Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure

Aurora, l’expédition fantastique – Vashti Hardy

couv74194918Aurora : l’expédition fantastique de Vashti Hardy

Dans un monde imaginaire, Arthur et Maudie découvrent que leur père a disparu lors d’une expédition au pôle Sud. Les jumeaux embarquent alors dans un dirigeable piloté par la capitaine Harriet Coriander pour faire la lumière sur cette affaire. Leur périple les amènera à rencontrer des animaux qui parlent et à vivre des événements fantastiques. Mais peut-être aussi à comprendre leurs origines.

……….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Auzou  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ 417 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note : 17/20

…..……3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteure…

Vashti Hardy vit au Royaume-Uni. Elle est conceptrice, rédactrice et cadre dans le marketing numérique. Elle compte également parmi les diplômés de la Golden Egg Academy, une école destinée aux auteurs de livres pour enfants, et elle aide régulièrement les nouveaux élèves de l’institution. Aurora, l’expédition fantastique est son tout premier roman.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Aurora, on va suivre Maudie et Arthur, des jumeaux, enfants d’Ernest Brightstorm, explorateur qui commence à percer dans le métier. Attendant patiemment le retour de leur père, parti en expédition vers Polaris Sud, Maudie et Arthur vont découvrir que leur père a disparu. Accusé d’avoir violé le Code des Explorateurs, les biens des jumeaux ainsi que leur maison sont saisis et leur gouvernante les vend pour un boucher de pain à un couple habitant les Bas-Fond. Pendant plusieurs semaines ils vont être les esclaves de Mr et Mme Beggins, jusqu’au jour où un concours est organisé dont le but est d’atteindre en premier les terres de Polaris Sud. Les jumeaux voient là l’occasion de découvrir ce qui est arriver à leur père. Ils vont donc embarquer à bord de l’Aurora, dont la Capitaine n’est autre qu’Harriet Coriander, et s’envoler vers d’autres horizons, où l’aventure les attend. 

Plus le temps passe et moins les lectures jeunesse m’attirent. J’ai, en effet, de plus en plus de difficulté à apprécier la littérature jeunesse, je ressors de mes lectures avec un petit arrière goût de déception. J’ai l’impression qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, soit c’est trop jeunesse, soit les personnages ne m’apparaissent pas très crédibles, soit c’est carrément l’histoire qui n’est pas cohérente à mes yeux. Bref, je suis très pointilleuse et du coup, y’a toujours un truc qui va pas. Mais là… Quelle claque mes amis ! Mais quelle belle découverte ai-je fais avec ! J’ai adoré ce roman ! J’ai tout simplement été charmée par l’histoire et par l’univers proposé par l’auteure. J’ai trouvé que ce livre était beau, touchant avec une petite pointe de poésie à travers les différents paysages. Honnêtement, j’ai craqué sur ce livre à cause de sa SUBLIME couverture et je ne le regrette pas une seule seconde.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quête initiatique, contrées lointaines et mystérieuses, créatures mythiques, une pluralité de personnages haut en couleur, ce livre a vraiment tout pour plaire. Beaucoup on comparé ce livre avec ceux de Philip Pullman et bien moi il m’a énormément fait penser aux romans de Jules Vernes mais avec une petite touche de modernité en plus. La plume de l’auteure est fluide et a quelque chose de magique et de merveilleux. Dès les premiers chapitres Vashti Hardy a réussi à m’entraîner dans son univers et je me suis laissée bercer par le récit. Voyager d’un continent à l’autre à donner du rythme à la lecture. A aucun moment je ne me suis ennuyée. Chaque continent à ses propres paysages et ils sont tous aussi beaux les uns que les autres. L’auteure a su décrire les paysages sans entrer dans l’excès et j’ai beaucoup apprécier cela. Comme quoi il est inutile d’en faire des caisses pour mettre des étoiles plein les yeux des lecteurs. 

Pour ce qui est des personnages, j’ai beaucoup aimé les jumeaux, Maudie et Arthur, qui se complètent parfaitement. Ils sont très touchants. Ce sont des enfants très courageux, très surs d’eux, un peu trop même parfois et c’est bien là le petit défaut de l’histoire. En effet, les jumeaux n’ont que 12 ans dans le récit et franchement ils avaient parfois des réactions dignes d’adultes. C’est le reproche que je fais souvent aux romans jeunesse. J’ai l’impression parfois que les auteurs oublient rapidement l’âge de leur personnages. Ici, j’ai trouvé Maudie beaucoup trop intelligente pour son âge et Arthur un peu trop « aventurier ». M’enfin, honnêtement ça passe. J’ai tellement adoré la plume et l’histoire que je suis passée largement au dessus de ce petit détail. En plus des jumeaux nous avons Harriet Coriander que j’ai beaucoup aimé et aussi la cuisinière (dont j’ai oublié le nom oups) qui apporte un vent de fraîcheur dans ce récit, qui, parfois, peut être un peu tristounet. Elle apparaît un peu comme une seconde maman pour les jumeaux car elle est très protectrice envers eux.

Pour conclure je dirai qu’Aurora l’expédition fantastique a été une très bonne lecture pour moi. J’en ressors satisfaite et ravie car elle m’a réconciliée avec le genre « Jeunesse ». J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, je le recommande à 100%. Le récit est dynamique et remplit de rebondissements. Les personnages sont tous aussi intéressants à découvrir les uns que les autres. Les différents continents renferment des paysages sublimes, à couper le souffle. Avec cela, la plume de Vashti Hardy qui est magique et très fluide. Elle a également su tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. La fin du roman laisse supposer une possible suite. Je n’en ai, personnellement, pas entendu parler mais si c’est le cas, je foncerai sur le tome 2, c’est évident ! 

