Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Agatha Raisin T2 : Remède de cheval – M.C Beaton

couv68057848Agatha Raisin T2 : Remède de cheval – M.C Beaton

Agatha Raisin, s’intégrant peu à peu à son petit village, fait la connaissance de Paul, le vétérinaire, qui ne semble pas insensible à ses charmes. Mais celui-ci est retrouvé mort, victime d’une injection de tranquillisant destiné au cheval de Lord Pendlebury. Agatha ne croit pas à l’accident et prend l’enquête en main. Son nouveau voisin, le colonel Lacey, d’habitude distant, accepte de l’aider.

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Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 266
Genre : Policier
Tome : 2 (Saga Agatha Raisin) Chronique du tome 1
Note :
 ★★★/ 5

Quelques mots sur l’auteure…

Marion Chesney Gibbons, née en  à Glasgow, est une romancière écossaise. Auteur de nombreux romans policiers, romans d’amour et récits historiques sous son nom et sous de nombreux pseudonymes, elle est notamment connue pour ses romans d’amour et ses récits historiques publiés sous son propre nom et pour ses séries policières humoristiques Agatha Raisin et Hamish Macbeth publiés sous le pseudonyme de M. C. Beaton. Elle exerce différents métiers au cours de sa carrière et travaille notamment comme libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice. Mariée au grand-reporter Harry Gibbons, elle le suit aux États-Unis ou elle vit pendant plusieurs années avant de revenir en Grande-Bretagne.

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Dans ce deuxième tome nous suivons toujours notre chère Agatha Raisin qui va tomber sous le charme du nouveau vétérinaire de la région. Mais lorsque ce dernier est retrouvé mort alors qu’il s’apprêtait à opérer un cheval, Agatha et son voisin le colonel Lacey ne croient pas à un accident et décident d’enquêter.

Je peux déjà vous dire que j’ai préféré ce tome-ci au premier. J’avais reproché au premier tome de traîner un peu en longueur et de trop s’attarder sur le personnage d’Agatha Raisin. J’avais également été peinée de la simplicité de l’enquête. Ici, j’ai trouvé que les choses bougeaient un peu plus. Le personnage d’Agatha Raisin est toujours aussi directe et franche, j’aime beaucoup. C’est un véritable plaisir de la suivre dans ses enquêtes. Son tempérament de feu est très comique également et fait beaucoup sourire. Les longueurs du premier tome ont laissé place à des petites pointes d’humour ici et là. 

Maintenant que les marques sont posées, l’auteure a pu s’attarder un peu plus sur le fonds de l’enquête que j’ai trouvé beaucoup plus dynamique et beaucoup plus aboutie que le premier tome. J’ai trouvé que le coupable était moins évident à deviner car il y avait pas mal de suspects. L’ambiance british du bouquin ainsi que la plume de M. C. Beaton sont toujours aussi fraîches et agréables. On passe vraiment un très bon moment de lecture avec cette saga. 

Je dirai que l’originalité de ce deuxième tome réside dans le fait que notre héroïne fait équipe avec son voisin le colonel Lacey. Un duo marrant et épatant à la fois. Marrant car notre Agatha n’est pas insensible au charme du colonel, elle essaye tant bien que mal de lui faire passer le message mais ce dernier panique et ne cesse de la fuir. Épatant car malgré le fait qu’ils sont à l’opposé l’un de l’autre ça match assez bien entre eux.

Chronique, Drame/Contemporain

Mon père – Grégoire Delacourt

couv38555364Mon père de Grégoire Delacourt

« Au recto.
Un lac d’un bleu d’encre qui donne envie de s’y baigner.
Au verso.
À droite, dans la partie réservée au destinataire, il est juste écrit : Papa, et mon adresse.
À gauche, trois mots, qui semblent chuter : Viens me chercher. »
Je me suis toujours demandé ce que je ferais si quelqu’un attentait à l’un de mes enfants. Quel père alors je serais. Quelle force, quelle faiblesse. Et tandis que je cherchais la réponse, une autre question a surgi : sommes-nous capables de protéger nos fils ?

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Edition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 216
Genre : Contemporain
Note : COUP DE

Quelques mots sur l’auteur…

Grégoire Delacourt est écrivain et publicitaire. Il devient publicitaire en 1982 et crée en 2004, avec sa femme Dana Philp, sa propre agence de publicité, « Quelle Belle Journée », avec laquelle il signe des contrats avec des marques telles que Sephora, GO Sport, Caudalie, Folio (Gallimard), Taittinger, Crozatier, Directours, Unilever… Il a maintes fois été récompensé pour son travail. En 2011, il publie son premier roman, « L’Écrivain de la famille » qui a reçu de nombreux prix. « La liste de mes envies » (2012), son second roman, a été acheté par 27 pays et a fait l’objet d’une adaptation au théâtre en 2013. L’adaptation cinématographique est sortie en 2014. Son troisième roman, « La Première chose qu’on regarde », sort en avril 2013 et s’écoule à plus de 150 000 exemplaires. En 2014, il sort « On ne voyait que le bonheur », sélectionné pour le Goncourt, qui reçoit le Prix des Lectrices Edelweiss, le Prix Goncourt des Fougères 2014 et est élu Meilleur roman de l’année 2014. En 2018, Lattès publie son septième roman, « La femme qui ne vieillissait pas » puis « Mon Père » en 2019.

