Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Tombent les anges – Marlène Charine

Tombent les anges de Marlène Charine

Lors d’une perquisition de routine, Cécile, jeune policière désabusée et limite borderline, vit une expérience hors du commun qui va faire basculer son existence. Audrey, jolie infirmière de vingt-cinq ans, met fin à ses jours dans la salle de bain de son luxueux appartement du XVe arrondissement. Elle ne s’y trouve pas seule. Contactée par le Lieutenant Kermarec, Cécile n’a pas d’autre choix que d’écourter ses vacances forcées. Et après tout, il est bien le seul à ne pas la prendre pour une cinglée… Avec Tombent les anges , Marlène Charine confirme son talent indéniable pour construire des intrigues à la fois percutantes et captivantes. Un thriller digne de ce nom, rythmé par une écriture fluide et subtile.

Thriller – Le Livre de Poche – 352 p.

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Cécile est une jeune gardienne de la paix. Alors qu’elle fait sa patrouille de nuit en compagnie de son collègue, tous deux reçoivent un appel radio leur signalant une plainte pour tapage nocturne non loin de là où ils patrouillent. Une fois sur place, il n’y a aucun bruit, à croire qu’il n’y a personne dans l’appartement. Les deux policiers repartent. Le lendemain matin Cécile retourne sur les lieux et apprend que la propriétaire de l’appartement a été retrouvée morte. C’est en faisant équipe avec le Lieutenant Kermarec que Cécile va résoudre cette enquête. Mais à peine résolue une infirmière est retrouvée morte dans son appartement. Les premiers éléments portent à croire qu’il s’agit d’un suicide mais Cécile n’y croit pas.

Je me suis procurée ce bouquin car la quatrième de couverture m’intriguait énormément. On était dans une intrigue mêlant à la fois le surnaturel et le thriller. Tout ce que j’aime et pourtant je ressors un peu déçue de ma lecture. J’ai beaucoup aimé le début du roman. Les chapitres alternant présent et flash back m’avaient conquise. J’étais totalement immergée dans l’histoire. C’était très noir, très mystérieux, je tournais les pages avec frénésie tant je voulais savoir la suite. Et, au final plus je tournais les pages plus je perdais mon engouement pour l’histoire. La déception montait crescendo.

La faute tout d’abord à l’intrigue en elle-même. J’aurai préféré en savoir plus sur le premier meurtre du bouquin. L’histoire me plaisait davantage que celle de l’infirmière retrouvée morte dans sa baignoire. Première déception donc lorsque je me suis rendue compte que les personnages allaient enquêter sur le meurtre de l’infirmière et non sur celui de la femme poursuivie par un psychopathe. Je reste donc sur ma faim concernant l’histoire de la femme du début de l’histoire. Cela aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur elle et son histoire. La deuxième déception vient du personnage de Cécile avec qui je n’ai pas spécialement accroché. Les rapports qu’elle entretient avec sa soeur sont à la limite de la caricature. En effet, sa grande soeur est belle, elle a un mari des enfants, vit à la campagne et mène la belle vie. C’est une femme parfaite en tout point, cherchant à protéger sa petite soeur car elles ont eu une enfance assez difficile. Et à côté de cette soeur presque parfaite on a Cécile bien sur qui se définit comme étant le vilain petit canard de la famille. Têtue, impulsive, elle ne supporte pas le côté surprotecteur de sa soeur ni la petite vie pépère qu’elle mène et cherche constamment le conflit avec elle. Vous voyez un peu le tableau ? L’ange et le démon. C’est d’un cliché…

Même si les rapports entre elles évoluent au fil du roman cela n’a pas réussi à changer mon opinion concernant le personnage de Cécile. Je n’ai pas non plus compris l’intérêt de la faire coucher avec tout le monde. Cela n’apportait rien au roman selon moi (mais bon ça c’est mon opinion personnelle).

Et enfin, troisième chose qui fait que j’ai été déçue par cette lecture c’est l’aspect surnaturel que j’ai trouvé, finalement, peu développé. Même si j’ai beaucoup aimé les passages où Cécile est en contact avec des esprits qui vont lui montrer des choses pour qu’elle avance dans son enquête, j’ai trouvé que l’autrice restait en surface. Il y avait matière à approfondir les choses. J’aurai apprécié connaître les origines de ce don, qui, là, sort un peu de nulle part. Mais malheureusement on n’apprend pas grand chose. Ce don débarque un peu de je ne sais où et arrange bien les choses.

En dehors de ça, la plume reste fluide et simple. Le roman se lit quand même assez bien. La touche de surnaturel donne un petit côté original à l’histoire même si cela manque cruellement de développement à mes yeux. Le personnage du Lieutenant Kermarec est intéressant et plus plaisant à suivre que Cécile selon moi. J’aurais aimé en apprendre un peu plus sur lui et son passé. Je ne sais pas si une suite est prévue mais si c’est le cas j’hésite à poursuivre les aventures de Cécile et du Lieutenant Kermarec. Vous l’aurez compris, la quatrième de couverture me vendait du rêve et je suis ressortie déçue de ma lecture.

CarolinaBouquine.

Note : 2.5 sur 5.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Cadaver Sancti de Jennifer Holparan

Cadaver Sancti de Jennifer Holparan

À Boston, un tueur en série laisse derrière lui des cadavres de femmes selon un rituel similaire au martyre des saintes. Gravé dans leur chair, un texte en hébreu… Interrogé dans le cadre de l’enquête, Tim, prêtre d’une trentaine d’années, a la surprise de retrouver dans la jeune inspectrice chargée de l’enquête, Darcy, la petite fille dont il était tombé amoureux enfant, un jour d’été. Celle-ci a grandi mais elle est restée le tourbillon incontrôlable qui l’avait charmé. Heureuse de pouvoir mettre à profit l’érudition religieuse de son ami, Darcy l’entraîne dans sa traque du tueur…

Thriller – Edition Pocket – 480 p.

