Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Le mystère des ombres – Florian Mastroserio

Couverture Le Mystère des OmbresLe mystère des Ombres de Florian Mastroserio

Au cœur de l’aristocratie écossaise, la disparition de Lucille Cryer-Edwardes avait fait scandale. Un an plus tard, alors que les jeunes détectives Tom Johnson et Scott McLaan passent leurs vacances au Manoir des Ombres, le cadavre de lady Cryer-Edwardes est déterré du parc. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute : son assassin réside au Manoir. Très vite, les secrets de famille ressurgissent du passé… Au milieu de ces trahisons, mensonges et dissimulations, y a-t-il une once de vérité ?

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Edition : Poussière de lune  Genre : Policier ◈ 257 pages ◈ Sortie : Juin 2019 ◈ Ma note : 13/20

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Quelques mots sur l’auteur…

Se découvrant une passion pour l’écriture grâce aux livres d’Agatha Christie, Florian Mastroserio, âgé de 16 ans, marche à présent dans les pas de la célébre romancière en signant avec Le Mystère de l’Ombre, son troisième roman. 

Source : La quatrième de couverture du roman.

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L’histoire se déroule en Ecosse. Alors que Kate Cryer-Edwardes, une jeune fille issue de l’aristocratie écossaise, rentre de promenade, sa mère, Lucille a disparu. Tout le monde au Manoir des Ombres la cherche, sans succès. Croyant à une énième mauvaise plaisanterie de sa mère, c’est par hasard, après avoir entendu des coups de feu dans la demeure, que Kate, découvre le corps, sans vie de sa mère. Effrayée elle court chercher son père ainsi que le reste de sa famille. Arrivant à l’endroit indiquer par la jeune fille, la surprise est totale, le cadavre de Lucille a disparu et ne sera jamais retrouvé. Un an plus tard, à la suite de nouveaux éléments, la police se penche à nouveau sur l’affaire. Kate et ses nouveaux amis français, Tom, Noémie et Scott vont mener leur enquête de leur côté. Ils vont découvrir que tout dans la famille Cryer-Edwardes n’est que mensonges, trahisons et secrets. 

Je tenais, tout d’abord à remercier les éditions Poussière de Lune pour m’avoir fait confiance et pour m’avoir envoyer ce bouquin.

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Comme toujours, je vais être honnête envers vous. Ce livre contient des points positifs certes mais, malheureusement, pas mal de points négatifs. Commençons par le positifs. Tout d’abord le travail d’écriture, je tiens quand même à rappeler que l’auteur n’a que 16 ans alors même s’il y a quelques petites choses à améliorer, notamment au niveau des dialogues, que j’ai trouvé un poil trop lourds, dans l’ensemble je trouve que les bases y sont. C’est bien écrit, sans non plus en faire des caisses. Ensuite, au niveau de l’intrigue je trouve qu’elle est quand même bien menée. Même si nous, lecteur, on a le sentiment de ne pas trop savoir où l’on va, l’auteur lui suit une ligne toute tracée et nous embarque dans son enquête. Il y a dans ce roman, je le reconnais, quelque chose d’addictif, et ce malgré les points négatifs que j’évoquerai plus tard. En effet, alors que le début était un peu laborieux pour moi, je me suis surprise à tourner les pages et à enchaîner les chapitres. On se prend facilement au jeu. Au final j’ai lu le livre d’une seule traite, sans interruption. C’est ce côté addictif qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de l’histoire. Une intrigue qui tient la route, une histoire addictive et une écriture sympa, voilà ce que j’ai aimé dans ce roman.

Passons maintenant aux choses un peu moins bonnes que j’ai pu rencontrer durant ma lecture. Tout d’abord, mais ça c’est surtout un problème pour moi personnellement, le quatuor amoureux qui se forme dés le départ entre Kate, Noémie, Tom et Scott. Ayant un problème avec la romance, je m’en serai donc bien passé. Les passages romantiques très peu pour moi, je trouvais que ça coupait net l’ambiance « policier » de l’histoire. C’était amené de façon assez maladroite, j’avais l’impression que l’auteur voulait s’essayer un peu à tous les genres mais c’était trop brouillon, trop caricatural et cela se ressentait. Après, j’ai, à la base un soucis avec la romance donc, bon… Ensuite, j’ai trouvé que ce roman comprenait beaucoup (trop) de personnages. J’ai eu, je ne le cache pas, un début de lecture assez compliqué. Je peinais à comprendre qui était qui, qui parlait, qui était lié ou marié à qui. Bref, c’était laborieux. Il en va de même pour tous les secrets et les mensonges qui nous sont dévoilés au fil du bouquin. Ils arrivent trop rapidement, trop abruptement. Tous s’enchaînent, y’a pas vraiment de temps mort. On peut y voir là une lecture dynamique mais moi, plus les pages défilaient plus je trouvais que c’était trop facile, limite invraisemblable. Je pense que laisser souffler un peu le lecteur n’aurait pas été un luxe car à trop vouloir en faire, on finit par perdre en crédibilité ensuite. 

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Concernant les personnages, je ne me suis prise d’affection pour aucun d’entre eux. Je trouvais qu’ils manquaient tous de piquant. Je les ai trouvais très plats. L’auteur aurait du creuser un peu plus les choses notamment, peut-être, au niveau de la romance qui aurait pu être moins « cul-cul ». Idem pour le dénouement final. La révélation concernant l’identité de l’assassin ne m’a guère surprise et encore une fois, les motivations sont restées assez brumeuses pour moi. Cela manquait de fluidité. Il aurait fallu peaufiner et travailler davantage sur l’intrigue et le caractère des personnages afin qu’il y ait une fluidité dans l’intrigue. Ici, c’était plutôt très abrupte. 

Pour conclure je dirai que Le mystère des Ombres est un roman policier qui, globalement, tient la route au niveau de l’intrigue malgré le côté trop direct que je reproche au récit, au niveau des révélations qui sont faites. La pluralité des personnages et leurs secrets beaucoup trop nombreux rendent la lecture un peu difficile au début mais on finit par s’y faire. Florian Mastroserio ne manque pas de talent et d’idées mais du haut de ses 16 ans il a encore des choses à améliorer et une certaine maturité à acquérir au niveau de l’écriture (notamment des scènes de romance). Mais je ne doute pas que cela viendra avec le temps. Pour ma part, étant une grande consommatrice de thriller et de policier, c’était trop léger pour moi. Mais je pense que cette histoire peut plaire aux ados ou aux personnes ne lisant pas énormément de thriller. 