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« Mon père » c’est l’histoire d’un père de famille qui cherche la vérité et qui cherche à venger son fils qui a été abusé sexuellement par un prêtre. Pour cela Edouard va séquestrer un prêtre, le torturer afin que celui-ci avoue son crime. 

Cette lecture a été une grosse claque pour moi ! Dans ce roman, Grégoire Delacourt aborde un sujet d’actualité mais qui reste encore très tabou. L’église et la religion sont clairement pointés du doigt dans cette histoire. Il est impossible de ressortir indemne de cette lecture, vous serez forcément touché par le personnage d’Edouard, ce père de famille à bout, complètement perdu et blessé dans sa foi. Malgré le fait qu’il soit très court, ce roman est un véritable bouillon d’émotions ! Rage, peine, tristesse, incompréhension (et j’en passe), préparez-vous à être chamboulé en lisant ce roman. 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman c’est l’intention de l’auteur à vouloir dénoncer ses abus sexuels au sein de l’église catholique. Certains passages sont très crus et très durs à lire mais on voit clairement que l’auteur n’est pas là juste pour choquer ses lecteurs. Il y a un vrai message derrière ces passages limites écœurants et rien que pour cela je vous invite à vous plonger dans cette lecture. Les réflexions du père de famille ainsi que les nombreux passages de la Bible apportent une incroyable intelligence à ce bouquin. Ici, Grégoire Delacourt souhaite faire changer les choses ! Il n’est pas là juste pour choquer les lecteurs. 

Concernant la fin de l’histoire… Elle est à la fois stupéfiante, poignante et surtout révoltante ! Je suis encore « énervée » et profondément touchée par les dernières pages de ce roman. Décidément, ce livre restera à jamais graver dans ma mémoire et il est certain que je le relirai. Je vous recommande ce roman à 1000% ! Ne passez pas à côté de cette histoire ô combien tragique. Même si ce livre peut choquer la sensibilité de certaines personnes je vous invite quand même à le lire. C’est un sujet important mais qui reste encore trop peu pointé du doigt !

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Mon ombre assassine – Estelle Tharreau

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En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

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Edition : Taurnada
Nombre de pages : 260
Genre : Policier/Thriller
Note : ★★★★/ 5

 

 

Quelques mots sur l’auteure…

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire.  Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

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Nadège Solignac est une jeune institutrice qui vient d’être arrêtée et incarcérée suite à la mort d’un policier. Ce dernier l’ayant agressé, elle explique qu’elle se serait débattue, que tous deux seraient tombés dans la piscine et qu’elle aurait tenté de se défendre en le noyant accidentellement. C’est donc tout naturelle que son avocate plaide la légitime défense. Mais Nadège elle est réellement la victime dans cette histoire ? Alors qu’elle attend le verdict du juge dans sa cellule, Nadège nous raconte son histoire. De son enfance jusqu’à aujourd’hui, elle va nous expliquer comment elle est devenue une tueuse en série et comment elle s’en est sortie jusqu’à présent. 

J’ai adoré ce roman même si j’ai quand même un petit point négatif à soulever mais sur lequel je reviendrai plus tard. Ici, Estelle Tharreau a fait le choix de parler de femmes tueuses en série. Un sujet que l’on voit rarement dans les romans policiers et qui, ma foi, a été une très belle découverte pour moi. J’ai été complètement happée par l’histoire dés les premières pages. Le personnage de Nadège est à la fois terrifiant et passionnant à découvrir. C’est une jeune femme froide, dénuée d’amour et de compassion, manipulatrice, remplit de haine envers sa famille, et ce, dès son plus jeune âge. Une véritable psychopathe ! J’ai trouvé ce personnage tellement réaliste que j’en ai froid dans le dos  rien qu’en y repensant. Estelle Tharreau a fait un très beau travail sur la psychologie du personnage de Nadège. Ce qu’il en ressort de tout ça ? Et bien que les apparences peuvent être trompeuses et qu’une femme tueuse en série peut être aussi cruelle (peut-être même pire) qu’un homme tueur en série. 