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Timothé Chapman est un prêtre d’une trentaine d’années, missionné par le Vatican à parcourir le monde à la recherche de « miracle » afin de les authentifier. L’évêque va l’envoyer à Boston, ville dont notre prêtre est originaire, afin d’enquêter sur la vie d’une femme, morte depuis longtemps, en vue de sa potentielle canonisation. Une fois sur place, le Père Timothé rencontre la fille de la future Sainte et lui demande de lui donner toutes les affaires qu’elle a gardé de sa mère afin qu’il puisse mener à bien ses recherches. Alors qu’il l’attend dans la voiture, il repense à son passé et à son amour de jeunesse. Fatigué par le voyage il finit par s’endormir et sera réveillé quelques heures plus tard par un agent de police qui l’informera qu’Emily a disparu. D’abord suspect numéro un de cette enquête, le Père Timothée sera vite blanchi et se retrouvera mêlé à cette enquête. Son aide sera la bienvenue lorsque le corps d’une femme sera découvert dans la Mystik, tatoué de phrases en Hébreu sur le corps.

Je suis bien embêtée avec ce livre. J’ai beaucoup apprécié l’intrigue et l’enquête mais par contre je n’ai pas du tout accroché au personnage de Darcy qui m’a, limite, un peu gâchée ma lecture. Parlons tout d’abord des points positifs de ce roman. Pour un premier roman, j’ai trouvé que Jennifer Holparan s’en sortait plutôt bien. L’autrice a pris le temps de poser le décor ainsi que ses personnages. L’enquête est très bien menée et tient la route. J’ai toujours beaucoup aimé les romans où l’on mêle enquête policière et religion donc, forcément, j’ai été séduite par l’intrigue. J’ai été embarqué dès les premiers chapitres c’était assez rythmé, je trouve. Les petits flash-back sur le passé des personnages leur donnaient de la profondeur. C’était plutôt intéressant je trouve. J’ai également trouvé le style de l’autrice plutôt sympa. La plume est moderne, simple ce qui rend la lecture agréable dans l’ensemble. Le récit est rythmé par tous les rebondissements et les situations farfelus dans lesquels nos personnages se retrouvent. On n’a donc pas le temps de s’ennuyer.

Le chemin choisi par Jennifer Holparan pour la fin m’a beaucoup plu. J’ai d’ailleurs trouvé la dernière partie du bouquin plus réussi. On entrait dans du sérieux et du concret et ça faisait du bien, surtout lorsque l’on sait que le récit est ponctué de pas mal de scènes et de répliques humoristiques et c’est bien là le problème (en tout cas pour moi). Je ne suis pas contre l’humour dans les thrillers, bien au contraire, cela permet d’alléger un peu l’horreur que l’on peut y retrouver parfois mais là… Trop d’humour tue l’humour j’ai envie de vous dire. Le personnage de Darcy m’a horripilé tout au long de ma lecture, alors que celui du Père Timothé m’a conquise. Pourtant ça partait plutôt bien au début.

On a face à nous un duo complètement à l’opposé l’un de l’autre. Lui est prêtre, intelligent, il réfléchit avant d’agir, limite un peu trouillard sur les bords. Elle est plutôt explosif, vulgaire par moment, malicieuse, avec un humour qui laisse, pour ma part à désirer. Non pas que je n’ai pas apprécié l’humour du personnage de Darcy. Je le reconnais, j’ai souris deux ou trois fois face à ses répliques et face aux situations dans lesquelles elle embarquait notre Prêtre. Mais au bout d’un moment, c’est bon on a compris. Si au début cela apportait de la légèreté dans cette intrigue plutôt angoissante et morbide, à la longue j’avais l’impression qu’on perdait en crédibilité. Cela devenait plus caricaturale qu’autre chose. D’un duo peu ordinaire on passe à quelque chose de vraiment too-much sans aucune crédibilité, me faisant souvent lever les yeux au ciel. C’est dommage !

Heureusement que le Père Timothé rattrape un peu les choses avec son caractère plus réfléchi et moins impulsif que Darcy. A mes yeux, il est celui qui a fait avancer les choses. J’ai apprécié également le fait que l’auteure n’en ai pas fait un personnage « parfait » et coincé, sous prétexte qu’il soit prêtre. Alors, oui forcément certaines situations vont le mettre mal à l’aise et le faire paniquer mais il va se laisser embarquer et ses réactions m’ont beaucoup plu. Je recommande quand même ce bouquin, malgré le fait que je n’ai pas apprécié le personnage de Darcy, car je pense qu’il peut plaire. Il reste malgré tout réussi je trouve, pour un premier roman.

CarolinaBouquine

Note : 3.5 sur 5.

Book-Haul

Book-Haul de Juin/Juillet [2021]

Coucou, j’espère que vous allez bien ? Je vous retrouve aujourd’hui pour un Book-Haul des deux derniers mois. Je dois avouer je n’ai pas TOUS mis car l’article aurait été beaucoup, beaucoup trop long. Je ne pourrai pas rattraper tous les Book-Haul de cette année et l’année précédente mais j’essaierai de vous présenter de temps en temps quelques livres qui ont rejoint ma PAL ces derniers mois. N’hésitez pas à me dire si vous avez lu les livres que je vous présente et si vous les avais aimé.