Sans titre-2

« Tous les bruits qu’ils faisaient semblaient l’irriter : comme beaucoup de monde à Lontown, elle pensait que les enfants se devaient d’être invisibles. »

« La peur tue plus de rêves que l’échec n’en tuera jamais. On peut choisir le confort ou le courage, mais jamais les deux en même temps. »

Publicités
Chronique, Jeunesse/Aventure, Thriller/Policier/Horreur

Dix – Marine Carteron

couv7234357Dix de Marine Carteron

Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

….…..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Le Rouergue  Genre : Thriller/Jeunesse ◈ 288 pages ◈ Sortie : 2019 ◈ Ma note :  17/20

…..…3107950465_1_14_xtZAH0OF

 

Quelques mots sur l’auteure…

Marine Carteron est née en 1972. Elle a suivi des études d’histoire de l’Art et d’archéologie. Elle passe son enfance et son adolescence entre la Bretagne, la Sarthe, la Corse et les Antilles. Les autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un gardien (Le Rouergue Jeunesse, 2014) est son premier roman. 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce thriller jeunesse on va suivre dix personnages : 7 adolescents et 3 adultes. Tous se connaissent puisqu’ils fréquentent le même lycée. Du côté des ados nous avons la bimbo, le sportif, les jumeaux renfermés sur eux-même, le geek, le surdoué et la compétitrice. Et du côté des adultes on a une ex infirmière, un ancien policier et une mère professeur de Français. Tous les dix ont été sélectionné pour participer à une télé-réalité qui se déroule sur l’île de Sareck. Arrivés sur place tout ne va pas se passer comme prévu. Une tempête fait rage dehors et une des adolescentes, Margaux, a disparu. 

Vu la taille du bouquin (à peine 300 pages) il est difficile de ne pas vous spoiler en vous faisant un résumé. Dans tous les cas, sachez que j’ai adoré cette lecture qui rappelle beaucoup le livre : Les Dix petits nègres d’Agatha Christie (que j’ai, pour ma part, lu il y un bon moment déjà et dont je ne me rappelle plus les détails) mais en version un peu plus jeunesse même si, cela reste un thriller. Comme je viens de vous le dire, j’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue est posée dés les premières pages. Marine Carteron prend le temps de présenter chacun de ses personnages au début du roman sans pour autant entrer dans les détails. Une fois que les protagonistes arrivent sur l’île, l’ambiance commence à s’assombrir. L‘île est déserte à l’exception du grand manoir dans lequel vont résider les personnages. Ce manoir est vraiment oppressant. L’entrée est un échiquier géant sur lequel des pions, qui sont au nombre de 10, sont dispatchés. Le décor est enfin planté, le jeu peut commencer !

Et l’auteure ne s’arrête pas là. En effet, le manoir contient des chambres toutes plus intrigantes les unes que les autres. Chaque détails comptent, rien n’est superflus ni laissé au hasard. L’alternance des points de vus nous permet d’avoir un récit bien rythmé et très prenant. Au fil des pages, les personnalités des joueurs ainsi que leurs secrets vont être dévoilés et l’on constate rapidement qu’ils sont tous liés à un seul et même fait. Chaque joueur va être jugé et condamné et le tueur ne leur laisse aucune issue de secours. Chaque sentence est accompagnée par un article de loi et j’ai apprécié ce petit détail (c’est l’ancienne étudiante en droit qui refait surface). 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Cette lecture a été très addictive pour moi. Il n’y a rien d’extraordinaire, dans l’ensemble l’intrigue reste quand même simple. On comprend rapidement qu’il s’agit ici d’une histoire de vengeance, certaines choses et certains passages sont un peu prévisibles et la révélation finale je l’ai vu venir mais je ne sais pas pourquoi j’ai quand même adoré ma lecture. La plume de Marine Carteron et simple mais efficace. Elle va droit au but, ne promène pas le lecteur dans tous les sens et c’est vraiment top. Ce livre est tout simplement un bon thriller jeunesse, sans prise de tête. Une lecture qui fait vraiment du bien, car oui la simplicité ça a du bon parfois. 

Au niveau des personnages, on a droit à une belle brochette de filles et de garçons bourrés de clichés. La blonde prétentieuse et narcissique, le sportif pas très intelligent, l’obèse que tout le monde évite, le geek renfermé sur lui même et amoureux de la bimbo du groupe, le surdoué hermétique à ce qui l’entour, se focalisant uniquement sur les faits et les preuves, la professeure alcoolique qui n’arrive pas à gérer la situation et qui se laisse complètement submerger par ce qu’il se passe etc… Comme je vous le disais, une belle brochette de cliché ! Mais… Là aussi ça passe ! Je n’ai pas une seule seconde été dérangée par ces personnages caricaturaux pour la simple et bonne raison que l’auteure a eu l’intelligence de ne pas en faire des caisses. Tout est dosé comme il le faut, c’est tout simplement parfait. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Mais malgré tous ces points positifs, il y a quand même un petit truc qui me chiffonne concernant ce bouquin. J’ai trouvé que certains passages et certaines relations entre les personnages étaient quelques peu glauques et malsaine. D’où le fait que je ne mettrais pas ce livre entre toute les mains. Autre petit bémol pour moi également c’est la fin de l’histoire, j’aurai probablement préféré une fin un peu plus détaillée et un peu moins « bâclées ». 

Pour conclure je dirai que Dix est un thriller jeunesse très addictif, bien écrit avec une intrigue bien ficelée qui reprend les codes du livre d’Agatha Christie. L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle mais ça passe super bien, j’ai beaucoup aimé me plonger dans l’ambiance sombre et mystérieuse de cette île et de ce manoir. J’aurai certes préféré une fin un peu plus aboutit mais ça peut le faire quand même. Je ressors donc dans l’ensemble très satisfaite de cette lecture. 

Sans titre-2

« Dans l’escalier, en retrait du groupe, Hélène Astings tentait vainement de calmer sa tempête intérieure. Le spectacle de l’océan, le parfum entêtant de l’iode, et même les hurlements omniprésents des mouettes sur le trajet, n’avaient pas suffi à faire taire la petite voix qui lui répétait que quelque chose n’allait pas. Mais quoi? »

« S’il n’avait plus aucun doute sur une chose, c’était bien celle-ci : leur présence ici n’avait rien de fortuit. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure

Coraline – Neil Gaiman

couv9987444Coraline de Neil Gaiman

Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu’elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. « Je suis une exploratrice ! », clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l’attend.