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

En quête d’Elèna – Lise Pradère

Couverture En quête d'ElénaEn quête d’Elèna de Lise Pradère

Elena Vassiliev, jeune et brillante géologue, est retrouvée morte dans son appartement, le visage couvert d’ecchymoses, la tête dans une flaque de sang. Le commandant Gignac du SRPJ, policier solitaire et bourru, arrive sur place. Aucune trace d’effraction n’est relevée, mais une fouille rapide lui permet de trouver un carnet contenant des photos et des pages manuscrites, certaines écrites en langue étrangère, mélangées à des croquis et autres éléments ; un objet suspect qu’il va devoir décrypter. Des bureaux feutrés de la Défense, aux vallées oubliées de l’Isère, en passant par une plateforme pétrolière norvégienne, le commandant Gignac tentera d’en savoir davantage sur la victime et ses relations. Mais l’histoire de cette femme, qui fait écho à sa vie personnelle, risque de troubler sa vigilance. Un visage peut en cacher un autre…

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Edition : Flamant Noir  Genre : Thriller/Policier ◈ 280 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 12/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Lise Pradère est née entre lac et montagne à l’époque où il n’y avait qu’une seule chaîne de télé et pas d’école le jeudi. Comme il n’y avait pas non plus d’activités extra-scolaires, elle avait tout le temps de se plonger dans la lecture et d’inventer (déjà) des histoires de détective. Elle vit aujourd’hui entre Paris et la province : un pied sur le parvis de La Défense et l’autre dans les vignobles. Ses voyages, le monde du management, les faits de société, les évolutions technologiques et les héros discrets du quotidien sont des sources d’inspiration qu’elle aime agrémenter de touches d’humour.

Source

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Je remercie les Editions Flamant Noir pour ce roman !

En quête d’Elena est un roman qui, à la base, était sorti en 2017 en auto-édition. Aujourd’hui, les éditions Flamant Noir lui ont donné une seconde chance et donc le roman sort pour l’année 2019. Dans ce roman policier on va suivre Le commandant Gignac qui va enquêter sur la mort mystérieuse d’Eléna Vassiliev, une brillante géologue. En menant son enquête, il va constater que la vie de la jeune femme n’était pas de tout repos. En effet, cette dernière, qui aux yeux de ses collègues paraissait gentille et sans histoire, mène une double vie. En parallèle de cet homicide, Le commandant Gignac doit faire face à quelques petits problèmes d’ordre privé, problème qui concerne son fils et son ex-femme.

Les quelques avis que j’avais lu sur ce livre, m’avaient donné envie de m’y plonger. En effet, tous les avis étaient positifs et le résumé avait l’air vraiment intéressant alors je me suis lancée. Mais pour être honnête, même si l’enquête est plutôt bien menée, j’ai eu un peu de mal avec ce roman et ce dès les premières pages. Le souci vient uniquement des dialogues. Ils sont omniprésents dans le récit et j’ai trouvé qu’au bout d’un moment ça alourdissait un peu la lecture. Les quelques paragraphes descriptifs me faisaient un bien fou. Ils me permettaient de souffler un peu. L’humour présent dans le bouquin ne m’a pas spécialement fait sourire. Bien que j’ai trouvé que le roman avait quelque qualité, j’ai eu beaucoup de difficulté à faire abstraction des dialogues qui me dérangeaient beaucoup et j’en suis la première désolée puisque, je suis certaine, il y avait du potentiel. Même avec le protagoniste j’ai eu un peu de mal. Antoine Gignac est un homme à qui on est censé s’attacher j’en suis sûre, mais moi je n’ai pas réussi. Divorcé, père d’un garçon avec qui il essaie de garder de bon rapport, doué dans son métier et passionné par ce qu’il fait, c’est un homme brillant, qui a de l’expérience et qui ne peut que plaire. Il est plutôt assez bien développé dans le récit, l’auteure a mis un point d’honneur à travailler son personnage, c’est un point plutôt positif mais malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à lui. En fait j’étais butée sur la pluralité des dialogues qui, j’avais l’impression, n’en finissaient plus et par conséquent j’avais des difficultés à me concentrer sur autre chose.

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Pour ce qui est de l’intrigue et de l’enquête, si je ne devais juger que cela, disons que ça l’a globalement fait même si j’avais l’impression parfois de ne pas trop savoir où cette histoire allait me mener. L’enquête avance assez lentement mais ce n’est pas pour me déplaire. L’auteure prend son temps pour poser le décor ainsi que le contexte. Beaucoup d’indices vont peu à peu faire surface et amener notre commandant sur de nombreuses pistes. L’on va d’abord penser à un crime passionnel, puis à un crime organisé par la mafia et enfin l’on va croire à un assassinat ayant un lien avec la politique. L’auteure va donc, durant tout le récit, nous balader entre ces différentes hypothèses et l’on va, par ce biais, découvrir la vie tumultueuse de notre victime. Vous l’aurez donc compris, le lecteur va être dès le départ plongé dans une intrigue à plusieurs facettes et va devoir, comme le commandant Gignac démêler ce gros sac de noeuds. Cet aspect là de l’enquête m’a bien plu dans l’ensemble même si j’avais l’impression d’être un peu perdue parfois. Et pourtant, l’auteure sait où elle va. L’intrigue est bien construite mais ce jonglage entre les différentes hypothèses peut, peut-être, vite agacer. Un petit point négatif cependant à relever, mais ça ne concerne que moi, c’est peut-être le côté un peu technique présent dans certain passage (notamment ceux concernant l’informaticien geek), où là je me sentais un peu larguée par moments. 

Si je devais soulever un autre point positif je dirai l’équipe qui entoure notre enquêteur. Même si eux ne sont pas aussi développé que le Commandant Gignac (car on ne sait pas grand chose d’eux), ils jouent tous un rôle important. Chacun à son niveau apporte une pierre à l’édifice et c’est ensemble qu’ils avancent dans l’enquête. Le mérite revient à tout le monde et pas uniquement à Antoine Gignac et j’ai trouvé cela bien et judicieux de la part de l’auteure de nous montrer qu’un homicide ne se résout pas tout seul et que l’enquête ne tourne pas autour que d’un personnage. Cela, j’avoue m’a beaucoup plu et m’a paru plutôt original. Le travail d’équipe est mis en avant et le personnage d’Antoine Gignac n’apparaît pas comme un génie qui trouve tout tout seul et c’est très positif.

Pour conclure je dirai qu’En quête d’Eléna a été une lecture plutôt en demi-teinte pour moi. Des points positifs il y en a : l’intrigue qui est bien ficelée, les différentes pistes que vont explorer les policiers, le travail d’équipe qui est fait autour de cette enquête. C’est également un livre court qui se lit relativement vite. Mais à côté de ça on a l’omniprésence des dialogues qui, même s’ils sont agréables au début, car ils donnent un certain rythme au récit, finissent vite par alourdir l’histoire. Pour ma part, l’ennui a failli plusieurs fois pointer le bout de son nez à force d’être plongée dans des pages et des pages de dialogue. 

