Chronique, Fantasy/Fantastique, Jeunesse/Aventure, Saga

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

 

Saga : La magie de Paris d’Olivier Gay

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Castelmore  Genre : Jeunesse/Fantastique ◈ Sortie : Entre 2017 et 2018 ◈ Ma note globale : 16/20

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Olivier Gay, né en  à Grenoble, est un écrivain français de roman policier, de fantasy et fantastique, pour les adultes et pour la jeunesse. Il écrit également des billets d’humeur dans le magazine féminin Cosmo et a collaboré à plus de cent romans pour la Bibliothèque Rose et la Bibliothèque Verte. Autrefois consultant en stratégie marketing à Paris, il vit désormais de sa plume dans le Sud. Son premier roman Les talons hauts rapprochent les filles du ciel remporte en 2012 le prix du premier roman policier du Festival du film policier de Beaune. Son premier roman de fantasy, Le Boucher, est nommé au prix Révélations Futuriales avant d’être repris en intégrale par les éditions Bragelonne. Sa série jeunesse est accueillie avec enthousiasme par la critique.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Quand j’ai vu la trilogie complète à 0.99 cts le tome sur le site Kobo.com lors de la mini OP de décembre, je n’ai pas cherché plus loin et j’ai plongé sur l’occasion. J’avais tellement entendu parler de cette saga que je me suis dis que c’était le moment ou jamais de la découvrir. Et c’était une très belle découverte ! J’ai passé un très bon moment en compagnie de Chloé et ses amis, à tel point que j’ai lu les trois tomes en deux jours, les uns après les autres. Je fais le choix de vous parler de la trilogie dans un seul et même article, vu que je les ai enchaînés.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tome 1 : Le coeur et le sabre.

Je ne vais pas vous refaire un résumé car je trouve que la quatrième de couverture du tome 1 en dit assez. J’ai trouvé ce premier tome très divertissant. L’univers mit en place par l’auteur dès les premières pages est intéressant et plaisant à découvrir. Ici, on est clairement dans un roman de magie, de cape et d’épée. Alors, dit comme ça on est en droit de penser : « Oh ! Mais c’est du déjà vu tout ça ! » Et bien… Non pas tout à fait ! 

Dans La magie de Paris, les goules existent et des Mages, comme Thomas, doivent veiller à ce qu’elles ne passent pas la frontière du monde des humains. Cela dit, un Mage, même s’il possède des pouvoirs magiques, ne peut pas à lui seul tuer les goules. Il a donc besoin d’un Chevalier. Un personnage qui lui sera entièrement dévoué, qui le protégera et a qui il sera à jamais lié. Notre Chevalier n’est autre que Chloé. Avouez quand même que, déjà là, on revisite un peu le genre non ? Une femme Chevalier qui protège un homme, c’est plutôt pas mal. Moi cela m’a tout de suite emballée ! L’auteur sort un peu des clichés en nous proposant une tout autre vision de la Chevalerie, une version beaucoup plus féminine. J’ai bien aimé le concept même si après sur le fond l’histoire n’est pas d’une très grande originalité. 

J’ai été également séduite par Chloé, qui là encore, n’a rien à voir avec les héroïnes que l’on a l’habitude de voir. Elle n’a pas une plastique de rêve, elle mesure 1m83, elle est plutôt musclée, endurante et pratique l’escrime depuis qu’elle est petite. Avec les garçons ça n’a jamais été le top tout simplement parce qu’elle les fait fuir, trop impressionnés par sa grande taille, et ils n’hésitent pas à la surnommer Le Tank. C’est une jeune fille vraiment spéciale et qui se démarque des autres bien malgré elle. Ajouter à cela un humour tordant, c’est un personnage vraiment attachant. Je l’ai trouvé vraiment intéressante à découvrir. Puis à côté de Chloé, on a Thomas, un lycéen avec un humour d’un gamin de 10 ans. Cela pourrait paraître agaçant à la longue mais bizarrement non. L’auteur a su doser comme il faut cet humour et a su faire de lui un personnage sérieux quand il le fallait et surtout très intelligent. Un petit point cependant m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois, c’est le fait qu’il cherche à tout prix à cacher la vérité à Chloé. Le début du roman est assez encré la-dessus et du coup cela peut vite devenir lassant. Et puis on a David, personnage assez mystérieux. On ne sait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est un Chevalier avec des pensées un poil machistes. Une femme Chevalier pour lui c’est une abomination, ça ne devrait pas exister et il passe la plupart de son temps à rabaisser Chloé

A côté de ça, on a une plume très simple, j’avoue que je m’attendais à quelque chose de plus travaillée, mais qui reste assez fluide. L’humour occupe une grande place dans ce roman et cela n’est pas pour déplaire bien au contraire. Les pages défilent entre les mains du lecteur sans que ce dernier ne s’en rende compte. Au final, la lecture en devient addictive et plaisante. L’univers de l’auteur est pas mal, même si j’attendais un peu plus de fantaisie là dedans. Je sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose, un petit grain de folie pour rendre ma lecture sensationnelle. 

En résumé, j’ai beaucoup aimé ce premier tome et la fin m’a un peu surprise. Avec une fin pareille, il fallait absolument que je lise le tome 2 et c’est ce que j’ai fais dans la foulée. 

Tome 2 : Le calme et la tempête.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Dans ce deuxième tome on reprend l’histoire là où l’avait laissée. J’ai encore une fois apprécié ce deuxième tome mais quelque chose m’a un peu titillée. Une chose qui, j’ai l’impression, devient un incontournable des romans pour adolescents et c’est bien dommage. 

Ce que je craignais est arrivé. Un triangle amoureux commence à se mettre en place. Alors quand bien même il est assez léger, cela m’a un peu agacée de voir Chloé tombant beaucoup trop facilement sous le charme de David, sans pour autant oublier Thomas, avec qui elle partage quelque chose de spéciale. Chloé pour moi c’était l’héroïne pas comme les autres, super « badass » qui défonçait tout. Et là… Elle se laisse envahir par ses sentiments et du coup, elle se retrouve dépasser par les événements et elle même ne sait plus où elle en est. C’était un poil décevant. Je ne suis pas une adepte des triangles amoureux, surtout quand je lis du fantastique ou de la fantasy donc autant vous dire que j’ai soupiré et levé les yeux au ciel plusieurs fois. A côté de ça, on a également les enfantillages de lycéen qui viennent un peu gâcher l’ambiance du roman et qui moi, personnellement, m’a agacé. 

Bon, malgré tout, l’histoire reste attractive. L’univers se met en place, on commence à avoir des réponses à nos questions et l’action est plus que présente. C’est un tome plus sombre que le premier, c’est sur et aussi beaucoup plus dynamique. L’intrigue progresse à grand pas et des révélations sont faites au fil des pages. Le personnage de Cassandre fait son apparition et autant vous dire que tel un ouragan, elle apporte un coup de fouet à l’histoire. On a également toujours cette plume simple mais tout de même efficace, remplit d’humour juste dosé comme il le faut. 