….…..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Albin Michel  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ 170 pages ◈ Sortie : 2019 (cette édition) ◈ Ma note :  14/20

…..…3107950465_1_14_xtZAH0OF

 

Quelques mots sur l’auteur…

Neil Gaiman, né en en Angleterre, est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée. Auteur prolifique et polyvalent, il a percé sur la scène du fantastique anglo-saxon grâce à sa série Sandman dans les années 1990. Il commence en 1984 une carrière de journalisme qu’il abandonnera trois ans plus tard. Il écrit alors son premier livre, la biographie du groupe Duran Duran ainsi que de nombreux articles pour « Knave magazine ». Il fait ses débuts littéraires en pastichant des auteurs qu’il aime : Douglas Adams, John Collier, H.P. Lovecraft. Profitant de son statut de journaliste, il se met à fréquenter les congrès de fantasy.  Lauréat des prix Hugo, Nébula, Bram Stoker, SFX, Haxtur et Locus, il est traduit dans le monde entier. Nombre de ses œuvres sont adaptés à l’écran : en films : « Stradust », « Coraline » et en série : « Neverwhere », « American Gods » en 2017 et « De bons présages ».

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Coraline est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouvel immeuble. Elle aime explorer et découvrir de nouvelles choses, d’ailleurs elle se dit elle-même être une exploratrice. Mais en explorant cette nouvelle maison elle va découvrir une porte, fermée à clés, qui ne mène nulle part. Mais un jour, elle ouvre la porte et tombe dans un univers parallèle au sien. 

Pardonnez mon résumé assez brouillon mais je suis dans l’obligation de vous avouez que ce livre ne m’a pas grandement inspiré. Je n’ai tout bonnement pas grand chose à dire sur son sujet, par conséquent, ce sera une mini chronique que je vais vous proposer. Donc, comme je vous le disais, ce livre ne m’a pas vraiment fait vibré. Je suis restée de marbre du début à la fin. Malgré une ambiance angoissante et un peu gothique sur les bords (choses qui ne me déplaisent pas) je n’ai pas accrochée plus que ça à l’histoire et je pense que cela est dû tout simplement au fait que ce roman ne fait que 170 pages. Autant vous dire qu’en 170 pages il est un peu compliqué de tisser un univers détaillé, de peaufiner des personnages et de s’y attacher. Quelques dizaines de pages supplémentaire n’auraient pas été de refus car l’univers était plutôt pas mal en soi. Je l’ai trouvé sombre, un chouilla glauque et d’ailleurs j’ai du mal à me dire que c’est un livre « Jeunesse ». Fantastique oui, pas de soucis la dessus, mais alors jeunesse, je n’en suis pas convaincue. Peut-être que cela a un lien avec l’écriture assez simpliste du roman ? 

Autre petit chose à souligner également c’est que j’ai trouvé que le monde dans lequel Coraline évoluait, ressemblait étrangement à celui d’Alice au pays des Merveilles, en plus oppressant. En effet, l’héroïne nous emmène dans un monde parallèle au sien, dans lequel on lui promet une belle vie mais où l’on sent que quelque chose cloche. L’idée était plutôt sympa et intéressante mais aurait mérité, à mes yeux, un peu plus de développement. Un sentiment de frustration s’est emparé de moi à la fin de ma lecture. J’aurai tellement aimé en savoir plus, j’aurai aimé pouvoir en apprendre plus sur Coraline, qui, honnêtement m’a paru un peu spéciale. J’ai eu du mal, de part ses dialogues, sa façon de parler, à me la représenter dans mon esprit. J’avais l’impression de voir par moment une fillette et à d’autre moment une grande personne. C’était assez perturbant.

Dans tous les cas, si l’univers d’Alice au pays des Merveilles vous a plu, je pense que vous trouverez votre bonheur avec ce roman, donc laissez vous tenter. Pour ma part, je suis restée de marbre du début à la fin, cette lecture ne m’a pas fait vibrer et j’en suis la première déçue. Pour autant, j’ai un autre livre de Neil Gaiman qui m’attend dans ma PAL et que j’ai hâte de découvrir car, malgré tout, la plume de l’auteur, quoiqu’un un peu simpliste, m’a plu et j’ai envie de le découvrir dans un univers plus développé. 

Sans titre-2

« Coraline ouvrit sa main et observa le caillou percé en espérant y découvrir un indice, mais en vain. La plupart des jouets tombés du coffre avaient filé se cacher sous le lit ; les rares qui restaient (un petit soldat en plastique vert, la bille en verre, un yo-yo rose vif et ainsi de suite) étaient bien le genre de jouets qu’on trouvait au fond des coffres dans le monde réel : des objets oubliés, abandonnés, mal aimés. »

« Elle a besoin de quelqu’un à aimer, je crois. Quelqu’un d’autre qu’elle-même. Ou alors, elle a besoin de se nourrir. Difficile à dire, avec ce genre de créature. »

Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

 

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Castelmore  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ Sortie : Entre 2017 et 2018 ◈ Ma note globale : 16/20

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Olivier Gay, né en  à Grenoble, est un écrivain français de roman policier, de fantasy et fantastique, pour les adultes et pour la jeunesse. Il écrit également des billets d’humeur dans le magazine féminin Cosmo et a collaboré à plus de cent romans pour la Bibliothèque Rose et la Bibliothèque Verte. Autrefois consultant en stratégie marketing à Paris, il vit désormais de sa plume dans le Sud. Son premier roman Les talons hauts rapprochent les filles du ciel remporte en 2012 le prix du premier roman policier du Festival du film policier de Beaune. Son premier roman de fantasy, Le Boucher, est nommé au prix Révélations Futuriales avant d’être repris en intégrale par les éditions Bragelonne. Sa série jeunesse est accueillie avec enthousiasme par la critique.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Quand j’ai vu la trilogie complète à 0.99 cts le tome sur le site Kobo.com lors de la mini OP de décembre, je n’ai pas cherché plus loin et j’ai plongé sur l’occasion. J’avais tellement entendu parler de cette saga que je me suis dis que c’était le moment ou jamais de la découvrir. Et c’était une très belle découverte ! J’ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé et ses amis, à tel point que j’ai lu les trois tomes en deux jours, les uns après les autres. Je fais le choix de vous parler de la trilogie dans un seul et même article, vu que je les ai enchaînés.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tome 1 : Le coeur et le sabre.