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« J’utilise souvent la métaphore du chat et de la souris pour évoquer la relation du pervers narcissique et de sa victime : Un chat manipule la souris tel un pantin. Il la jette, puis la rattrape. La tient entre ses pattes sans la toucher, la regardant avoir peur, puis la laisse s’enfuir pour mieux lui courir après. Il est capable de jouer avec elle comme ça durant des heures, jusqu’à ce qu’elle s’épuise et ne bouge presque plus. Mais il ne la tue que rarement. Car ce qui l’amuse, c’est quand elle essaye de s’enfuir, qu’elle lutte. Mais si elle agonise ou meurt, alors, il s’en désintéresse complètement et part en chasser une autre. Le PN agit exactement pareil avec sa victime. »

« La jeune femme était allongée dans le salon, drapée dans un peignoir rose, ses longs cheveux blonds relevés en chignon. De loin, on aurait pu croire à une scène de série à l’eau de rose. De près, on était plutôt dans une série noire : son visage portait des ecchymoses et sa tête reposait dans une mare de sang. Les apparences sont parfois trompeuses. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles – Eve Ruby Lenn

Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles – Eve Ruby Lenn

Londres, décembre 1843.
Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, l’inspecteur Dorian Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres.

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Edition : Librinova  Genre : Policier/Fantastique ◈ 236 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 14/20

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Je remercie Eve Ruby Lenn pour l’envoie de ce livre !

Dans ce roman on va suivre l’inspecteur Dorian Griffiths qui enquête sur un mystérieux tueur baptisé : l’assassin aux perles, qui s’en prend à des femmes, les torture et les tue. Plus les jours passent et plus les meurtres sont de plus en plus violents. De plus, Scotland Yard commence à mettre la pression à notre enquêteur. Se trouvant dans une impasse, il décide de faire appel au Dr Johnstone, dirigeant de pompes funèbres mais également expert dans le milieu médical. Grâce à lui et à sa fille l’inspecteur Dorian Griffiths espère bien attraper et stopper une bonne fois pour toute le tueur aux perles qui terrorise la ville de Londres. 

Eve Ruby Lenn, je l’ai découverte grâce à son livre Les Ombres, tome 1 les Observateurs que j’avais adoré (d’ailleurs il faut que je lise la suite). J’avais beaucoup aimé les personnages, l’univers qu’elle avait construit, l’ambiance sombre et pesante qui régnait dans le roman, la plume etc… Vous l’aurez compris, ce livre avait fait l’objet d’une excellente lecture pour moi. Par conséquent, quand j’ai vu que son nouveau roman Les morts ne pleurent pas : l’assassin aux perles était sorti, je ne pouvais pas passer à côté. Je l’ai donc demandé en service presse et je l’ai reçu de la part de l’auteure et j’en profite pour la remercier !

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Aussitôt reçu, aussitôt lu ! Et je dois avouer que j’ai un avis un brin mitigé sur ce roman et j’en suis la première désolée. Il faut savoir, dans un premier temps, que ce livre se lit tout seul. La plume d’Eve Ruby Lenn est toujours aussi fluide, elle est simple mais très efficace, j’aime beaucoup son style, personnellement. Ensuite, j’ai trouvé qu’au niveau de l’intrigue, ce roman était plutôt surprenant, surtout vers la fin lorsqu’enfin « les masques tombent », je ne m’attendais pas du tout à ce revirement de situation si l’on peut dire. J’ai été surprise pour le coup, j’ai trouvé que le chemin que prenait l’auteure était à la fois original et perturbant, tant je n’ai pas l’habitude de voir cela. Pour ce qui est de l’intrigue je l’ai trouvé, dans l’ensemble, relativement bien amenée et bien ficelée. L’auteure fait un peu traîner les choses et est avare en rebondissement mais ça va, cela ne m’a pas dérangé, ce n’est pas pour autant que j’ai trouvé que l’histoire comprenait des longueurs. Non. Le récit n’est pas très rythmé mais on est loin de s’ennuyer car il y a cette petite pointe de mystère qui tient le lecteur en haleine. Eve Ruby Lenn a réussi à maintenir un léger suspense dans son histoire sans en faire des caisses et sans que cela soit lourd et c’est plutôt plaisant. 

Alors, oui, je suis plutôt en train de vanter le livre, donc vous vous demandez pourquoi, après tous ces points positifs évoqués, j’ai un avis un poil mitigé sur ce roman ? Et bien c’est tout simplement, et en grande partie, à cause des personnages et à cause de certaines petites choses qui sont restées trop en surface pour moi et qui méritaient un peu plus de détails et de profondeur. De la profondeur justement c’est ce qui manque aux personnages de ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à ressentir un sentiment quelconque à leur égard et cela me frustre beaucoup. Je les ai malheureusement trouvé plats. Au début, le personnage de Trinity me plaisait énormément, mais j’ai été un peu triste de voir qu’au fil des chapitres elle passait au second plan et qu’elle perdait de sa force de caractère qui m’avait séduite au début de l’histoire. Pour l’époque (car je rappelle que l’histoire se déroule à Londres dans les années 1840), je trouvais qu’elle avait de l’audace, du peps et qu’elle ne se laissait pas marcher sur les pieds par les hommes. Mais, je ne sais pas pourquoi, j’ai constaté que plus on avançait dans l’intrigue plus Trinity s’effaçait et perdait de sa superbe. Quelle déception pour moi car c’était le seul personnage qui m’intéressait réellement. Le personnage de Trinity laisse donc la place à celui de l’inspecteur Griffiths qui ne m’a que peu convaincu. Toujours le même souci, ça manquait de profondeur. Il ne faut pas oublier qu’en dehors de l’intrigue il y a des personnages, ce sont quand même eux qui font l’histoire. S’ils ne sont pas développés correctement alors pour moi l’histoire n’est pas pleinement abouti. Et c’est ce sentiment qui ressort un peu de ma lecture. Car du potentiel et du talent il y en a, y’a pas de doute la dessus. L’univers et la plume de l’auteure sont très bien. L’ambiance est très bien géré mais voilà, il manquait des détails sur les protagonistes. J’aurai donc préféré que l’auteure écrive beaucoup plus de page et prenne le temps de nous présenter le passé et la vie de ses personnages afin que le lecteur puisse pleinement comprendre toutes les subtilités de l’histoire. 