Ce tome 2 était tout aussi sympa que le premier. L’univers reste intéressant et l’intrigue prend petit à petit de l’ampleur, elle ne s’essouffle pas. On a une évolution au niveau des personnages, ils prennent tous en maturité. Petit bémol pour le triangle amoureux qui se forme quand même. En revanche, j’ai trouvé que la fin de ce deuxième tome n’était pas aussi « ouf » que celui du premier. Il appelle moins à la curiosité du lecteur du coup pas de suspense et pas cette sensation de vouloir à tout prix lire la suite.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tome 3 : Ici et ailleurs.

Un dernier tome que j’ai trouvé un peu en dessous des deux précédents. Je n’ai pas trop été emballée par les péripéties de nos personnages à savoir le basculement dans l’autre monde via la faille. J’ai trouvé que ce retournement de situation était beaucoup trop facile et rapide. Ma lecture a donc été un peu plus laborieuse avec ce troisième tome. L’auteur embarque les lecteurs dans un monde ancré dans la mythologie Égyptienne. J’ai trouvé cela moyen pour ma part. 

En revanche, je reconnais que l’auteur apporte ici des réponses à nos questions. Ce tome est plus complet en matière d’explication et de révélation que les deux précédents (logique en même temps vous allez me dire). Petit à petit les personnages se dévoilent et on apprend à les connaître. Ils évoluent également, notamment la relation entre Chloé et Thomas. L’amour s’installe progressivement entre eux, même si je ne suis pas une grande adepte de la romance, ici ça pouvait passer car on l’auteur ne dévie pas de sa trame principale. 

La conclusion du roman est bonne, même si j’avoue que j’en attendais un petit peu plus. Je ne l’ai pas trouvé bâclée mais elle a été un poil trop facile et trop rapide à mon goût. Mais en dehors de ça, La Magie de Paris reste une saga sympa, que j’ai aimé découvrir et que je recommande. Je préfère ne pas vous en dire plus et vous laisser découvrir cette saga.

Publicités
Chronique, Fantasy/Fantastique

Animale T2 : La prophétie de la Reine des neiges de Victor Dixen

couv23828668Animale T2 : La prophétie de la Reine des neiges de Victor Dixen

Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ? 1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Gallimard Jeunesse  Genre : Jeunesse/Fantasy ◈ 434 pages ◈ Sortie : 2015 ◈ Ma note : 15/20

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Victor Dixen, né en 1979, est écrivain français. Né d’un père danois et d’une mère française, il vit, en compagnie de ses parents et de sa sœur, une jeunesse de globe-trotter, avant d’atterrir finalement à Rørvig, au bord de la mer Cattégat, dans le Danemark septentrional. Il découvre alors les auteurs scandinaves, dont Hans Christian Andersen et Tove Jansson. Enfant, il connaît une expérience extrême au Tivoli, le parc d’attractions de Copenhague : s’embarquant subrepticement sur les montagnes russes, il effectue le tour complet à quatorze reprises. Sujet à d’étranges insomnies depuis cet incident, il consacre l’essentiel de ses nuits à l’écriture. Victor Dixen a remporté deux fois le grand prix de l’Imaginaire, catégorie « jeunesse francophone » : en 2010 pour le premier tome de la tétralogie Le Cas Jack Spark, et en 2014 pour le premier tome de la série Animale.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce second tome on retrouve Blonde et Gaspard là où on les avait laissés. Les deux amoureux filent le parfait amour jusqu’au jour où ils se voient contraints de quitter leur île paradisiaque. Ils s’enfuient donc au Danemark où ils rencontreront Hans Christian Andersen, écrivain en panne d’inspiration, à qui Blonde comptera son histoire au fil du roman à travers des lettres qu’elle lui enverra. Suite à la disparition brutale de Gaspard, Blonde décide de partir à sa recherche. Son périple lui mènera droit vers le mythe de la Reine des Neiges.  

Décidément cette duologie ne m’a pas réussi. J’avais eu beaucoup de mal avec la seconde partie du premier tome que j’avais trouvé très plat et très ennuyeux. L’auteur avait pris des chemins qui m’apparaissait comme « inutiles ». Cétait beaucoup de blabla pour si peu. Bref, une seconde partie remplie de longueur interminable. Pour ce second tome, le problème est toujours le même, je n’ai pas adhéré à l’histoire. Le début était plutôt pas mal (tout comme le premier roman d’ailleurs). Blonde et Gaspard formaient un bon duo, les rebondissements s’enchaînaient c’était vraiment bien parti. Nos personnages font ensuite la connaissance d’Hans Christian Andersen, jusque là tout va bien. L’histoire suit son cours, c’est intéressant, c’est captivant : pas de soucis ! Mais au bout d’un moment, je me suis lacée et l’auteur m’a perdu. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Encore une fois, j’ai trouvé certains passages beaucoup trop longs et, par conséquent, à mes yeux, l’intrigue n’avançait pas. J’avais le sentiment que l’auteur cherchait à gagner du temps en brodant des dizaines et des dizaines de pages « dans le vide ». Comme s’il voulait retarder le dénouement final. Je l’avoue, j’ai sauté pas mal de pages pour pouvoir avancer dans ma lecture, et ça, ce n’est pas très bon signe. 

Je tiens à souligner que je ne remets pas en cause la plume de Victor Dixen. Car bien que le roman soit envahi de longueurs interminables qui ralentis un peu la lecture, la plume de Victor Dixen reste très belle. Il maîtrise son sujet et là où il a fait les choses convenablement c’est qu’il n’a jamais employé de vocabulaire d’époque (car rappelons le quand même, l’action se déroule dans les années 1830). Il emploie un style plutôt « moderne » et très travaillé. Et c’est un point positif car cela n’alourdit pas la lecture. Autre point positif pour moi c’est que Victor Dixen a choisi la forme épistolaire pour raconter son histoire. C’est ce qui m’a permis de lire le livre jusqu’au bout car le genre épistolaire est un genre qui me parle et que j’apprécie énormément. Autre point intéressant à souligner c’est que l’ambiance de ce second tome est beaucoup plus sombre et beaucoup plus oppressant. Je reconnais qu’il y a un peu plus d’action et un peu plus de mystères que dans le premier tome mais, malgré tout, cela ne change en rien au fait que le récit est plat. 