A côté de sa personnalité de psychopathe, notre tueuse est une jeune femme brillante. Elle sait adopter facilement un comportement de façade qui fait que personne, pas même son entourage le plus proche, ne la soupçonne. En effet, alors qu’elle nous raconte son histoire l’auteure alterne le récit de Nadège avec des passages, principalement des témoignages, pleins de compassion pour cette dernière. Ce contraste entre la personnalité psychopathe de Nadège et l’image que les gens ont d’elle ne fait qu’accentuer l’angoisse du roman. Tantôt fascinant, tantôt inquiétant, à aucun moment l’auteure ne relâche la pression. Jusqu’au bout la tension est palpable. Il est évident qu’Estelle Tharreau a ici voulu interpeller le lecteur et montrer du doigt les faux semblants.

Mon ombre assassine a été une lecture prenante et addictive. Cela dit, pour moi, il y a une ombre au tableau. J’ai trouvé que le dernier meurtre (je ne dirai pas qui sera la victime pour ne pas spoiler) a été le meurtre de trop. Celui qui a du mal à passer, celui qui était à deux doigts d’enlever de la crédibilité au récit. Celui qui parait invraisemblable. Je veux bien que l’on veut ici faire passer un message comme quoi les apparences sont parfois trompeuses mais attention à ne pas non plus tomber dans l’excès. Avec ce dernier meurtre, on est en droit de se demander pourquoi la police et les proches de Nadège aussi par la même occasion, ne creusent pas plus loin ? Cela fait quand même pas mal de coïncidences ? Du coup, j’ai trouvé qu’à partir de là ça commençait un peu à être trop gros. Heureusement que l’auteure n’est pas allée plus loin sinon, je pense, qu’on serait tombé dans quelque chose de peu crédible. Je reproche également le manque d’investissement de la part de l’inspectrice chargée de l’enquête. Je pensais qu’elle allait gratter un peu plus et que la confrontation avec Nadège allait être plus pimentée. Mais non, l’auteure a voulu se concentrer principalement sur la psychologie de son personnage. Ce qui est bien aussi d’ailleurs. 

Pour conclure je dirai que Mon ombre assassine a été une excellente lecture pour ma part. La plume d’Estelle Tharreau était fluide et le récit à la fois addictif et inquiétant. Nadège étant un personnage qui fait froid dans le dos, ce bouquin restera graver dans ma mémoire un petit moment. Il est clair qu’on ne ressort pas indemne de cette lecture puisqu’elle amène à réfléchir et à nous poser des questions. Connaissons-nous réellement les gens que nous fréquentons ? Je ne peux que vous conseiller cette lecture si vous êtes adepte de roman noir ou de roman policier. Ce livre m’a beaucoup fait penser à La perfidie d’un ange d’Evelyne Sants que j’avais adorer également et qui parle aussi d’un enfant psychopathe que l’on suit tout au long de sa vie. 

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« Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non, que je sois inquiète, il m’a trop souvent éprouvée pour que j’ai encore peur de lui. Je suis confiante : ils ne trouveront rien, car, mise à part cette erreur, j’ai toujours veillé à ne jamais semer de petits cailloux sur mon chemin. »

« J’ai tué et je tuerais encore. Je serais patiente. Je saurai attendre le temps nécessaire. Mais tôt ou tard, je tuerais à nouveau. Je ne suis faite que pour cela. »

« Un chat. Oui, un simple chat ! J’entends d’ici vos rires et imagine aisément votre déception. Mais vous n’êtes pas comme moi. Vous ne voyez que le petit animal de compagnie docile qui ronronne devant son bol de croquettes. Mais ne vous méprenez pas sur cette bête que vous pourriez tuer de vos propres mains. Il n’a aucunement besoin de vous pour vivre. Contrairement à vous, il ne craint pas la solitude. Il est mille fois plus rusé que vous. Vous ne l’entendez pas s’approcher de vous. Il peut vous entailler la chair et vous crever les yeux avant que vous n’ayez compris ses intentions. Il peut vous échapper avant que vous n’ayez esquissé le moindre mouvement. Il peut vous faire beaucoup de mal avant de rendre les armes. Une inoffensive petite boule de poils dont vous ne saurez jamais avec certitude ce qui se cache derrière ses yeux étranges. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Les autres, étape 1 : Le Survivant – Sandra Moyon

couv40817367Les autres, étape 1 : Le Survivant de Sandra Moyon

Parqués entre des murs et des clôtures, les Hommes survivent comme ils le peuvent. Arrivés en bas de la chaîne alimentaire, ils sont épargnés grâce à l’Accord : tous les trimestres, des fourgons d’êtres humains sont offerts aux Autres afin de les nourrir. Mais comment choisir qui doit vivre et qui doit mourir ? La règle est pourtant simple : seuls les délinquants sont envoyés de l’autre côté du mur, dans la Fosse.

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Edition : Plume Blanche  Genre : Fantastique ◈ 172 pages ◈ Sortie : 2017 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Sandra Moyon est née à Nantes, le 10 février 1987. Passionnée de lecture, c’est la série Harry Potter qui lui aura donné le goût du fantastique et de la fantasy. Bien qu’elle ait commencé à écrire des petites histoires dès l’âge de treize ans, ce n’est qu’à dix-huit ans qu’elle décide de vivre sa passion à fond en créant sa première saga, Harmonia. Cinq ans plus tard, elle rédigera les premières lignes de la saga Nouvelles d’un Myrien, un projet fantasy qui lui tiendra particulièrement à cœur.