Je ne vais pas vous refaire un résumé car je trouve que la quatrième de couverture du tome 1 en dit assez. J’ai trouvé ce premier tome très divertissant. L’univers mit en place par l’auteur dès les premières pages est intéressant et plaisant à découvrir. Ici, on est clairement dans un roman de magie, de cape et d’épée. Alors, dit comme ça on est en droit de penser : « Oh ! Mais c’est du déjà vu tout ça ! » Et bien… Non pas tout à fait ! 

Dans La magie de Paris, les goules existent et des Mages, comme Thomas, doivent veiller à ce qu’elles ne passent pas la frontière du monde des humains. Cela dit, un Mage, même s’il possède des pouvoirs magiques, ne peut pas à lui seul tuer les goules. Il a donc besoin d’un Chevalier. Un personnage qui lui sera entièrement dévoué, qui le protégera et a qui il sera à jamais lié. Notre Chevalier n’est autre que Chloé. Avouez quand même que, déjà là, on revisite un peu le genre non ? Une femme Chevalier qui protège un homme, c’est plutôt pas mal. Moi cela m’a tout de suite emballée ! L’auteur sort un peu des clichés en nous proposant une tout autre vision de la Chevalerie, une version beaucoup plus féminine. J’ai bien aimé le concept même si après sur le fond l’histoire n’est pas d’une très grande originalité. 

J’ai été également séduite par Chloé, qui là encore, n’a rien à voir avec les héroïnes que l’on a l’habitude de voir. Elle n’a pas une plastique de rêve, elle mesure 1m83, elle est plutôt musclée, endurante et pratique l’escrime depuis qu’elle est petite. Avec les garçons ça n’a jamais été le top tout simplement parce qu’elle les fait fuir, trop impressionnés par sa grande taille, et ils n’hésitent pas à la surnommer Le Tank. C’est une jeune fille vraiment spéciale et qui se démarque des autres bien malgré elle. Ajouter à cela un humour tordant, c’est un personnage vraiment attachant. Je l’ai trouvé vraiment intéressante à découvrir. Puis à côté de Chloé, on a Thomas, un lycéen avec un humour d’un gamin de 10 ans. Cela pourrait paraître agaçant à la longue mais bizarrement non. L’auteur a su doser comme il faut cet humour et a su faire de lui un personnage sérieux quand il le fallait et surtout très intelligent. Un petit point cependant m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois, c’est le fait qu’il cherche à tout prix à cacher la vérité à Chloé. Le début du roman est assez encré la-dessus et du coup cela peut vite devenir lassant. Et puis on a David, personnage assez mystérieux. On ne sait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est un Chevalier avec des pensées un poil machistes. Une femme Chevalier pour lui c’est une abomination, ça ne devrait pas exister et il passe la plupart de son temps à rabaisser Chloé

A côté de ça, on a une plume très simple, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de plus travaillée, mais qui reste assez fluide. L’humour occupe une grande place dans ce roman et cela n’est pas pour déplaire bien au contraire. Les pages défilent entre les mains du lecteur sans que ce dernier ne s’en rende compte. Au final, la lecture en devient addictive et plaisante. L’univers de l’auteur est pas mal, même si j’attendais un peu plus de fantaisie là dedans. Je sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose, un petit grain de folie pour rendre ma lecture sensationnelle. 

En résumé, j’ai beaucoup aimé ce premier tome et la fin m’a un peu surprise. Avec une fin pareille, il fallait absolument que je lise le tome 2 et c’est ce que j’ai fais dans la foulée. 

Tome 2 : Le calme et la tempête.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Dans ce deuxième tome on reprend l’histoire là où l’avait laissée. J’ai encore une fois apprécié ce deuxième tome mais quelque chose m’a un peu titillée. Une chose qui, j’ai l’impression, devient un incontournable des romans pour adolescents et c’est bien dommage. 

Ce que je craignais est arrivé. Un triangle amoureux commence à se mettre en place. Alors quand bien même il est assez léger, cela m’a un peu agacée de voir Chloé tombant beaucoup trop facilement sous le charme de David, sans pour autant oublier Thomas, avec qui elle partage quelque chose de spéciale. Chloé pour moi c’était l’héroïne pas comme les autres, super « badass » qui défonçait tout. Et là… Elle se laisse envahir par ses sentiments et du coup, elle se retrouve dépasser par les événements et elle même ne sait plus où elle en est. C’était un poil décevant. Je ne suis pas une adepte des triangles amoureux, surtout quand je lis du fantastique ou de la fantasy donc autant vous dire que j’ai soupiré et levé les yeux au ciel plusieurs fois. A côté de ça, on a également les enfantillages de lycéen qui viennent un peu gâcher l’ambiance du roman et qui moi, personnellement, m’a agacé. 

Bon, malgré tout, l’histoire reste attractive. L’univers se met en place, on commence à avoir des réponses à nos questions et l’action est plus que présente. C’est un tome plus sombre que le premier, c’est sur et aussi beaucoup plus dynamique. L’intrigue progresse à grand pas et des révélations sont faites au fil des pages. Le personnage de Cassandre fait son apparition et autant vous dire que tel un ouragan, elle apporte un coup de fouet à l’histoire. On a également toujours cette plume simple mais tout de même efficace, remplit d’humour juste dosé comme il le faut. 

Ce tome 2 était tout aussi sympa que le premier. L’univers reste intéressant et l’intrigue prend petit à petit de l’ampleur, elle ne s’essouffle pas. On a une évolution au niveau des personnages, ils prennent tous en maturité. Petit bémol pour le triangle amoureux qui se forme quand même. En revanche, j’ai trouvé que la fin de ce deuxième tome n’était pas aussi « ouf » que celui du premier. Il appelle moins à la curiosité du lecteur du coup pas de suspense et pas cette sensation de vouloir à tout prix lire la suite.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tome 3 : Ici et ailleurs.