Parlons maintenant des personnages et commençons par Hans Christian Andersen. L’auteur a eu la bonne idée de l’intégrer à l’histoire. J’ai trouvé que Victor Dixen avait revisité le conte de la Reine des Neiges de manière assez originale, j’avoue avoir eu peur que l’histoire ait beaucoup de ressemblance avec l’originale. Mais non, l’auteur a su créer son propre univers, sa propre vision des choses et sa propre histoire. Pour ce qui est de Blonde, disons qu’elle a un peu évolué depuis le premier tome. Même si elle m’a plusieurs fois agacée, j’ai trouvé que ses pensées et ses interrogations étaient plus profondes. En effet, dans ce second tome elle s’interroge beaucoup sur son côté animal, sur ce qu’elle serait capable de faire dans les moments les plus critiques et sur son histoire avec Gaspard. J’ai trouvé que, dans ces moments là, l’intrigue reprenait un peu du poil de la bête. Mais malheureusement ce n’était que de courte durée. Pour ce qui est de Gaspard il n’y a pas grand chose à dire, il est peu présent dans ce second tome (comme dans le premier d’ailleurs) et du coup, quand j’ai refermé le bouquin je me suis rendu compte qu’en réalité on ne sait pratiquement rien de lui. Même si l’auteur évoque un peu sa vie dans ce tome-ci, cela reste trop léger à mon goût. Gaspard reste donc un inconnu à mes yeux, impossible de m’attacher à ce personnage.

3107950465_1_14_xtZAH0OF 

Bon, pour conclure je dirai qu’ Animale tome 2 : la prophétie de la Reine des Neiges est un second tome certes un poil plus dynamique que le premier tome mais qui reste malgré tout chargé en longueur. Le récit est plat et le lecteur n’a pas l’impression d’avancer. En revanche, la plume de l’auteur est belle et son talent pour l’écriture n’est en aucun cas remis en cause. Je pense que la saga Animale est une saga qui ne s’adresse pas forcément à un public jeune (même si elle est considérée comme étant une saga jeunesse). Pour moi il faut avoir une certaine maturité pour se lancer dans cette lecture et avoir un minimum de culture (notamment parce que l’on parle d’Hans Christian Andersen et du conte de la Reine des Neiges). Je pense également que beaucoup de personnes peuvent ne pas accrocher à cette duologie. Si vous vous lancez dans cette saga, préparez-vous à être plongé dans un univers particulier qui, parfois, peut ne pas avoir de sens (je fais notamment référence ici à certaines mésaventures de Blonde dans le tome 1). 

Sans titre-2

« La vie m’a enseigné que les monstres peuvent parfois faire preuve d’humanité, et que les hommes se révèlent souvent monstrueux. »

« Toutes les histoires doivent se terminer, Hans, même les plus merveilleuses, même les plus effroyables. Je vous ai promis la fin de la mienne. Le moment est venu de vous la livrer. »

« De l’alcôve d’une maison close à la cellule d’une prison, de la réclusion du couvent au sacrifice d’un mariage arrangé, ce monde ne manquait pas de cages où les hommes enfermaient les femmes. »

Chronique, Fantasy/Fantastique

Animale, T1 : la malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

couv70259008Animale, T1 : la malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ? 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

……..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Pôle Fiction  Genre : Fantasy/Jeunesse ◈ 525 pages ◈ Sortie : 2015 ◈ Ma note : 14/20

…….3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’auteur…

Victor Dixen, né en 1979, est écrivain français. Né d’un père danois et d’une mère française, il vit, en compagnie de ses parents et de sa sœur, une jeunesse de globe-trotter, avant d’atterrir finalement à Rørvig, au bord de la mer Cattégat, dans le Danemark septentrional. Il découvre alors les auteurs scandinaves, dont Hans Christian Andersen et Tove Jansson. Enfant, il connaît une expérience extrême au Tivoli, le parc d’attractions de Copenhague : s’embarquant subrepticement sur les montagnes russes, il effectue le tour complet à quatorze reprises. Sujet à d’étranges insomnies depuis cet incident, il consacre l’essentiel de ses nuits à l’écriture. Victor Dixen a remporté deux fois le grand prix de l’Imaginaire, catégorie « jeunesse francophone » : en 2010 pour le premier tome de la tétralogie Le Cas Jack Spark, et en 2014 pour le premier tome de la série Animale.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans ce roman on va suivre Blonde, une jeune fille qui a été abandonné devant un couvent par ses parents alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Les soeurs ont pris soin d’elle durant toutes années et par conséquent Blonde n’a connu que les mûrs froids ce la bâtisse. Un soir, alors qu’elle dort dans sa cellule, elle entend du bruit à l’extérieur et de sa fenêtre elle aperçoit un homme qui monte vers elle et qui finit par pénétrer dans sa chambre. Cet homme est un ancien inspecteur de police qui a passé une partie de sa vie à la rechercher et il vient lui remettre un dossier contenant les archives d’une affaire d’enlèvement et de disparition qui n’a jamais été résolu. Grâce à ce dossier Blonde va en apprendre un peu plus sur son passé et ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger et à sacrifier l’amour qu’elle a pour Gaspard afin d’aller à la recherche de ses origines et d’enfin trouver sa place dans ce nouveau monde qui s’ouvre à elle.

J’ai un sentiment un peu partagé sur cette lecture. Si la première partie semblait être sur une bonne lancée la seconde, quant à elle, laisse un peu à désirer.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Dans ce premier tome, Victor Dixen nous donne sa propre vision du conte de Boucle d’Or et les trois ours. J’ai trouvé l’idée audacieuse et c’est pour cette raison que ce livre me tentait beaucoup. Je dois le reconnaître, le début du roman m’avait emballée. J’ai été conquise par l’originalité de la situation et du décor et j’ai trouvé que Victor Dixen se débrouillait plutôt bien. J’ai adoré découvrir en même temps que Blonde son histoire, ses origines et surtout ce qui est arrivé à sa mère. Durant toute cette partie (environ 150 pages), la lecture était fluide, addictive, les choses s’enchaînaient plutôt bien et le personnage de Blonde était vraiment intéressant à découvrir. Cela me plaisait assez et je trouvais que le décor installé par l’auteur était intrigant. Il avait réussi a capter mon attention mais malheureusement cela n’a pas duré car malgré un début prometteur, l’intrigue s’essouffle et l’ennuie commence à s’installer.

Le sentiment de déception pour ce roman s’installe progressivement. Passé les 150 premières pages l’intrigue s’essouffle dangereusement. Cela est dû à la pluralité des passages inutiles qui sont présents dans le récit. En effet, plusieurs paragraphes parfois même plusieurs chapitres me sont apparue comme étant insignifiants. L’auteur fait traîner les choses, rien ne se passe et les quelques rebondissements qu’il y a, sont difficiles à avaler. Vous l’aurez compris, le rythme du roman laisse un peu à désirer. Le début est bien et puis tout à coup tout retombe et on finit par perdre le lecteur. Je n’ai pas non plus compris certains choix de l’auteur. Par exemple, sans raison valable la narration jusqu’à lors à la 3ème personne du singulier passe à la première personne. Pourquoi ? Déjà que le personnage de Blonde accapare toute l’attention (j’y reviendrai) pourquoi l’auteur a-t-il décidé d’écrire des chapitres à la première personne, du point de vue de Blonde, sous forme de journal intime. Je n’ai pas compris ce choix, cela a carrément tué le peu de rythme qu’il restait à l’intrigue. Il ne se passe strictement rien durant ces passages et le récit prend un sacré coup de mou !