Source : Edition Plume Blanche

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Dans ce monde post-apocalyptique on va suivre un adolescent du nom de Soen, qui est ce qu’on pourrait appeler un délinquant. En effet, alors qu’il est en prison pour la énième fois, pour avoir voler dans un magasin, son parrain, avocat, le fait sortir. Mais cette fois-ci c’est la dernière fois qu’il intervient. Si Soen s’écarte encore une fois du droit chemin, il obtiendra un aller simple pour la Fosse, un endroit ou les délinquants sont envoyés pour servir de déjeuner à des créatures que l’on appelle Les Autres. 

Je ne vais pas aller plus loin dans le résumé, le livre étant assez court, je vous spoilerai toute l’histoire si je continue. Que dire de ce roman ? Tout d’abord, en lisant la quatrième de couverture, j’ai tout de suite été attirée par l’univers. C’était très mystérieux, très intriguant, cela me donnait très envie. Il faut reconnaître que le résumé nous vend quelque chose de sombre, de noir, de peut-être gore même. Mais, malheureusement, dans ce premier tome, on est vraiment très loin de tout cela. Et oui, ce tome n’est, à mes yeux, qu’un tome introductif. L’autrice nous raconte l’histoire et le quotidien (assez chaotique) de son personnage principal et reste très énigmatique sur les Autres. Leurs origines, leurs aspect, leurs objectifs etc… restent très flous aux yeux du lecteur.

Sandra Moyon a fait le choix de se concentrer uniquement sur Soen et ses problèmes (et le pauvre garçon il les accumule) par conséquent on s’éloigne beaucoup trop de l’univers fantastique que nous promet la quatrième de couverture. Du coup, c’est une petite déception pour moi. Je m’attendais à être plongée dans un univers chaotique, remplis de monstres assoiffés de sang et c’est le cas oui, mais seulement dans un ou deux chapitres. La vie de Soen n’est pas inintéressante à découvrir, au contraire. Je pense même que cela jouera sur son caractère plus tard mais il aurait fallu faire un juste dosage des choses. 

Malgré tout, l’univers reste intriguant, intéressant, j’ai envie de connaître la suite, j’ai envie de savoir ce qu’il va arriver à Soen et la plume de l’autrice est très fluide. C’est un roman qui se lit bien. Sandra Moyon a décidé de rester dans le réel pour ce premier tome et traite de sujets qui interpellent comme par exemple : la maltraitance et l’alcool. C’était une lecture addictive. Les sujets sont relativement bien traités et bien mis en avant. Le côté post-apocalyptique en fond de l’histoire intrigue le lecteur. La fin m’a laissé perplexe, je me suis posée beaucoup de questions et maintenant je veux des réponses. Je pense que le tome 2 atterrira bientôt dans ma PAL. J’espère que dans le deuxième tome l’autrice nous plongera un peu plus dans l’univers des Autres, qu’on en apprendra davantage et que les choses commenceront à bouger. 

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« Puis d’un seul coup, une sirène retentissante s’éleva de nulle part. C’était l’alerte. Celle qui devait se répercuter à travers toute la ville, en ce moment même. Celle qui annonçait le pire : les créatures étaient entrées. »

« Quant à la mort, j’avais flirté avec elle toute mon adolescence. Si longtemps elle m’avait tellement effrayé, j’avais fini par la voir comme une fin en soi. La libération de la souffrance, de la fatigue et de tout ce qui avait pesé sur mes épaules toutes ces années. »

 

Chronique, Jeunesse/Aventure, Science Fiction

Les cartographes T1 : La sentence de verre de S. E. Grove

couv53643635Les cartographes T1 : La sentence de verre de S. E. Grove

1799 : Subitement, tous les continents sont plongés dans des périodes historiques différentes, créant un monde nouveau, fantastique et plein de dangers. Un siècle plus tard : Sophia vit à Boston, en Nouvel Occident. Ses parents, explorateurs, ont disparu en mission quand elle était enfant. Depuis, elle est élevée par son oncle Shadrack, le plus célèbre cartographe de Boston. Mais Shadrack est brutalement kidnappé ! La jeune fille s’élance alors sur ses traces. Elle n’a qu’une piste : une mystérieuse carte de verre accompagnée d’un message de son oncle. Avec son nouvel ami Theo, elle va devoir traverser des territoires aussi inconnus que dangereux…

 

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Edition : Nathan  Genre : Science Fiction ◈ 561 pages ◈ Sortie : 2015 ◈ Ma note : 11/20

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Quelques mots sur l’auteure…