Un dernier tome que j’ai trouvé un peu en dessous des deux précédents. Je n’ai pas trop été emballée par les péripéties de nos personnages à savoir le basculement dans l’autre monde via la faille. J’ai trouvé que ce retournement de situation était beaucoup trop facile et rapide. Ma lecture a donc été un peu plus laborieuse avec ce troisième tome. L’auteur embarque les lecteurs dans un monde ancré dans la mythologie Égyptienne. J’ai trouvé cela moyen pour ma part. 

En revanche, je reconnais que l’auteur apporte ici des réponses à nos questions. Ce tome est plus complet en matière d’explication et de révélation que les deux précédents (logique en même temps vous allez me dire). Petit à petit les personnages se dévoilent et on apprend à les connaître. Ils évoluent également, notamment la relation entre Chloé et Thomas. L’amour s’installe progressivement entre eux, même si je ne suis pas une grande adepte de la romance, ici ça pouvait passer car on l’auteur ne dévie pas de sa trame principale. 

La conclusion du roman est bonne, même si j’avoue que j’en attendais un petit peu plus. Je ne l’ai pas trouvé bâclée mais elle a été un poil trop facile et trop rapide à mon goût. Mais en dehors de ça, La Magie de Paris reste une saga sympa, que j’ai aimé découvrir et que je recommande. Je préfère ne pas vous en dire plus et vous laisser découvrir cette saga.

Chronique, Fantasy/Fantastique

Animale T2 : La prophétie de la Reine des neiges de Victor Dixen

couv23828668Animale T2 : La prophétie de la Reine des neiges de Victor Dixen

Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ? 1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Gallimard Jeunesse  Genre : Jeunesse/Fantasy ◈ 434 pages ◈ Sortie : 2015 ◈ Ma note : 15/20

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Victor Dixen, né en 1979, est écrivain français. Né d’un père danois et d’une mère française, il vit, en compagnie de ses parents et de sa sœur, une jeunesse de globe-trotter, avant d’atterrir finalement à Rørvig, au bord de la mer Cattégat, dans le Danemark septentrional. Il découvre alors les auteurs scandinaves, dont Hans Christian Andersen et Tove Jansson. Enfant, il connaît une expérience extrême au Tivoli, le parc d’attractions de Copenhague : s’embarquant subrepticement sur les montagnes russes, il effectue le tour complet à quatorze reprises. Sujet à d’étranges insomnies depuis cet incident, il consacre l’essentiel de ses nuits à l’écriture. Victor Dixen a remporté deux fois le grand prix de l’Imaginaire, catégorie « jeunesse francophone » : en 2010 pour le premier tome de la tétralogie Le Cas Jack Spark, et en 2014 pour le premier tome de la série Animale.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce second tome on retrouve Blonde et Gaspard là où on les avait laissés. Les deux amoureux filent le parfait amour jusqu’au jour où ils se voient contraints de quitter leur île paradisiaque. Ils s’enfuient donc au Danemark où ils rencontreront Hans Christian Andersen, écrivain en panne d’inspiration, à qui Blonde comptera son histoire au fil du roman à travers des lettres qu’elle lui enverra. Suite à la disparition brutale de Gaspard, Blonde décide de partir à sa recherche. Son périple lui mènera droit vers le mythe de la Reine des Neiges.  

Décidément cette duologie ne m’a pas réussi. J’avais eu beaucoup de mal avec la seconde partie du premier tome que j’avais trouvé très plat et très ennuyeux. L’auteur avait pris des chemins qui m’apparaissait comme « inutiles ». Cétait beaucoup de blabla pour si peu. Bref, une seconde partie remplie de longueur interminable. Pour ce second tome, le problème est toujours le même, je n’ai pas adhéré à l’histoire. Le début était plutôt pas mal (tout comme le premier roman d’ailleurs). Blonde et Gaspard formaient un bon duo, les rebondissements s’enchaînaient c’était vraiment bien parti. Nos personnages font ensuite la connaissance d’Hans Christian Andersen, jusque là tout va bien. L’histoire suit son cours, c’est intéressant, c’est captivant : pas de soucis ! Mais au bout d’un moment, je me suis lacée et l’auteur m’a perdu. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Encore une fois, j’ai trouvé certains passages beaucoup trop longs et, par conséquent, à mes yeux, l’intrigue n’avançait pas. J’avais le sentiment que l’auteur cherchait à gagner du temps en brodant des dizaines et des dizaines de pages « dans le vide ». Comme s’il voulait retarder le dénouement final. Je l’avoue, j’ai sauté pas mal de pages pour pouvoir avancer dans ma lecture, et ça, ce n’est pas très bon signe. 

Je tiens à souligner que je ne remets pas en cause la plume de Victor Dixen. Car bien que le roman soit envahi de longueurs interminables qui ralentis un peu la lecture, la plume de Victor Dixen reste très belle. Il maîtrise son sujet et là où il a fait les choses convenablement c’est qu’il n’a jamais employé de vocabulaire d’époque (car rappelons le quand même, l’action se déroule dans les années 1830). Il emploie un style plutôt « moderne » et très travaillé. Et c’est un point positif car cela n’alourdit pas la lecture. Autre point positif pour moi c’est que Victor Dixen a choisi la forme épistolaire pour raconter son histoire. C’est ce qui m’a permis de lire le livre jusqu’au bout car le genre épistolaire est un genre qui me parle et que j’apprécie énormément. Autre point intéressant à souligner c’est que l’ambiance de ce second tome est beaucoup plus sombre et beaucoup plus oppressant. Je reconnais qu’il y a un peu plus d’action et un peu plus de mystères que dans le premier tome mais, malgré tout, cela ne change en rien au fait que le récit est plat. 

