Chronique

Ne mords pas la main qui te nourrit – A. J. Rich

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A.J. Rich est le pseudonyme d’un duo d’écrivains américains composé de Jill Ciment, auteur de cinq romans dont Heroic Measures, adapté en film en 2015 et d’Amy Hempel, auteur de plusieurs recueils de nouvelles. Paru pour la première fois en 2016 aux éditions Mazarines, Ne mords pas la main qui te nourrit est sorti en format poche chez les éditions Le livre de poche le 31 mars 2017.

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Je n’ai jamais lu de Jill Ciment ni d’Amy Hempel, Ne mords pas la main qui te nourrit est donc le premier roman que je lis ce des deux auteures. Ce livre était dans ma PAL depuis octobre 2017 (pas longtemps donc) et même si j’ai des livres qui attendent depuis presqu’un an d’être lu, je n’ai pas pu m’empêcher. Il me faisait de l’oeil et j’ai craqué. 

Dans ce livre on va suivre Morgan, une trentenaire, étudiante en victimologie, amoureuse de ses chiens (Cloud, Chester et George) et de son fiancé Bennett, fraîchement débarqué du Canada, qu’elle a rencontré sur Internet alors qu’elle faisait une étude pour sa thèse. Un jour, en rentrant chez elle, Morgan retrouve Bennett sur son lit, défiguré, le corps lacéré par des morsures de chiens. Pas de doute possible pour le médecin légiste et la police, les chiens de Morgan sont responsables de la mort de son fiancé. Mais elle, elle est persuadée du contraire. Elle connaît ses chiens et est convaincue qu’ils n’ont rien à voir avec la mort de Bennett. Elle décide de mener son enquête de son côté et elle va découvrir que Bennett était loin d’être l’homme parfait qu’il prétendait être. En fouillant dans son passé elle découvrira que son défunt fiancé était un homme à la personnalité plus que douteuse. Accident ? Meurtre ? Les chiens de Morgan ont-ils réellement tué Bennett ? Et d’ailleurs qui était-il vraiment ?

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Peut-être que certains d’entre vous le savent, mais moi dès qu’un livre parle d’animaux je fonce tête baissée (surement à cause de mon métier). J’avais trouvé la quatrième de couverture de ce roman très intéressante et l’intrigue promettait quelque chose très centré sur le suspense. Et bien je n’ai pas été déçue, ce livre je l’ai dévoré en une journée ! Si je devais le décrire en une phrase ce serait que ce livre est un très bon page-turner. Je l’ai trouvé très captivant et il était difficile pour moi de le lâcher. J’ai trouvé que  Jill Ciment et Amy Hempel avaient une plume très addictive. Dés le début  du roman, le décor est planté, on ne perd pas de temps et le lecteur se met dans le bain puisque Morgan découvre le corps de Bennett

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L’intrigue était très bien ficelée avec des explications psychologiques qui m’ont beaucoup intéressées. L’aspect psychologique de ce livre est vraiment très captivant. On essaye de comprendre pourquoi certaines personnes sont des victimes et d’autres des prédateurs. Comment un prédateur sexuel choisit ses victimes ? A quoi reconnait-on un psychopathe ? Quelle est la différence entre un sociopathe et un psychopathe ? Et tout un tas d’autres  questions sont traitées dans ce roman. C’est un thriller psychologique passionnant dans lequel j’ai adoré me plonger et j’ai savouré chacune de ses pages. D’autres sujets sont abordés de façon intelligente dans cette histoire notamment les chiens catégorisés (dangereux) et tous les clichés qui vont avec. Etant Auxiliaire Vétérinaire je rencontre ce genre de cas assez souvent alors forcément c’est un sujet qui m’interpelle et qui m’intéresse. J’ai été ravi de voir que les auteures ne prenaient pas parti de ce débat et qu’elles laissaient le lecteur se faire sa propre opinion la dessus

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Bon, pour en revenir à l’histoire, je vous rassure le côté enquête n’est pas balayé par le côté psychologique de cette intrigue. Dans Ne mords pas la main qui te nourrit, Morgan plonge dans la vie de son fiancé et fait des découvertes toutes aussi surprenantes les unes que les autres. J’ai trouvé que l’enquête allait crescendo. On va de découverte en découverte, les interrogations sont nombreuses et Jill Ciment et Amy Hempel n’hésitent pas à amener le lecteur sur de fausses pistes. Le rythme était parfait ni trop rapide, ni trop lent, je n’ai pas eu la sensation de tourner en rond, ni perçu des quelconques longueurs. Pour moi l’enquête de Morgan était crédible, réaliste et pas du tout simplette. Même si juste un peu avant la fin de l’histoire on comprend qui est le coupable, je n’ai pas trouvé cela prévisible. 

Concernant le personnage de Morgan (puisque l’histoire est surtout très centré sur elle) je l’ai trouvé très attachant. Elle se dévoile et s’ouvre au lecteur au fil des pages. On va apprendre des choses sur elle, sur son passé et j’ai trouvé son histoire très bien amenée et très intéressante. Les auteures ont parfaitement réussi à retranscrire ses émotions et surtout son amour inconditionnel pour ses chiens sans en faire des caisses et sans que cela en devienne ridicule. Pour ce qui est des autres personnages, même s’ils sont au second plan ils ont chacun leur utilité. Ils apportent tous quelque chose qui permet à Morgan d’avancer dans ses investigations. 

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Pour conclure, je dirai que Ne mords pas la main qui te nourrit est un thriller psychologique intéressant, captivant et dans lequel les auteures n’hésitent pas à brouiller les pistes. Le suspense est au rendez-vous et l’intrigue, qui monte crescendo, est bien ficelée. A tous les amoureux de thriller à suspense, de thriller psychologique et des chiens je vous recommande cette lecture. 

Ma note : 17/20

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« Il y a quelque temps, j’ai lu un roman retraçant la longue et tumultueuse relation d’un couple. Dans une scène, la femme se tourne vers son amant et lui dit : « Ça pourrait être si simple. » Cette réplique m’a bouleversée. Cette résignation et ce souhait, pourtant si élémentaire. Mais existe-t-il rien de simple, en ce monde ? »

« On ne naît pas victime, on ne se reconnaît comme telle qu’après les faits – à condition d’avoir survécu. Mais qu’est ce qui détermine le choix d’une victime? »

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