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Pour ce qui est de la fin de l’histoire, comme je l’ai dit plus haut, je l’ai trouvé originale, surprenante certes mais également perturbante. Et je voulais revenir la dessus, sur le fait que j’ai été quelque peu perturbée par le dénouement final. Je persiste et signe, les révélations qui sont faites sont vraiment originales mais j’ai trouvé que cela arrivait trop subitement. En fait, comme on a des personnages qui ne sont pas énormément développés, à mes yeux, c’était un peu trop irréaliste en fait. Je vais essayer de ne pas spoiler mais comme on a très peu d’informations sur les personnages il m’a manqué la réponse à la question : pourquoi ? Même si l’auteure nous explique c’était trop peu à mon goût. J’avais besoin de beaucoup plus pour y croire pleinement. Plus de développement, plus d’anecdotes, plus de détails sur le passé des personnages etc… On était trop en surface à mes yeux. Il en va de même pour Trinity et la révélation qui nous ait fait à son sujet. C’était trop : c’est comme ça et pas autrement. Moi j’ai besoin de plus que ça. D’où ça vient ? Pourquoi elle ? Comment elle le vit ? Comment c’est arrivé ? Comment elle l’a appris ? Et là, je suis un peu restée sur ma faim. 

En tout cas pour conclure je dirai qu’il faut que vous vous fassiez votre propre opinion sur ce livre. Il a des qualités : l’ambiance, la plume de l’auteure, l’originalité de la fin, une intrigue peu rythmée mais bien amenée et bien ficelée, une petite pointe de mystère et de suspense qui plane quand même au dessus de cette enquête etc… Mais il a, et cela n’engage que moi, un petit défaut au niveau des personnages qui sont restés trop plats à mes yeux et à qui il manquait de profondeur. Il en va de même pour certaines révélations ou certains événements qui sont très intéressants mais qui nécessitaient plus de développement.

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« Assise sur un tabouret, elle déglutissait avec peine une préparation à base de citron, pour tenter de dissiper la nausée qui ne la quittait pas. Ce matin, les couleurs lui paraissaient plus fades que d’ordinaire, le monde plus cruel, la vie plus ingrate. A quelques pieds d’un cercueil ouvert, elle observait le corps de son amie avec désagrément. »

« Pour Trinity, ce matin-là ressemblait à des centaines d’autres matins, hormis une odeur intensément fétide et relativement obsédante lui torturait l’odorat. Par habitude, elle reconnaissait parfaitement cette effluve : celui de la chair humaine en décomposition. »

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Juste avant de mourir – S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

« Pourquoi tu m’as fait ça, maman ? » Kath, Adam et leur petite Lyla, intelligente mais renfermée, habitent une ancienne ferme isolée en plein milieu de la lande, dans le Devon. Un jour, Kath se réveille aux urgences après avoir été victime d’un grave accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir des circonstances l’ayant conduite au drame. De retour chez elle, choquée mais heureuse de retrouver sa famille, elle déchante vite : Lyla dessine d’étranges motifs et répète qu’elle voit un homme sur la lande. Quant à Adam, il paraît en vouloir terriblement à son épouse, pour une raison que cette dernière ne s’explique pas. Autour de la maison, Kath tombe sur des mises en scène macabres… Alors que le comportement de Lyla devient de plus en plus inquiétant, Kath apprend que c’est en essayant de se suicider qu’elle a fini à l’hôpital. C’est le choc. Et le début de flash-backs angoissants qui vont la conduire elle aussi vers cet inconnu qui hante la lande. 

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Edition : Presses de la cité  Genre : Thriller ◈ Sortie : 21 Mars 2019 ◈ Ma note : 15/20

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Quelques mots sur l’auteur…

S. K. Tremayne est un des pseudonymes de l’écrivain et journaliste Sean Thomas, qui utilise également celui de Tom Knox pour certains de ses ouvrages. Né en 1963 dans le Devon en Angleterre, il a étudié la philosophie à Londres. Il se tourne ensuite vers le journalisme, et rédige des articles pour le Times, le Daily Mail, le Sunday Times, et le Guardian. Comme son père, il se passionne également pour la littérature, et publie plusieurs romans, se spécialisant pour les thrillers (souvent imprégnés des thèmes de l’archéologie ou de la religion). Il commence par publier plusieurs romans sous son véritable nom, avant d’adopter à partir de 2009 le pseudonyme Tom Knox, puis en 2015 celui de S. K. Tremayne pour son roman « Le doute ».

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Je remercie les Editions Presses de la cité pour ce roman !

Dans « Juste avant de mourir » on va suivre Kath, son mari Adam et leur fille Lyla qui est atteinte du syndrome d’Asperger. Toute la famille vit dans un endroit reculé de tous au coeur du parc national de Dartmoor. La mère, Kath, est un jour victime d’un accident de la route. Fort heureusement pour elle et pour ses proches elle s’en sort avec une légère commotion cérébrale qui a eu pour effet de lui donner une amnésie rétrograde. En effet, Kath ne se souvient pas très bien de son accident ni de la semaine qui l’a précédé. Depuis qu’elle est rentrée chez elle, elle constate que beaucoup de choses ont changé. Sa fille est plus perturbée que jamais et son mari semble la repousser et lui en vouloir. Alors qu’elle croit avoir simplement dérapé sur une plaque de verglas, Adam va lui dire la vérité : elle a tenté de se suicider. Ne voulant pas croire qu’elle ait pu faire une chose pareille, la mère de famille va tenter de retrouver la mémoire et comprendre ce qui s’est passé ce soir là. 

Dans l’ensemble j’ai bien aimé ma lecture mais je dois avouer que quelques petites choses m’ont un peu fait tiquer. Tout d’abord, le début du roman. J’ai eu beaucoup de mal à entrer pleinement dans l’histoire. Les 50 premières pages ont été, pour moi, assez difficiles à lire. J’avais l’impression que rien ne se passait, je ne savais pas trop où l’auteur voulait nous emmener, je me sentais pour ainsi dire un peu perdue. De plus, les nombreuses descriptions, qui d’habitude ne me gênent pas, ont, ici, eu un effet négatif sur ma lecture. Tous ces noms d’endroit et leurs descriptions ont alourdi les pages du roman, par conséquent j’avais l’impression que la narration était lourde et qu’elle peinait à se mettre en place. Fort heureusement, une fois que le décor est posé l’auteur s’attarde moins sur ces détails et commence à aller à l’essentiel. Et ce n’est qu’à partir de là où j’ai enfin pu me plonger dans cette histoire sombre et remplie de mystères et de croyances. 