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Pour ce qui est des personnages et principalement celui de Blonde, là aussi il y a eu un couac à un moment donné. Si au début elle était intéressante, rapidement elle devient agaçante. Tout comme l’intrigue son personnage s’essouffle également. Elle est trop omniprésente dans le récit à tel point que parfois elle en devient étouffante. L’intrigue tourne beaucoup trop autour de sa petite personne et l’auteur en oubli les autres personnages de son roman qui sont quand même, en tout cas pour moi, importants. Je parle notamment du policier qui amène le dossier à Blonde. On n’apprend pas grand chose de lui et pourtant j’ai trouvé qu’il jouait un rôle clé dans l’histoire. Il finit par disparaître à un moment donné et l’auteur n’entre pas dans les détails. C’est dommage ! Autre personnage qui aurait mérité que l’auteur se penche davantage sur son cas c’est Gaspard, l’amoureux de Blonde. Je n’ai pas réussi à accrocher avec sa personnalité tout simplement parce que l’ombre de Blonde plane toujours au-dessus de lui, même quand l’histoire finit par être racontée de son point de vue. Au final, je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand chose de lui. Il reste un inconnu pour moi. En dehors de Blonde, on ne sait pas grand chose de la vie des autres personnages. Leur développement reste plutôt faible, l’auteur n’ayant pas approfondi leur caractère. 

Parlons maintenant de la plume de Victor Dixen. Son écriture est soignée, son style et son vocabulaire sont riches. C’est une plume agréable à lire, pas de doute là dessus. Peut-être que j’aurai du lire Phobos avant de me plonger dans la duologie « Animale », je sais pas, car j’avoue que pour le moment, même si la plume de Dixen est excellente, son penchant pour les longueurs inutiles me freine un peu pour la suite. 

En résumé, cette lecture m’a un peu fait tiquer. J’ai été emballée par le début et déçue par tout le reste et par la tournure des événements. J’en attendais beaucoup plus. L’idée de départ est bonne mais le reste laisse à désirer malheureusement.

Sans titre-2

« Alors, j’ai décidé de contre-attaquer. D’arrêter de trainer mes formes comme des boulets de forçat, et d’en faire plutôt des boulets de canons. De mettre tous les hommes à mes pieds, et toutes les femmes à ma botte. Pour que personne, jamais, n’ose plus se moquer de moi. »

« Les âmes les plus généreuses ne sont pas toujours celles que l’on pense, dans un monde où un riche aristocrate est prêt à tous les crimes pour sécuriser son bien, où une vieille dame sans famille ni domicile offre ses économies sans une seconde d’hésitation pour une cause qu’elle estime juste… »

« Par reflexe, elle porta la main à ses cheveux, rassemblés en chignon par le ruban noir imposé à toutes les pensionnaires de Sainte-Ursules. C’étaient des cheveux comme on n’en voit guère, épais comme du velour, brillants comme de la soie ; mais surtout blond comme de l’or. Les religieuses avaient été frappées par cet éclats lorsque, âgées d’un ans à peine, l’enfant leur avait été confiée; ne lui connaissant aucun nom, elles avaient donné celui de Blonde. »

Chronique, Jeunesse/Aventure

La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

couv73674176La Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux

La Princètta de Galnicie rêve de voyage et de liberté. Refusant d’être mariée à 15 ans, elle prépare son évasion en compagnie de sa femme de chambre et amie, avec la complicité de l’Archonte, Intendant du Royaume. Mais sa première traversée va s’achever tragiquement et, à cet incident, vont succéder de nombreuses épreuves: errance, souffrances, emprisonnement… Jusqu’au voyage initiatique qui la mène, avec quelques compagnons, au coeur de ses propres tourments, dans l’Archipel…

………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Le Livre de Poche  Genre : Jeunesse/Aventure◈ 594 pages ◈ Sortie :  2015 ◈ Ma note : 16/20

……3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’autrice…

Anne-Laure Bondoux, née le , est une écrivaine française, spécialisée notamment dans les livres pour la jeunesse.  Elle a obtenu une licence de lettres modernes et s’est particulièrement intéressée à l’écriture chez les enfants en difficulté, avec qui elle a monté des ateliers d’écriture qui ont reçu le prix Fondation de France. Elle a cessé ses activités de journaliste en 2000 pour se consacrer exclusivement à l’écriture de romans pour jeunes et adultes. Ses romans ont obtenu de très nombreux prix en France et à l’étranger, notamment le prix Sorcières et le prix France Télévisions en 2004. La Princetta et le Capitaine est un livre qui a été traduit dans plus de quinze pays, dont les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Angleterre et l’Espagne.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

La Princetta et le Capitaine raconte l’histoire de Malva, Princesse d’un pays appelé la Galnicie, dont les parents n’ont qu’une seule obsession depuis sa naissance : la mariée et faire d’elle une bonne héritière pour le trône. Mais Malva ne veut pas devenir Princesse et n’a pas envie d’épouser l’homme que ses parents ont choisi pour elle. Elle a d’autres projets en tête : parcourir le monde, voyager et être libre. Refusant de vivre dans sa cage dorée, elle va s’enfuir avec sa gouvernante Filomène, avec l’aide de l’Archonte, l’homme qui a fait son éducation. En parallèle de l’histoire de Malva, on va suivre celle d’Orféus dont le père est mourant. Lui même malade, il n’a jamais pu réaliser son rêve qui était de devenir marin. Mais peu avant de mourir, son père va lui avouer qu’en réalité il n’a jamais été malade, qu’il lui avait menti pendant tout ce temps car il ne voulait pas que son fils devienne comme lui, c’est-à-dire un pirate. Une fois son père mort, Orféus va prendre la mer pour la première fois de sa vie et partir à la recherche de la Princetta, sur ordre du Coronador. C’est un voyage remplit de péripéties et d’obstacles qui attend nos personnages.

3124724347_1_5_2LyQjNm1

J’ai toujours beaucoup aimé les films ainsi que les livres sur l’épopée maritime. Le style Pirates des Caraïbes par exemple est un univers qui m’intéresse et qui me plait énormément. Et pourtant rares sont les livres ou les films que j’ai lu ou vu qui ont ce thème là. Donc, quand je suis tombée sur la Princetta et le Capitaine d’Anne-Laure Bondoux, je dois avouer que j’ai été conquise par la couverte et par le résumé. Et pourtant ce livre est restée un an dans ma PAL. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec le temps, je commence à me lasser des lectures jeunesse et que, du coup, j’avais un peu peur d’être déçue, un peu peur que ce livre soit trop jeunesse pour moi.