Parlons maintenant des personnages et commençons par Hans Christian Andersen. L’auteur a eu la bonne idée de l’intégrer à l’histoire. J’ai trouvé que Victor Dixen avait revisité le conte de la Reine des Neiges de manière assez originale, j’avoue avoir eu peur que l’histoire ait beaucoup de ressemblance avec l’originale. Mais non, l’auteur a su créer son propre univers, sa propre vision des choses et sa propre histoire. Pour ce qui est de Blonde, disons qu’elle a un peu évolué depuis le premier tome. Même si elle m’a plusieurs fois agacée, j’ai trouvé que ses pensées et ses interrogations étaient plus profondes. En effet, dans ce second tome elle s’interroge beaucoup sur son côté animal, sur ce qu’elle serait capable de faire dans les moments les plus critiques et sur son histoire avec Gaspard. J’ai trouvé que, dans ces moments là, l’intrigue reprenait un peu du poil de la bête. Mais malheureusement ce n’était que de courte durée. Pour ce qui est de Gaspard il n’y a pas grand chose à dire, il est peu présent dans ce second tome (comme dans le premier d’ailleurs) et du coup, quand j’ai refermé le bouquin je me suis rendu compte qu’en réalité on ne sait pratiquement rien de lui. Même si l’auteur évoque un peu sa vie dans ce tome-ci, cela reste trop léger à mon goût. Gaspard reste donc un inconnu à mes yeux, impossible de m’attacher à ce personnage.

3107950465_1_14_xtZAH0OF 

Bon, pour conclure je dirai qu’ Animale tome 2 : la prophétie de la Reine des Neiges est un second tome certes un poil plus dynamique que le premier tome mais qui reste malgré tout chargé en longueur. Le récit est plat et le lecteur n’a pas l’impression d’avancer. En revanche, la plume de l’auteur est belle et son talent pour l’écriture n’est en aucun cas remis en cause. Je pense que la saga Animale est une saga qui ne s’adresse pas forcément à un public jeune (même si elle est considérée comme étant une saga jeunesse). Pour moi il faut avoir une certaine maturité pour se lancer dans cette lecture et avoir un minimum de culture (notamment parce que l’on parle d’Hans Christian Andersen et du conte de la Reine des Neiges). Je pense également que beaucoup de personnes peuvent ne pas accrocher à cette duologie. Si vous vous lancez dans cette saga, préparez-vous à être plongé dans un univers particulier qui, parfois, peut ne pas avoir de sens (je fais notamment référence ici à certaines mésaventures de Blonde dans le tome 1). 

Sans titre-2

« La vie m’a enseigné que les monstres peuvent parfois faire preuve d’humanité, et que les hommes se révèlent souvent monstrueux. »

« Toutes les histoires doivent se terminer, Hans, même les plus merveilleuses, même les plus effroyables. Je vous ai promis la fin de la mienne. Le moment est venu de vous la livrer. »

« De l’alcôve d’une maison close à la cellule d’une prison, de la réclusion du couvent au sacrifice d’un mariage arrangé, ce monde ne manquait pas de cages où les hommes enfermaient les femmes. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Animale, T1 : la malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

couv70259008Animale, T1 : la malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ? 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Pôle Fiction  Genre : Fantasy/Jeunesse ◈ 525 pages ◈ Sortie : 2015 ◈ Ma note : 14/20

…….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Victor Dixen, né en 1979, est écrivain français. Né d’un père danois et d’une mère française, il vit, en compagnie de ses parents et de sa sœur, une jeunesse de globe-trotter, avant d’atterrir finalement à Rørvig, au bord de la mer Cattégat, dans le Danemark septentrional. Il découvre alors les auteurs scandinaves, dont Hans Christian Andersen et Tove Jansson. Enfant, il connaît une expérience extrême au Tivoli, le parc d’attractions de Copenhague : s’embarquant subrepticement sur les montagnes russes, il effectue le tour complet à quatorze reprises. Sujet à d’étranges insomnies depuis cet incident, il consacre l’essentiel de ses nuits à l’écriture. Victor Dixen a remporté deux fois le grand prix de l’Imaginaire, catégorie « jeunesse francophone » : en 2010 pour le premier tome de la tétralogie Le Cas Jack Spark, et en 2014 pour le premier tome de la série Animale.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce roman on va suivre Blonde, une jeune fille qui a été abandonné devant un couvent par ses parents alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Les soeurs ont pris soin d’elle durant toutes années et par conséquent Blonde n’a connu que les mûrs froids ce la bâtisse. Un soir, alors qu’elle dort dans sa cellule, elle entend du bruit à l’extérieur et de sa fenêtre elle aperçoit un homme qui monte vers elle et qui finit par pénétrer dans sa chambre. Cet homme est un ancien inspecteur de police qui a passé une partie de sa vie à la rechercher et il vient lui remettre un dossier contenant les archives d’une affaire d’enlèvement et de disparition qui n’a jamais été résolu. Grâce à ce dossier Blonde va en apprendre un peu plus sur son passé et ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger et à sacrifier l’amour qu’elle a pour Gaspard afin d’aller à la recherche de ses origines et d’enfin trouver sa place dans ce nouveau monde qui s’ouvre à elle.

J’ai un sentiment un peu partagé sur cette lecture. Si la première partie semblait être sur une bonne lancée la seconde, quant à elle, laisse un peu à désirer.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Dans ce premier tome, Victor Dixen nous donne sa propre vision du conte de Boucle d’Or et les trois ours. J’ai trouvé l’idée audacieuse et c’est pour cette raison que ce livre me tentait beaucoup. Je dois le reconnaître, le début du roman m’avait emballée. J’ai été conquise par l’originalité de la situation et du décor et j’ai trouvé que Victor Dixen se débrouillait plutôt bien. J’ai adoré découvrir en même temps que Blonde son histoire, ses origines et surtout ce qui est arrivé à sa mère. Durant toute cette partie (environ 150 pages), la lecture était fluide, addictive, les choses s’enchaînaient plutôt bien et le personnage de Blonde était vraiment intéressant à découvrir. Cela me plaisait assez et je trouvais que le décor installé par l’auteur était intrigant. Il avait réussi a capter mon attention mais malheureusement cela n’a pas duré car malgré un début prometteur, l’intrigue s’essouffle et l’ennuie commence à s’installer.