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Car oui, il faut le reconnaître le gros point fort de ce roman réside dans l’ambiance sombre et oppressante qui règne autour de la famille de Kath. Même s’il m’a fallu un peu de temps, une fois plongée dans le roman, je ne l’ai plus lâché. Le suspense s’installe progressivement et le lecteur cherche à comprendre ce qu’il est arrivé à la mère de famille. Tout est confus autour d’elle au point d’en venir à soupçonner son mari qu’elle aime tant. J’avoue moi aussi avoir soupçonné tout le monde et ne pas avoir vu venir le dénouement final. Mais ce n’est pas pourtant qu’il m’a plu. Mais j’y reviendrai un peu plus tard. Ce qui m’a plu dans ce roman, en dehors de l’ambiance bien entendu, c’est tous les mythes, légendes et croyances qui partagent la vie des habitants de la lande. Ce sont des choses qui, en temps normal, m’intéressent beaucoup, alors c’est sur que là j’ai été happé par ces passages. Je trouve que cela apporte un côté surnaturel au récit, à tel point que l’on se demande s’il n’y a pas réellement une histoire de sorcière autour de tout cela. J’avoue, j’y ai pensé, c’est pour vous dire à quel point l’ambiguïté est présente dans l’histoire. Je trouve que l’auteur a eu raison de jouer cette carte, de jouer sur le côté mystérieux, paranormal. On retrouve cette pointe de paranormal à travers le personnage de Penny qui n’est autre que la mère de Kath. Elle était passionnée par les religions et leurs coutumes ainsi que par les sorcières et leurs rituels. Morte depuis longtemps d’un cancer, ses cendres ont été dispersé sur la tombe d’une suicidée connue de la région. Elle hante donc le récit à travers les souvenirs de Kath. J’ai apprécié cette petite dose d’irréel et à aucun moment je n’ai trouvé que S. K. Tremayne était entré dans l’excès, tout était dosé comme il le fallait. 

L’autre point intéressant du roman, c’est l’alternance des points de vue. Je ne le répéterai jamais assez mais c’est quelque chose que j’aime beaucoup retrouver dans mes lectures. Cela apporte du dynamisme à la lecture. C’est très intéressant d’être dans la tête des différents protagonistes. Savoir comment ils vivent les choses, ce qu’ils en pensent est important pour moi car cela m’aide dans ma lecture à les comprendre, à les connaître et à les cerner. Et puis cela entretient également le suspense. En tout cas, personnellement j’ai adoré cette façon d’amener l’histoire et cela m’a permis de mieux cerner Kath et sa famille. La relation qu’elle a avec sa fille est touchante et à la fois bouleversante. Lyla est une petite fille vraiment hors du commun. Elle n’a pas d’amis, n’arrive pas à s’intégrer à l’école et subit des moqueries de la part de tout le monde. Ses chiens sont son seul réconfort. Elle partage un lien très fort avec eux. Dotée d’une grande intelligence elle est également très sensible à ce qui se passe autour d’elle. Là où son père Adam ne veut pas lui coller d’étiquette et entendre parler de maladie mentale, Kath, elle, ne se voila pas la face. Elle sait que sa fille a un souci, elle fait des recherches sur internet et essaie de la comprendre. N’ayant aucun soutien de la part de son mari, Kath m’est apparu comme une femme vraiment forte et courageuse. J’ai beaucoup aimé la suivre. 

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Avant de conclure ma chronique je voulais évoquer la fin du roman, autrement dit le dénouement final. Clairement il m’a surprise, je ne m’y attendais pas ! Je le reconnais, l’auteur à fait fort et a abattu les bonnes cartes pour surprendre le lecteur, c’était bluffant. En revanche, même si j’ai été surprise, une fois que j’ai tout assemblé, j’ai trouvé que cela manquait un peu de crédibilité à mes yeux et j’ai été quelque peu déroutée par cette révélation. Elle est étonnante, surprenante mais manque de cohérence et de matière. Il aurait peut-être fallu plus approfondir l’idée pour que ça n’apparaisse pas comme étant trop irréaliste. Mais bon, cela n’engage que moi bien entendu. 

Pour conclure, je dirai que Juste avant de mourir est un roman dans lequel l’auteur joue avec l’ambiance. En effet, il jongle entre le réel et l’irréel, entre le normal et le paranormal et tout cela est très bien amené et très bien dosé. Le suspense est bien présent dans le roman et malgré un début un peu compliqué de par les descriptions interminables des lieux, la narration devient, progressivement, addictive. J’ai été un poil déçue par le dénouement final. Bien qu’il m’ait surprise je l’ai trouvé un peu invraisemblable. Le soucis c’est qu’une fois que tout est révélé, le tout ensemble ne m’a pas vraiment convaincu. Des questions et des zones d’ombre persistent dans mon esprit après la lecture de ce roman. Cela dit, ce thriller psychologique est bon dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment quand même. Plusieurs thématiques intéressantes y sont abordées : les liens familiaux, le syndrome d’Asperger, la sorcellerie, les croyances etc… Si vous cherchez un roman d’ambiance lancez-vous. 

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« La confusion de ses sentiments était pareille à un feu humide sur la lande, dégageant plus de fumée que de chaleur, qui menaçait de l’étouffer, anéantissait l’espoir, consumait tout. »

« Si seulement il en allait de même pour l’amour, songea-t-il en s’engageant de nouveau sur la route des macchabées. Si seulement on pouvait le réparer, le rétablir, le restaurer…Mais quand la confiance n’existait plus dans un couple, dans une famille, que devenait-on ? Quand les relations se teintaient de défiance, voire de mépris, où est-ce que ça menait ? Vers quelles sombres contrées ? »

« Tout en roulant, j’aperçois le long de la route des corneilles perchées sur les poteaux téléphoniques, qui m’observent.Silhouettes noires. Yeux noirs. »

Chronique, Thriller/Policier/Horreur

L’étranger dans la maison – Shari Lapena

couv28531886L’étranger dans la maison de Shari Lapena

 » Comment te sens-tu ?  » Elle voudrait répondre  » terrifiée « . À la place, elle dit, avec un faible sourire :  » Heureuse d’être à la maison. « 

Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison… 

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Edition : Presses de la cité  Genre : Thriller ◈ Sortie : Janvier 2019 ◈ Ma note globale : 15/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Shari Lapena (née en 1960) est une romancière canadienne. Elle est surtout connue pour son roman « Le couple d’à côté », un thriller sortie en 2016, qui a été un best-seller au Canada et à l’étranger. Elle a travaillé comme avocat et professeur d’anglais avant de se consacrer à l’écriture.

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Karen vit une vie parfaite auprès de son mari Tom. Un soir, Tom rentre du travail et ne trouve pas sa femme à la maison. Il attend quelques heures mais lorsqu’il remarque qu’elle est partie sans prendre son sac et téléphone il commence à s’inquiéter et finit par appeler ses amis. Personne n’a de nouvelles de Karen. Au moment où il se décide à prévenir la police, on sonne à sa porte. Un agent de police lui informe que sa femme Karen est à l’hôpital suite à un accident de voiture. Selon l’enquête, elle roulait à toute vitesse dans un quartier malfamé dans lequel elle ne devait pas se trouver. Bien qu’elle ait survécu à son accident, Karen est victime par la suite d’amnésie. Impossible donc pour elle de se rappeler pourquoi elle roulait comme une folle cette nuit là. Quelques jours plus tard la police revient chez le couple afin de leur annoncer qu’un corps a été retrouver dans le quartier où Karen se trouvait le soir de son accident. Il s’agit d’un homicide et la mort remonte au soir de l’accident de Karen. Y’a-t-il un lien entre l’accident de la jeune femme et le meurtre de cet homme ?