S. E. Grove est historienne et nourrit une passion pour les voyages. D’ailleurs, depuis son enfance passée à sillonner l’Amérique Latine et les États-Unis, elle n’est jamais restée plus de deux ans au même endroit ! Elle vit actuellement dans la région de Boston, où elle espère battre son record de stabilité. Pour elle, l’Histoire n’est jamais qu’une autre façon de voyager, dans le temps comme dans la vie d’autres personnes…

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En 1799 un phénomène appelé le Grand Bouleversement a fait basculer le monde dans des périodes historiques différentes. Cent ans plus tard, les cartographes continuent d’explorer les différentes époques, estimant qu’elles vont de la Préhistoire aux Temps Modernes. Shadrack est un très célèbre cartographe qui vit à Boston avec sa nièce Sophia dont les parents ont disparu quelques années plus tôt lors d’une expédition. Apprenant que le gouvernement souhaite fermer les frontières au plus vite, Shadrack et Sophia décident de se préparer afin de quitter le pays pour partir à la recherche des parents de cette dernière. Afin de la préparer au maximum pour ce périple, son oncle va la former à la lecture des cartes. Il en existe de différentes sortes : des cartes papiers, des cartes d’argiles, de verre ou encore de tissus. Mais tout va basculer lorsque Shadrack va être kidnappé. Sophia va donc partir, en compagnie de son ami Théo, à la recherche de son oncle avec en sa possession une carte de verre dont elle ne sait que faire.

Avec la reprise du travail, pas facile pour moi de me plonger dans un roman. Quand l’occasion s’est enfin présentée à moi, j’ai décidé de lire une relique de ma PAL et j’ai donc sortie de ma bibliothèque : Les cartographes, tome 1 de S. E. Grove. Je pense que ce qui attire le plus dans ce bouquin c’est sa couverture. C’est indéniable, elle est splendide ! C’est uniquement pour cela que j’ai craqué et acheté ce livre, je l’avoue. Pour ce qui est du contenu c’est une autre histoire.

Malheureusement, je n’ai pas complètement accroché à l’originalité de ce roman. J’ai même eu beaucoup de mal à comprendre l’univers que nous décrivait l’auteure et je crois même qu’à l’heure actuelle je n’ai pas encore tout compris. Un monde dont chaque continent est plongé dans des époques différentes. Des cartes d’argile, de tissue, de papier, de verre qui retracent la météo de chaque jour de l’année en se basant sur les souvenirs des gens. Une Carta Mayor qui représenterait la totalité du monde actuel et que l’on pourrait manipuler comme bon nous semble. Des lachrimas perdus dans les failles de leur Age. C’était beaucoup trop d’information pour moi. Pourtant, des bons avis j’en ai lu sur ce bouquin mais ça ne l’a pas fait avec moi. L’univers est vraiment très complexe, je ne suis d’ailleurs étonnée que l’on classe ce livre dans la catégorie Jeunesse. Il y a beaucoup trop de richesses et de choses à assimiler dans cette histoire, par conséquent j’ai eu l’impression de m’y perdre. Ma lecture devenait de plus en plus laborieuse au fil des pages. J’ai malgré tout voulu continuer jusqu’au bout en espérant que ce sentiment de confusion allait progressivement s’en aller mais cela n’a pas été le cas. 

Créer un univers aussi dense et complexe que celui présent dans ce roman demande un gros travail derrière et une imagination débordante. C’est pour cela que je tenais à saluer, malgré tout, le talent de l’auteure. Elle a réussi a maintenir une certaine cohérence dans tout cela, même si moi je suis passée un peu à côté. Son récit tient la route et sa plume m’a aidé à terminer ma lecture. Je l’ai trouvé simple et fluide. Mais malheureusement, cette lecture m’a demandé trop d’effort de compréhension et ce n’était pas ce que je voulais à ce moment là. Ajouter à cela des descriptions très (trop ?) longue, cela n’a pas arrangé les choses. Les monologues interminables de certains personnages m’ont parfois un peu ennuyés. Les explications que S. E. Grove voulait nous donner à travers eux m’ont paru interminables. 

Du côté des personnages, je n’ai pas énormément de choses à dire. Ils ne m’ont pas fait vibrer. Je pense qu’il est compliqué pour moi de vous parler des personnages d’un roman dont l’histoire m’a laissé perplexe et dont l’intrigue n’était pas très claire pour moi. La relation entre Sophia et son oncle était belle à découvrir mais je n’ai pas réussi à m’attacher à eux pour autant. Théo quand à lui ne m’a fait ni chaud ni froid, je ne sais pas trop quoi penser de lui. Comme beaucoup d’autres personnages du roman je l’ai trouvé très plat et effacé de l’histoire. En dehors de notre héroïne, les personnages de ce roman ne sont pas très aboutis. L’auteure les a juste survolé. Je trouve également que l’âge de notre protagoniste (13 ans) ne correspond pas à l’image qu’elle renvoie. C’est une fille surchargée de responsabilité qui prend les choses relativement bien avec un certain recul et une intelligence qui surpasse celle des enfants de son âge. Cela m’a un peu perturbée. L’auteure aurait du partir sur une ado de 15 – 16 ans plutôt que sur une gamine de 13 ans. Mais bon, ce n’est que mon avis. 