Le sentiment de déception pour ce roman s’installe progressivement. Passé les 150 premières pages l’intrigue s’essouffle dangereusement. Cela est dû à la pluralité des passages inutiles qui sont présents dans le récit. En effet, plusieurs paragraphes parfois même plusieurs chapitres me sont apparue comme étant insignifiants. L’auteur fait traîner les choses, rien ne se passe et les quelques rebondissements qu’il y a, sont difficiles à avaler. Vous l’aurez compris, le rythme du roman laisse un peu à désirer. Le début est bien et puis tout à coup tout retombe et on finit par perdre le lecteur. Je n’ai pas non plus compris certains choix de l’auteur. Par exemple, sans raison valable la narration jusqu’à lors à la 3ème personne du singulier passe à la première personne. Pourquoi ? Déjà que le personnage de Blonde accapare toute l’attention (j’y reviendrai) pourquoi l’auteur a-t-il décidé d’écrire des chapitres à la première personne, du point de vue de Blonde, sous forme de journal intime. Je n’ai pas compris ce choix, cela a carrément tué le peu de rythme qu’il restait à l’intrigue. Il ne se passe strictement rien durant ces passages et le récit prend un sacré coup de mou !

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Pour ce qui est des personnages et principalement celui de Blonde, là aussi il y a eu un couac à un moment donné. Si au début elle était intéressante, rapidement elle devient agaçante. Tout comme l’intrigue son personnage s’essouffle également. Elle est trop omniprésente dans le récit à tel point que parfois elle en devient étouffante. L’intrigue tourne beaucoup trop autour de sa petite personne et l’auteur en oubli les autres personnages de son roman qui sont quand même, en tout cas pour moi, importants. Je parle notamment du policier qui amène le dossier à Blonde. On n’apprend pas grand chose de lui et pourtant j’ai trouvé qu’il jouait un rôle clé dans l’histoire. Il finit par disparaître à un moment donné et l’auteur n’entre pas dans les détails. C’est dommage ! Autre personnage qui aurait mérité que l’auteur se penche davantage sur son cas c’est Gaspard, l’amoureux de Blonde. Je n’ai pas réussi à accrocher avec sa personnalité tout simplement parce que l’ombre de Blonde plane toujours au-dessus de lui, même quand l’histoire finit par être racontée de son point de vue. Au final, je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand chose de lui. Il reste un inconnu pour moi. En dehors de Blonde, on ne sait pas grand chose de la vie des autres personnages. Leur développement reste plutôt faible, l’auteur n’ayant pas approfondi leur caractère. 

Parlons maintenant de la plume de Victor Dixen. Son écriture est soignée, son style et son vocabulaire sont riches. C’est une plume agréable à lire, pas de doute là dessus. Peut-être que j’aurai du lire Phobos avant de me plonger dans la duologie « Animale », je sais pas, car j’avoue que pour le moment, même si la plume de Dixen est excellente, son penchant pour les longueurs inutiles me freine un peu pour la suite. 

En résumé, cette lecture m’a un peu fait tiquer. J’ai été emballée par le début et déçue par tout le reste et par la tournure des événements. J’en attendais beaucoup plus. L’idée de départ est bonne mais le reste laisse à désirer malheureusement.

Sans titre-2

« Alors, j’ai décidé de contre-attaquer. D’arrêter de trainer mes formes comme des boulets de forçat, et d’en faire plutôt des boulets de canons. De mettre tous les hommes à mes pieds, et toutes les femmes à ma botte. Pour que personne, jamais, n’ose plus se moquer de moi. »

« Les âmes les plus généreuses ne sont pas toujours celles que l’on pense, dans un monde où un riche aristocrate est prêt à tous les crimes pour sécuriser son bien, où une vieille dame sans famille ni domicile offre ses économies sans une seconde d’hésitation pour une cause qu’elle estime juste… »

« Par reflexe, elle porta la main à ses cheveux, rassemblés en chignon par le ruban noir imposé à toutes les pensionnaires de Sainte-Ursules. C’étaient des cheveux comme on n’en voit guère, épais comme du velour, brillants comme de la soie ; mais surtout blond comme de l’or. Les religieuses avaient été frappées par cet éclats lorsque, âgées d’un ans à peine, l’enfant leur avait été confiée; ne lui connaissant aucun nom, elles avaient donné celui de Blonde. »

Chronique, Jeunesse/Aventure

La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

couv73674176La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

La Princètta de Galnicie rêve de voyage et de liberté. Refusant d’être mariée à 15 ans, elle prépare son évasion en compagnie de sa femme de chambre et amie, avec la complicité de l’Archonte, Intendant du Royaume. Mais sa première traversée va s’achever tragiquement et, à cet incident, vont succéder de nombreuses épreuves: errance, souffrances, emprisonnement… Jusqu’au voyage initiatique qui la mène, avec quelques compagnons, au coeur de ses propres tourments, dans l’Archipel…

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Le Livre de Poche  Genre : Jeunesse/Aventure◈ 594 pages ◈ Sortie :  2015 ◈ Ma note : 16/20

……3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’autrice…

Anne-Laure Bondoux, née le , est une écrivaine française, spécialisée notamment dans les livres pour la jeunesse.  Elle a obtenu une licence de lettres modernes et s’est particulièrement intéressée à l’écriture chez les enfants en difficulté, avec qui elle a monté des ateliers d’écriture qui ont reçu le prix Fondation de France. Elle a cessé ses activités de journaliste en 2000 pour se consacrer exclusivement à l’écriture de romans pour jeunes et adultes. Ses romans ont obtenu de très nombreux prix en France et à l’étranger, notamment le prix Sorcières et le prix France Télévisions en 2004. La Princetta et le Capitaine est un livre qui a été traduit dans plus de quinze pays, dont les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Angleterre et l’Espagne.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

La Princetta et le Capitaine raconte l’histoire de Malva, Princesse d’un pays appelé la Galnicie, dont les parents n’ont qu’une seule obsession depuis sa naissance : la mariée et faire d’elle une bonne héritière pour le trône. Mais Malva ne veut pas devenir Princesse et n’a pas envie d’épouser l’homme que ses parents ont choisi pour elle. Elle a d’autres projets en tête : parcourir le monde, voyager et être libre. Refusant de vivre dans sa cage dorée, elle va s’enfuir avec sa gouvernante Filomène, avec l’aide de l’Archonte, l’homme qui a fait son éducation. En parallèle de l’histoire de Malva, on va suivre celle d’Orféus dont le père est mourant. Lui même malade, il n’a jamais pu réaliser son rêve qui était de devenir marin. Mais peu avant de mourir, son père va lui avouer qu’en réalité il n’a jamais été malade, qu’il lui avait menti pendant tout ce temps car il ne voulait pas que son fils devienne comme lui, c’est-à-dire un pirate. Une fois son père mort, Orféus va prendre la mer pour la première fois de sa vie et partir à la recherche de la Princetta, sur ordre du Coronador. C’est un voyage remplit de péripéties et d’obstacles qui attend nos personnages.