J’ai découvert Shari Lapena grâce à son livre Le couple d’à côté que j’avais plutôt bien aimé dans l’ensemble. J’avais lu ce livre à sa sortie et, à cette époque, je venais de commencer dans le thriller. Aujourd’hui avec le recul, j’aime toujours autant ce bouquin mais je me rends compte qu’il avait quelques petits points négatifs que je n’avais pas relevé à l’époque et que j’ai retrouvé dans L’étranger dans la maison.  

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Ici, l’auteure nous plonge dans un thriller domestique où le suspense, le mensonge et la psychologie jouent un rôle important. L’étranger dans la maison est un livre qui se lit très vite. Tout comme dans le roman précédant de l’auteure, la plume est simple et fluide. Shari Lapena a le don de rendre addictive une histoire qui en apparence est toute simple. Car oui, avec ce roman, il ne faut pas s’attendre à être plongé dans l’originalité pure et dure. Mais pour autant, ce livre est intéressant. Toute l’intrigue du bouquin tourne autour de Karen et son accident. Que faisait-elle dans ce quartier malfamé ? Pourquoi roulait-elle aussi vite ? Que fuyait-elle ? A-t-elle un lien avec l’homme retrouvé mort le même soir ? Toutes ses questions appellent à des réponses et c’est cela qui rend la lecture de ce roman attrayante. C’est une toile d’araignée construire sur des mensonges qui va se former autour de nos personnages. Au lecteur, par la suite, de démêler le vrai du faux. J’ai aimé cet aspect de l’histoire, cependant, j’ai eu un petit souci avec le choix de l’auteure en ce qui concerne le dénouement de l’intrigue. Tout comme dans son précédent roman, Shari Lapena révèle bien trop vite le pourquoi du comment des choses. C’est un choix auquel j’ai un peu de mal à adhérer. Beaucoup trop d’indices sont dévoilés tout au long des chapitres et par conséquent l’histoire finit par s’essouffler et par se répéter à certains moments. 

Le suspense, qui est au rendez-vous au début, finit par disparaître progressivement et le lecteur comprend rapidement le dénouement final. Malgré tout, la plume de l’auteure rend le récit fluide, addictif et les pages se tournent avec facilité. J’ai compris bien avant la fin la vérité de toute cette histoire et pourtant cela ne m’a pas empêché de « bouffer » le roman. Je mets bien le mot « bouffer » entre guillemets puisque malheureusement, j’ai constaté quelques longueurs dans l’intrigue et cela ralentissait un poil ma lecture par moments. En effet, pour le coup, on a l’impression que l’auteure a mal géré les choses puisque dés que le roman montait en intensité, tout finissait par retomber comme un soufflé à cause de descriptions qui me paraissait inutile. Je me souviens que cela avait été la même chose pour Le couple d’à côté. Du coup le rythme du roman n’était pas très bien entretenu. Pour ce qui est du twist final, je dois avouer que je m’y attendais un peu. Je savais que l’histoire ne pouvait pas se terminer ainsi, que c’était trop facile et qu’il manquait un truc. Je me doutais bien que Shari Lapena nous préparait un rebondissement remettant en doute notre opinion sur certains personnages. Je ne savais pas concrètement ce qu’elle allait nous préparer mais je m’attendais à ce qu’un rebondissement apparaisse. Par conséquent, je n’ai pas été surprise. En revanche, j’ai adoré la conclusion qu’elle a choisi de donner à son histoire !

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Pour ce qui est des personnages, j’avoue ne pas avoir grand chose à dire sur eux. Ils ne sont pas extrêmement développés mais le peu que l’on connaît d’eux suffit amplement au roman. Shari Lapena a choisi de mettre l’accent sur la confiance qui existe dans un couple et elle a plutôt bien réussi de ce côté là. J’ai aimé suivre Tom. J’ai aimé être dans sa tête et découvrir à quel point il était partagé entre l’amour qu’il a pour sa femme et le fait qu’il doute d’elle. Tout au long du roman ses sentiments sont partagés et par conséquent le lecteur l’est aussi et finit par douter de Karen. Est-elle réellement innocente ? Que cache-t-elle ? C’est à travers le personnage de Tom que l’auteure entretient ce mystère et j’avoue que c’était bien réussi et amené de façon subtile, sans que l’on soit plongé dans l’exagération. On peut par conséquent reconnaître que les personnages sont plutôt crédibles et c’est une plus-value pour l’histoire

Pour conclure je dirai que L’étranger dans la maison est un thriller addictif avec une intrigue bien menée dans l’ensemble malgré le fait que certaines révélations arrivent un peu trop vite. C’est un livre que je recommande aux personnes voulant découvrir le genre thriller ou alors qui ne lisent pas des thrillers tous les jours car c’est un schéma narratif que les amateurs de thriller ont vu et revu des dizaines de fois. Rien de révolutionnaire de ce côté là. Même si à certains moments, j’ai trouvé que le roman manquait de rythme et contenait quelques longueurs, j’ai quand même apprécié l’histoire et ma lecture. Le personnage de Tom m’a beaucoup plu. Lui et ses doutes ont été crédibles à mes yeux. Si ce livre vous intéresse, laissez-vous tenter. C’est une lecture sans prise de tête ! Tout vient au lecteur avec facilité, sans complexité.

J’en profite pour remercier les éditions Presses de la Cité pour ce SP.

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« Est-ce que c’est ça, « sentir son monde s’écrouler »? Quelques instants plus tard, il relève les yeux. Il ignore totalement ce qui va lui tomber dessus, il sait juste que le coup sera terrible. »

« Subitement, il se lève et se livre à une inspection rapide de la maison entière. Il ne découvre rien d’inquiétant : pas de téléphone fixe décroché, pas de carreau cassé, pas de sang par terre. Pourtant, il a du mal à respirer.
Il hésité. Même s’il leur dit que son couple frise la perfection, les flics croiront à une dispute. Il se hâte de regagner la cuisine, où Karen range son répertoire téléphonique, et entreprend d’appeler ses amis, un par un. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Thriller/Policier/Horreur

Sorcière de chair de Sarah Buschmann

couv45271753.jpgSorcière de chair de Sarah Buschmann

Australie, 2016. 

Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée. Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ? Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

 

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Edition : Noir d’Absinthe  Genre : Policier/Fantasy ◈ 359 pages ◈ Sortie : 6 Octobre 2018 ◈ Ma note : 18/20

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Quelques mots sur l’auteure…

Sarah Buschmann est une autrice française. Elle aime voyager à travers les livres et dans le monde, avec une pile de romans dans son sac à dos. Grande amatrice de fantastique, son appétit littéraire s’est peu à peu élargi à tous les mauvais genres, avec une prédilection pour les romans sombres et dérangeants. Ses différents penchants se sont rencontrés dans Sorcière de chair, publié chez Noir d’Absinthe. Il s’agit d’un polar fantasy, se déroulant en Australie, où Sarah a passé un an sur les routes.

Source

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Arabella Malvo est lieutenant de police à la criminelle mais elle est aussi une Sorcière de Chair. Alors que le corps d’une jeune femme est retrouvée atrocement mutilé, Arabella est troublée par le physique de la victime qui ressemble étrangement au sien. Comprenant rapidement que le tueur essaye de lui faire passer un message, elle va devoir replonger dans son passé très sombre, qu’elle a maintes fois essayé d’oublier, afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Mais elle doit faire attention à ne rien laisser paraître devant Nolan, son coéquipier, qui ne doit en aucun cas savoir qu’elle est en réalité une Sorcière.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce livre. Grâce à eux, et à l’autrice bien sûr, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie d’Arabella. Ici, Sarah Buschmann nous plonge dans l’univers très sombre et très macabre des Sorcières de Chair. Autant le dire tout de suite, nous n’avons pas à faire à de simples sorcières comme nous avons l’habitude de voir dans les romans de fantasy mais bien à des sorcières très puissantes qui ont « soif de sang ». L’auteure n’hésite pas à taper dans l’originalité en bousculant un peu les codes du genre. Elle nous présente un monde morbide, sanglant qui peut heurter la sensibilité des plus jeunes. Tout est décrit dans ses moindres détails, l’auteure ne va pas avec le dos de la cuillère n’hésitant pas à utiliser un vocabulaire un peu dur, parfois. Vous l’aurez compris Sorcière de chair n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains donc âmes sensibles s’abstenir !

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Une fois la mise en garde faite je peux enfin vous dire ce que j’ai pensé de cette lecture. Je n’ai qu’un seul mot à dire c’est : Waaouh ! Mais quelle histoire ! Quelle imagination ! J’ai été bluffé du début à la fin ! Dès les premières pages, Sarah Buschmann a réussi à capter mon attention et à rendre la lecture addictive. Dans ce bouquin, le lecteur oscille entre le passé et le présent de notre personnage principal : le lieutenant Arabella Malvo. Rapidement on va apprendre qu’elle est une Sorcière de chair et qu’avant de travailler dans la police elle n’a pas fait que des choses biens. C’est donc avec plaisir que je me suis laissée embarquer dans le récit et que j’ai découvert le passé sombre de notre héroïne à travers des flashbacks.

La plume de l’autrice est fluide et bien qu’elle décrive parfois des scènes plutôt violentes et gores j’ai ressentie comme une forme de poésie dans tout cela. Elle arrive très bien à maintenir le lecteur en haleine au fur et à mesure que les pages défilent. A tel point que cela m’a été difficile de poser le livre et de faire une pause dans ma lecture. Je l’ai donc lu d’une seule traite ! Il fallait absolument que je sache le fin mot de l’histoire car, tout comme notre héroïne, le lecteur est un peu dans le flou et ne voit pas très bien qui se cache derrière ces crimes atroces. Et je peux vous dire que la fin m’a scotché ! Sarah Buschmann m’a bluffé par sa façon de mener un peu le lecteur par le bout du nez car à aucun moment je ne m’attendais à une telle révélation ! J’ai pensé à plein de choses mais pas à ça et je dois avouer que je me suis prise une belle claque ! L’intrigue est très bien menée et très bien ficelée, à aucun moment je n’ai eu l’impression que cela retombait comme un soufflet bien au contraire. Le suspense monte crescendo, les détails ne sont à aucun moment superflus et il n’y a pas de longueurs qui sont présents dans cette histoire. Toutes ces choses font que ce roman est dynamique, fascinant, rythmé et qu’on ne s’y ennuie pas une seule seconde. 

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Pour ce qui est des personnages là encore l’auteure a bien fait le travail. Arabella est une personnage très noir, rempli d’aigreur et de rage, possédant un passé très sombre également et, même si au début elle peut nous apparaître comme une femme sans coeur, au fil des pages on finit par comprendre le pourquoi du comment. Par conséquent, bien qu’elle soit un peu considérée comme un « antihéros » et qu’elle ait fait des choses horribles je me suis quand même surprise à avoir de la compassion pour elle. C’est une femme au fort caractère qui est fascinante et agréable à suivre. 

Pour conclure je dirai que Sorcière de chair est un roman que je conseille aux personnes qui n’ont pas une âme sensible, aux personnes qui aiment le gore et qui aiment ce genre là (dark fantasy). Je tiens également à souligner l’extraordinaire travail d’imagination de l’auteure ainsi que la façon qu’elle a de mener le lecteur par le bout de nez. Elle a su maintenir un très bon niveau de suspense dans son roman. Je me suis pas ennuyée une seconde et la fin m’a bluffé ! Je n’en reviens toujours pas d’ailleurs. Laissez-vous tenter par ce livre qui, j’en suis certaine, ne vous laissera pas de marbre !

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« La vessie d’Erynn lâcha. Le liquide chaud coula le long de ses cuisses et une odeur âcre imprégna l’air épais, stagnant. Elle n’y porta pas plus attention qu’à celui, salé, qui dévalait ses joues. Son cœur se serra, petite chose informe qui ne prenait plus assez de place dans sa cage thoracique. La mort venait, mais elle n’était pas prête. La terreur lui lacéra les entrailles. Cette insupportable douleur, provenait-elle de la sorcellerie ou était-elle inhérente à la perte ? Perte de sa famille. Perte de sa vie avortée. Erynn ferma les yeux et supplia la mort de lui épargner la souffrance. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Le sceau des maîtres, tome 1 : Le manoir d’Etherian Lore

couv55635119Le sceau des maîtres, tome 1 : Le manoir d’Etherian Lore

Lorsque leur fête d’amis est interrompue par un drame, ils se dispersent tous dans les bois. Pourchassés par des bêtes, Isabelle est séparée de son copain dans leur course. Maintenant seule face à ce manoir étrange, elle devra tenter de retrouver ses amis et de rester en vie. Les découvertes qu’elle fera seront aussi inquiétantes… qu’intrigantes. Tout en cherchant le moyen de s’échapper de cet endroit labyrinthique, elle comprendra pour quelle raison le manoir est caché au fond des bois. Ce qui existe en ces lieux n’aurait pas dû être découvert. Un document trouvé lui donnera des indices et l’un de ses amis la conduira à une ressource, qui pourrait leur révéler les mystères du manoir.

