Chronique, Thriller/Policier/Horreur

Dis moi que tu m’aimes – Joy Fielding

Dis moi que tu m’aimes de Joy Fielding

Bailey Carpenter menait une vie de rêve. Héritière d’une fortune colossale, heureuse en amour, elle s’épanouissait aussi dans son métier de jeune enquêtrice jusqu’au jour où… alors qu’elle est planquée derrière un buisson en train d’espionner un suspect, un inconnu la viole et lui susurre ces paroles glaçantes :  » Dis-moi que tu m’aimes.  » Dès lors, Bailey passe ses journées calfeutrée chez elle à ressasser son agression, observant le monde à travers des jumelles. Sa demi-sœur Claire et sa nièce viennent s’occuper d’elle, mais leur présence ne parvient pas à calmer l’anxiété de la jeune femme hantée par des cauchemars et obsédée par son voisin. Chaque soir, il suit le même rituel : une parade amoureuse, des femmes qui défilent les unes après les autres dans son lit. Bailey est persuadée qu’il s’agit de son agresseur. Sa paranoïa est-elle bien réelle ou est-elle le fruit de son imagination ?

Suspense – Edition Michel Lafon – 478 p.

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Bailey est une jeune détective privé et une riche héritière. En effet, avec son frère Heath ils viennent d’hériter de la fortune de leur père mais cela crée de grosses jalousies dans la famille puisque les demi-frères et soeurs de Bailey et Heath n’ont rien reçu puisqu’ils ont été déshérités. Un procès est en cours, ce qui engendre des tensions au seins de la famille. Une nuit, alors qu’elle est en filature pour un de ses clients, Bailey se fait agresser dans une haie devant un immeuble. Son assaillant la frappe puis la viole avant de lui susurrer à l’oreille « Dis moi que tu m’aimes ». A partir de là la vie de notre détective change du tout au tout. Elle va devoir apprendre à se reconstruire et à ne plus avoir peur de l’extérieure. Cloîtrée chez elle, elle commence à espionner ses voisins et l’un d’eux va retenir son attention.

En lisant la quatrième de couverture, je dois reconnaître que je m’attendais réellement à un thriller, avec une réelle enquête etc… Mais au final pas du tout. Au bout de quelques chapitres on se rend compte que l’auteure nous emmène plutôt vers quelque chose de plus psychologique puisque l’on va être dans la tête de Bailey. Le lecteur va la suivre durant tout le roman et l’on va voir les différentes étapes par lesquelles elle va passer pour tenter de se reconstruire après cette agression. On va osciller entre la réalité et la paranoïa de notre héroïne. En effet, tous les hommes âgés entre 20 et 40 ans vont lui paraître suspects et surtout elle va commencer à les voir comme des potentiels violeurs. Peut-être son violeur à elle ? Que la police recherche toujours activement.

Si au début j’ai été un petit peu déçue par le choix qu’avait fait l’autrice, rapidement je me suis laissée embarquée. Le personnage de Bailey est très intéressant à suivre et ses pensées ainsi que ses sentiments vont monter crescendo au fil des pages. Ajouter à cela une plume fluide et addictive, j’ai passé un bon moment avec ce thriller psychologique. Le personnage de Bailey et sa psychologie sont très bien développés et mis en valeur dans ce roman. C’est pour cela qu’il faut partir du principe que vous n’allez pas vous retrouver dans une enquête policière.

Les rebondissements sont peu nombreux et le lecteur va surtout se retrouver dans le quotidien de l’héroïne qui essaie tant bien que mal de se remettre de son agression. Puis quelque chose d’assez malsain survient lorsque Bailey commence à espionner ses voisins. C’est à partir de ce moment que les choses commencent un peu à bouger. L’intrigue devient alors plus angoissante et l’ambiance plus anxiogène car, comme notre détective, on finit par tomber dans le voyeurisme.

Il y a quand même un petit bémol selon moi, c’est la fin que j’ai trouvé un peu surréaliste car elle arrive un peu comme un cheveux sur la soupe. J’ai eu du mal à trouver une forme de crédibilité la dedans, m’enfin c’est le choix de l’autrice après tout. Mais je ne reste pas totalement convaincue. Cela dit, cela n’enlève en rien le côté psychologique de l’histoire que j’ai adoré. Les thèmes abordés par Joy Fielding sont très bien traités et bien développés. C’est un bon thriller psychologique dans l’ensemble, avec quelques petits défauts par-ci par-là mais qui ne sont vraiment pas dérangeants je trouve. Je m’intéresserai bien volontiers aux autres romans de cette auteure.

CarolinaBouquine.

Note : 3 sur 5.

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