→ Meurtres et pépites de chocolat de Joanne Fluke : Hannah Swensen est de retour dans sa ville natale d’Eden Lake. Entre sa mère, plutôt envahissante, et l’ouverture de sa boutique, le Cookie Jar, elle a fort à faire. Son quotidien devient plus passionnant encore quand son livreur, Ron LaSalle, est retrouvé assassiné juste derrière son magasin. Le beau-frère d’Hannah, shérif adjoint du comté, fait appel à elle pour l’aider à trouver le coupable. Un nombre surprenant de suspects et de mobiles émergent alors. Très vite Hannah va réaliser qu’elle n’est pas seulement douée pour les cookies, mais qu’elle est aussi une enquêtrice hors pair. Fous rires et frissons, mystères et pépites : cette histoire pleine de rebondissements ressemble au meilleur cookie du monde : sucrée mais légère, surprenante de bout en bout.

→ Meurtres et charlotte aux fraises de Joanne Fluke : Hannah est de retour ! Incapable de fonctionner sans café et toujours en proie à ses passions dévorantes pour son chat et pour le chocolat, la jeune femme s’apprête à participer au concours du meilleur pâtissier de la ville. C’est l’occasion, elle en est certaine, d’offrir une très bonne publicité à sa boutique de cookies. Mais la fête est vite gâchée : Boyd Watson, entraîneur de l’équipe de basket du lycée, est retrouvé mort, le visage enfoncé dans la charlotte aux fraises de notre pauvre Hannah. Les premiers soupçons se tournent vers Danielle, la femme de Boyd, victime de maltraitance. Bien décidée à prouver l’innocence de cette dernière, Hannah décide de s’en mêler, malgré les avertissements de son « prétendant », le policier Mike Kingston. Mais ce genre d’enquêtes, apparemment, Hannah y a pris goût ! Rebondissements incessants, personnages délicieux et recettes fatales… Les amateurs de surprises et de sucreries vont se régaler !

→ Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths : Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « … La littérature et la vraie vie entrent alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Et le mystère s’épaissit lorsqu’elle ouvre son journal intime, ce journal dans lequel elle écrit chaque jour, et découvre une écriture qui n’est pas la sienne :  » Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas.  » L’Inconnu, lui, connaît Claire, jusqu’à ses moindres secrets, et il n’est visiblement pas étranger aux meurtres qui vont se succéder au sein même du collège, toujours inspirés du livre de R.M. Holland. Claire arrivera-t-elle à changer la fin de l’histoire ?

→ Le fils de Jo Nesbo : Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus. Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide… Il parvient alors à s’évader de prison et, tout en cherchant une forme de rédemption, va se livrer à une vengeance implacable. Errant dans les bas-fonds d’Oslo, en proie aux démons du ressentiment et du manque, il entend bien faire payer ceux qui ont trahi son père et détruit son existence. Quel qu’en soit le prix.

→ Le carnaval des ombres de R. J. Ellory : 1959. Alors qu’un cirque ambulant vient de planter son chapiteau dans la petite ville de Seneca Falls, Kansas, un corps couvert d’étranges tatouages est découvert sous le carrousel. Dépêché sur les lieux, l’agent spécial Michael Travis n’est pas aidé par les membres du cirque, peu enclins à livrer leurs secrets. Mais l’affaire prend vite une tournure inattendue…

→ Le mystère Sammy Went de Christian White : Et si vous appreniez que toute votre vie repose sur un mensonge ? Kim, une Australienne de trente ans, est sous le choc. Un inconnu vient de lui révéler qu’elle s’appelle en réalité Sammy Went, qu’elle a été enlevée vingt-huit ans auparavant et que sa vraie famille l’attend aux États-Unis. Kim n’en croit pas un mot mais ne peut s’empêcher de se poser des questions. Pourquoi est-il impossible de mettre la main sur des photos d’elle bébé ? Et qui est cette petite Sammy, enfant disparue, à qui elle ressemble tant ? Pour remonter le fil de son histoire, Kim devra affronter les dangers et la terrible réalité qui l’attendent dans le Kentucky. Un roman à suspense de haute volée qui mêle kidnapping, secrets de famille et conspiration.

→ Trilogie d’une nuit d’hiver (intégrale) de Katherine Arden : Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.

→ Il était deux fois de Franck Thilliez : En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au coeur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu’effrénée. Jusqu’à ce jour où ses pas le mènent à l’hôtel de la Falaise… Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s’endormir avant d’être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre… Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d’autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu’on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu…

→ Pièces détachées de Phoebe Morgan : Londres, janvier 2017. Corinne semble mener une vie sans souci. Pourtant, la jeune femme a déjà eu recours à trois tentatives de fécondation in vitro – sans succès. Mais cette quatrième fois, elle en est sûre, est la bonne. Sa dernière chance d’avoir un bébé. Quand, un beau matin, elle découvre une étrange pièce de bois sur le pas de sa porte, elle y voit un signe du destin. Car cette petite cheminée appartenait à la maison de poupée que son père – mort il y a tout juste un an – avait fabriquée pour elle et sa sœur quand elles étaient enfants. Puis, d’autres éléments de cette maison de poupée réapparaissent bientôt. Sur son bureau, dans sa cuisine… Elle prend peur. Qui s’introduit chez elle ? Qui l’espionne ? Et, surtout, pourquoi ?