Je me suis lancée dans cette lecture avec quand même, je l’avoue, une petite réticence. Mais j‘ai vite changé d’avis car, pour moi, ce livre ne fait pas du tout jeunesse. Bien au contraire ! J’ai trouvé la plume de l’autrice très soignée, très travaillée, elle a réussi à me transporter dans le monde Connu dès les premières pages. L’univers est bien pensé, précis, très bien décrit, j’ai aimé le découvrir au fil des pages. C’est un monde qui n’est pas tout beau tout rose et cela change un peu. Ce livre a donc été une très belle surprise pour moi !

4.jpgLa Princetta et le Capitaine est découpée en trois partie : Partir, Errer, Revenir. Que dire de plus à part que ces trois mots résument parfaitement l’histoire à eux seuls. Tous les personnages du roman n’ont qu’un seul objectif au début c’est de partir, fuir leur vie actuelle et découvrir si quelque chose de mieux les attendant au delà des frontières. Ensuit, leur voyage va prendre une tournure inattendu et beaucoup d’événements vont s’enchaîner les uns après les autres. Les personnages vont être salement secoués durant leur voyage. On peut dire que sur ce coup là, l’autrice n’y est pas allez avec le dos de la cuillère. Elle n’hésite pas à malmener ses personnages et à la mettre des bâtons dans les roues, les pauvres il n’ont aucun répit. C’est pour cela qu’à la fin ils ont envie de rentrer chez eux, retrouver leur vie et leur famille. Partir pour mieux revenir. C’est une intrigue très bien menée que nous offre Anne-Laure Bondoux et on ne peut que saluer son talent de ce côté là. Aussi, si j’ai trouvé que ce livre ne faisait pas jeunesse pour moi c’est parce qu’à un moment donné dans le livre, l’histoire prend une tournure qu’on ne retrouve pas forcément dans les livres jeunesse. L’histoire devient sombre et la plume plus dure. Nos personnages sont confrontés à des épreuves et des lois qui les dépassent totalement. Des sacrifices seront nécessaires pour qu’ils avancent et qu’ils s’en sortent. Ils seront marqués à jamais.

3124724347_1_5_2LyQjNm1

En parlant de personnage, j’ai beaucoup apprécié Malva et Orféus. Même si Malva est un peu naïve et un peu trop rêveuse elle finit par évoluer et devenir une fille mature qui prend ses responsabilités. Son évolution est impressionnante. Orféus quant à lui, même si je l’ai bien aimé, il reste, à mes yeux, un personnage assez linéaire. Je n’ai pas trouvé de grand changement entre l’Orféus des premières pages et celui des dernières pages. Mais il n’en reste pas moins un personnage sympathique. Les autres personnages sont tous aussi intéressant à découvrir, chacun ayant son petit caractère et étant important pour l’histoire.

Concernant la fin, il faut savoir que les éditeurs avaient demandé à Anne-Laure Bondoux de réécrire la fin de l’histoire. Dans le texte intégral vous pouvez donc trouver la vrai fin, celle que l’autrice voulait pour son livre et la fin que les éditeurs avaient demandé. J’ai eu l’occasion donc de lire les deux et je préfère de loin celle d’Anne-Laure Bondoux même si elle me broie le coeur. On est loin des happy-end et c’est ce qui fait la force de ce bouquin. Les choix faits par les personnages, principalement Malva, ont de grosses conséquences et j’ai apprécié le fait que l’autrice ne donne pas une fin heureuse. C’est une façon de montrer que nos actes et nos choix ont, un jour ou l’autre, des répercussions sur nos vies et qu’il faut les assumer malgré tout. Cette fin amère que propose l’autrice est, à mes yeux, parfaite ! 

Pour conclure je dirai que La Princetta et le Capitaine a été une belle lecture et une bonne surprise. Moi qui ait un peu de mal avec le genre « Jeunesse », j’ai trouvé qu’avec cette histoire on était un peu loin de tout ça. C’est un livre d’aventure dont l’intrigue prend une tournure assez sombre et dramatique, à laquelle on ne s’y attend peut-être pas. Donc à tous les amateurs de ce genre laissez-vous tenter par ce bouquin. Et pour ceux qui ont un peu de mal avec les romans jeunesse, j’ai envie de dire, laissez-vous tenter également, avec moi ça l’a bien fait alors pourquoi pas avec vous ?

Sans titre-2

« Ce n’est pas moi qui, vous ai appris tout cela, ce sont les auteurs des livres que vous avez lus. Et les livres ne sont pas la vie, Princetta. Il faut absolument abandonner vos rêves d’enfant. Vous devez accomplir votre devoir. « 

« Ecrire, raconter, à quoi bon puisque tout cela finira immanquablement par se perdre ? »

« Il ressentait une sorte d’ivresse à se trouver là, sous le ciel furieux, dans les bras énormes de la mer qui berçait le navire, comme une matrone démoniaque. »

Chronique, Drame/Contemporain, Jeunesse/Aventure

Le passage du diable d’Anne Fine

couv17922005Le passage du diable d’Anne Fine

Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer. Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le Dr Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ? De sa vie d’avant, Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : L’école des loisirs  Genre : Jeunesse/Drame ◈ 366 pages ◈ Sortie : Juin 2015 ◈ Ma note : 15/20

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur l’autrice…

Anne Fine est née à Leicester en 1947. Après ses études dans des écoles de filles, elle est devenue professeur, mais ne l’est pas restée très longtemps. Ses romans, caractérisés par une insolence et un humour dévastateurs, ont été acclamés par la critique. Elle a obtenu le Guardian Children’s Fiction Award et la Carnegie Medal pour « L’Amoureux de ma mère ». « Madame Doubtfire » (paru une première fois sous le titre « Quand Papa était femme de ménage ») a été porté à l’écran et a connu un immense succès. Anne Fine écrit également pour les adultes. « Un bonheur mortel » (Editions de l’Olivier) a reçu en 1990 le Scottish Arts Council Book Award. Elle a été désignée en 2001 comme Children’s Laureate au Royaume-Uni, devenant ainsi ambassadrice de la littérature de jeunesse pendant deux ans.