 

 

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Edition : Solarianne  Genre : Fantastique ◈ 165 pages ◈ Sortie : 2017 ◈ Ma note : 15/20

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dQuelques mots sur l’auteur…

Etherian Lore est un rédacteur attitré aux archives éthériques dans le système d’Astérion. En tant qu’archiviste, il consigne avec soin les récits véritables d’univers distants et parallèles, provenant du passé, du présent ou encore de l’avenir. Ces écrivains et historiens sont complètement détachés de leurs récits. Ils signent donc leurs œuvres avec le nom de leur département, plutôt qu’avec leur nom véritable. Les Archives d’Astérion sont vastes, mais la section éthérique figure parmi les plus captivantes.

Source : Couverture du livre.

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Dans le sceau des maîtres, tome 1 : le manoir on va suivre Isabelle et ses amis qui décident d’aller faire la fête sur une propriété privée qui ne leur appartient pas. Tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où l’un d’entre d’eux décide de s’éloigner du groupe pour se soulager. Quelques minutes plus tard, il revient, recouvert de sang, un trou béant au niveau du cou. Isabelle et Matt, son petit ami, s’enfuient  vers la forêt et sont pourchassés par ce qui semble être des chiens enragés. Durant leur fuite ils sont malheureusement séparés et Isabelle se retrouve piégée dans un mystérieux manoir où des choses étranges semblent s’y passer.

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard en regardant les SP disponibles sur la plateforme SimplementPro. La couverture m’a tout de suite attirée ! J’aime ce genre de couverture, mystérieuse, sombre avec une petite ambiance angoissante et par conséquent j’ai lu le résumé. J’ai été intriguée par ce dernier, il a attisé ma curiosité et c’est donc tout naturellement que je l’ai demandé en SP. J’ai été très contente que les éditions Solarianne acceptent ma demande et d’ailleurs je tiens à les remercier !

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Bon, entrons dans le vif du sujet : Qu’ai-je pensé de cette lecture ? Dans l’ensemble ce fût une bonne lecture. J’ai bien aimé l’univers qu’a proposé Etherian Lore, bien qu’il reste encore un peu flou pour le moment à mes yeux. Cela dit, il y a quelques petites choses qui sont à souligner. Tout d’abord les personnages, j’espère en apprendre plus sur eux dans les prochains tomes car j’avoue qu’Isabelle et Matt sont de véritables inconnus à mes yeux et ce même après avoir refermé le bouquin. C’est un sentiment qui, personnellement, me dérange un petit peu lorsque je lis un livre car j’aime bien avoir des détails sur le caractère des personnages, sur leur passé etc… Or, ici, on a très peu d’informations les concernant. Cela dit, l’auteur peut toujours se rattraper dans les prochains tomes, ce qui, je pense sera le cas vu comment tournent les choses vers la fin du roman. Ensuite, là où j’ai un peu tiqué c’est au niveau de la description du manoir. Alors oui, j’adore les descriptions mais là j’avoue, lorsqu’Isabelle se retrouve dans le sous-sol de la bâtisse, je me suis sentie perdue parmi toutes ces portes qu’elle a en face d’elle, sans parler des escaliers. Je n’ai pas réussi à suivre malheureusement. Cela est sûrement dû au fait que le roman soit assez court. La description des lieux est là mais annoncée de manière trop brutale et trop rapide. L’auteur aurait dû prendre un peu plus son temps et cela serait passé comme une lettre à la poste. Et enfin, mais là c’est quelque part lié à ce que je viens de dire, la vitesse à laquelle les choses s’enchaînent est assez déstabilisante. Là encore c’est lié au fait que le livre soit court.

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Mais, je vous rassure en dehors de ça le livre est plutôt bien. J’ai aimé l’univers proposé par l’auteur. Dans ce premier tome, on reste vraiment dans le flou, tout comme nos personnages. On ne comprend rien à ce qu’il se passe et l’auteur est avare dans les explications. Je tiens à le préciser, ce premier tome est, selon moi, un tome introductif. Il ne faut pas que vous vous attendiez à avoir des réponses à ce qu’il se passe autour de nos personnages car l’auteur ne dit rien. Après, cela n’est pas un mal c’est plutôt un bien selon moi car malgré la fin qui se termine en cliffhanger je n’ai pas ressenti de frustration. Certes, j’ai des questions qui sont restées sans réponses, mais cela ne m’a pas dérangé. Je suis curieuse de connaître la suite des événements et j’espère que l’auteur nous préparera quelque chose de grandiose, à la hauteur de cette fin remplie de suspense. Concernant la narration, elle est relativement bonne dans l’ensemble mais si j’avoue avoir été un peu surprise au début de ma lecture. 

Pour conclure je dirai que le tome 1 du Sceau des maîtres est un tome introductif, intéressant malgré la vitesse à laquelle l’action s’enchaîne et évoluant dans un univers qui promet d’être attractif et original. L’ambiance du roman est très mystérieuse et durant toute sa lecture le lecteur reste dans le flou. Très peu d’explications et d’informations sont apportées par l’auteur mais cela n’est en rien gênant. C’était pour moi une bonne lecture dans l’ensemble, j’ai bien aimé et je lirai la suite avec plaisir car la fin du livre se termine en cliffhanger et que j’ai envie de connaître la suite des événements et de savoir ce qui se passe réellement dans ce manoir. C’est un livre court, qui se lit vite et bien et c’est une lecture qui peut intéresser donc si le résumé vous tente n’hésitez pas. Bien entendu, il y a quelques petits points noirs concernant le livre mais ne soyez pas trop exigeant, c’est un univers qui intrigue et qui, bien exploité, peut-être pas mal. 

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« Je sais que, lorsque je lis, je me laisse emporter et j’oublie tout ce qui est autour. C’est comme sombrer dans un autre univers, traverser un portail et vivre pendant un moment dans une autre dimension. Même lorsqu’il y a un tapage constant, je réussis à rester concentrée. Ce n’est vraiment pas le moment de tomber dans cet état d’esprit. « 

« Je me sens mieux. Je me sens parfois instable mentalement, mais physiquement, c’est pas mal. À part peut-être quelques picotements dans le dos par moments, je suis généralement plus fort et énergique. J’ai les bras couverts de traces d’injection. Pour l’aspect esthétique, ce n’est pas vraiment charmant. »

« Constatant que sa colère obtient un certain succès, il s’en donne à cœur joie et déverse sa rage en un flot de violence déchainée. La plante atténue la force de son étreinte, alors j’utilise ma main gauche pour tenter de retirer la tige. Il réagit au bon moment et nous la brisons en deux elle aussi. C’est alors qu’il me prend par la main et m’attire à lui, avant même que j’aie le temps de dire un mot. »