→ Mers mortes d’Aurélie Wellenstein : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines… arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire. Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple. Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

→ L’anneau de Moebius de Franck Thilliez : Pour sa première enquête, Victor Marchal aborde son métier de flic par sa face la plus noire : une ex-star du porno torturée, une mise en scène macabre, et une plongée dans le monde interlope des déviants sexuels et des monstres de la nature. Depuis toujours, Stéphane Kismet est, quant à lui, hanté par des images prémonitoires mais cette fois elles obéissent à une indéchiffrable et terrifiante logique. Dans ses rêves, Stéphane possède une arme, il est recherché par la police, une petite fille est morte… Les trajectoires de Victor et Stéphane vont se rejoindre. C’était écrit. L’un n’a encore rien vu, l’autre ignore qu’il sait déjà tout…

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Dis moi que tu m’aimes – Joy Fielding

Dis moi que tu m’aimes de Joy Fielding

Bailey Carpenter menait une vie de rêve. Héritière d’une fortune colossale, heureuse en amour, elle s’épanouissait aussi dans son métier de jeune enquêtrice jusqu’au jour où… alors qu’elle est planquée derrière un buisson en train d’espionner un suspect, un inconnu la viole et lui susurre ces paroles glaçantes :  » Dis-moi que tu m’aimes.  » Dès lors, Bailey passe ses journées calfeutrée chez elle à ressasser son agression, observant le monde à travers des jumelles. Sa demi-sœur Claire et sa nièce viennent s’occuper d’elle, mais leur présence ne parvient pas à calmer l’anxiété de la jeune femme hantée par des cauchemars et obsédée par son voisin. Chaque soir, il suit le même rituel : une parade amoureuse, des femmes qui défilent les unes après les autres dans son lit. Bailey est persuadée qu’il s’agit de son agresseur. Sa paranoïa est-elle bien réelle ou est-elle le fruit de son imagination ?

Suspense – Edition Michel Lafon – 478 p.

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Bailey est une jeune détective privé et une riche héritière. En effet, avec son frère Heath ils viennent d’hériter de la fortune de leur père mais cela crée de grosses jalousies dans la famille puisque les demi-frères et soeurs de Bailey et Heath n’ont rien reçu puisqu’ils ont été déshérités. Un procès est en cours, ce qui engendre des tensions au seins de la famille. Une nuit, alors qu’elle est en filature pour un de ses clients, Bailey se fait agresser dans une haie devant un immeuble. Son assaillant la frappe puis la viole avant de lui susurrer à l’oreille « Dis moi que tu m’aimes ». A partir de là la vie de notre détective change du tout au tout. Elle va devoir apprendre à se reconstruire et à ne plus avoir peur de l’extérieure. Cloîtrée chez elle, elle commence à espionner ses voisins et l’un d’eux va retenir son attention.

En lisant la quatrième de couverture, je dois reconnaître que je m’attendais réellement à un thriller, avec une réelle enquête etc… Mais au final pas du tout. Au bout de quelques chapitres on se rend compte que l’auteure nous emmène plutôt vers quelque chose de plus psychologique puisque l’on va être dans la tête de Bailey. Le lecteur va la suivre durant tout le roman et l’on va voir les différentes étapes par lesquelles elle va passer pour tenter de se reconstruire après cette agression. On va osciller entre la réalité et la paranoïa de notre héroïne. En effet, tous les hommes âgés entre 20 et 40 ans vont lui paraître suspects et surtout elle va commencer à les voir comme des potentiels violeurs. Peut-être son violeur à elle ? Que la police recherche toujours activement.

Si au début j’ai été un petit peu déçue par le choix qu’avait fait l’autrice, rapidement je me suis laissée embarquée. Le personnage de Bailey est très intéressant à suivre et ses pensées ainsi que ses sentiments vont monter crescendo au fil des pages. Ajouter à cela une plume fluide et addictive, j’ai passé un bon moment avec ce thriller psychologique. Le personnage de Bailey et sa psychologie sont très bien développés et mis en valeur dans ce roman. C’est pour cela qu’il faut partir du principe que vous n’allez pas vous retrouver dans une enquête policière.

Les rebondissements sont peu nombreux et le lecteur va surtout se retrouver dans le quotidien de l’héroïne qui essaie tant bien que mal de se remettre de son agression. Puis quelque chose d’assez malsain survient lorsque Bailey commence à espionner ses voisins. C’est à partir de ce moment que les choses commencent un peu à bouger. L’intrigue devient alors plus angoissante et l’ambiance plus anxiogène car, comme notre détective, on finit par tomber dans le voyeurisme.

Il y a quand même un petit bémol selon moi, c’est la fin que j’ai trouvé un peu surréaliste car elle arrive un peu comme un cheveux sur la soupe. J’ai eu du mal à trouver une forme de crédibilité la dedans, m’enfin c’est le choix de l’autrice après tout. Mais je ne reste pas totalement convaincue. Cela dit, cela n’enlève en rien le côté psychologique de l’histoire que j’ai adoré. Les thèmes abordés par Joy Fielding sont très bien traités et bien développés. C’est un bon thriller psychologique dans l’ensemble, avec quelques petits défauts par-ci par-là mais qui ne sont vraiment pas dérangeants je trouve. Je m’intéresserai bien volontiers aux autres romans de cette auteure.

CarolinaBouquine.

Note : 3 sur 5.
Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Mentor – Lee Matthew Goldberg

Mentor de Lee Matthew Goldberg

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années. Au départ, Kyle est enchanté à l’idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit. Lorsque Kyle en refuse la publication,William commence à ruiner la vie de l’éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil’s Hopyard et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l’histoire de la disparition non élucidée de Mia – sa petite amie à l’université – et ressemble cruellement à la confession d’un criminel.

Thriller/Policier – Edition Hugo Poche – 460 p.

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William Lansing est un professeur de littérature à l’université tout ce qui a de plus banal. Lorsqu’un de ses anciens élèves, Kyle Broder, fait la une des journée en tant que nouvel éditeur pour une grande maison d’édition à Newyorkaise, William voit là l’occasion de reprendre contact avec son ancien élève et lui proposer d’éditer le manuscrit sur lequel il travaille depuis une dizaine d’année. Lors de leur rencontre, Kyle est ravi de retrouver son professeur et mentor et accepte de lire le manuscrit de ce dernier. Cependant, au bout de quelques pages, Kyle est choqué par la perversité et la violence du récit. Ajouter à cela une très mauvaise plume, Kyle, gêné, décide de refuser de publier le roman de son mentor. William, vexé, va tout mettre en œuvre pour que son ancien élève change d’avis.