Source

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Le passage du diable raconte l’histoire de Daniel, un jeune garçon vivant avec sa mère. Depuis toujours, la mère de Daniel le « surprotège », elle ne le laisse jamais sortir de sa chambre et le traite comme un enfant malade, l’obligeant à être alité toute la journée, alors qu’il n’en n’est rien. Son comportement et le fait qu’elle empêche son enfant de sortir alerte le voisinage qui décide, avec l’aide du médecin Mr Marlow, de sauver l’enfant. C’est un Daniel maigre et affaiblit que Mr Marlow découvre. Liliana est emmenée de force dans un asile psychiatrique et son fils est quant à lui, placer chez la famille Marlow. Il n’emporte qu’une seule chose avec lui : la maison de poupée de sa mère, une maison avec laquelle il a joué pendant des heures. Les jours passent et Daniel reprend des forces. Il ne souhaite qu’une seule chose à présent c’est de revoir sa mère. Mr Marlow accepte et l’emmène à l’asile psychiatrique où se trouve Liliana. Mais un drame se produit et la vie du petit Daniel va prendre un mauvais tournant. 

3124724347_1_5_2LyQjNm1

La couverture ainsi que le résumé de ce livre intriguaient énormément il faut l’avouer et c’est pour cela que je me suis laissée tenter. Je m’attendais à lire une histoire, pas effrayante, mais mystérieuse, sombre et peut-être même un peu bizarre et c’est tout à fait le cas. Ce livre m’a fait un drôle d’effet car c’est typiquement le genre de livre qui est assez lent, monotone au niveau de l’intrigue mais qui pourtant a un effet totalement addictif sur vous ! Je trouvais que l’histoire peinée à se mettre réellement en place. Passée plus de la moitié du bouquin je trouvais qu’à part cette ambiance oppressante et étrange, il n’y avait malheureusement pas grand chose d’intéressant dans ce bouquin. Et pourtant, quelque chose au fond de moi me disait de m’accrocher car j’étais persuader qu’il allait se passer un truc, qu’il allait y avoir un twist ou un rebondissement. Et d’une certaine façon ce fût le cas car petit à petit l’histoire prend une tournure assez intéressante, captivante qui fait son petit effet sur le lecteur.

J’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue évolue d’une façon si naturelle qu’on s’aperçoit rapidement qu’Anne Fine a le don de bien ficeler son histoire. Le suspense est relativement bien doser et la plume de l’autrice est agréable, facile à lire, fluide, ce qui rend la lecture aisée. C’est un livre qui se lit d’une seule traite et qui est, je trouve, d’une très belle qualité. Ajouter à cela le fait que l’histoire sort de l’ordinaire, je ressors conquise et satisfaite de cette lecture.  

3J’ai quand même trouvé un ou deux points noir dans tous ça, mais je tiens à prévenir qu’il ne s’agit là que de mes goûts personnels. Tout d’abord, j’aurai aimé en savoir un peu plus sur le personnage de Liliana, la mère de Daniel. Je trouve que l’autrice n’a pas donné assez d’information sur sa vie et sur le fait qu’elle soit devenue folle. Alors, certes on a l’explication dans le livre, mais j’aurai aimé voir par exemple des flash-back, des scènes où Daniel se souvient de ce que faisait sa mère. J’aurai aimé que l’autrice prenne le temps de nous montrer comment la folie s’est progressivement installée dans la tête de Liliana. Et il en est de même pour le personnage de Jack. Anne Fine nous donne des explications, donc on ne peut pas dire que des questions restent sans réponses, mais cette impression d’être insatisfaite sur la psychologie des personnages me titille un peu. Jack est clairement un homme complexe, qui a des problèmes dans sa tête et peut-être que l’autrice aurait du s’attarder un peu plus à nous expliquer comment il en est arrivé là. J’ai trouvé la psychologie des personnages un peu trop « facile ». C’était un peu comme : « Elle enferme son fils, elle est folle et voilà », on ne cherche pas vraiment plus. Idem pour Jack, il est tantôt joyeux et de bonne humeur et tantôt désagréable et méchant. Et rien n’explique cela. Cela m’a un poil frustrée je dois le reconnaître.

Mais en dehors de ça, j’ai passé un bon moment avec ce livre. L’ambiance pesante, oppressante et mystérieuse que dégage cette histoire, fait de « Le passage du diable », un bon bouquin pour la période d’Halloween par exemple. Même si c’est du « Jeunesse », je le recommande à des personnes qui ont au moins 15 ans. 

Sans titre-2

« Ah! Les livres! Sans eux, je serais devenu fou.
Je ne pouvais ni nager, ni marcher, alors d’autres remontaient à ma place des rivières infestées de crocodiles et escaladaient des sommets enneigés. Je ne me souviens plus comment j’ai appris à lire. »
.
.
« Les passages du diable sont les chemins les plus ordinaires. Croyez-moi. Et le mal n’a pas toujours les traits de la laideur. On ne saurait lire, sur le visage d’un homme, la couleur de son âme. Mais rassurez-vous, poursuivit-il en levant les bras, il existe un moyen de s’en défendre, un seul. Car le diable ne peut arriver a ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte. »
Chronique, Jeunesse/Aventure, Science Fiction

Sirius de Stéphane Servant

Sirius de Stéphane Servantcouv16454555.jpg

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s’écoule doucement… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive !

……………..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Editions du Rouergue  Genre : Jeunesse – SF ◈ 474 pages ◈ Sortie : 23 août 2017 ◈ Ma note : 15/20

………………3107950465_1_14_xtZAH0OF

Quelques mots sur les autrices…

Stéphane Servant est un auteur français né en 1975. Il écrit principalement des livres jeunesse et des albums illustrés. Il a suivi des études de littérature anglophone, puis a été intervenant artistique dans le milieu scolaire. Il publie ses premiers ouvrages jeunesse en 2007, dont l’un de ses plus célèbres, Le Machin, illustré par Cécile Bonbon. Il a écrit plusieurs dizaines d’ouvrages, romans ou albums illustrés, et il est publié par de nombreux éditeurs jeunesse réputés, dont les éditions du Rouergue. Parmi ses romans jeunesse publiés figurent Souviens-toi de la lune (2010), Le Cœur des louves (2013), La Langue des bêtes (2015) et Sirius (2017). Son roman ado Sirius paru en 2017 aux même éditions, est également « coup de cœur » du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Le roman est récompensé du Prix Sorcières en 2018.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Sirius on va suivre Avril et son petit frère Kid, dans un monde post-apocalyptique. Ces deux personnages vivent dans un arbre en plein coeur de la forêt, isolés de tout autre être vivant, y compris des Humains. Leur monde a été ravagé par les guerres, ainsi que la disparition de la faune et de la flore. Kid et Avril attendent le retour de Sirius depuis 5 ans, ce dernier étant censé venir les chercher afin de les conduire à la Montagne, une fois que la guerre sera fini, là où leurs parents les attendent. Alors que le passé d’Avril est en train de les rattraper petit à petit, Kid et sa soeur sont contraints de quitter leur maison dans l’arbre. Ils n’ont qu’un seul objectif c’est de se rendre à la Montagne. Commence alors pour eux un long voyage, semer d’obstacles et durant lequel ils vont faire la connaissance de plusieurs personnages.

