. Mais cela reste quand même un petit pavé qui comprenant quelques longueurs qui peuvent, à la longue, alourdir le rythme de lecture et créer un peu d’ennuie. Le passage de l’enfance à l’âge adulte de Victoria arrive brutalement et peut, je pense, en perturber plus d’un. J’aurai peut-être aimé en savoir un peu plus sur l’origine du don de Victoria et de Charles Manx mais on va dire que ce que l’auteur en dit dans son roman peut suffire. La plume de Joe Hille est fluide et les chapitres sont courts. Je n’irai pas jusqu’à dire que Nosfera2 est un page-turner mais il faut reconnaître que les pages se tournent assez bien dans l’ensemble.

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« Croyez-vous en un endroit appelé CHRISTMASLAND? Que feriez vous pour vivre dans un endroit ou c’est noël tous les matins? Ne renoncez pas à la magie, ne renoncez pas à vos rêves! »

« Elle possédait un don pervers pour décevoir ceux qui prenaient le risque de l’aimer, une faculté innée de mettre le doigt là où ça faisait mal et d’appuyer jusqu’à ce qu’ils n’aient d’autres choix que la fuite. »