En voilà un bon thriller psychologique qui se dévore ! J’ai été conquise par ce bouquin. Durant la première parti du récit, l’auteur met en place ses personnages. On y découvre un William Lansing très pausé, très gentil et très calme, ravi de retrouver son ancien élève Kyle Broder qui lui mène une vie assez mouvementée puisque sa carrière professionnelle dans le monde de l’édition est en plein essor. La relation entre ces deux personnages est très forte dans la mesure où l’on apprend assez rapidement que Kyle, durant ses années universitaires, considérait son professeur de littérature comme un père. C’est ce même professeur qui lui a donné le goût de la littérature et qui lui a permis d’arriver là où il est. Difficile donc pour notre jeune éditeur de dire non lorsque son ancien mentor lui demande de lire son manuscrit en vu de le publier. Mais l’histoire marque un virage à 360 degrés lorsque Kyle commence la lecture du roman de William. Outre la qualité pitoyable de la plume, le récit n’est qu’une succession de phrases perverses, glauques, voir même gore tout droit sorti d’un film d’horreur réalisé par un malade mental. Troublé, Kyle décide de refuser de collaborer avec son ancien professeur de littérature ce qui mettra ce dernier dans une colère noire. C’est à ce moment là que tout bascule. Notre gentil professeur va devenir un homme machiavélique et enfin révéler son vrai visage.

Cette lecture était réellement excellente ! J’ai adoré le fait que l’histoire se passe dans le monde de l’édition. C’était un très bonne idée de la part de l’auteur de montrer ce qu’il s’y passe entre les deux parties (l’éditeur et l’auteur). Ce roman est un véritable page-turner. Une fois l’intrigue et les personnages bien ancrés, le lecteur va se retrouver embarquer avec Kyle dans la machination et la perversité de William. L’ambiance va devenir de plus en plus anxiogène au fil des pages. La paranoïa va s’installer progressivement et tout va aller crescendo jusqu’à avoir, par moment, des brides de scènes gores et violentes.

C’est un roman très addictif que nous a écrit l’auteur, Lee Matthew Goldberg. La psychologie des personnages et très bien développée et très bien fouillée, parfois un peu trop poussée à l’extrême je dirai mais cela fait passe crème quand même. L’intrigue de départ est assez simple et met un peu de temps à se mettre en place, ce qui peut rebuter un peu le lecteur, pourtant au fil des chapitres c’est toute une histoire machiavélique (limite un jeu de piste) qui se met en place et l’on s’aperçoit rapidement que le scénario est plutôt bien travaillé. L’auteur sait parfaitement où il va et où il souhaite nous amener.

Vous l’aurez compris j’ai été conquise du début à la fin par ce roman. J’ai adoré osciller entre paranoïa, peur, dégoût, perversité etc... Le fait que le récit se passe dans le monde du livre est un petit plus pour moi puisque c’est un domaine qui m’intéresse. Les personnages sont très bien travaillés, comme je vous les dis peut être parfois un peu trop, on est pas la de la carricature mais ça passe bien quand même. William est un homme qui fait froid dans le dos. J’ai eu des sueurs froides avec lui. S’il devait y avoir un bémol pour ce roman je dirai peut être que c’est son début un peu long à se mettre en place. Mais là, je cherche vraiment la petite bête car une fois l’intrigue mise en place on oublie rapidement ce bémol. Mentor est un roman que je recommande aux personnes qui aiment le genre thriller psychologique. Je pense qu’avec William et sa folie vous allez être servis.

CarolinaBouquine.

Note : 4 sur 5.
Chronique, Thriller/Policier/Horreur

La perfection du crime d’Helen Field

Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d’identifier les restes carbonisés de l’avocate Elaine Buxton. Dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d’Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir. L’inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l’affaire de la disparition d’Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier. Bientôt, une autre jeune femme disparaît, et Callanach se trouve embarqué dans une course contre la montre. Du moins le pense-t-il… Le véritable sort des deux femmes se révélera être bien plus terrible tout ce qu’il pourrait imaginer.

Thriller/Policier – Edition France Loisirs – 368 p. – Tome 01

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Un thriller psychologique qui m’a embarqué de la première à la dernière ligne !

Luc Callanach vient d’être nommé inspecteur à la brigade criminelle d’Edimbourg et il a du mal à s’intégrer au sein de l’équipe, surtout que sa mutation fait l’objet de nombreuses rumeurs et controverse au sein de la brigade. Pour sa première affaire, il va devoir enquêter sur la mort d’Elaine Buxton, une avocate, dont les restes viennent d’être retrouvés calcinés dans les régions montagneuses du pays. Mais alors que l’on vient soit disant de retrouver son cadavre, Elaine est bien vivante, torturer et séquestrer quelque part par son ravisseur. 

Avec ce premier tome, Helen Fields signe le début d’une saga qui s’avère être prometteuse. J’ai adoré ma lecture. L’originalité de ce roman tient dans le fait que dès les premiers chapitres l’on connaît déjà l’identité du tueur puisque tout au long du récit l’auteur va alterner entre le point de vue du tueur et celui du policier qui mène l’enquête. Vous l’aurez donc compris, je suppose, ici on va surtout s’attarder sur la psychologie de l’assassin mais aussi sur l’enquête en elle-même et sur la façon dont les policiers vont identifier et arrêter le tueur de ces femmes. On va également, tout au long du roman, découvrir au fur et à mesure les intentions et les motivations du tueur. J’ai trouvé cela très réaliste et cohérent et ça fait du bien ! Avec ce thriller on sort un peu des sentiers battus et du schéma classique du thriller que l’on a l’habitude de voir.