3124710533_1_7_hOrNVK7w

Stéphane Servant est un auteur que je voulais découvrir depuis un petit moment. J’aurai préféré commencer par lire Le coeur des louves ou encore La langue des bêtes mais voyant les critiques très positives de Sirius, je me le suis procuré. Moi qui suis une passionnée des animaux et qui, en plus, travaille dans ce domaine, cette lecture aurait donc du être pour moi un coup de coeur mais malheureusement cela n’a pas été le cas. Et je vais vous expliquer pourquoi.

En fait, tout dépend de la façon dont on « voit » le livre. Sirius est classé comme étant un livre jeunesse et c’est bien cela le problème. Moi, personnellement, quand je lis de la jeunesse c’est que j’ai envie de lire quelque chose de « simple » et surtout quelque chose de divertissant et sans prise de tête. Et, je trouve que de ce côté là, Sirius ne remplit pas vraiment le contrat. Pour moi, le mettre dans la catégorie jeunesse ce n’est pas le valoriser, puisque, pour être honnête je ne m’attendais pas à lire une histoire pareille. Alors peut-être que le soucis vient de moi, et c’est bien possible, mais clairement, je m’attendais vraiment à être embarquée dans une aventure et pas à me retrouver devant une histoire qui, dans le fond, est très « philosophique » (remarquez que j’utilise des guillemets). Je ne dis pas qu’il faut être adulte et mature pour lire ce livre mais une chose est sûre c’est que je ne le conseillerai pas à des enfants en dessous de 12 – 14 ans. Il faut clairement avoir un peu de recul pour comprendre et apprécier pleinement cette lecture, selon moi. 

A côté de ça, si on voit ce livre tel qu’il est, c’est-à-dire un cri d’amour aux animaux et à la nature, alors oui je confirme que c’est une histoire magnifique car elle amène le lecteur à se remettre en question sur son comportement. Quand on lit cette histoire de la bonne façon, on en ressort chamboulé, je l’avoue

3124710533_1_7_hOrNVK7w

Mais ça n’empêche que j’ai eu un problème avec cette lecture. Je ne m’attendais pas à être plongée dans un récit qui demande autant de réflexion pour l’apprécier et le comprendre pleinement. Dans son roman, Stéphane Servant décortique vraiment la nature humaine ainsi que les répercussions que celle-ci peut avoir sur la nature. Dans Sirius, l’Homme a tellement abusé de la nature (faune et flore), que cette dernière décide de se venger en ne produisant plus rien. Les animaux et plantes ont disparu et la nourriture se fait de plus en plus rare. Alors, je ne dis pas que je n’ai pas aimé l’histoire, mais quand on ne s’attendait pas à lire ça, je peux vous dire que c’est un peu déstabilisant. Déstabilisant car, l’on s’attend, peut-être (en tout cas moi je m’attendais à ça) à être plongé dans une histoire palpitante, remplie de rebondissements mais réalité, pas vraiment. Sirius est un récit très contemplatif, très descriptif, centré principalement sur la nature qui, dans le livre, se meurt. Le voyage de nos deux personnages pour rejoindre la Montagne est très long et surtout très lent. Pendant presque plus de 200 pages rien d’extraordinaire ne se passe. L’auteur se concentre surtout sur la description de ce monde dépeuplé de fleurs, d’animaux, d’arbre etc… un monde triste, tout simplement. Une fois passée une bonne moitié du livre, l’intrigue devient plus rythmé puisque les choses commencent à s’accélérer pour nos deux héros. Le passé d’Avril la rattrape petit à petit et cela ajoute du piquant au récit. 

3124710533_1_7_hOrNVK7w

Un mot quand même sur la plume de l’auteur et sur les personnages. J’ai été bluffée et agréablement surprise par lécriture de l’auteur. Stéphane Servant a vraiment une plume magnifique, très précise, très poétique. Il sait utiliser les bons mots, que ce soit pour décrire les paysages ou pour exprimer les émotions de ses personnages. Quel talent ! Par contre pour ce qui est des personnages, là j’ai tiqué plusieurs fois. Je n’ai pas aimé le personnage de Kid et cela en parti à cause de la façon dont il s’exprime dans l’histoire. Plus les pages défilent et plus Kid perd l’usage de la parole. Je trouvais que cela cassé un peu le rythme de l’histoire. J’ai été gênée à plusieurs reprises dans ma lecture. A côté de sa, Avril, je l’ai beaucoup apprécié. J’ai aimé cette part de mystère qu’elle gardait au fond d’elle et qui se révèle petit à petit. 

En conclusion je dirai qu’il faut lire Sirius en partant bien du principe que l’on est plus dans un récit contemplatif, qui amène à réfléchir, que dans un récit typiquement jeunesse. Si, comme moi, vous vous lancez dans cette lecture en pensant passer un chouette moment, un moment tranquille, pépère, alors non, vous allez être déçu. Vous l’aurez sans doute compris, Sirius a été une lecture un peu compliqué pour moi (pas compliqué dans la compréhension de l’histoire mais compliqué sur si je l’ai apprécié ou non au final, car il y a, pour moi, plusieurs façon de le prendre) du coup ma note n’est, pour la première fois, pas très objective.

Sans titre-2

« Au-dessus, il y avait tant de rayures mordorées que la nuit ressemblait à une broderie orientale ou à une toile de ce peintre à l’oreille coupée dont Avril avait oublié le nom. Les étoiles semblaient toutes filer vers l’est. »

« T’as crié. T’as hurlé. T’as pleuré. Et t’as compris. Que pour vivre il fallait fuir. »

Chronique, Jeunesse/Aventure, Romance/Roman Historique

Sous la même étoile de Kelley York

couv5429637 Sous la même étoile de Kelley York

Une fois le lycée terminé, Hunter et sa demi-sœur Ashlin décident de prendre une année sabbatique et d’emménager chez leur père. Là-bas, ils retrouvent Chance, un garçon fantastique avec qui ils passent tous leurs étés depuis l’enfance. Si le jeune homme les a toujours fascinés, Ashlin et Hunter éprouvent bientôt pour lui de tout autres sentiments. Mais ils comprennent aussi que les excentricités de Chance dissimulent une vérité bien plus noire…

……………..3107950465_1_14_xtZAH0OF

Edition : Pocket Jeunesse  Genre : Jeunesse Romance ◈ 285 pages ◈ Sortie : 2 Juin 2016 ◈ Ma note : 17/20

………………3107950465_1_14_xtZAH0OF

 