En conclusion je dirai que Les cartographes est un livre mêlant histoire et voyage. Un livre qui donne envie et qui fait rêver de part sa couverture mais surtout un livre très complexe, à l’univers riche (trop riche peut-être pour de la jeunesse) auquel il faut s’accrocher. C’est un roman qui demande une très grande concentration. Je ne vous conseille pas de vous lancer dans cette trilogie (ou dans ce premier tome tout simplement) si vous souhaitez lire une histoire sans prise de tête. Ce livre est tout sauf une lecture pépére. Après, si vous souhaitez de l’originalité, de la complexité, un univers étrange, et innovant avec pleins de détails et de descriptions vous serez servit et je vous invite donc à vous lancer dans cette lecture. Pour ma part, je possède le deuxième tome dans ma PAL mais je ne sais pas si je tenterai l’expérience de nouveau. Pour le moment je préfère mettre cette saga de côté. Peut-être qu’un jour je reviendrai dessus, je ne sais pas, mais pas pour l’instant en tout cas. 

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« Les souvenirs sont une chose pernicieuse, Sophia, lui avait-il dit. Ils ne se contentent pas de rappeler le passé, ils le créent. Si tu te remémores notre voyage comme de quelques minutes, il ne représentera que quelques minutes. Mais si tu en fais quelque chose d’autre, il deviendra ce quelque chose. »

« – Tu ne vois pas ? Si tu racontes tout à quelqu’un, c’est comme si tu te mettais à sa merci. Tandis que si tu mens, tu te laisses des portes ouvertes ; personne n’a jamais de vision d’ensemble de toi. »

« Cela demande un ajustement mental pour lire et écrire des cartes autrement que sur des feuilles de papier. »

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Le mystère des ombres – Florian Mastroserio

Couverture Le Mystère des OmbresLe mystère des Ombres de Florian Mastroserio

Au cœur de l’aristocratie écossaise, la disparition de Lucille Cryer-Edwardes avait fait scandale. Un an plus tard, alors que les jeunes détectives Tom Johnson et Scott McLaan passent leurs vacances au Manoir des Ombres, le cadavre de lady Cryer-Edwardes est déterré du parc. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute : son assassin réside au Manoir. Très vite, les secrets de famille ressurgissent du passé… Au milieu de ces trahisons, mensonges et dissimulations, y a-t-il une once de vérité ?

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Edition : Poussière de lune  Genre : Policier ◈ 257 pages ◈ Sortie : Juin 2019 ◈ Ma note : 13/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Se découvrant une passion pour l’écriture grâce aux livres d’Agatha Christie, Florian Mastroserio, âgé de 16 ans, marche à présent dans les pas de la célébre romancière en signant avec Le Mystère de l’Ombre, son troisième roman. 

Source : La quatrième de couverture du roman.

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L’histoire se déroule en Ecosse. Alors que Kate Cryer-Edwardes, une jeune fille issue de l’aristocratie écossaise, rentre de promenade, sa mère, Lucille a disparu. Tout le monde au Manoir des Ombres la cherche, sans succès. Croyant à une énième mauvaise plaisanterie de sa mère, c’est par hasard, après avoir entendu des coups de feu dans la demeure, que Kate, découvre le corps, sans vie de sa mère. Effrayée elle court chercher son père ainsi que le reste de sa famille. Arrivant à l’endroit indiquer par la jeune fille, la surprise est totale, le cadavre de Lucille a disparu et ne sera jamais retrouvé. Un an plus tard, à la suite de nouveaux éléments, la police se penche à nouveau sur l’affaire. Kate et ses nouveaux amis français, Tom, Noémie et Scott vont mener leur enquête de leur côté. Ils vont découvrir que tout dans la famille Cryer-Edwardes n’est que mensonges, trahisons et secrets. 

Je tenais, tout d’abord à remercier les éditions Poussière de Lune pour m’avoir fait confiance et pour m’avoir envoyer ce bouquin.