Dès les premiers chapitres le lecteur va osciller entre le point de vue du policier et celui du criminelle. On est tantôt dans la tête de Luc, qui essaie de s’intégrer dans son nouveau pays et qui essaie de trouver sa place auprès de ses nouveaux collègues qui lui mènent la vie dure, et tantôt dans celle du tueur dont les pensées sont glaçantes et mettent mal à l’aise le lecteur. Avec lui l’autrice nous plonge dans la noirceur de l’âme humaine.

Ce roman est passionnant à lire mais il est centré sur la psychologie des personnages. Aussi, c’est pour cela qu’il ne faut pas s’attendre à avoir des rebondissements rocambolesques ni à avoir du suspense à la pelle. Si vous cherchez cela, passez votre chemin car ici l’évolution de l’intrigue est plutôt lente. L’enquête tourne en rond, les policiers piétinent, il n’y a aucun indice auquel se raccrocher.

Luc ne se fit ici qu’à son intuition et peine à trouver le fil conducteur de cette enquête. C’est peut-être le point noir de cette histoire. Les micro longueurs dans le récit et le peu d’indices que récoltent les policiers donnent l’impression que l’on n’avance pas au niveau de l’intrigue (ce qui n’est pas totalement faux). Mais cela est un choix de la part de l’autrice. Elle a préféré tout miser sur ses personnages, sur leur vie, leur passé, leur psychologie ainsi que leur sentiment. Donc, si tout cet aspect-là vous intéresse alors vous allez adorer ce roman.

Avec La perfection du crime, Helen Field signe un premier roman captivant, bien ficelé, qui emmène le lecteur sur les traces d’un psychopathe. Un tome 2 est sorti et il est déjà dans ma pile à lire et je dois avouer qu’il me donne sacrément envie. J’attends de ce deuxième tome toujours autant de psychologie mais avec un peu plus de dynamisme au niveau du récit cette fois-ci. Les bases du personnage de Luc étant posées dans le premier tome, j’espère donc que l’autrice ne se concentrera pas autant sur son personnage principal et qu’elle laissera plus de place à l’enquête.

CarolinaBouquine

Note : 3.5 sur 5.
Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Un assassin parmi nous – Shari Lapena

couv634220Un assassin parmi nous de Shari Lapena

Un hôtel de charme perdu en pleine forêt. Quelques couples d’amoureux et voyageurs solitaires, venus pour oublier la frénésie citadine, sont coupés du monde par la tempête de neige qui fait rage. Leur week-end de détente tourne au huis clos meurtrier quand Dana, jeune femme en pleine escapade romantique avec son fiancé, est retrouvée morte. Lorsque, quelques heures plus tard, un autre cadavre est découvert, le doute n’est plus permis : un assassin sévit… et c’est l’un d’entre eux.

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Edition : France Loisirs
Nombre de pages : 320
Genre : Thriller

Un petit coup de coeur

 

 

Un assassin parmi nous c’est l’histoire de dix personnes qui décident de passer tout un week-end dans un petit hôtel perdu dans la forêt. Certains sont venus pour se détendre, d’autres pour fuir la routine de leur vie et d’autres encore pour tenter de sauver leur mariage. Au début, tout se passe pour le mieux. Les invités font connaissance et parlent de la pluie et de beau temps. Ce petit week-end sympathique tourne au drame lorsque Dana est retrouvée morte au pied des escaliers. La panique et la paranoïa gagnent petit à petit le reste du petit groupe. Est-ce un meurtre ? Un accident ? La réponse s’impose automatiquement à eux lorsqu’un deuxième corps est retrouvé sans vie. Le doute n’est plus permis, il y a un assassin parmi eux… Mais qui est-il ? 

Lorsque l’on lit le résumé c’est sur que l’on se dit que le scénario n’a rien d’original. En effet, ce genre de huis clos a déjà été vu et revu et fait beaucoup penser aux écrits de notre chère reine du crime, Agatha Christie. Et pourtant, j’ai trouvé que ce bouquin était très intéressant et très addictif. Ma lecture a été très passionnante et j’ai lu ce livre d’une seule traite ! Shari Lapena a su donner de la profondeur et de la densité à chacun de ses personnages, sans exception. Chacun est passé au peigne fin. Grâce à l’alternance des points de vue, l’on apprend à les connaître au fil des pages. Tous possèdent une petite part de mystère en eux, les rendant, par conséquent, tour à tour suspects. Durant presque tout le roman, l’autrice laisse planer le doute. Et je dois avouer que, quand sonne l’heure des révélations, je ne m’attendais pas à ça. J’ai été assez surprise et donc, par la même occasion conquise par cette lecture. 

Ce qui fait la force de ce huis clos ce sont ses personnages, tous aussi différents les uns que les autres. Sans trop entrer dans les détails, nous avons David, avocat, qui cherche à fuir la pression de son travail. Gwen et Riley deux amies d’université qui tentent de se changer les idées. La première voulant aider son amie qui revient d’Afghanistan et qui semble avoir un choc post-traumatique. Ensuite nous avons Dana et son fiancé Matthew qui veulent passer un peu de temps ensemble avant les grands préparatifs de leur mariage. Beverly et Henri qui sont au bord de la rupture. Lauren et son conjoint qui semble en apparence couler des jours heureux. Et enfin nous avons une jeune femme mystérieuse qui écrit un livre. Et à côté de ça on a également Bradley et son père qui sont les gérants de l’hôtel. Tout ce petit monde va être décortiqué par l’autrice pour le plus grand plaisir du lecteur. 