Quelques mots sur l’auteur…

Kelley York vit à Sacramento avec sa femme et sa fille. En plus de l’écriture, elle étudie le graphisme et la psychologie. Elle rêve également d’ouvrir un refuge pour animaux à la campagne… pour le plus grand bonheur de ses deux chiens et de ses bien trop nombreux chat… Fascinée par l’esprit humain, elle aime inviter ses lecteurs à réfléchir grâce à ses personnages et si elle réussit à leur transmettre des émotions, alors sa mission est réussie ! En 2016, sort chez les éditions Pocket Jeunesse son livre Sous la même étoile. Elle est également l’auteur des romanes suivants : La rencontre du dernier espoir, Le piège de l’innocence et Les derniers battements de coeur.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Dans Sous la même étoile, on va suivre trois personnages : Hunter, sa soeur Ashlin et leur meilleur ami Chance. Tous trois se connaissent depuis leur enfance et partagent une amitié très forte. Après avoir obtenu leur diplôme, Hunter et Ashlin ont décidé de prendre une année sabbatique et de la passer chez leur père qui se remet tout juste d’un accident de travail. Heureux de revoir leur ami Chance, ils vont découvrir des vérités les plus surprenantes les unes que les autres, à propos de leur ami. Pourquoi leur a-t-il menti sur sa vie et sa famille ? Quelles sont ses mystérieuses blessures qui recouvrent son corps ? En parallèle, Hunter va se remettre en question sur ses sentiments pour Chance. 

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Ce livre, il m’a à la fois fascinée et frustrée.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, je l’ai trouvé très belle et très bien amenée. Ce n’était ni trop lent ni trop rapide et c’est ce que j’ai le plus apprécié. Les relations entre les personnages évoluent à bonne vitesse et cela rend l’histoire crédible et réaliste. C’est aussi un très bon page-turner, les aventures d’Hunter, Ashlin et Chance sont vraiment intéressantes à suivre et surtout très addictives ! L’alternance des points vus est quelque chose que j’apprécie beaucoup dans mes lectures, je trouve que ça donne du rythme et un certain peps à l’histoire, donc, c’est un point positif pour moi.

Autre point positif, c’est la pluralité des thèmes abordés par l’auteure. Même si cela n’est pas traité en profondeur (il faut prendre en compte le fait que ce livre est considéré comme un livre jeunesse), Kelley York parle de sujet très fort dans cette histoire, à savoir : l’homosexualité, la maltraitance chez les enfants, la séparation des parents, le fait de vivre dans une famille recomposée etc… Tous ces thèmes se marient très bien dans cette histoire, l’auteure n’en a pas trop fait, elle a réussi à doser tout cela comme il faut. Sincèrement, c’est un livre qui m’a beaucoup plu et surtout beaucoup touchée et les personnages y sont pour beaucoup. Sans trop faire de chichis, Kelley York a réussi à créer trois personnages forts, qui ont du charisme et qui occupe chacun une place importante dans l’histoire.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Tout au long du livre on est tour à tour dans la tête d’Hunter et d’Ashlin, par conséquent on apprend petit à petit à les découvrir. Hunter est un personnage sympa à suivre dans la mesure où il se sent perdu et se pose beaucoup de questions concernant ses sentiments pour Chance. Il l’aime, il le sait, mais toute la question c’est de quelle manière ? Est-ce-que c’est de l’amitié ou de l’amour ? Il ne le sait pas, surtout qu’en plus il a déjà une petite amie, Rachel, avec laquelle il se sent bien. C’est un personnage qui est en quête d’une partie de lui-même, en quête de son identité sexuelle, et j’ai trouvé cela intéressant à suivre, personnellement. Pour Ashlin c’est autre chose, elle se retrouve un peu coincée entre Chance et son frère. Depuis toujours elle ressent des sentiments pour Chance mais n’a jamais osé le lui avouer. Ce que j’ai apprécié c’est que l’auteure n’en a pas fait un personnage « bouche trou », c’est-à-dire qu’elle ne tient jamais la chandelle entre Chance et Hunter et elle n’est pas non plus considérée comme la cinquième roue du carrosse. Concernant Chance c’est surement le personnage le plus touchant du livre. Au fil des pages l’on va apprendre que sa vie n’a jamais été toute rose, c’est un enfant battu et ses parents ne l’ont jamais aimé.

Vous l’aurez compris, dans Sous la même étoile, on suit des personnages en quête de réponses à leurs questions, des personnages qui ont un passé compliqué, des personnages qui entretiennent un lien très fort entre eux etc… C’est donc une lecture palpitante qui vous attend, ajouter à cela, qu’un meurtre sera commis dans l’histoire. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir tout ça. Autant vous dire que cela a été, pour moi, une lecture addictive et mouvementée.

3107950465_1_14_xtZAH0OF

MAIS, oui parce qu’il y a un gros « mais » dans ce livre, j’ai été énormément frustrée par la fin ! Elle vous tombe dessus comme un gros coup de massue, mais pas forcément dans le bon sens du terme. Je l’ai trouvé très bâclée et, par conséquent, elle vous laisse un goût de pas assez et de pas fini. Une suite serait-elle prévue ? Je n’en sais rien, mais elle serait en tout cas la bienvenue pour ma part. Beaucoup trop de questions qui sont restées sans réponses et j’ai trouvé que les personnages avaient encore un bon bout de chemin à faire dans leur histoire respective. Quand on voit par où les personnages sont passés, quand on voit comment Hunter s’est torturé l’esprit pour comprendre ses sentiments pour Chance, quand on voit comment Ashlin a fait un travail sur elle pour accepter cette situation quand on voit tout ça on se dit : « mais non ! Mais ce n’est pas possible de faire une fin pareille ! Mais ça n’a servi à rien tout cela alors ?! » Franchement, frustration totale à 10000% ! On n’a réellement le sentiment que le livre n’est pas fini. Ah mais quelle horrible sensation !

3107950465_1_14_xtZAH0OF

Malgré tout, Sous la même étoile a été une belle lecture, une lecture agréable. J’ai aimé l’alternance des points de vus ainsi que la plume de Kelley York. J’ai également apprécié le fait qu’elle aborde des thèmes comme l’homosexualité non assumé ou encore la maltraitance, qui sont des thèmes très durs et encore très tabous. Tout est fait en finesse car cela n’a pas rendu la lecture lourde ou bien pesante, c’était vraiment bien. Un livre que je recommande malgré une fin à vous détruire le coeur et vous arracher les cheveux. 

Sans titre-2

« Puis Chance se lève et va embrasser notre père et Isobel. Puis il me regarde. Et que faire, sinon sourire quand il se jette à mon cou, me serrant fort contre lui, m’embrassant sur la joue ?
Pas tant sur la joue qu’un peu plus bas, le long de la mâchoire.
Deux centimètres de différence qui multiplient par dix l’intimité de son baiser. »

« Pour moi, je connaissais de Chance tout ce qui importait vraiment. Chance était l’étrangeté et la fantaisie incarnées. Il était notre ami, à Ashlin et à moi, un ami à nul autre pareil.
Chance était notre été. »