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Comme toujours, je vais être honnête envers vous. Ce livre contient des points positifs certes mais, malheureusement, pas mal de points négatifs. Commençons par le positifs. Tout d’abord le travail d’écriture, je tiens quand même à rappeler que l’auteur n’a que 16 ans alors même s’il y a quelques petites choses à améliorer, notamment au niveau des dialogues, que j’ai trouvé un poil trop lourds, dans l’ensemble je trouve que les bases y sont. C’est bien écrit, sans non plus en faire des caisses. Ensuite, au niveau de l’intrigue je trouve qu’elle est quand même bien menée. Même si nous, lecteur, on a le sentiment de ne pas trop savoir où l’on va, l’auteur lui suit une ligne toute tracée et nous embarque dans son enquête. Il y a dans ce roman, je le reconnais, quelque chose d’addictif, et ce malgré les points négatifs que j’évoquerai plus tard. En effet, alors que le début était un peu laborieux pour moi, je me suis surprise à tourner les pages et à enchaîner les chapitres. On se prend facilement au jeu. Au final j’ai lu le livre d’une seule traite, sans interruption. C’est ce côté addictif qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de l’histoire. Une intrigue qui tient la route, une histoire addictive et une écriture sympa, voilà ce que j’ai aimé dans ce roman.

Passons maintenant aux choses un peu moins bonnes que j’ai pu rencontrer durant ma lecture. Tout d’abord, mais ça c’est surtout un problème pour moi personnellement, le quatuor amoureux qui se forme dés le départ entre Kate, Noémie, Tom et Scott. Ayant un problème avec la romance, je m’en serai donc bien passé. Les passages romantiques très peu pour moi, je trouvais que ça coupait net l’ambiance « policier » de l’histoire. C’était amené de façon assez maladroite, j’avais l’impression que l’auteur voulait s’essayer un peu à tous les genres mais c’était trop brouillon, trop caricatural et cela se ressentait. Après, j’ai, à la base un soucis avec la romance donc, bon… Ensuite, j’ai trouvé que ce roman comprenait beaucoup (trop) de personnages. J’ai eu, je ne le cache pas, un début de lecture assez compliqué. Je peinais à comprendre qui était qui, qui parlait, qui était lié ou marié à qui. Bref, c’était laborieux. Il en va de même pour tous les secrets et les mensonges qui nous sont dévoilés au fil du bouquin. Ils arrivent trop rapidement, trop abruptement. Tous s’enchaînent, y’a pas vraiment de temps mort. On peut y voir là une lecture dynamique mais moi, plus les pages défilaient plus je trouvais que c’était trop facile, limite invraisemblable. Je pense que laisser souffler un peu le lecteur n’aurait pas été un luxe car à trop vouloir en faire, on finit par perdre en crédibilité ensuite. 

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Concernant les personnages, je ne me suis prise d’affection pour aucun d’entre eux. Je trouvais qu’ils manquaient tous de piquant. Je les ai trouvais très plats. L’auteur aurait du creuser un peu plus les choses notamment, peut-être, au niveau de la romance qui aurait pu être moins « cul-cul ». Idem pour le dénouement final. La révélation concernant l’identité de l’assassin ne m’a guère surprise et encore une fois, les motivations sont restées assez brumeuses pour moi. Cela manquait de fluidité. Il aurait fallu peaufiner et travailler davantage sur l’intrigue et le caractère des personnages afin qu’il y ait une fluidité dans l’intrigue. Ici, c’était plutôt très abrupte. 

Pour conclure je dirai que Le mystère des Ombres est un roman policier qui, globalement, tient la route au niveau de l’intrigue malgré le côté trop direct que je reproche au récit, au niveau des révélations qui sont faites. La pluralité des personnages et leurs secrets beaucoup trop nombreux rendent la lecture un peu difficile au début mais on finit par s’y faire. Florian Mastroserio ne manque pas de talent et d’idées mais du haut de ses 16 ans il a encore des choses à améliorer et une certaine maturité à acquérir au niveau de l’écriture (notamment des scènes de romance). Mais je ne doute pas que cela viendra avec le temps. Pour ma part, étant une grande consommatrice de thriller et de policier, c’était trop léger pour moi. Mais je pense que cette histoire peut plaire aux ados ou aux personnes ne lisant pas énormément de thriller. 

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure

Aurora, l’expédition fantastique – Vashti Hardy

couv74194918Aurora : l’expédition fantastique de Vashti Hardy

Dans un monde imaginaire, Arthur et Maudie découvrent que leur père a disparu lors d’une expédition au pôle Sud. Les jumeaux embarquent alors dans un dirigeable piloté par la capitaine Harriet Coriander pour faire la lumière sur cette affaire. Leur périple les amènera à rencontrer des animaux qui parlent et à vivre des événements fantastiques. Mais peut-être aussi à comprendre leurs origines.

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Edition : Auzou  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ 417 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 17/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Vashti Hardy vit au Royaume-Uni. Elle est conceptrice, rédactrice et cadre dans le marketing numérique. Elle compte également parmi les diplômés de la Golden Egg Academy, une école destinée aux auteurs de livres pour enfants, et elle aide régulièrement les nouveaux élèves de l’institution. Aurora, l’expédition fantastique est son tout premier roman.