Ayant lu tous les romans de Shari Lapena jusqu’à présent, je peux dire que celui-ci est le meilleur. C’est de loin le plus abouti, le plus passionnant et le plus addictif. C’est un récit plein de suspense et de faux-semblants que nous propose l’autrice et j’ai tout simplement adoré ma lecture ! Grâce à des chapitres courts et des alternances de point de vue le récit est rythmé et le lecteur ne s’ennuie pas une seule seconde. C’est un très bon page turner ! Je n’ai pas de choses négatives à dire sur ce roman, juste qu’il n’a pas été un coup de coeur pour la simple et bonne raison que c’est un huis clos vu et revu. C’est peut-être le seul bémol du roman finalement. Il manque un brin d’originalité. L’ambiance fait très Agatha Christie, ce qui n’est pas pour me déplaire personnellement, mais cela peut freiner certains, peut-être. 

En conclusion je dirai que je vous recommande Un assassin parmi nous. Même s’il s’agit une intrigue que l’on a déjà vu cela n’en fait pas moins un bon huis clos, dynamique et remplit de suspense ! J’ai adoré et la fin m’a étonnée. J’ai été conquise par ce roman du début à la fin. Les personnages m’ont passionné et j’ai trouvé le récit très addictif ! Laissez-vous tenter, c’est, pour moi, le meilleur de l’autrice jusqu’à présent (même si les deux autres étaient pas mal aussi). 

CarolinaBouquine

Note : 5 sur 5.

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Les âmes perdues de Dutch Island de John Connolly

Joe Dupree, que l’on surnomme également Melancoly Joe, est considéré comme étant l’un des gardiens de Dutch Island, tout comme ses ancêtres avant lui. Chaque jour, il veille à la bonne tranquillité de l’île. Il guète l’arrivée d’inconnus et surveille de prés les petits délinquants de l’île car rien de doit perturber Dutch Island. Mais un jour, une voiture est retrouvée accidentée sur la route avec à son bord deux personnes mortellement blessées. A ce moment là les choses changent. Joe Dupree sent que quelque chose est à l’œuvre, quelque chose de mauvais… A plusieurs milliers de kilomètres de là, Moloch, criminel en puissance, se réveille. Il vient de faire un rêve étrange… Un rêve dans lequel il massacrait des gens, un rêve qui lui semble très familier. Il va s’évader de prison et suivre son instinct qui va le mener tout droit vers Dutch Island.

En voilà un thriller original ! Nous avons là un très bon mélange entre le fantastique et le roman noir. Qu’est-ce-que j’ai adoré ma lecture, c’était un vrai moment de plaisir. Je ne connaissais pas John Connolly, enfin du moins je n’avais lu aucun de ses romans auparavant mais je pense qu’après celui-ci, je me laisserai bien tenter par d’autres.

Avec ce livre on est dans du très bon polar fantastique. J’ai vraiment adoré l’ambiance glauque et sombre que nous propose l’auteur. Il a fait de Dutch Island un personnage vraiment unique. J’ai été comme hypnotisée par cette lecture. Ce jeu passé/présent, paranormal/monde réel est tellement bien amené qu’on ne peut qu’être happé par cette intrigue. C’était une lecture très riche et très dense comme on en voit pas souvent, hélas. Les personnages sont tous très bien décrits, très bien travaillés. Chacun à son importance dans l’histoire. Rien n’est laissé au hasard, rien n’est superflu… C’est une histoire menée d’une main de maître que nous avons là.

J’ai pourtant, et malheureusement, lu des avis assez mitigés sur ce roman. Ce que je peux comprendre quelque part car mine de rien ce livre contient énormément de personnages. Il faut donc prendre le temps de le lire et ne surtout pas le considéré comme une lecture « sans prise de tête ». Il faut prendre le temps de bien repérer qui est qui puisqu’au fil des pages on finit par se rendre compte que tous les personnages sont tous liés entre eux, d’une façon ou d’une autre.

Comme je vous le disais, rien n’est laissé au hasard. Les âmes perdues de Dutch Island demande donc, de la part du lecteur, une grande concentration et une grande détermination car avec tous ces personnages la mise en place de l’intrigue prend un peu de temps. En gros, il faut VRAIMENT avoir envie de le lire, sinon l’abandon peut facilement pointer le bout de son nez. John Connolly a également fait le choix de proposer des chapitres assez long. Difficile de faire une pause. Ce qui, je pense, est à l’origine de pas mal d’abandon de ce roman. Mais je peux vous assurer que si vous persévérez vous allez vous rendre compte que ce roman en vaux vraiment la peine.

Pour ma part j’ai adoré et je le recommande. L’univers proposé par l’auteur est juste extra. L’alternance entre passé/présent ainsi que l’alternance des points de vue et tout le travail fait sur la psychologie des différents personnages donnent à ce roman une certaine puissance. L’intrigue est solide et le suspens très bien dosé. Jusqu’au bout l’auteur va nous tenir en haleine. A chaque chapitres l’ambiance devient plus oppressante. L’auteur fait dans l’originalité, je n’ai pas eu une seule seconde l’impression qu’il choisissait la facilité, bien au contraire. Laissez-vous tenter par ce roman noir avec sa touche de fantastique. Une petite pépite je vous le dis !

CarolinaBouquine.

Note : 5 sur 5.


Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Bleu Calypso de Charles Aubert

Niels Hogan a quitté sa vie d’antan pour s’installer dans une cabane en bord de mer dans laquelle il fabrique des leurres qu’il revend sur internet ou aux pêcheurs du coin. Il n’a qu’un seul véritable ami, Vieux Bob, lui aussi amateur de pêche. Les deux compères s’apprécient mutuellement mais ne se connaissent pas réellement. Un jour, Niels teste un nouveau leurre tout en prenant des photos pour son site internet. Lorsqu’il rentre chez lui, il remarque, sur l’une des photos, la silhouette d’un cadavre. Avec l’aide de Lizzie, la fille de Vieux Bob, il va mener l’enquête.