3124724347_1_5_2LyQjNm1

J’ai toujours beaucoup aimé les films ainsi que les livres sur l’épopée maritime. Le style Pirates des Caraïbes par exemple est un univers qui m’intéresse et qui me plait énormément. Et pourtant rares sont les livres ou les films que j’ai lu ou vu qui ont ce thème là. Donc, quand je suis tombée sur la Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux, je dois avouer que j’ai été conquise par la couverte et par le résumé. Et pourtant ce livre est restée un an dans ma PAL. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps, je commence à me lasser des lectures jeunesse et que, du coup, j’avais un peu peur d’être déçue, un peu peur que ce livre soit trop jeunesse pour moi.

Je me suis lancée dans cette lecture avec quand même, je l’avoue, une petite réticence. Mais j‘ai vite changé d’avis car, pour moi, ce livre ne fait pas du tout jeunesse. Bien au contraire ! J’ai trouvé la plume de l’autrice très soignée, très travaillée, elle a réussi à me transporter dans le monde Connu dès les premières pages. L’univers est bien pensé, précis, très bien décrit, j’ai aimé le découvrir au fil des pages. C’est un monde qui n’est pas tout beau tout rose et cela change un peu. Ce livre a donc été une très belle surprise pour moi !

4.jpgLa Princetta et le Capitaine est découpée en trois partie : Partir, Errer, Revenir. Que dire de plus à part que ces trois mots résument parfaitement l’histoire à eux seuls. Tous les personnages du roman n’ont qu’un seul objectif au début c’est de partir, fuir leur vie actuelle et découvrir si quelque chose de mieux les attendant au delà des frontières. Ensuit, leur voyage va prendre une tournure inattendu et beaucoup d’événements vont s’enchaîner les uns après les autres. Les personnages vont être salement secoués durant leur voyage. On peut dire que sur ce coup là, l’autrice n’y est pas allez avec le dos de la cuillère. Elle n’hésite pas à malmener ses personnages et à la mettre des bâtons dans les roues, les pauvres il n’ont aucun répit. C’est pour cela qu’à la fin ils ont envie de rentrer chez eux, retrouver leur vie et leur famille. Partir pour mieux revenir. C’est une intrigue très bien menée que nous offre Anne-Laure Bondoux et on ne peut que saluer son talent de ce côté là. Aussi, si j’ai trouvé que ce livre ne faisait pas jeunesse pour moi c’est parce qu’à un moment donné dans le livre, l’histoire prend une tournure qu’on ne retrouve pas forcément dans les livres jeunesse. L’histoire devient sombre et la plume plus dure. Nos personnages sont confrontés à des épreuves et des lois qui les dépassent totalement. Des sacrifices seront nécessaires pour qu’ils avancent et qu’ils s’en sortent. Ils seront marqués à jamais.

3124724347_1_5_2LyQjNm1

En parlant de personnage, j’ai beaucoup apprécié Malva et Orféus. Même si Malva est un peu naïve et un peu trop rêveuse elle finit par évoluer et devenir une fille mature qui prend ses responsabilités. Son évolution est impressionnante. Orféus quant à lui, même si je l’ai bien aimé, il reste, à mes yeux, un personnage assez linéaire. Je n’ai pas trouvé de grand changement entre l’Orféus des premières pages et celui des dernières pages. Mais il n’en reste pas moins un personnage sympathique. Les autres personnages sont tous aussi intéressant à découvrir, chacun ayant son petit caractère et étant important pour l’histoire.

Concernant la fin, il faut savoir que les éditeurs avaient demandé à Anne-Laure Bondoux de réécrire la fin de l’histoire. Dans le texte intégral vous pouvez donc trouver la vrai fin, celle que l’autrice voulait pour son livre et la fin que les éditeurs avaient demandé. J’ai eu l’occasion donc de lire les deux et je préfère de loin celle d’Anne-Laure Bondoux même si elle me broie le coeur. On est loin des happy-end et c’est ce qui fait la force de ce bouquin. Les choix faits par les personnages, principalement Malva, ont de grosses conséquences et j’ai apprécié le fait que l’autrice ne donne pas une fin heureuse. C’est une façon de montrer que nos actes et nos choix ont, un jour ou l’autre, des répercussions sur nos vies et qu’il faut les assumer malgré tout. Cette fin amère que propose l’autrice est, à mes yeux, parfaite ! 

Pour conclure je dirai que La Princetta et le Capitaine a été une belle lecture et une bonne surprise. Moi qui ait un peu de mal avec le genre « Jeunesse », j’ai trouvé qu’avec cette histoire on était un peu loin de tout ça. C’est un livre d’aventure dont l’intrigue prend une tournure assez sombre et dramatique, à laquelle on ne s’y attend peut-être pas. Donc à tous les amateurs de ce genre laissez-vous tenter par ce bouquin. Et pour ceux qui ont un peu de mal avec les romans jeunesse, j’ai envie de dire, laissez-vous tenter également, avec moi ça l’a bien fait alors pourquoi pas avec vous ?

Sans titre-2

« Ce n’est pas moi qui, vous ai appris tout cela, ce sont les auteurs des livres que vous avez lus. Et les livres ne sont pas la vie, Princetta. Il faut absolument abandonner vos rêves d’enfant. Vous devez accomplir votre devoir. « 

« Ecrire, raconter, à quoi bon puisque tout cela finira immanquablement par se perdre ? »

« Il ressentait une sorte d’ivresse à se trouver là, sous le ciel furieux, dans les bras énormes de la mer qui berçait le navire, comme une matrone démoniaque. »