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Dans Aurora, on va suivre Maudie et Arthur, des jumeaux, enfants d’Ernest Brightstorm, explorateur qui commence à percer dans le métier. Attendant patiemment le retour de leur père, parti en expédition vers Polaris Sud, Maudie et Arthur vont découvrir que leur père a disparu. Accusé d’avoir violé le Code des Explorateurs, les biens des jumeaux ainsi que leur maison sont saisis et leur gouvernante les vend pour un boucher de pain à un couple habitant les Bas-Fond. Pendant plusieurs semaines ils vont être les esclaves de Mr et Mme Beggins, jusqu’au jour où un concours est organisé dont le but est d’atteindre en premier les terres de Polaris Sud. Les jumeaux voient là l’occasion de découvrir ce qui est arriver à leur père. Ils vont donc embarquer à bord de l’Aurora, dont la Capitaine n’est autre qu’Harriet Coriander, et s’envoler vers d’autres horizons, où l’aventure les attend. 

Plus le temps passe et moins les lectures jeunesse m’attirent. J’ai, en effet, de plus en plus de difficulté à apprécier la littérature jeunesse, je ressors de mes lectures avec un petit arrière goût de déception. J’ai l’impression qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, soit c’est trop jeunesse, soit les personnages ne m’apparaissent pas très crédibles, soit c’est carrément l’histoire qui n’est pas cohérente à mes yeux. Bref, je suis très pointilleuse et du coup, y’a toujours un truc qui va pas. Mais là… Quelle claque mes amis ! Mais quelle belle découverte ai-je fais avec ! J’ai adoré ce roman ! J’ai tout simplement été charmée par l’histoire et par l’univers proposé par l’auteure. J’ai trouvé que ce livre était beau, touchant avec une petite pointe de poésie à travers les différents paysages. Honnêtement, j’ai craqué sur ce livre à cause de sa SUBLIME couverture et je ne le regrette pas une seule seconde.

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Quête initiatique, contrées lointaines et mystérieuses, créatures mythiques, une pluralité de personnages haut en couleur, ce livre a vraiment tout pour plaire. Beaucoup on comparé ce livre avec ceux de Philip Pullman et bien moi il m’a énormément fait penser aux romans de Jules Vernes mais avec une petite touche de modernité en plus. La plume de l’auteure est fluide et a quelque chose de magique et de merveilleux. Dès les premiers chapitres Vashti Hardy a réussi à m’entraîner dans son univers et je me suis laissée bercer par le récit. Voyager d’un continent à l’autre à donner du rythme à la lecture. A aucun moment je ne me suis ennuyée. Chaque continent à ses propres paysages et ils sont tous aussi beaux les uns que les autres. L’auteure a su décrire les paysages sans entrer dans l’excès et j’ai beaucoup apprécier cela. Comme quoi il est inutile d’en faire des caisses pour mettre des étoiles plein les yeux des lecteurs. 

Pour ce qui est des personnages, j’ai beaucoup aimé les jumeaux, Maudie et Arthur, qui se complètent parfaitement. Ils sont très touchants. Ce sont des enfants très courageux, très surs d’eux, un peu trop même parfois et c’est bien là le petit défaut de l’histoire. En effet, les jumeaux n’ont que 12 ans dans le récit et franchement ils avaient parfois des réactions dignes d’adultes. C’est le reproche que je fais souvent aux romans jeunesse. J’ai l’impression parfois que les auteurs oublient rapidement l’âge de leur personnages. Ici, j’ai trouvé Maudie beaucoup trop intelligente pour son âge et Arthur un peu trop « aventurier ». M’enfin, honnêtement ça passe. J’ai tellement adoré la plume et l’histoire que je suis passée largement au dessus de ce petit détail. En plus des jumeaux nous avons Harriet Coriander que j’ai beaucoup aimé et aussi la cuisinière (dont j’ai oublié le nom oups) qui apporte un vent de fraîcheur dans ce récit, qui, parfois, peut être un peu tristounet. Elle apparaît un peu comme une seconde maman pour les jumeaux car elle est très protectrice envers eux.

Pour conclure je dirai qu’Aurora l’expédition fantastique a été une très bonne lecture pour moi. J’en ressors satisfaite et ravie car elle m’a réconciliée avec le genre « Jeunesse ». J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, je le recommande à 100%. Le récit est dynamique et remplit de rebondissements. Les personnages sont tous aussi intéressants à découvrir les uns que les autres. Les différents continents renferment des paysages sublimes, à couper le souffle. Avec cela, la plume de Vashti Hardy qui est magique et très fluide. Elle a également su tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. La fin du roman laisse supposer une possible suite. Je n’en ai, personnellement, pas entendu parler mais si c’est le cas, je foncerai sur le tome 2, c’est évident ! 

Sans titre-2

« Tous les bruits qu’ils faisaient semblaient l’irriter : comme beaucoup de monde à Lontown, elle pensait que les enfants se devaient d’être invisibles. »

« La peur tue plus de rêves que l’échec n’en tuera jamais. On peut choisir le confort ou le courage, mais jamais les deux en même temps. »