L’année 2021 a débuté par une lecture plutôt moyenne pour ma part. Amatrice de thriller autant vous dire que Bleu Calypso était beaucoup trop soft pour moi. Il s’agit d’un polar à l’intrigue simple et peu originale qui tend vers le nature writing de part les descriptions, que j’ai parfois trouvé interminables, des paysages marins. Beaucoup de mots, beaucoup de synonymes pour, bien souvent, décrire les mêmes choses. J’ai trouvé que cela était assez redondant et rendait le récit plutôt monotone. Bien qu’il soit court, j’ai eu du mal à le terminer car même en faisant abstraction de toutes ses descriptions et en me concentrant uniquement sur l’enquête en elle-même, j’ai trouvé cela trop simple pour moi.

Cela ne veut pas dire que le livre est mauvais, loin de là. C’est tout simplement moi qui ait besoin de thrillers et de romans policiers plus complexes, avec une intrigue plus dense. Ici, l’auteur reste un peu trop en surface pour moi. L’intrigue manque de peps et de rebondissements. Le personnage de Niels est, de plus, chamboulé par sa rencontre avec Lizzie, qui est journaliste et la fille de son ami le plus proche Vieux Bob. Avec son côté rebêle, un peu rentre dedans et son goût pour les prises de risques elle va bouleverser ses habitudes et son quotidien et Niels va mettre du temps à s’y habituer. Il finira par la suivre dans cette enquête mais malgré tout, j’ai trouvé que l’on restait trop centré sur leur rencontre et les sentiments de Niels et pas assez sur les meurtres commis et sur l’enquête. Ce n’est qu’au dernier tiers du roman que les choses se mettent enfin à bouger et à s’accélérer. Malheureusement, l’auteur m’a déjà perdu à ce moment là, et mon intérêt pour le fin mot de l’histoire est minime. Je n’ai donc pas été très surprise par la découverte du coupable.

Cela dit, je tiens à attirer l’attention sur un point, qui, quand même, à son importance. Il s’agit de la plume de l’auteur que j’ai trouvé, malgré les nombreuses descriptions, très fluide, très accessible, très belle même. Mais malheureusement ce mélange un polar/nature writing ne m’a pas séduite. Et je ne pense pas qu’il me séduira un jour car quand je lis du polar c’est surtout l’enquête, la psychologie des personnages, leur vie, le suspense qui m’intéressent. Je suis pourtant pas freinée par les passages descriptifs. Mais, et cela n’engage que moi bien évidemment, quitte à en lire, je préfère que ça traite d’un trait de caractère d’un personnage, de son passé ou de sa vie plutôt que du temps qu’il fait et de la couleur du ciel et de la mer. Je caricature un peu bien évidemment mais c’est pour que vous saisissiez l’idée. Belle plume donc mais à laquelle je n’ai pas vraiment accrochée au final puisque je ne m’attendais pas à autant de répétitions et de descriptions des paysages, surtout dans un roman policier. Je n’ai donc pas été convaincue, ni séduite par cette idée de mélanger le policier avec du nature writing. Cela dit, je suis certaine que ce roman trouvera son public. Je le conseille aux personnes ne lisant pas beaucoup de thrillers ou de romans policiers, ou aux personnes qui souhaitent lire du policier assez simple, léger et plutôt soft, sans prise de tête. Pour ma part je m’arrête à ce premier tome et je ne lirai pas la suite.

CarolinaBouquine.

Note : 2.5 sur 5.
Non classé

Un retour ?

Bonjour à tous !

Eh bien, cela fait très longtemps que je ne suis pas venue mettre à jour ce blog. Je l’ai délaissé durant plusieurs mois par manque de temps mais aussi, pour être honnête, par manque d’envie. Cet article annonce-t-il mon retour ? Hum, peut-être oui. J’ai souvent voulu revenir mais je n’ai jamais franchi le pas pour la simple et bonne raison que, je trouvais que ce blog ne me correspondait plus. Quand je relis certains de mes articles, j’ai le sentiment d’avoir évolué depuis. Que ce soit au niveau de mes chroniques ou de mes lectures en elles-mêmes. J’ai par conséquent envie que ce blog évolue avec moi. J’ai envie de proposer des articles plus complets et de qualité. Et surtout sans me mettre de pression ! J’ai aussi envie de revoir la forme du blog, de supprimer des catégories qui ne me tentent plus. Ce sera d’ailleurs le cas pour la catégorie « C’est lundi que lisez-vous ? » ou pour les sorties du mois. L’accent sera plutôt mis sur la chronique et le livre en lui-même. Je souhaite aussi revoir la présentation des Book-Haul. C’est, de loin, l’article qui fonctionne le mieux mais je trouve que le livre n’est pas mis en valeur. Et je trouverai intéressant de pouvoir m’attarder sur quelques livres en prenant le temps d’expliquer pourquoi ce choix ? Qu’est ce qui m’a attiré chez ce bouquin ? Etc… Donc, il est fort probable qu’en plus des Book-Haul une catégorie apparaisse dans laquelle je pourrai m’étendre un peu plus sur le pourquoi du comment. (J’avais, il me semble, commencé à mettre cette idée en place mais je n’ai pas été jusqu’au bout).

Enfin, sachez que je vais aussi supprimer tous les articles déjà présents sur le blog. Cela me fait un petit pincement au coeur après tout le temps que j’ai passé à les taper mais j’en ai besoin pour repartir sur de bonnes bases avec CarolinaBouquine. Certains articles seront retravaillés et je les re posterai au fur et à mesure. Mais ils ne seront pas ma priorité. Sur ce, je vous laisse. J’espère vous retrouver très vite avec de nouveaux articles et que vous serez également au rendez-vous. Bisous !

CarolinaBouquine